J’ai lu: La constance du prédateur de Maxime Chattam

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La constance du prédateur de l’un de mes auteurs fétiches, Maxime Chattam.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la constance du prédateur

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 novembre 2022

4ème de couverture:

Ils l’ont surnommé Charon, le passeur des morts. De son mode opératoire, on ignore tout, sauf sa signature, singulière : une tête d’oiseau. Il n’a jamais été arrêté, jamais identifié, malgré le nombre considérable de victimes qu’il a laissées derrière lui. Jusqu’à ce que ses crimes resurgissent du passé, dans les profondeurs d’une mine abandonnée…

Plongez avec Ludivine Vancker dans le Département des Sciences du Comportement, les profilers, jusque dans l’âme d’un monstre.

Mon avis: 

Dans ce roman, on retrouve la noirceur habituelle présente dans tous les livres de Maxime Chattam. C’est sale, glauque et dérangeant à souhait.

Maxime Chattam a le chic pour bousculer les codes, aller toujours plus loin dans l’horreur.

Ce thriller est entraînant et impossible à lâcher. Maxime Chattam sait comment nous blouser et brouiller les pistes au fur et à mesure qu’elles nous apparaissent. On est happés et on en ressort comme sonnés.

Par contre, j’étais vraiment heureuse de retrouver Ludivine et toute son équipe, c’est un peu comme chausser des pantoufles, c’est rassurant de retrouver des personnages connus, même si après on prie que qu’il ne leur arrive rien! On la sent plus apaisée et plus maîtresse d’elle-même. J’ai aimé l’évolution qu’a donné Maxime Chattam à son héroïne. 

J’ai également remarqué que les personnages féminins étaient à l’honneur dans ce roman, elles sont fortes et courageuses, prêtes à en découdre.

Bref, une intrigue vraiment bien ficelée et qui m’a fait passer un excellent moment de lecture malgré quelques petites faiblesses à mon sens (des antagonistes un peu caricaturaux ou des situations un peu trop propices aux enquêteurs).

Un retour au thriller « classique » vraiment réussi après quelques romans s’acoquinant avec le fantastique (ce qui n’était d’ailleurs pas pour me déplaire non plus).

Un petit coup de cœur mais un coup de cœur quand même!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: La maison au pied du grand glacier de Tiffany Jaquet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La maison au pied du grand glacier de l’autrice Tiffany Jaquet que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la maison au pied du grand glacier

Nombre de pages:  264 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): août 2022

4ème de couverture:

Lors d’une randonnée dans les Rocheuses canadiennes, Hannah s’égare en forêt et tombe par hasard sur le Glacier House, un hôtel majestueux au beau milieu de la nature sauvage. Une soudaine tempête contraint la jeune randonneuse d’y passer la nuit, Mais le lendemain, l’hôtel a disparu. Le personnel et les clients qu’elle a croisés la veille se sont volatilisés…
 
Avec l’aide de Florian, un globetrotteur qu’elle rencontre en route, Hannah remonte le fil de l’histoire pour découvrir les secrets de ce lieu mystérieux. 
 
La maison au pied du grand glacier nous entraîne dans des paysages à couper le souffle, sur les traces de l’intrépide aventurière Mary Vaux, du guide alpin suisse Ed Feuz ou encore du jeune émigré chinois Wu Lin. A travers une fiction historique richement documentée, Tiffany Jaquet évoque le grand développement de l’Ouest canadien, mais aussi le début du tourisme de masse et de la fonte des glaces.

Mon avis:

Ce roman est une invitation à voyager au Canada, terre de tous les possibles à la fin du XIXème siècle, début du XXème siècle.

On y suit Hannah, de nos jours, jeune suissesse qui décide de partir seule en voyage au Canada pour s’échapper de son quotidien stressant et se ressourcer.

Après une expérience pour le moins troublante, Hannah va se mettre en tête d’en apprendre plus sur la région et plus particulièrement sur le Glacier House, un hôtel de luxe construit au pied d’un glacier, desservi par un arrêt de chemin de fer. 

Cette histoire va nous apprendre comment cette région a été bénéficiaire et victime en même temps de l’essor du tourisme de masse. Ce tourisme qui a créé de l’emploi mais également qui a entrainé des tragédies, les conditions de travail des ouvriers du bâtiment et de la construction du rail n’étant vraiment pas adaptée, sans compter les avaries dues à la météo. Cependant, le glacier fond inexorablement d’année en année, ce qui entraîne une baisse de fréquentation des alpinistes et du complexe hôtelier.

J’ai aimé cette variation dans le récit entre le présent et les passages du passé, où nous apprenons beaucoup de choses sur des personnages emblématiques (et réels) qui ont eu un lien avec ce fameux Glacier House. 

Le tout forme une fresque passionnante de laquelle on ressort enrichi de nouvelles connaissances.

Le rythme est entraînant et le style particulièrement fluide, on ne s’ennuie pas une seconde et les pages défilent à toute allure. Les passages historiques sont bien amenés et rendent les protagonistes attachants, on a envie de savoir ce qu’il va leur arriver. On sent que Tiffany Jaquet a vraiment bien étudié son sujet et qu’elle est passionnée par celui-ci, nous transmettant son enthousiasme.

Un roman qui vous comblera si vous avez envie de découvrir une facette plutôt peu connue du Canada.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La petite fille du passage Ronce d’Esther Senot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit La petite fille du passage Ronce d’Esther Senot écrit avec Isabelle Ernot, historienne.

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la petite fille du passage ronce

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2021

4ème de couverture:

« Promets-moi de dire au monde ce que des hommes ont été capables de faire à d’autres  ». Telle a été l’espérance formulée par Fanny quelques heures avant son assassinat dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau. Aujourd’hui, sa jeune sœur Esther tient sa promesse.
Dans les années 1930, sa famille fuyant l’antisémitisme polonais, migre vers la France et s’installe passage Ronce, quartier de Belleville. C’est là qu’Esther grandit avec ses cinq frères et sa sœur, dans ce quartier populaire, avec ses marchés, ses rues poussiéreuses, ses échoppes de cordonniers et de tailleurs. Une existence modeste mais heureuse qui bascule en mai 1940. Il y a d’abord l’arrestation de son frère Marcel puis celle de Samuel, envoyé à Drancy. La rafle du Vel d’Hiv les 16 et 17 juillet 1942 est un coup de hache. Esther ne reverra jamais ses parents. Elle se réfugie chez une gardienne, réussit à gagner la zone libre, revient à Paris où elle est finalement arrêtée lors d’un contrôle d’identité puis internée au camp de Drancy. Birkenau  : Esther est rasée, tatouée, on lui assigne une baraque, un kommando. L’enfer commence  : le travail forcé, le froid, la promiscuité, les coups, la maladie, la faim. Et la mort, partout.
Soixante-quinze ans après la libération des camps, Esther continue de faire vivre la mémoire des siens et d’honorer la promesse faite à sa sœur. La Petite fille du passage ronce est ce récit, mais aussi un projet historique et littéraire différent. Avec la complicité d’Isabelle Ernot, il s’ouvre comme un diptyque : le témoignage est suivi par un dialogue avec les disparus, par des lettres, à sa sœur Fanny et à sa mère Gela, ou encore lors d’une déambulation sur son chemin d’écolière entre Ménilmontant et Belleville. Le récit revient sans cesse vers ce passage Ronce, disparu, qui n’existe plus qu’ici  : en cette stèle de mots, vivace et émouvante.

Mon avis: 

La petite fille du passage Ronce est un témoignage poignant et puissant d’une survivante de la Seconde Guerre Mondiale. 

Le phrasé est particulier, on a l’impression d’entendre sa voix quand on lit ses mots et cela rend le tout encore plus bouleversant. 

Depuis la montée du nazisme et le début de la guerre, elle raconte comment les choses ont imperceptiblement changé au fil des mois, tel un piège se refermant sur sa famille et les autres Juifs établis en France, les empêchant de fuir à temps.

Esther Senot n’est pas une femme de lettres mais elle a dédié sa vie à témoigner dans les écoles de son vécu et de l’horreur qui a décimé sa famille. C’est grâce à l’aide de l’historienne Isabelle Ernot qu’elle a pu mettre sur papier son histoire comme héritage mémoriel. 

Durant trois ans, je me suis battue pour survivre. Je me répétais: « Tu es jeune, tu dois vivre, tu vas vivre! »

J’ai survécu et puis j’ai voulu mourir. 

La petite fille du passage Ronce, d’Esther Senot, page 11

Le livre est parsemé de photos d’époque qui donnent encore plus d’impact aux mots. En effet, comment ces personnes souriantes, qui croquaient la vie à pleine dents, on pu être effacées du tableau si rapidement et d’une façon si effroyable par les SS ? Comment survit-on au massacre de notre famille?

Esther Senot est une survivante mais surtout c’est une femme courageuse qui, enfant, avait fait une promesse à sa sœur Fanny, décédée dans les camps. La promesse – si elle s’en sortait – de témoigner et de raconter leur histoire. Pour ne jamais oublier.

Promesse tenue.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Un psaume pour les recyclés sauvages de Becky Chambers

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Un psaume pour les recyclés sauvages de l’autrice Becky Chambers. Il s’agit d’un tome 1.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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un psaume pour les recyclés sauvages

Nombre de pages: 136 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): 15 septembre 2022

4ème de couverture:

Voilà des siècles, les robots de Panga ont accédé à la conscience et lâché leurs outils ; voilà des siècles, ils sont partis ensemble dans la forêt, et nul ne les a jamais revus ; voilà des siècles qu’ils se sont fondus dans les mythes de l’humanité. Un jour, la vie de Dex, moine de thé, est bouleversée par l’arrivée d’un robot qui, fidèle à une très vieille promesse, vient prendre des nouvelles. Il a une question à poser, et ne rejoindra les siens qu’une fois satisfait de la réponse. La question : « De quoi les gens ont-ils besoin ?  » Mais la réponse dépend de la personne à qui on parle et de comment on pose la question. La nouvelle série de Becky Chambers s’interroge : Dans un monde où les gens ne manquent de rien, à quoi sert d’avoir toujours plus ?

Mon avis: 

Un roman court par la forme mais dont le fond est vraiment riche en enseignement et fait réfléchir sur notre manière de vivre et de consommer. 

L’histoire prend place dans un futur hypothétique où les robots  – précédemment exploités dans les usines humaines – sont redevenus sauvages et n’ont plus de contact avec les humains. 

On suit Froeur Dex, un(e) moine qui décide de changer d’orientation et de devenir moine du thé itinérant (ce qui équivaut à être psy et à faire boire un thé à ses patients tout en les faisant parler). Iel part donc sur les routes avec sa petite roulotte et fait la connaissance impromptue d’un certain Omphale, un robot « sauvage » hyper curieux qui lui pose beaucoup de questions sur les mœurs des êtres humains.

S’en va suivre des échanges vraiment savoureux entre les deux protagonistes, soit un robot fait en pièces recyclés d’autres robots et de Dex, qui est un individu non genré (d’où la contraction de Soeur et Frère en Froeur). Au début je me suis dit que cela me gênerait de ne pas savoir le genre de Dex (j’aime bien m’imaginer les personnages) mais finalement pas du tout, le propos est ailleurs et connaître son sexe ou celui auquel iel se rattache n’a finalement aucune espèce d’incidence sur l’histoire.

C’est un roman qui fait cogiter mais sans être moralisateur. On y parle du sens de la vie, de la surconsommation mais aussi de la dépression et de la solitude. De notre place dans le monde également.  J’ai particulièrement apprécié les deux personnages principaux que sont Dex et Omphale, leurs discussions sont vraiment passionnantes et on sent qu’ils ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Je dois toutefois avouer que j’ai une petite préférence pour le personnage d’Omphale, ce robot à l’humour ravageur qui aime bien tout tourner en dérision, même si parfois il fait preuve d’une naïveté touchante.

Vous, vous avez choisi la mort. Vous n’y étiez pas obligés. Vous pourriez avoir la vie éternelle. Mais vous avez choisi l’impermanence. Les humains n’ont pas choisi, et nous passons notre vie à essayer de l’accepter.

Un psaume pour les recyclés sauvages, de Becky Chambers, page 128

Bref, un roman que j’ai dévoré et adoré et dont j’ai d’ailleurs acheté ce mois sa suite, Une prière pour les cimes timides. Je pense lire ce second tome tout prochainement tant j’ai envie de retrouver ces deux improbables amis.

L’écriture de Becky Chambers est vraiment belle et poétique – bien que très moderne – et vraiment enveloppante. On se sent bien dans l’univers qu’elle a créé. J’ai trouvé cette histoire apaisante et je dois dire que de nos jours c’est exactement ce à quoi j’aspire quand j’ouvre un livre.

Une pépite à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La malédiction de la Madone de Philippe Vilain

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La malédiction de la Madone de l’auteur Philippe Vilain, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la malédiction de la madone

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Le roman vrai de la vendetta d’une jeune Napolitaine, Pupetta, au cœur de la Camorra, dans les années 1950.

Assunta Maresca, dite Pupetta, grandit à Naples, dans les années 1950, sous la coupe d’un père mafioso. Mais Pupetta, la  » petite poupée « , ne craint rien ni personne.
À dix-neuf ans, alors qu’elle participe à un concours de beauté, son destin bascule. Elle rencontre l’amour de sa vie, Pasquale Simonetti, un boss de la Camorra, qui tombe sous le charme de cette Napolitaine sulfureuse. Le mariage est vite officialisé et rien ne peut contrarier le bonheur de ce couple. Si ce n’est l’assassinat de Pasquale, quatre-vingts jours après la cérémonie.
Pour Pupetta, l’heure de la vendetta a sonné. Son histoire ne cesse alors d’affoler la rumeur de la ville, car cette Madone vengeresse incarne à la fois le courage et l’honneur, la passion et l’héroïsme, mais également toute l’ambiguïté de Naples, à feu et à sang.

Mon avis: 

Ce roman prend place à Naples et l’on suit la jeune Assunta Maresca, fille d’un mafieux notoire, qui s’éprend d’un chef de la Camorra, Pasquale Simonetti. Un coup de foudre immédiat et réciproque. 

Très vite, ils vont se marier mais quelques jours plus tard, le pire arrive: Pasquale se fait lâchement assassiner. 

Assunta, dite Pupetta, va alors tout mettre en oeuvre pour venger l’amour de sa vie, quitte à y a laisser la sienne ou à finir sa vie en prison. L’ambiance est pesante, on sent le malheur planer, prêt à plonger en piqué sur nos protagonistes.

Je dois avouer que j’ai trouvé ce roman – inspiré de faits réels – assez plat finalement. On sait dès le début (c’est écrit en 4ème de couv’) ce qu’il va se passer et j’ai trouvé le personnage de Pupetta assez creux. 

Cela est peut-être dû au fait que le roman est très court, le double de page aurait peut-être permis de mieux développer les personnages pour qu’on puisse plus facilement avoir de l’empathie envers eux ou s’identifier plus à eux. En effet, l’auteur reste en surface sans jamais nous dévoiler vraiment Pupetta, à part l’amour passionnel qu’elle voue à son mari. Tous les autres personnages sont des figurants qui gravitent autour d’elle mais dont on ne sait rien non plus. 

Là, j’ai trouvé que tout allait très vite et quand j’ai refermé le livre je me suis dit: « tout ça pour ça? » tant la fin m’a laissée sur ma faim (sans mauvais jeu de mots).J’aurais vraiment aimé savoir ce qu’il se passait après, j’ai un peu eu l’impression que l’auteur nous laissait en plan.

Le propos du roman est toutefois intéressant et j’ai trouvé le personnage de Pupetta assez fascinant et envoûtant, même si comme dit plus haut, il aurait gagné à être plus profond. Je précise que l’écriture de Philippe Vilain m’a beaucoup plu et j’ai trouvé qu’il décrivait bien l’ambiance qu’il pouvait y avait en Italie dans les années 50, c’est un roman qui se prêterait bien à une adaptation cinématographique tant il est visuel.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: La carte postale d’Anne Berest

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La carte postale de l’autrice Anne Berest. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la carte postale

Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 18 août 2021

4ème de couverture:

C’était en janvier 2003.
Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme.
L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée.
Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

Mon avis: 

Un roman à tiroirs dont j’ai aimé découvrir les secrets.

L’autrice part d’un fait réel – sa maman a reçu un jour une carte postale anonyme mentionnant 4 noms de personnes disparues pendant la seconde guerre mondiale – pour remonter le temps et enquêter sur ses ancêtres et plus particulièrement sur les membres de sa famille qui ont été tués lors de la Shoah. 

Ce livre bénéficie d’une construction vraiment intéressante; On alterne passé et présent et peu à peu on arrive à remonter le temps et à comprendre – avec l’autrice – ce qui est arrivé à Ephraïm, Emma, Noemie et Jacques, les prénoms mentionnés sur la fameuse carte postale.

L’histoire est tragique et d’autant plus poignante parce qu’elle est vraie, certains passages sont vraiment émouvants et durs à lire. J’ai été émue aux larmes bien des fois. 

Chaque semaine, M. Brians, le maire des Forges, doit envoyer une liste à la Préfecture de l’Eure. Une liste qui s’intitule: « Juifs existants à ce jour sur la commune ».

Ce jour-là, monsieur le maire écrit, en s’appliquant de son écriture ronde et joliment calligraphiée, avec la satisfaction du travail bien fait:

« Néant. »

La carte postale, d’Anne Berest, page 197

Puis vient la recherche par les rescapés de la guerre des membres de leur famille, attente insupportable et interminable où l’espoir essaie d’annihiler la raison. « Ils sont forcément vivants… » et puis, le désespoir quand on comprend qu’on est seul, que de notre famille il ne reste rien, que l’horreur est survenue et que plus rien ne sera jamais comme avant. Puis vient le temps également du sentiment de culpabilité des survivants.. pourquoi eux ont-ils survécu et les autres ont-ils succombés ?

Sur la base des souvenirs de sa maman et des documents qu’elle a pu trouver avec cette dernière, Anne Berest tisse le fil d’une histoire hors du commun, d’une famille bien partie dans la vie et dont les membres étaient promis au succès et dont l’élan a été brisé net. Un arbre généalogique saccagé et piétiné par des esprits malades qui avaient décidé que les Juifs devaient être exterminés.

L’autrice se questionne beaucoup sur son statut de juive, elle qui ne s’est jamais vraiment définie ou même considéré comme telle. On sent à travers ses mots le chamboulement qu’a été pour elle la découverte de la vérité sur sa famille, marquée bien malgré elle par le sceau du malheur.

Un livre puissant,  bouleversant et passionnant.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Depuis l’au-delà de Bernard Werber

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Depuis l’au-delà de l’auteur Bernard Werber.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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depuis l'au-delà

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 4 octobre 2017

4ème de couverture:

Je me nomme Gabriel Wells.
Je suis écrivain de romans à suspens. Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu’un que je connais personnellement :
Moi-même.
J’ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui.
Pour résoudre cette énigme j’ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini.
En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts
Et c’est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.

Mon avis: 

Pour la petite histoire, j’avais ce roman depuis bientôt 5 ans dans ma pile à lire puisque je l’avais acheté en 2018 au salon Morges sur les quais… et que j’avais eu la chance de pouvoir le faire dédicacer par l’auteur que j’avais trouvé très sympa et abordable d’ailleurs.

Dans ce roman, on va aborder le thème de l’après-vie car notre héros, Gabriel Wells, écrivain plutôt talentueux bien que parfois controversé par la critique est mort et veut connaître le pourquoi du comment de son trépas. Il va tomber par hasard sur Lucy, une jeune médium avec lequel il va réussir à communiquer et qui va l’aider à mener l’enquête pour retrouver son meurtrier.

J’ai aimé l’humour omniprésent dans cette histoire qui faisait que je revenais avec plaisir à ma lecture.

Les chapitres ont entrecoupés comme dans bien des romans de l’auteur par des passages de son encyclopédie du savoir relatif et absolu. J’ai plutôt aimé ces interludes bien que parfois cette manière de faire soit un peu pesante car on a envie que l’histoire avance plus vite!

Même si les protagonistes sont un peu gonflants à certains moments à camper chacun sur ses positions, je les ai trouvé quand même bien pensés et amusants.

Bien que cela soit une fiction, ce roman aborde le thème passionnant et effrayant à la fois de la mort et son possible « après » et la façon qu’on les gens d’appréhender ce sujet.

Malgré quelques longueurs (parfois l’enquête fait un peu du sur-place), j’ai vraiment apprécié ma lecture. 

Ce roman a su me faire voyager dans le monde des « et si? »

Un très bon moment de lecture!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Chef de Gautier Battistella

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chef de l’auteur Gautier Battistella, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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chef

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Les Promesses, trois étoiles au Guide et une clientèle venue de Singapour, Dubaï ou San Francisco. Un succès retentissant confirmé par le sacre du patron, Paul Renoir, 62 ans, tout juste élu « meilleur chef du monde » par ses pairs. Jusqu’à ce lundi matin, où l’on découvre son corps et le fusil de chasse avec lequel il a mis fin à ses jours. Stupeur. Le monde de la gastronomie est en deuil. Pourquoi ce cuisinier exceptionnel a-t-il choisi d’en finir ?
Juste avant sa mort, une équipe de Netflix était venue tourner un portrait de Renoir. Souvenirs de famille, origine de sa vocation, étapes de son ascension : son récit cache peut-être le secret de son suicide. A moins qu’il ne faille le chercher dans la bataille qui fait rage autour de son héritage. Entre sa veuve, Natalia, le sous-chef Christophe, son fils Mathias et Albinoni, le concurrent sans scrupule, les tensions s’exacerbent. Confrontés au décès soudain de l’ogre, prétendants au trône, conspirations et joute des egos vont se révéler.
Chef, c’est aussi l’histoire de la cuisine française depuis la Seconde Guerre mondiale. Paul a tout appris de sa grand-mère, une amie d’Eugénie Brazier, l’emblématique « mère lyonnaise ». Les femmes ont inventé la gastronomie, avant que les hommes ne se l’approprient et ne la rendent célèbre. Aux côtés des Bocuse, Loiseau ou Ducasse, Paul Renoir accompagne la naissance de la Nouvelle Cuisine dans les années 1970, prémisses à la starisation actuelle des chefs.
Premier grand roman consacré à la cuisine française, Chef peint l’exigence d’un monde macho, violent, où la drogue, l’alcool et le sexe sont souvent les seuls moyens de tenir. En contrepoint, il donne à voir la complicité des brigades et la conscience d’exercer un métier d’artisan et de passion. Un livre de chair et de sang et le portrait d’hommes simples, acharnés à réinventer la magie, la beauté, l’excellence.

Mon avis: 

Je n’avais aucune idée de comment cela se passe dans les cuisines d’un grand restaurant, ma seule référence étant Ratatouille, vous voyez le niveau. 😉

Le sujet d’ailleurs, à la base, ne m’intéresse pas particulièrement. J’aime bien manger mais les grands restaurants, très peu pour moi, je préfère de loin une brasserie conviviale et sans prétention 😉 Je ne connais donc rien au monde de la gastronomie et encore moins au monde des restaurants étoilés.

Pourtant, ce roman a su me passionner pour la grande cuisine et ce qu’il se se passe dans ses coulisses.

On y suit donc Paul Renoir, Chef étoilé à qui tout réussit, mais qui se donne la mort, le jour où Netflix débarque pour filmer un documentaire sur sa vie son œuvre.

Après ce tragique événement, on va rembobiner la bande de l’enregistrement qu’avait fait Paul Renoir comme base du documentaire Netflix et revenir sur sa jeunesse et ses premières années en tant que Chef. 

J’ai trouvé le personnage de Paul Renoir très attachant. Sa façon de se raconter, de vouloir toujours le meilleur tout en gardant une touche plus traditionnelle, un homme proche de ses racines et fier de sa grand-mère qui lui a donné le goût de la cuisine et du travail bien fait.

Un homme exigeant avec ses équipes mais également avec lui-même, s’imposant un rythme de forçat. 

J’ai aimé le fait que l’auteur pointe du doigt la pression dont sont victimes les chefs des grands restaurants, pression qui souvent d’ailleurs a mené des grands noms jusqu’au suicide, car ils ne supportent pas qu’une étoile leur échappe ou tout simplement car une fois qu’on a atteint le sommet, on ne peut plus que redescendre, ce qui est impensable pour eux. Autant mourir au faîte de sa gloire.

On suit également en parallèle l’équipe de cuisine de Paul Renoir après l’annonce de son suicide. Chaque membre réagit d’une manière différente à ce deuil car chacun avait une relation bien particulière avec le « patron ». Chacun d’entre eux a été d’une certaine manière « sauvé » par Paul Renoir, c’est pourquoi ils lui doivent tous beaucoup et n’hésitent pas à se mouiller pour faire perdurer l’enseigne du restaurant et lui faire garder ses étoiles et sa renommée. 

Un roman bouleversant dont on n’a pas assez entendu parler à mon sens. 

Après avoir refermé ce livre, vous ne regarderez plus jamais le métier de cuisinier comme avant (et vous aurez faim, aussi).

Amer et doux à la fois, un chef d’œuvre à savourer.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La saignée de Cédric Sire

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la saignée de l’auteur Cédric Sire dont j’ai découvert la plume en fin d’année passée. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la saignée

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 29 septembre 2021

4ème de couverture:

Une plongée dans un monde où chacun doit affronter ses démons.  «  Est-ce que tu aimes ?  » clame le site sous la photo d’un cadavre mutilé.
Sur le Dark Web, il existe des espaces interdits au commun des mortels où les voyeurs de la pire espèce assouvissent leurs pulsions. 
Estel Rochand a été écartée de la police à la suite d’une terrible bavure qui a causé la mort d’une innocente. Sa vie est en miettes, son couple à la dérive. Désormais garde du corps de seconde zone, cette ancienne championne de boxe se fraie un chemin dans l’existence comme elle l’a toujours fait  : à coups de poing. Prise dans un engrenage infernal, Estel a de plus en plus de mal à contrôler ses accès de violence.
Quentin Falconnier, policier spécialisé en cybercriminalité, enquête sur un site du Dark Web, qui propose des vidéos de torture et de mise à mort en direct. Qui peut bien se cacher derrière cette «  red room  » appelée  La Saignée,  diffusant des meurtres à la perversité absolue ? Le jeune homme se lance corps et âme dans cette nouvelle croisade  : découvrir l’identité du coupable derrière le masque du bourreau, et l’arrêter. Coûte que coûte.
Un terrible compte à rebours a commencé.

Mon avis: 

Comme pour l’autre roman que j’avais lu de l’auteur (du feu de l’enfer), impossible de lâcher La saignée avant d’avoir le fin mot l’histoire!

Ici encore on a des protagonistes que la vie n’a pas épargnés, des gens mis au ban de la société et qui donnent tout ce qu’ils ont pour se relever et reprendre la place qui leur est due. Cédric Sire aime apparemment dépeindre des gens en quête de rédemption, ce qui n’est pas pour me déplaire.

L’auteur a un talent indéniable pour nous semer sur des pistes caduques.

L’intrigue est originale, bien ficelée, implacable. C’est sanglant, très sanglant. Ames sensibles s’abstenir!

J’ai adoré le personne d’Estel, l’ex flic reconvertie en garde du corps, que j’ai trouvé très attachant. C’est une femme badass mais pleine de failles et d’angoisses, qui a envie au fond d’elle qu’on la réconforte. Elle aimerait effacer sa bavure policière et pouvoir dormir à nouveau sereinement sans être hantée par ses démons.

Quant à Quentin Falconnier, le jeune flic qui essaie de faire ses preuves en bouclant une affaire, il est pour le coup trop sûr de lui et ne doute pas une seconde de ses conclusions, quitte à aller un peu vite en besogne et écraser les collègues au passage. Je l’ai trouvé sympa au début mais de plus en plus agaçant au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

Le rythme est effréné, les chapitres courts créent un sentiment d’urgence. On passe d’un personnage à l’autre au fil des chapitres mais heureusement, l’auteur nous épargne des cliffhangers qui pourraient être agaçants à la fin de chaque chapitre. (et qui sont parfois un peu trop utilisés dans les thrillers)

Avec la saignée, on plonge dans le monde du dark web et des lieux de débauches où officient des gens puissants et pleins aux as. Le dark web, ce lieu obscur (quelle déduction!) où tous les vices et fantasmes sont permis, pour autant qu’on aie de quoi payer.

J’ai trouvé tout cet aspect plutôt effrayant car il est vrai qu’on ne sait pas ce qui se trouve dans les couches cachées du web et je me doute qu’il doit bien exister ce genre de choses…brr.

Bref, une intrigue subtilement menée et une fin plausible en font un roman qui se dévore avec plaisir et qui confirme tout le bien que je pense de cet auteur dont je suivrai les nouvelles parutions avec grand intérêt. Heureusement, j’ai encore Vindicta dans ma pile à lire et il a écrit précédemment bien d’autres livres que je me réjouis de découvrir également. 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Roman Fleuve de Philibert Humm

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Roman Fleuve de l’auteur Philibert Humm dont j’avais beaucoup aimé l’intervention lors de son passage à l’émission La Grande Librairie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

roman fleuve

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Equateurs

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2022

4ème de couverture:

Ce périple, les trois jeunes gens l’ont entrepris au mépris du danger, au péril de leur vie, et malgré les supplications de leurs fiancées respectives. Ils l’ont fait pour le rayonnement de la France, le progrès de la science et aussi un peu pour passer le temps. Il en résulte un roman d’aventure avec de l’action à l’intérieur et aussi des temps calmes et du passé simple. Ceci est une expérience de lecture immersive. Hormis deux ou trois passages inquiétants, le suspense y est supportable et l’œuvre reste accessible au public poitrinaire. A noter la présence de nombreux adverbes. L’éditeur ne saurait être tenu responsable des mauvaises idées que ce livre ne manquera pas d’instiller dans le cerveau vicié des nouvelles générations gavées d’écran et pourries à la moelle.

Mon avis: 

Un récit pour le moins loufoque d’une aventure qui ne l’est pas moins !

Philibert Humm décide de descendre la Seine depuis Paris jusqu’à la mer (Honfleur) sur un canot un peu vieillot avec deux comparses aussi doux-dingues que lui. 

Chaque titre de chapitre – à rallonge et plutôt comique – nous donne un aperçu de ce qu’on va trouver dans celui-ci.

Si j’ai aimé l’humour un peu potache de Philibert Humm, j’ai parfois aussi trouvé qu’il en faisait des tonnes avec sa manière de s’exprimer très guindée et presque d’un autre temps.

L’histoire de fond est donc intéressante (on a quand même envie de savoir si oui on non ils arrivent à bon port) mais la forme pêche un peu car j’ai trouvé le style de l’auteur un peu forcé et de ce fait un poil lassant.

Cependant, on ressent à travers ses mots tout l’enthousiasme de l’auteur pour cette improbable aventure et l’amitié qui le lie à ses deux camarades (bien qu’il passe son temps à les critiquer, mais c’est de bonne guerre).

Je me suis dit plus d’une fois qu’ils ont eu de la chance de tomber sur des personnes bienveillantes durant leur périple et de ce fait que rien de vraiment fâcheux ne leur soit arrivé. De plus, partir comme ça, sans réelle préparation ni connaissance de la navigation relevait pour le moins de la folie.

J’ai passé toutefois un bon moment de lecture à suivre ces 3 rêveurs qui m’ont fait sourire plus d’une fois.

Un livre que je vous recommande si vous aimez les paris insensés et les histoires d’amitié (qui prennent l’eau):-)

Ma note: ♥♥♥(♥)