J’ai lu: Dans la forêt des larmes de Glendy Vanderah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt des larmes de l’autrice américaine Glendy Vanderah. Il s’agit de son second roman après Là où les arbres rencontrent les étoiles qui avaient été un gros coup de coeur pour moi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 592 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 29 août 2023

4ème de couverture:

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Ellis a toujours trouvé refuge dans la Forêt Sauvage : un lieu magique caché derrière le massif de mûres qui borde le terrain des mobil-homes où elle a grandi. Dans cet îlot de verdure, le bruissement des feuillages et le murmure apaisant du ruisseau devenaient ses confidents les jours où sa mère buvait trop.

Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se réfugie au milieu des arbres quinze ans plus tard, accompagnée de ses jumeaux de quatre ans et de son bébé, Viola, le jour où elle découvre l’infidélité de son mari. Mais le croassement des corbeaux, l’agitation de ses garçons et son tumulte intérieur lui font commettre l’irréparable. Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu, comme avalée par la forêt.

Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car même si elle lui a enlevé son enfant, la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…

Dans la grande tradition du nature writing, un roman envoûtant et magnétique traversé par les thèmes universels de la résilience et du pardon.

Mon avis:

Comme pour le roman précédent de l’autrice, j’ai été de suite entraînée par sa plume et son univers très riche.

Les personnages sont attachants au possible, ils sont complexes et vraiment bien pensés. 

Dans ce roman, nous allons suivre Ellis, une jeune maman de jumeaux de 4 ans et d’une petite fille de quelques mois, qui, après une ballade en forêt avec ses enfants (pour le moins éprouvante psychologiquement avec leurs disputes incessantes) va oublier – au moment d’installer les enfants dans la voiture – le landau de son bébé sur le parking. Se rendant compte de l’absence de sa fille, elle va de suite faire demi tour. Mais le landau contenant le bébé a disparu et la vie d’Ellis va s’effondrer… Suite à ce drame, elle ne se sentira plus capable ni légitime de s’occuper de ses jumeaux de 4 ans et quitte tout (son mari, ses enfants et sa maison bien entendu) pour vivre dans le plus grand dénuement, dans la nature, qui a toujours été un refuge pour elle et source d’apaisement. Ellis est une femme qui n’a pas eue une enfance facile et n’a pas bénéficié de l’amour de sa mère, qui était alcoolique et qui ne se souciait pas d’elle. De ce fait, quand elle se retrouve à son tour dans la situation de « l’abandonnatrice » (même si c’était involontaire) Ellis ne supporte pas de voir le reflet de sa mère en elle et ne veut pas répéter le même schéma.

Entre culpabilité et désespoir, elle va prendre mauvaises décisions sur mauvaises décisions, prise dans une spirale d‘autodestruction, comme pour se punir d’une faute dont elle n’est pas réellement la coupable. Dans la forêt, elle va tomber sur Keith, un garde forestier au grand cœur mais va également faire de mauvaises rencontres qui vont lui faire frôler la mort.

En parallèle, nous suivons la vie d’une enfant, Raven, élevée par sa mère au beau milieu de la forêt. Isolée, n’ayant aucun contact avec l’extérieur, sa vie va être bouleversée le jour où 3 garçons vont venir se baigner dans la rivière qui jouxte leur propriété. Raven va alors sentir le poids de la solitude peser sur ses épaules et va formuler l’envie d’être scolarisée comme tous les enfants de son âge afin de voir tous les jours ses nouveaux amis.

J’ai adoré suivre ces deux axes narratifs qui donnaient un bon rythme à l’histoire.

Ce roman parle de pardon, de rédemption. Il aborde également les thèmes plutôt délicats de la dépression et des addictions aux médicaments et à l’alcool. On y parle également des familles dysfonctionnelles (avec la jeunesse d’Ellis) et des liens familiaux, qu’ils soient de sang ou non. Ce livre est un hymne à la nature et à la liberté, mais aussi et surtout un grand roman d’amour, l’amour d’une mère pour ses enfants.

Comme dans « Là où les arbres rencontrent les étoiles », j’ai trouvé l’écriture de Glendy Vanderah très belle, ses descriptions de la nature et des émotions humaines sont toujours parfaitement décrites, elle utilise à chaque fois les bons mots aux bons endroits, pour nous tenir en haleine mais également pour nous prendre aux tripes. 

Dans la forêt de larmes est une petite brique de presque 600 pages que j’ai dévorée en quelques sessions de lecture tant j’ai été happée par cette histoire si émouvante, qui m’a fait penser bien des fois à la plume de Joyce Maynard (et vous savez comme je tiens cette dernière en très haute estime!) de par la capacité de l’autrice à imaginer des personnages auxquels nous pouvons nous identifier et pour lesquels on se fait du souci durant tout le livre ou encore aux romans de Pete Fromm de par sa facilité à personnifier la nature pour en faire une protagoniste clé de l’histoire, rendant le tout poignant au possible.

Un roman éblouissant qui restera longtemps dans ma mémoire!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Sauvage de Julia Kerninon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sauvage de l’autrice française Julia kerninon.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 299 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

​A Rome, Ottavia Selvaggio a décidé à quinze ans d’être maîtresse de son destin.

Ni ses histoires d’amour, ni le mariage, ni même la maternité ne la font dévier de sa route. Pendant que son mari s’occupe de leurs enfants, elle invente dans son restaurant une cuisine qui ne doit rien à personne. En robe noire et sans frémir, Ottavia avance droit, jusqu’au jour où un homme surgit du passé avec un aveu qui la pousse à douter de ses décisions. Comment être certaine d’avoir choisi sa vie ?
Le désir a-t-il une fin ?

Mon avis:

Sauvage explore encore une fois le thème des désirs enfouis, secrets ou assumés d’une femme. 

Nous y suivons Ottavia Selvaggio, jeune femme qui a hérité de son père de la passion pour la cuisine. Comme lui, elle en fait son métier, au grand désespoir de sa mère qui sait ce que ce métier veut dire pour la famille de celle ou celui qui le pratique. Absence, horaires impossibles, mauvaise humeur, stress…

Je ne voulais pas faire les plats de mon enfance, mais des plats qui la racontent. Je voulais mettre dans ma cuisine la révolte empêchée de ma mère, sa mauvaise grâce pleine de superbe, ses abdications, ses fureurs, ses yeux bleu-noir comme des raisins secs le soir, ses regrets cuisants. Il me faudrait des années pour y parvenir mais je voulais inventer des plats qui parleraient des centaines de livres lus par provocation, les pieds sur la table devant les assiettes vides, les mille ruses, je voulais donner à voir le refus de servir, superbe, tempétueux, des femmes de ma famille, le refus catégorique de se livrer totalement à qui que ce soit.

Sauvage, de Julia Kerninon, pages 94-95

Ottavia se repose énormément sur son mari, professeur, pour s’occuper de leurs enfants et gérer la logistique familiale. Absente, libre, elle met en avant son métier et sa passion avant toute autre chose, laissant la charge mentale du foyer à son mari (ça change!).

Souvent agaçante, on ne peut toutefois qu’admirer Ottavia, qui ose inverser la tendance qui fait que c’est souvent l’homme qui se donne corps et âme pour son métier, laissant sa femme « se sacrifier » et s’occuper des enfants en mettant son travail (qui peut-être la passionne aussi!) entre parenthèses. Elle reproduit le schéma de son père avec sa mère, mais en inversant les rôles. D’ailleurs, je pense qu’il est fait exprès que nous ayons l’impression qu’Ottavia abuse un peu alors que ce comportement aurait été – merci le patriarcat – moins choquant de la part d’un homme.

Bien sûr, on ressent la tension dans son couple, qui monte au fil des chapitres, d’autant plus quand Ottavia retombe sur un ancien amoureux. 

Sauvage est un roman qui pose des questions sur nos chemins de vie et comment ne pas regretter les choix qu’on a fait (ou pas) ou les décisions prises au fil de notre existence et qui conditionnent notre destin. Ottavia veut tout, elle ne veut renoncer à rien. Mais est-ce seulement possible?

J’ai aimé retrouver la plume toujours très fine et intelligente de Julia Kerninon, une autrice qui sait toujours nous toucher en plein cœur avec ses personnages un peu torturés mais finalement c’est justement ce qui les rend si attachants et mémorables. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Hôtel de Oiseaux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Hôtel des Oiseaux de l’autrice américaine Joyce Maynard que j’ai eu la chance de rencontrer cet été lors de son passage en Suisse au salon Le Livre sur les Quais à Morges ! C’est une femme si inspirante et si gentille (elle parle d’ailleurs très bien le Français!) et j’ai été très émue de pouvoir discuter un peu avec elle, elle est vraiment adorable et très humble. Bref, vous l’aurez compris, je suis très fan de son travail et me réjouissais de découvrir son nouveau roman que j’attendais avec impatience! 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages: 526 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l’espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s’appellera désormais Amelia.
À l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d’Amérique centrale, entre les murs d’un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d’un volcan. Tandis qu’Amelia s’investit dans la rénovation de l’hôtel, elle croise la route d’hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu’on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L’hôtel des Oiseaux explore le destin d’une femme attachante, dont la soif d’aimer n’a d’égale que celle, vibrante, de survivre.

Mon avis:

Dans ce roman, comme dans son roman précédent qui avait été un énorme coup de coeur, « Où vivaient les gens heureux », nous allons suivre une jeune femme nord-américaine, Amelia, dont la vie va s’effondrer du jour au lendemain. Comment survivre au pire, comment ne pas se laisser submerger par la douleur et réussir à remonter à la surface pour poursuivre sa vie ? 

En effet, ayant tout perdu, Amelia décide de tout quitter pour partir vivre en Amérique du Sud, où elle tombe par le fruit du hasard ou du destin sur un charmant Hôtel, au bord d’un lac et près d’un volcan, entouré d’un jardin enchanteur et tenu par la fantasque Leila. 

Choyée et requinquée par cette dernière, Amelia va peu à peu apprendre à respirer à nouveau, – sans cette douleur lancinante dans sa poitrine -, à rire et à sourire. Jour après jour, le chagrin, même s’il ne disparaît pas, s’atténue au profit d’autres sentiments. 

Comme dans tous les romans que j’ai lu de cette incroyable conteuse, on s’attache immédiatement aux personnages mais également aux paysages fabuleux de cette Amérique du Sud sauvage et mystique. C’est un aller simple pour le dépaysement que vous allez prendre, tout comme l’héroïne de ce roman!

Amelia va faire la connaissance des habitants du village qui vont l’aider à changer et à devenir une autre, une femme qui peut enfin envisager un avenir et ne plus vivre dans les souvenirs de son passé. Apprendre à connaître d’autres mœurs et une culture totalement différente de la sienne va contribuer à la remettre sur le chemin de la Vie. 

(…) »Je vais me concentrer sur ce jour où nous sommes ensemble. On ne sait jamais quand cela risque de disparaître. On ne peut qu’être reconnaissant de ce qu’on a, aussi longtemps que ça dure. »

L’Hôtel des Oiseaux, de Joyce Maynard, page 399

Ce roman est une ode à l’amitié, à la résilience, à l’amour et au bonheur de se réveiller chaque jour dans un lieu qui donne un sens à notre vie. J’adorerais séjourner à l’hôtel des oiseaux et rencontrer toutes cette galerie de personnages plus attachants les uns que les autres. 

Les lieux où se passent ce roman font clairement penser aux maisons construites par l’autrice au Guatemala où elle accueille des jeunes femmes qui veulent se ressourcer, que ce soit pour leur art (musique, écriture, dessin) ou pour d’autre raisons plus personnelles. Pour pouvoir éditer son roman aux USA, l’autrice n’a pas pu nommer expressément le pays où se passe le roman (à cause de l’appropriation culturelle) mais je pense que les indices donnés ici et là nous mettent facilement sur la piste du Guatemala, surtout connaissant l’attachement de l’autrice à ce pays aux paysages fantastiques et à ses habitants à la culture si inspirante.

Merci à Joyce Maynard d’avoir écrit ce bijou qui non seulement nous fait nous échapper de notre quotidien mais surtout qui fait un bien fou à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de l’autrice Catherine Rolland. Le 5ème et dernier tome sortira le 31 octobre 2023 mais vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site de l’autrice! Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1, ici celui du tome 2 et juste ici celui du tome 3 ;-). De plus, vous pouvez également acheter le coffret complet avec les 5 tomes ou alors juste le coffret vide si vous possédez déjà les tomes (initiative que je trouve vraiment chouette car j’adore les coffrets).

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 233 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

C’est fait. L’Apocalypse a eu lieu. Malgré tous les efforts d’Emma Paddington, son manoir, la ville de Bridgeport et le reste de la planète ne sont plus qu’un champ de ruines. Quant aux habitants de Dark Road End, ils ont payé le prix fort et pleurent leurs disparus. … La fin du monde, hein ?! Nom de nom, ce fourbe d’Abaddon n’aurait jamais dû s’attaquer à une fille de San Francisco ! S’il faut affronter les forces maléfiques du Dessous pour remettre l’univers d’aplomb, Emma les affrontera, par Charybde ! On est Gardienne ou on ne l’est pas ! C’est pourtant à un adversaire plus retors qu’une armée entière de démons que la psychologue la plus atypique de toute la Californie va avoir affaire : Balthazar, le Défaiseur de Temps.

Mon avis: 

Dans ce 4ème et avant-dernier tome, nous allons à nouveau être pris dans un tourbillon d’événements qui vont emmener Emma Paddington dans des situations pour le moins rocambolesques. 

Pour contrer la catastrophe qui est arrivée à la fin du tome 3, Emma va faire un pacte avec le défaiseur de temps, mais celui-ci est un coquin et se joue d’elle, la plongeant tour à tour dans plusieurs réalités alternatives. 

Emma revivra donc certaines situations de son passé mais en ayant déjà l’expérience et les souvenirs de ce qu’il va se passer, ce qui donne lieu à des scènes plutôt drôles (surtout avec son ex petit ami).

Si j’ai toujours autant aimé les personnages, les dialogues et le fait qu’il n’y ait pas de temps mort, j’avoue que j’ai trouvé qu’il se passait un poil moins de choses que dans le tome précédent, mais je pense que c’est parce qu’il s’agit d’un tome transitionnel,  qui nous guide jusqu’au tome 5, qui sera l’apothéose de cette géniale histoire.

Dans ce tome 4, nous explorons un peu plus les sentiments des personnages et leur attachement l’un à l’autre. En effet, Emma se rend compte qu’elle a besoin des autres pour exister et ne pourrait pas vivre dans une dimensions dans laquelle ils ne seraient pas. Elle a découvert un monde fantastique qui a bouleversé sa vie mais surtout une famille pour laquelle elle se battra, quoi qu’il lui en coûte. 

Le défaiseur de temps n’a qu’à bien se tenir !

Je vais de ce pas me commander le tome 5 😉

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Nani de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nani de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages:  168 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

« Comme si chaque détail exige d’être évoqué, revécu, pour se désagréger dans la vase avec les cellules meurtries de ce corps.
Son corps.
Épuisé, souillé, appartenant plus à sa progéniture et à son mari qu’à elle-même, ce corps nourricier. Objet. Torture. Étranger.
Ce corps déjà mort. »

Mon avis:

Un roman court mais percutant sur le thème des violences conjugales.

Ce roman relate le quotidien d’une famille albanaise venue s’installer en Suisse. Nous suivons plus particulièrement Albina, la mère de famille, battue, humiliée et abusée par son mari de manière quotidienne et qui essaie coûte que coûte de garder la tête hors de l’eau, pour ses 5 enfants. Elle doit également supporter la méchanceté de ses beaux-parents, en particulier de sa belle-mère qui ne cesse de la rabrouer et de la rabaisser pour des broutilles.

Elle ne travaille pas, ses papiers sont tenus sous clé par son mari. Elle n’a rien à elle, est surveillée jour et nuit. A part ses enfants – qui eux se sont bien intégrés en Suisse – qu’elle adore et qui sont sa raison de vivre et de se lever chaque jour, elle n’a droit à aucun plaisir dans la vie et se sent très seule et isolée.

Tout de suite, on est pris d’affection pour cette femme courageuse, qui ne sait pas comment se défaire de la situation dans laquelle elle est prise au piège. Ne parlant pas le Français, elle peine à se confier à des personnes qu’elle pourrait croiser à la laverie.

Un jour pourtant, et en cachette de son mari et de ses beaux-parents, elle va trouver un emploi de femme de ménage chez une dame cultivée et qui prend à coeur de sortir Albina de cette inextricable situation. 

La plume de Mélanie Richoz est belle, juste, les phrases sont courtes mais sont toujours porteuses de beaucoup de poids, d’un sens profond. 

Comme dans Mouches, son précédent roman, qui a avait été un énorme coup de coeur, on ne peut pas ressortir indemne de cette lecture, impossible de ne pas être chamboulés par cette histoire.

Sa parole aurait-elle autant de valeur et de poids que celle d’un homme?

Nani, page 49, de Mélanie Richoz

Nani est un roman qui gagne en puissance au fil des pages et même dans ses silences.

Ce livre traite d’un sujet dont on entend pas encore assez parler et pour lequel il faudrait que beaucoup de choses soient mises en place afin de protéger les victimes de leurs bourreaux.

Un roman qui redonne une voix à celles qui n’arrivent pas à se faire entendre.

Un ouvrage essentiel et marquant, qu’on lit comme en apnée.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le silence de Dennis Lehane

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le silence de l’auteur Dennis Lehane. Il est – entre autres – l’auteur des romans (qui ont été adaptés en films) Mystic River, Gone baby Gone ou encore le fameux Shutter Island, qui est le seul que j’ai lu de sa plume avant celui que je vous présente aujourd’hui.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 444 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

En cet été de 1974, à South Boston, quartier irlandais de Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble. D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.

Mon avis: 

Le silence, c’est l’histoire d’une femme de 42 ans, Mary-Pat, mère de deux enfants dont un garçon décédé d’une overdose à son retour de la guerre, qui doit faire face à la disparition soudaine de sa fille adolescente, Jules. 

Alors que des hommes politiques ont décidé de mélanger les élèves afro-américains et blancs dans les mêmes écoles, utilisant les bus scolaires pour les transferts des élèves dans d’autres quartiers que les leurs, le mécontentement de la population monte en flèche et le climat est très tendu. 

De ce fait, lorsqu’un jeune homme noir est retrouvé mort et que Jules disparaît ce même soir, Mary-Pat va essayer de remonter le fil de l’histoire afin de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour se faire elle-même justice. Pour sa fille d’abord, mais également pour ce jeune homme noir dont personne dans son quartier – dont les habitants sont majoritairement racistes –  ne se soucie. 

Sa fille étant tout ce qui lui reste au monde, elle va littéralement entrer en guerre contre le groupuscule mafieux qui fait la loi dans son quartier et duquel elle retirait du soutien car son mari disparu en faisait partie.

Ce roman explore la part sombre qu’il y a dans chaque être humain. Mary-Pat, héroïne malgré elle, femme forte et indépendante, est pleine de nuances. Elle aime être seule mais rêverait d’avoir un homme à ses côtés pour l’aimer et la soutenir. Elle ne se considère pas comme raciste mais a tout de même de gros préjugés sur les personnes qui n’ont pas la même couleur de peau ou la même religion qu’elle. Bref, elle n’est pas exempte de défauts mais c’est également pour cela qu’on se prend à l’apprécier de plus en plus au fil des pages.

L’auteur pointe du doigt les personnes qui n’incitent pas à la haine mais qui ne font rien non plus pour l’arrêter, les gens qui laissent s’envenimer les choses par désintérêt ou égoïsme. Détourner les yeux au lieu de réagir est tellement plus facile.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman qui parle d’amour mais également de vengeance et qui aborde également le thème de la précarité financière de beaucoup de familles (surtout monoparentales) aux USA. 

Un très beau roman qui restera longtemps dans ma mémoire.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La société protectrice des Kaijus de John Scalzi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La société protectrice des Kaijus de l’auteur John Scalzi. Il est – entre autres – l’auteur de la série le vieil homme et la guerre que j’adore!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 324 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

Ils sont GROS

Ils sont MECHANTS

Ils sont MENACES D’EXTINCTION

Jamie accepte immédiatement le job que Tom, une ancienne connaissance, lui offre. Travailler pour une société protectrice d’animaux plutôt que livrer des repas est une veine. Seul problème, les animaux concernés sont des kaijus. Or, si ces monstres sont les êtres les plus gros et les plus dangereux de cet univers, ils ont besoin d’aide pour survivre, car des entreprises peu scrupuleuses voudraient les exploiter. Tous ceux qui ont vu Jurassic Park savent que c’est une mauvaise idée…

Mon avis: 

Si comme moi, vous aimez les romans truffés de références geeks et remplis d’humour, je pense que ce livre est fait pour vous!

Cette fois-ci, John Scalzi délaisse l’espace tout en restant dans le domaine de la Science-Fiction. Pas d’aliens ici, mais des Kaijus qui vivent dans une dimensions parallèle à la nôtre, n’attendant qu’un accident nucléaire pour pouvoir traverser le voile entre nos deux mondes. 

Mais qu’est-ce qu’un Kaiju me direz-vous ? Et bien il peut avoir différentes formes mais leur représentant le plus connu est bien entendu Gozilla. Donc des monstres énormes (certaines ressemblent à des montagnes) et pas gentils. Certains sont dotés d’ailes et d’autres non. 

Lorsque Jamie, un jeune trentenaire nourri à la culture geek, se voit offrir un nouvel emploi dans l’ONG « SPK » par un copain d’études, Tom, sans même savoir de quoi il s’agit, il ne sait pas dans quoi il va mettre les pieds.

Il va découvrir ce monde fantastique où vivent des monstres que doit protéger et aider à se reproduire à coup de phéromones projetés dans l’air cette fameuse Société Protectrice des Kaijus. Il va également rencontrer une équipe drôle et hétéroclite, des scientifiques brillants dans leur domaine mais qui n’hésitent pas à se remonter les manches pour mettre les mains dans le caca (au propre comme au figuré d’ailleurs 😉 )

Bien évidemment, des méchantes personnes vont vouloir s’emparer des Kaijus pour produire de l’énergie  nucléaire et la SPK devra tout mettre en œuvre pour contrecarrer leurs plans afin de sauver ces bestioles pas sympas, certes, mais qui méritent tout de même d’être protégées.

– (…) Les Kaijus représentent un risque pour les êtres humains, c’est évident. Mais c’est réciproque.

– Ils pourraient nous marcher dessus sans même s’en rendre compte, a fait remarquer Kahurangi.

– Les moustiques tuent plus de gens chaque année que tous les animaux réunis, lui a rappelé Tom. Et ce en comptant l’homme. A l’inverse, l’homme a fait disparaître de notre version de la Terre la plupart des bêtes beaucoup plus grosses que lui. Nous les massacrons et nous occupons ensuite leur environnement. La taille n’a pas d’importance. Elle n’en a jamais eu. 

– Nous sommes aussi la police des monstres alors? ai-je lancé à Tom.

– Eh oui! La seule question est de savoir qui sont les monstres. 

– C’est celle qui se pose dans tous les films du genre, tu sais. C’en est devenu un cliché.

– Je sais. Que faut-il en conclure quant à notre espèce si cette question reste aussi pertinente chaque fois qu’on la pose?

La société protectrice des Kaijus, de John Scalzi, page 62

Sous couvert d’une histoire pour le moins abracadabrante mais qu’il arrive à rendre crédible de par les détails scientifiques qu’il insuffle tout au long du roman, John Scalzi dépeint surtout le portrait d’une société toujours plus avide de pouvoir et de puissance. 

La cupidité des hommes est encore une fois mise en exergue et j’ai trouvé que l’auteur a réussit à rendre le tout très digeste et pas du tout moralisateur. 

J’ai adoré tous les personnages et j’espère que l’auteur prévoit une suite car ce roman est un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Le philatéliste de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le philatéliste de l’auteur neuchâtelois Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part de sa nouvelle maison d’édition Rosie & Wolfe. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est qu’il s’agit de la maison d’édition fondée par le célèbre écrivain Joël Dicker. Nicolas Feuz est le premier romancier (à part lui-même bien entendu) qu’il a décidé de publier.

Je souhaite d’ores et déjà plein succès et un bel avenir à cette jolie collaboration entre deux auteurs que j’estime énormément!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  332 pages

Maison d’édition: Rosie & Wolfe

Date de parution (dans cette édition): 5 octobre 2023 pour la Suisse et le 12 octobre 2023 dans les autres pays

4ème de couverture:

À l’approche de Noël, un vent d’effroi parcourt la Suisse. Un tueur organise un jeu de piste sordide avec des colis postaux. Sa signature ? Des timbres-poste fabriqués à partir de peau humaine.
L’inspectrice de la Police judiciaire genevoise Ana Bartomeu est saisie de l’affaire. Son enquête va la conduire des beaux quartiers de Genève à la vieille ville d’Annecy, des impasses sombres de Lausanne aux rues pavées de Delémont. Réussira-t-elle à démasquer cet assassin mystérieux que les médias suisses et français ont surnommé Le Philatéliste.

Mon avis:

J’ai lu ce livre en moins de 24h tant il était impossible à lâcher. Quel plaisir de retrouver la plume fluide de Nicolas Feuz ! 

Cette fois-ci, le roman ne prend pas sa source dans le canton de Neuchâtel (même si nous allons y passer à un moment donné) mais plutôt à Genève. Par conséquent, autre lieu, autres protagonistes, et l’auteur met en scène une nouvelle héroïne, l’inspectrice Ana Bartomeu, et son équipe. Ana est une femme usée par la vie, pleins de désillusions mais dont le métier reste toujours sa passion et son moteur. Nicolas Feuz excelle dans la création de personnages pleins de failles et d’aspérités. Ils ne sont pas tous lisses ni parfaits, ce qui fait qu’on arrive mieux à s’identifier à eux.

De plus, j’ai adoré le fait que les personnages des romans précédents soient également présents au cours de l’histoire et y font des petites apparitions très appréciées. C’est un peu comme s’ils continuaient leurs petites vies entre les romans et je trouve que cela donne un souffle de réalisme aux romans de Nicolas Feuz. 

Au fil de l’enquête, les forces de l’ordre vont suivre les traces d’une personne qui envoie des colis avec des timbres fabriqués à base de peau humaine à travers plusieurs cantons romands ainsi qu’en France voisine (on va beaucoup voyager!). Vous l’aurez donc compris, si ce nouveau roman se veut moins sanglant que les précédents, la violence y est tout de même omniprésente.

L’auteur aborde comme à son habitude des thèmes très forts dans ce roman comme le harcèlement scolaire (certaines scènes sont à la limite du soutenable) et la dépression (entre autres). Ces sujets donnent un supplément d’âme au roman même s’ils lui confèrent également une ambiance particulièrement sombre. C’est un roman noir, très noir, comme sa sublime couverture d’ailleurs.

On vivait dans un monde où les pervers narcissiques seraient bientôt aussi nombreux que les ruptures de couple. Le phénomène de mode était comparable à la surpopulation d’enfants HPI dans les classes. La normalité, si tant est que la notion existe, étaient devenue l’exception.

Le philatéliste, de Nicolas Feuz, page 31

Une intrigue en béton, des rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde, des personnages auxquels on s’attache rapidement et aucun temps mort, tous les éléments étaient présents pour me faire passer un excellent moment de lecture et je n’ai pas été déçue. 

Le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin et l’auteur a su me lancer sur de mauvaises pistes (sur lesquelles je me suis précipitée 🤪).

Brillamment maîtrisé de bout en bout, ce roman est une franche réussite et j’espère de tout cœur qu’il rencontrera le succès qu’il mérite! 

Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Rosie & Wolfe et à Nicolas Feuz pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: IMMpact de Sébastien Devrient

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman IMMpact de l’auteur Sébastien Devrient que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  232 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

En visionnant des bobines super 8 retrouvées dans un cratère d’astéroïde au nord de la Sibérie, la journaliste Liza Andrée découvre un homme qui se filme sporadiquement durant son périple en direction de l’Arctique. Au fil des jours, l’homme semble de plus en plus incohérent, comme paranoïaque. Liza décide de partir sur ses traces, accompagnée par une petite équipe de tournage.
 
Extraits d’enregistrements audios, de comptes-rendus d’interrogatoire, et d’articles de presse laissent planer un doute constant entre fiction et réalité, invitant le lecteur à reconstituer le film des événements, Mais quel film en vérité ?

Mon avis:

J’ai littéralement dévoré ce roman tant j’ai été happée par le mystère entourant cette expédition menée par le personnage principal, la journaliste Liza Andrée, dans un cratère où un explorateur a disparu d’une manière inexpliquée et inexplicable. Liza n’aura de cesse de comprendre ce qu’il s’est passé, quels sont les étranges rituels menés par cette sorte d’ermite et pourquoi personne ne l’a plus jamais revu. 

Ce livre se lit comme une enquête paranormale ou une expérience sur la vie après la mort, quelque chose de mystique et de mystérieux. J’ai vraiment aimé cet OVNI littéraire qui n’entre dans aucune case et qui donne matière à réflexion. 

Mêlant extraits de documents réels et fiction, ce roman nous fait nous interroger sur ce que l’ont peut considérer du domaine du possible et de ce qui touche à l’imaginaire ou même au fantastique. Toute la partie narrée par Liza est passionnante, écrite sous forme de journal de bord, on sent la tension et son angoisse monter page après page. 

Le rythme est haletant et l’auteur souffle le chaud et le froid pour instiller le doute dans nos esprits quant à la véracité de son histoire. Mais s’agit-il vraiment d’un roman ?

Déstabilisant et brillant!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!