J’ai lu: Les nuits de la peur bleue (Le Bureau des affaires occultes tome 3) d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les nuits de la peur bleue de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du troisième tome de la série Le Bureau des affaires occultes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les nuits de la peur bleue

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2023

4ème de couverture:

Printemps 1832. Une épidémie de choléra terrorise la population parisienne. La « peur bleue », comme on l’appelle, provoque des centaines de morts et suscite les plus folles rumeurs. Sinistre hasard : une série de meurtres atroces décime au même moment le quartier pauvre de Saint-Merri. Les victimes sont poignardées avant d’être amputées d’un organe.

Qui peut tuer ainsi, prélevant poumon, foie ou rein ? Un maniaque ?

Face au risque de panique, l’inspecteur Valentin Verne explore toutes les pistes. Secondé par Aglaé et deux récentes recrues, l’Entourloupe, escroc repenti, et Tafik, ancien mamelouk des armées napoléoniennes, il traque la vérité dans les rues de Paris et ses recoins les plus obscurs.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis: 

Quel plaisir de suivre encore une fois Valentin Verne dans de nouvelles enquêtes !

Dans ce roman, nous sommes entraînés dans une ville de Paris aux prises avec la panique et la terreur dues à une épidémie de Choléra. L’ambiance est sombre, les gens sont soupçonneux et sur leurs gardes, de peur d’être contaminés à leur tour.

L’intrigue est bien construite, le rythme est effréné, sans temps mort, on ressent bien le sentiment d’urgence qui habite Valentin et son équipe.

Comme dans les autres opus de cette série, les dialogues sont toujours autant savoureux, d’autant plus qu’à présent l’équipe du Bureau des affaires occultes s’est enrichie de 3 membres tous plus différents les uns que les autres mais pourtant complémentaires. De plus, j’ai adoré voir l’évolution du personnage d’Aglaé, qui s’affirme de plus en plus et se rapproche de figures féministes comme George Sand qui fait une petite apparition dans le roman, pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs, l’auteur dénonce toujours les violences faites aux femmes à travers les paroles d’une Aglaé plus remontée que jamais contre le patriarcat (même si elle ne le nomme bien évidemment pas ainsi).

Valentin, quant à lui, prend vraiment sa place de leader au sein du Bureau et arrive à faire cohabiter et collaborer toutes ces individualités si spéciales. Tous liés par le respect qu’ils ont pour Valentin, ils vont travailler ensemble et mettre en commun leurs compétences pour faire avancer l’enquête.

On continue à en apprendre plus sur le passé de Valentin et l’auteur nous fait quelques révélations plutôt bouleversantes. Valentin est encore et toujours hanté par les secrets entourant son enfance et ceux-ci n’ont pas encore tous été dévoilés!! 

Bref, vous l’aurez compris, si vous aimez les thrillers qui se passent dans les années 1800, bien documentés et pleins de personnages vraiment bien construits, intéressants et attachants, foncez découvrir ce troisième tome du Bureau des affaires occultes! (mais lisez d’abord les deux tomes précédents si ce n’est pas encore fait! 😉 )

Vivement le tome 4 !

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les secrets de nos coeurs silencieux d’Isabelle Aeschlimann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les secrets de nos coeurs silencieux de l’autrice suisse Isabelle Aeschlimann. Il s’agit de son second roman et il a gagné le titre « coup de coeur du jury » au grand prix Femme Actuelle 2023! Un succès amplement mérité!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages:  415 pages

Maison d’édition: Nouveaux auteurs

Date de parution (dans cette édition): 29 juin 2023

4ème de couverture:

Elise se sent à l’étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer.
Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n’épargne pas, se bat pour s’intégrer dans notre société en manque de tolérance.
Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l’histoire de leur famille…

Mon avis: 

Ce livre est une pépite qu’il vous sera impossible de lâcher!

Bon, maintenant, que vous êtes prévenu(e)s, je peux vous parler plus en détails de ce second roman plus que réussi d’Isabelle Aeschlimann 🙂

Ce roman a été un raz-de-marée émotionnel pour moi, tant j’ai été touchée par l’histoire et les personnages si bien construits que nous avons presque l’impression de les connaître.

Dans ce livre, nous allons suivre une maman (Elise) et ses deux filles (Christa et Julie) dont les destins vont être bouleversés par un déchirant secret de famille. 

De plus, l’autrice aborde avec beaucoup de sensibilité le thème du handicap en parlant de deux sujets dont on entendu peu parler (et d’autant plus en littérature): les personnes malentendantes ainsi que l’épilepsie. 

J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce roman et on ressent qu’Isabelle Aeschlimann s’est énormément documentée pour rendre le tout parfaitement cohérent. Les scènes de détresse et de désespoir de Christa sont déchirantes et bouleversantes de véracité. 

Julie, sa petite sœur, peine à trouver sa place dans cette famille où Christa, porteuse de handicap, demande une attention accrue de la part de leurs parents. Presque malgré elle, elle ressent une sorte de ressentiment à se mettre toujours en retrait au profit de sa grande sœur alors qu’elle passe son temps à la sauver des mauvais pas dans lesquels elle se met en permanence. 

L’intrigue est maniée avec brio et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Les personnages sont – comme dit plus haut – très attachants et j’ai été particulièrement touchée par cette maman qui se sacrifie pour ses filles, qui, bien que 10 ans les séparent, ont su tisser une belle relation qui s’est encore consolidée en devenant adultes. 

Une bonne partie du roman se passe en Suisse, en Ajoie. L’ambiance est un peu étouffante dans ce village ajoulot où tout se sait et où les enfants sont encouragés à prendre la suite de leurs parents, faisant une croix sur leur propres envies ou ambitions. On ressent bien la pression qui pèse sur la mère, Elise, qui aurait rêvé de partir vivre à Berlin avec son meilleur ami, pour goûter une liberté à laquelle elle n’a jamais eu droit, n’ayant jamais ou presque quitté son village. Un drame mettra fin à toutes ses envies d’ailleurs.

Un roman féministe, exaltant et émouvant à la fois, très bien écrit et qui mérite vraiment son prix « coup de coeur du Jury » du Grand Prix Femme Actuelle 2023. Cet ouvrage a été un gros coup de coeur pour moi aussi !

Je suis ressortie de la lecture de ce livre chamboulée, émue mais aussi et surtout terriblement heureuse. J’ai tout aimé: l’ambiance, les personnages, l’intrigue, les dialogues qui sonnaient justes et surtout les thèmes abordés.

Si vous ne l’avez pas encore lu, filez en librairie pour ne pas rater ce bijou et n’hésitez pas à l’offrir autour de vous, c’est une valeur sûre!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: la duologie « Monsters of Verity »; This savage song + Our dark duet de V.E. Schwab

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie Monsters of Verity qui comprend « This savage song » et « Our dark duet » de l’autrice V.E. Schwab. Elle a écrit beaucoup de romans à succès dont la série « Shades of magic » ou le one shot « la vie invisible d’Addie Larue ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 469 + 510  pages

Maison d’édition: Lumen

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022 et janvier 2023

4ème de couverture (livre 1; this savage song):

La capitale de Verity étouffe, saturée de crimes toujours plus violents. Pire encore, ce mal terrible a commencé à s’incarner dans le monde réel : à chaque nouvelle horreur naît un monstre qui, à son tour, terrorise la population. D’un côté, les Corsai, qui grouillent dans le noir pour dévorer leur proie, de l’autre, les Malchai qui boivent le sang de leur victime au grand jour. Peu à peu, la résistance s’est organisée… Au nord, le cruel Callum Harker règne en maître, ne protégeant les habitants que contre rémunération. Au sud, Henry Flynn a choisi une tactique bien différente. Avec sa femme Emily, il a adopté comme ses propres enfants trois des abominations, trois Sunai – des créatures d’apparence humaine qui utilisent la musique pour dévorer l’âme de leurs adversaires.

À la demande de ses parents, August élimine donc sans broncher les monstres comme les criminels qui les ont engendrés, mais il brûle de faire plus pour libérer le monde de cette malédiction. Alors, lorsqu’il a l’occasion de surveiller d’un peu plus près Kate Harker, la fille de leur ennemi juré, il saute sur cette chance et accepte d’intégrer l’établissement huppé où elle a été envoyée, l’académie Colton. Mais la jeune fille ne tarde pas à découvrir son secret : s’il a tout d’un adolescent, il est en fait un prédateur assoiffé de vies humaines…

Elle est humaine et se rêve en monstre, lui est un monstre qui se rêve humain. Mensonges et dissimulation, dilemmes moraux d’une grande cruauté, système magique fascinant fondé sur la musique..

Mon avis: 

J’ai tout d’abord été intriguée en librairie par les objets livres car je les ai trouvé superbes et j’ai apprécié le fait que Lumen les vendent à des prix très raisonnables (17 Euros) alors qu’ils sont qualitativement exceptionnels (couverture bien rigide, découpes, etc.). 

L’autrice nous pose dès le départ le décor: une ville, Verity, où règnent en maîtres deux clans. Callum Harker, d’un côté, qui a comme « alliés » les Corsai, sortes d’ombres voraces qui ne sortent qu’à la faveur de la nuit et les Malchai, des vampires un poil plus évolués que les Corsai, qui ne vivent que pour tuer et faire souffrir. Ces deux types de créatures sont opportunistes et manipulatrices.

De l’autre côté, nous avons Henry Flynn, un homme bon qui essaie de réunifier la ville avec l’aide de Sunai, des créatures à l’apparence humaine mais qui sont terribles dès qu’elles font de la musique. Cependant, les Sunai ont comme principe de ne faucher l’âme que des pêcheurs, s’érigeant en justiciers, contrairement aux Corsai et aux Malchai. 

Kate est la fille de Harker et a été élevée dans la haine du clan Flynn. Sa mère ayant trouvé la mort dans un accident de voiture, elle va partir vivre avec son père. Si elle veut montrer à celui-ci ce dont elle est capable, elle devra réussir à percer le mystère des Sunai et pourquoi pas les détruire dans la foulée, offrant à son père un avantage indéniable. Kate est une jeune femme plutôt sûre d’elle, maniant avec brio n’importe quelle arme. 

August, quant à lui, est l’un des trois Sunai adopté par Henry Flynn, qu’il considère comme son père. C’est un jeune homme réservée qui ne rêve que d’une chose, être un vrai humain, sans porter la charge que son statut de Sunai lui confère. Il n’a pas envie d’être craint en permanence. Il sait qu’il possède un pouvoir énorme, qu’il est quasiment intuable, contrairement à ses amis qu’il voit mourir parfois lors des affrontement contre le clan Harker.

Entre Kate et August, et contre toute attente, le courant passe immédiatement. Dans leurs solitude, ils se ressemblent énormément. Quand un danger encore plus grand que la petite guerre entre ces deux clans apparaît, August va devoir faire confiance à Kate pour sauver leur ville de la dévastation.

Cette duologie sans temps mort parle des différences, de la solitude, de la dépression, du deuil. J’ai à plusieurs reprises été touchée par le mal-être d’August, qui peine à trouver sa place dans le monde des humains. Les personnages sont profonds, ont de la substance. En effet, à la fin, nous ne savons plus très bien qui sont les vrais monstres. Ceux dont c’est la nature ou les humains, qui détruisent également tout sur leur passage se croyant toujours dans leur bon droit ?

Tout l’univers créé par l’autrice est original et bien pensé, les protagonistes sont attachants et les créatures imaginées sont riches en couleurs. Le pouvoir des Sunai, terrible et magnifique à la fois, la musique, est une idée vraiment géniale et atypique. Cela donne un côté presque poétique à l’histoire.

(…) – à quoi sert ma force si tu ne me laisses pas l’utiliser?

Henry posa les mains sur ses épaules.

– A quoi servira ta force si on te perd au profit de Sloan? (…) Tu te crois peut-être invincible, mais tu ne l’es pas.

– Je n’ai pas besoin d’être invincible, répliqua August en se dégageant d’un coup d’épaule. Il me suffit d’être plus fort que tous les autres.

Our dark duet, de V.E. Schwab, page 224

Bon je ne peux pas entrer plus dans les détails de peur de trop vous en dévoiler mais sachez juste que j’ai adoré cette duologie qui évite les tropes vus et revus dans les romans classés Young Adults. J’ai bientôt 40 ans et j’ai été totalement happée par cette histoire!

Laissez-vous charmer par le violon d’August…et plongez dans l’atmosphère à la fois lugubre et enchanteresse de Monsters of Verity! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’été où je suis devenue vieille d’Isabelle de Courtivron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’été où je suis devenue vieille de l’autrice Isabelle de Courtivron.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'été oÙ je suis devenue vieille

Nombre de pages: 165 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste, collection proche

Date de parution (dans cette édition): 11 mai 2023

4ème de couverture:

Cet été-là, Isabelle de Courtivron s’aperçoit qu’elle a perdu en souplesse et qu’elle s’essouffle plus vite. Elle a du mal à apprivoiser Instagram. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle est devenue vieille. Indépendante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États-Unis. Pourquoi est-elle soudain devenue inaudible, invisible pour les autres ?
Sans fard, elle raconte ce basculement qu’elle n’a pas anticipé. Elle revisite son passé, ses amitiés et ses amours. Un livre émouvant et plein d’autodérision sur le vieillissement au féminin.

Mon avis: 

Une très belle réflexion sur le vieillissement chez les femmes et comment il est perçu par la société. 

L’autrice raconte comment, insidieusement, elle voit le regard des gens sur elle changer, passant de « Madame » à « Ma petite Dame ».

Nul ne doute que les hommes fragilisés par le mythe néfaste de la virilité souffrent eux aussi du basculement dans la vieillesse, dont l’impuissance est l’un des premiers signes concrets, et qui peut les mener au désespoir. Mais les femmes qui ont écrit à ce sujet comparent rarement leur déclin personnel à un déclin plus vaste de la société. Peut-être parce qu’elles n’éprouvent pas la même peur de perdre ne puissance qu’elles n’ont jamais eue.

L’été où je suis devenue vieille, d’Isabelle de Courtivron, pages 122-123

Avec humour et clairvoyance, l’autrice nous raconte ses anecdotes et ses réflexions sur le sujet. Il est vrai qu’en temps que femme, on peut très vite devenir obsédée par le culte de l’image, un certain jeunisme véhiculé par les réseaux sociaux et les magazines.

Isabelle de Courtivron est une femme passionnante et passionnée et j’ai adoré en savoir plus sur sa vie, voir qu’en fin de compte nous ne sommes jamais content(e)s de ce que nous avons, nous ne sommes jamais « assez » mais comprenons, souvent trop tard malheureusement, que nous étions déjà parfaits comme nous étions. 

Ce livre donne envie de croquer la vie à pleine dents et de nous accepter tel(le)s que nous sommes, et ne pas perdre du temps à se scruter dans les miroirs (souvent déformants).

Une belle leçon de vie.

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps des requins et des sauveurs de l’auteur Kawai Strong Washburn. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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au temps des requins et des sauveurs

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2021

4ème de couverture:

En 1995 à Hawaii, au cours d’une balade familiale en bateau, le petit Nainoa Flores tombe par-dessus bord en plein océan Pacifique. Lorsqu’un banc de requins commence à encercler l’enfant, tous craignent le pire. Contre toute attente, Nainoa est délicatement ramené à sa mère par un requin qui le transporte entre ses mâchoires, scellant cette histoire extraordinaire du sceau de la légende. Sur près de quinze ans, nous suivons l’histoire de cette famille qui peine à rebondir après l’effondrement de la culture de la canne à sucre à Hawaii. Pour Malia et Augie, le sauvetage de leur fils est un signe de la faveur des anciens dieux – une croyance renforcée par les nouvelles capacités déroutantes de guérisseur de Nainoa. Mais au fil du temps, cette supposée faveur divine commence à briser les liens qui unissaient la famille. Chacun devra alors tenter de trouver un équilibre entre une farouche volonté d’indépendance et l’importance de réparer la famille, les cœurs, les corps, et pourquoi pas l’archipel lui-même. Avec cet éblouissant premier roman, Kawai Strong Washburn lève le voile sur l’envers du décor hawaiien, à rebours des clichés et du tourisme de luxe. Il offre de ces îles une vision plurielle et bouleversante, servie par un choeur de voix puissant, et livre une histoire familiale unique et inoubliable.

Mon avis: 

Dès le début du roman, nous sommes immergés dans la culture et les croyances hawaïennes et j’ai trouvé cela très dépaysant et vraiment intéressant.

On suit une famille, les parents, Malia et Augie et leurs 3 enfants, Dean, Kaui et Nainoa, qui vivent donc à Hawaii. Ils n’ont pas beaucoup d’argent mais sont heureux quand même car ils croient à leur bonne étoile. 

Le jour où leur fils cadet, Nainoa, tombe à l’eau lors d’une balade en bateau et est ramené sain et sauf par des requins, Malia et Augie pensent qu’il est touché par la grâce et qu’il est destiné à accomplir de grandes choses.

Si Nainoa commence à développer un don certain qui lui permet d’entrer en résonnance avec les autres pour les soulager de leurs maux, il a l’impression que ses parents et tout son entourage en général en attendent trop de lui, il aimerait juste qu’on lui fiche la paix. Au fond de lui, il est persuadé de ne pas mériter toute cette attention et préfèrerait pouvoir vivre tranquillement sa petite vie sans être sans arrêt sollicité. Il souffre du syndrome de l’imposteur même s’il a réellement un certain don mystique.

De son côté, sa sœur Kaui brille dans les études mais ce succès est toujours éclipsé par les « miracles » de Nainoa, entretenant une sorte de rancœur tenace, même si elle adore son frère. Elle n’aspire qu’à quitter Hawaii et à vivre pour elle, sur le continent, sans être « la soeur de ».

Quant au frère aîné, Dean, il est doué au basket mais se perd dans les affres de la drogue et de l’argent facile. Il souffre d’une complexe d’infériorité par rapport à sa soeur qui est si intelligente et studieuse et son frère pour qui tout est si facile car il a été béni par un don.

Les personnages des parents sont également très touchants. Ils aiment bien évidemment leurs trois enfants pareillement mais ne savent pas trop leur montrer, toute leur vie tourne un peu autour de Nainoa.

Malgré toutes les nuits d’insomnie où vous nous assommiez avec vos braillements affamés, malgré tous les trajets en voiture où vous n’arrêtiez pas de hurler, malgré les écorchures, les coupures et les après-midi de larmes au centre commercial, les nuits de fièvre pendant lesquelles je vous serrais contre ma poitrine et sentais les ailes de papillon de vos poumons qui luttaient contre la maladie, les taches de merde sur les draps à Noël et le poignet cassé le soir où nous avions réservé au restaurant pour notre anniversaire de mariage… malgré tout ça, il y avait toujours sous la surface une forme de perfection inouïe. 

Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn, page 276

Au temps des requins et des sauveurs est une magnifique ode à la famille et brosse un portrait lucide de l’Etat d’Hawaii pris en tenaille entre modernité et rites anciens. 

L’auteur a une plume magnifique et puissante et je me réjouis de découvrir ses prochains romans.

Un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Bien sûr que les poissons ont froid de Fanny Ruwet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bien sûr que les poissons ont froid de l’autrice Fanny Ruwet. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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bien sûr que les poissons ont froid

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2023

4ème de couverture:

Vous tenez entre les mains l’irrésistible roman de Fanny Ruwet… Il parle de dépression, de rencontres amoureuses sur les réseaux sociaux, de crise existentielle et d’alcoolisme mondain. Il nous embarque dans une intrigue à couper le souffle. Et évidemment, la fin va vous surprendre.
C’est un livre truffé de blagues, contrairement à cette présentation, son éditeur ayant moins d’humour que son autrice. Vous allez verser quelques larmes, mais surtout rire, beaucoup rire. Et ça, c’est rare en littérature

Mon avis: 

Un roman que j’ai dévoré en plus ou moins 2h, un après-midi, durant la sieste de ma seconde fille.

On y suit une jeune femme, Allie, un peu mélancolique, introvertie (enfin ça dépend des moments) et aux penchants dépressifs (elle a aussi un petit penchant pour l’alcool). Elle se remémore dès la première page du livre le bon temps des conversations MSN. (qui s’en souvient?? MSN ou Caramail avant lui où nous pouvions discuter avec des personnes du monde entier (ou de notre bled) et nous confier comme si nous nous connaissions depuis toujours. Vous noterez d’ailleurs que nous n’avions vraiment pas peur de tomber sur des gens malveillants.) Mais revenons à nous moutons, ou plutôt à Allie qui aimerait retrouver la trace de Nour, un garçon avec lequel elle avait beaucoup discuté online (et avait même fait des déclarations) lorsqu’elle était adolescente. Celui-ci avait disparu des radars du jour au lendemain, laissant Allie désemparée.

Va s’en suivre une enquête pour le moins palpitante en compagnie de son meilleur ami Maxime qui se prend très vite au jeu lui aussi, surtout si cela peut remonter le moral d’Allie.

Il y a pleins de choses comme ça qu’on fait pour la dernière fois, sans s’en rendre compte. On en sacralise beaucoup: le dernier jour au collège, le dernier jour au taf,, le dernier soir des vacances… On en manque beaucoup, aussi. En général, ce n’est qu’après coup qu’on réalise avoir embrassé un amoureux, vu un proche ou entendu une chanson pour la dernière fois. 

Il y a probablement des dernières fois qu’on aurait vécues différemment, si on avait su. On y aurait mis plus d’attente, plus d’intensité. On se serait concentrés le plus fort possible pour ne pas oublier ce moment.

Bien sûr que les poissons ont froid, de Fanny Ruwet, page 33.

Ce livre est truffé d’humour et on a vraiment l’impression d’entendre la narratrice dans notre tête. Sa façon de s’exprimer, son phrasé particulier et très « parlé », tout est fait pour que le roman soit addictif. Les notes de bas de page sont hilarantes, je me suis beaucoup retrouvée dans cet humour un peu sarcastique 😉

Bien que l’autrice soit plus jeune que moi, les références citées, qu’il s’agisse de musique, séries télé, jeux vidéos, etc. sont proches des miennes ce qui fait que j’ai eu l’impression de boire un café avec une copine qui me raconte ses malheurs et ses déboires amoureux.

A noter que ce roman est partiellement autobiographique ce qui le rend d’autant plus attachant.

Un roman qui aborde le thème des rencontres online et les désillusions qui les ont souvent accompagnées. Il parle également de cette génération qui n’a pas vraiment envie de grandir et qui préférerait rester dans son cocon plutôt que d’affronter le quotidien morose et angoissant. 

Un livre que je vais précieusement garder dans ma bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Sursis de Pierre De Grandi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Sursis de l’auteur Pierre De Grandi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Sursis

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2023

4ème de couverture:

Ce récit n’est pas une fiction, mais le compte-rendu autobiographique du vécu de son auteur atteint d’un cancer avancé. Face à la mort, assailli de questions, il cherche à combler les abîmes de ses doutes par les contorsions de son raisonnement et les lumières de son imagination. La véracité cathartique de ce texte lui donne une force qu’aucune fiction ne peut atteindre et laisse une marque indélébile à celui qui le lit.

Mon avis: 

Ce récit retrace le cheminement de pensées de Pierre De Grandi, atteint d’une tumeur rare qui le condamne à plus ou moins courte échéance. 

Il nous parle de son rapport à la mort mais surtout de sa façon de voir la vie. 

Ce livre m’a pris aux tripes tant l’écriture de Pierre De Grandi est puissante et d’une incroyable beauté.

Il se pose bien évidemment des milliards de questions sur l’après-vie, partagé entre la peur et la curiosité.

En imaginant avoir la possibilité, après la mort, de revenir sur mon existence de vivant, je fais la très hasardeuse hypothèse d’une rémanence du souvenir dans l’Au-delà. Toujours sans savoir ni comment ni dans quel but ni avec quel sens. En effet, tu auras beau avoir tout lu, ou presque, te gaver de science, de métaphysique, de philosophie ou de spiritualité, t’être adonné à l’ascèse et au mysticisme, tous ces savoirs et expériences ne te fourniront que les jalons d’une route dont tu ne sauras jamais ni d’où elle vient ni où elle va.

Sursis, de Pierre De Grandi, page 35.

Médecin et professeur à l’université avant d’être écrivain, on ressent toute la culture de Pierre De Grandi à travers ses mots et ses envolées lyriques.

Ce roman a su me toucher car il aborde un thème universel qui nous concerne tous, la mort. Bien que la vie de l’auteur soit déjà bien entamée à plus de 80 ans, l’élan de vie est toujours bien présent et il sent qu’il a encore bien des choses à vivre.

Un hymne à la vie à la fois bouleversant et exaltant. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Witch Hunt, la chasse aux sorcières d’Olivia Gerig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Witch Hunt, la chasse aux sorcières de l’autrice Olivier Gerig que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection MystER

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

Alors qu’un couple va y célébrer son mariage, les cadavres de deux adolescents sont découverts sur des bûchers dans la cour du château d’Avully à Brenthonne. La mise en scène macabre rappelle la sombre époque de l’inquisition et de la chasse aux sorcières. Appelée en renfort par le procureur de Thonon, la capitaine Aurore Pellet de la police judiciaire d’Annecy va se lancer dans une enquête difficile, la confrontant aux fantômes du passé, à sa propre condition de femme et aux dérives de la société d’aujourd’hui, aux frontières du virtuel, du réel et du paranormal.

Mon avis: 

Je découvre avec bonheur la plume d’Olivia Gerig avec ce roman qui m’a tout de suite fait envie de par son sujet (et on en parle de cette couverture  magnifique??).

Dans ce roman, la capitaine de police Aurore Pellet va devoir faire face à une enquête compliquée à cheval entre la France et la Suisse. Une affaire qui la touche particulièrement car des cadavres d’adolescents ont été retrouvés brûlés, dans un simulacre de mise à mort comme au temps des chasses aux sorcières. Très vite, Aurore va comprendre que le temps presse et que d’autres jeunes personnes sont en danger.

J’ai aimé le fait que l’autrice mêle passé (1986) et présent (2016) pour tisser la toile de son intrigue.

En effet, celle-ci mêle habilement croyances anciennes – les sorcières – et des problématiques bien actuelles comme le fait que les adolescents s’isolent de plus en plus derrière leurs écrans, devenant malgré eux du gibier potentiel pour des personnes malveillantes.

Aurore Pellet va devoir redoubler d’intelligence et de perspicacité (bien entourée par son équipe) pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres sordides.

J’ai aimé le personnage d’Aurore, qui, bien que passionnée par son métier, essaie de ménager un peu d’ espace pour sa relation amoureuse avec Jules, qui travaille lui aussi pour les forces de l’ordre. Difficile de concilier les deux, surtout quand vie privée et vie professionnelle se mélangent, floutant la frontière entre les deux. Cela rend le personnage d’Aurore d’autant plus crédible car en tant que femme il est parfois difficile de faire ses preuves (surtout dans des métiers majoritairement masculins) et d’oser se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. De ce fait, Aurore essaie de ne jamais montrer un signe de faiblesse et s’implique à 1000% dans son enquête pour que rien ne puisse lui être reproché. 

J’ai trouvé également que tous les dialogues étaient bien écrits, ceux-ci sonnaient justes et pas comme des répliques bateau.

Un roman qui ne se borne pas à une simple enquête car il aborde des thèmes très forts comme le suicide, la dépression mais également la place de la femme dans la société… avec finesse et d’intelligence. 

Olivia Gerig nous entraine dans une enquête riche en rebondissements, dont les chapitres plutôt courts renforcent le sentiment d’urgence.

Witch Hunt est un très bon roman policier, qui bénéficie de personnages riches en couleur et attachants et d’une intrigue en béton.

J’ai vraiment envie de découvrir les romans précédents de l’autrice étant donné que la capitaine Aurore Pellet est un personnage récurrent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Romann pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une prière pour les cimes timides de Becky Chambers

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une prière pour les cimes timides de l’autrice Becky Chambers. Il s’agit du tome 2 de sa série « Histoires de Moine et de Robot ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 120 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Omphale et Dex quittent la nature sauvage et arrivent sur les terres humaines. A chaque étape, le robot prend conscience que sa tâche sera bien plus compliquée qu’il ne le pensait. A sa question « de quoi avez-vous besoin ?  » , il y a tant de réponses, et souvent aucune. Le simple fait de venir la poser ne change-t-il pas la paix que l’humanité a su trouver ? Au fil de cette déambulation, l’amitié entre Dex et Omphale ne faiblit pas, au point même de supplanter mission et frustrations. 

Mon avis: 

Le tome 1 était vraiment un tome de mise en situation où on découvrait cette dystopie originale dans laquelle un.e moine du thé faisait la rencontre d’un robot « sauvage », c’est à dire un robot qui s’est éloigné du monde des hommes.

Dans ce second tome, Froeur Dex et le robot Omphale vont faire encore mieux connaissance. De plus, Froeur Dex va emmener Omphale rencontrer d’autres êtres humains dans différents villages afin qu’il puisse mieux les étudier. 

Le ton est alternativement sérieux ou humoristique et j’ai vraiment apprécié les discussions presque philosophiques entre lea moine et le robot. Omphale est vraiment un personnage hors du commun. Il porte en très haute estime les humains, les traitant avec bienveillance malgré leurs travers. Froeur Dex est plus réservé quant au genre humain, il est plus prompt à la critique et veille à ce qu’Omphale soit bien traité partout.

« (…) Notre mode de vie nous montre combien le monde est confortable. Simplifier notre vie, ça rend les petits conforts encore plus appréciables. Sans un tempête hivernale qui abat un mur branlant, on n’apprécie pas pleinement ses murs bien isolés. On ne connait pas vraiment le goût des fraises si on n’attend pas six mois qu’elles aient mûri. Ailleurs, ils croulent sous les petits luxes, mais ils ne comprennent pas que les seuls plaisirs nécessaires sont un ventre plein, un toit solide et de la compagnie. Le reste, le monde nous le fournit tout seul. »

Une prière pour les cimes timides, de Becky Chambers, pages 78-79

J’ai adoré ce deuxième tome (mais un petit peu moins que le premier) même s’il n’avait pas le bénéfice de la nouveauté et de la surprise qu’avait pu avoir le premier. Becky Chambers arrive à nous emmener avec elle dans ce voyage qui fait réfléchir tout en se gardant bien d’être trop moralisatrice.

Salvateur.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Mémoires de la forêt tome 1: Les souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud, illustré par Sanoe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mémoires de la forêt tome 1, Les souvenirs de Ferdinand Taupe de l’auteur Mickäel Brun-Arnaud et illustré par Sanoe. Il s’agit du premier tome de ce qui va être une quadrilogie (le tome 2 est déjà sorti et les tomes 3-4 sortiront encore au cours de l’année à ce que j’ai cru comprendre). 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: L’école des Loisirs

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité..

Mon avis: 

Ce roman est une merveille de douceur, une bulle de bonheur qui est un vrai baume au coeur.

J’ai adoré l’histoire de ce renard libraire, Archibald Renard, passionné par son métier et qui décide d’aider Ferdinand Taupe à se souvenir de sa vie dont il n’arrive plus à percevoir que des bribes, étant atteint de la maladie de l’oublie-tout qui est donc bien entendu une façon poétique de nommer la maladie d’Alzheimer.

Ce roman traite de ce sujet délicat avec tact mais surtout avec intelligence, Ferdinand alternant les phases où il est perdu ce qui peut le rendre agressif et les phases où il plus lucide et se souvient de quelques petites choses ce qui illumine sa journée. La maladie est montrée telle qu’elle est, terrible pour celui qui est atteint mais presque encore pire pour les proches du malade.

Ferdinand est à la recherche de son épouse Maude, qui a disparu. Il ne sait ni comment, ni surtout pourquoi elle l’a laissé seul et désemparé. 

Archibald va tout mettre en œuvre pour raviver la mémoire de son ami, en le conduisant sur les lieux qu’il a reconnu sur des photographies que Ferdinand a retrouvé dans ses affaires.

Les dessins très colorés et détaillés de Sanoe donnent vraiment corps à l’univers de Mickaël Brun-Arnaud et j’ai vraiment apprécié la fusion du dessin et du texte, tout allait très bien ensemble.

Ce roman est adressé à un public dès 10 ans environ (suivant le niveau de lecture de votre enfant cela peut varier) mais il s’agit tout de même d’un titre assez long et qui traite d’un sujet sérieux, bien qu’abordé comme dit plus haut avec énormément de douceur et de bienveillance.

J’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai été émue aux larmes plusieurs fois, tant l’auteur sait manier avec brio les mots et décrire les sentiments de ses personnages.

Une pépite que je me réjouis de faire lire à mes filles 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥