J’ai lu: Le journal intime de Cléopâtre Wellington, tomes 2 & 3 de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la trilogie Le journal intime de Clépâtre Wellington de l’autrice Maureen Wingrove alias Diglee. J’ai en effet lu les tomes 2 (autant en emporte la musaraigne) et 3 (vol au-dessus d’un nid de couscous) de cette trilogie « jeunesse » au mois de décembre 2022. J’avais lu le tome 1 (mémoires d’une jeune guenon dérangée) il y a quelques années et je ne sais vraiment pas pourquoi je n’avais pas enchaîné avec la suite!!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le journal intime de Cléopâtre Wellington

 

Nombre de pages: tome 1: 235 pages –  tome 2: 221 pages – tome 3: 215 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): tome 1: 12 octobre 2017 – tome 2: 11 octobre 2018 – tome 3: 21 novembre 2019

4ème de couverture:

La première série de Diglee !

Cléopâtre a 13 ans, trois chats, des parents divorcés, une petite sœur givrée fan de phoques, une pilosité plus proche de celle du singe que de l’être humain, et doit supporter quotidiennement maintes humiliations et insultes assénées par Clément, le plus sadique mais néanmoins plus beau mec du collège.
Heureusement, elle peut compter sur sa BFF Chloé pour lui faire oublier ses drames existentiels à grand renfort de missions d’espionnage nocturnes et de tournage de film d’horreur amateur.
Mais cette année, deux nouveaux font leur apparition en classe de quatrième… Et il se peut qu’ils changent considérablement le quotidien de Cléo.

Mon avis:

Comment vous dire que j’ai adoré cette saga écrite par la géniale Diglee? Si vous recherchez – à tout âge – une série qui vous fera rire et voir la vie du bon côté, ces romans sont faits pour vous!

Je me suis vraiment reconnue dans les élucubrations de Cléopâtre, je pense que j’aurais adoré lire cette série étant adolescente, car elle m’aurait aidée à passer ce cap délicat avec plus d’aisance et d’auto-dérision! La pilosité, les moqueries, les premières règles, les déceptions d’amour ou d’amitié, l’appareil dentaire… j’aurais pu écrire toutes ces lignes! Mention spéciale au passage du moulage des dents en vue de poser un appareil dentaire, tellement criant de vérité que j’ai presque retrouvé le goût infâme de cette espèce de pâte chelou dans la bouche!!

Sa relation conflictuelle mais néanmoins très affectueuse avec sa petite sœur a fait résonner mon petit cœur de maman car elle m’a fait penser à la relation que mes filles auront peut-être dans quelques années.

On sent que Diglee a mis beaucoup d’elle-même dans le personnage de Cléopâtre, elle lui a surtout transmis son humour et sa façon cash de parler et de raconter sa vie.

Ces trois livres sont écrits sous la forme d’un journal intime donc on suit jour par jour les histoires d’amitié et d’amour de Cléopâtre, elle nous raconte sa vie au lycée, ses pensées parfois un peu loufoques. J’ai adoré aussi le regard qu’elle porte à sa famille, on sent que malgré ses critiques, elle adore ses parents et sa famille recomposée car ils sont au moins tout autant « farfelus » qu’elle.

Bref, le journal intime de Cléopâtre Wellington est une série délirante, touchante et délicieusement bien écrite. Je la garderai précieusement dans ma bibliothèque pour la faire lire à mes filles dès qu’elles seront en âge!!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les enfants endormis d’Anthony Passeron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les enfants endormis de l’auteur Anthony Passeron.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les enfants endormis

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Globe

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du sida dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.

Dans ce roman de filiation, mêlant enquête sociologique et histoire intime, il évoque la solitude des familles à une époque où la méconnaissance du virus était totale, le déni écrasant, et la condition du malade celle
d’un paria.

Mon avis:

Un récit poignant sur la genèse du virus du SIDA, depuis sa découverte en 1981 et les recherches dont il a été l’objet depuis lors.

On alterne donc les chapitres entre les moments où l’auteur revient sur l’historique de la maladie et les chapitres qui racontent sa famille et comment le fait que son oncle et sa tante aient été diagnostiqués séropositifs alors que cette maladie était encore si peu connue. Cette nouvelle a été comme une bombe qui éclate dans la famille. 

Chacun réagit différemment: le déni, la colère… et surtout, la honte. La honte que la famille soit pointée du doigt car l’un des leurs est touché par une maladie qui est surtout présente chez les homosexuels et les toxicomanes. Pour la grand-mère de l’auteur, il faut à tout prix cacher la réalité aux voisins et amis, il en va de sa réputation.

J’ai trouvé ce roman passionnant car on y apprend beaucoup de choses sur cette maladie dont on entend à vrai dire plus beaucoup parler de nos jours mais qui était à la une de tous les journaux dans les années 80-90.

Anthony Passeron porte un regard tendre et à la fois lucide sur sa famille. L’écriture est chirurgicale, factuelle. Aucune fioritures dans la plume de ce talentueux primo-auteur et je pense que la gravité du sujet ne s’y serait pas prêtée. 

Bref, ce livre se lit presque comme un roman policier, tant l’auteur arrive à faire monter la tension au fil des chapitres. J’ai trouvé ce roman passionnant et il m’a beaucoup touchée, certains passages sont vraiment durs à lire.

A lire de toute urgence et un auteur à suivre de très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Celui qui veille de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celui qui veille de l’autrice Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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celui qui veille

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dakota du Nord, 1953. Thomas Wazhashk, veilleur de nuit dans l’usine de pierres d’horlogerie proche de la réserve de Turtle Mountain, n’est pas près de fermer l’oeil. Il est déterminé à lutter contre le projet du gouvernement fédéral censé « émanciper » les Indiens, car il sait bien que ce texte est en réalité une menace pour les siens.
Contrairement aux autres jeunes employées chippewas de l’usine, Pixie, la nièce de Thomas, ne veut pour le moment ni mari ni enfants. Pressée de fuir un père alcoolique, insensible aux sentiments du seul professeur blanc de la réserve comme à ceux d’un jeune boxeur indien, elle brûle de partir à Minneapolis retrouver sa soeur aînée, dont elle est sans nouvelles.

Pour « celui qui veille », n’ayant de cesse d’écrire aux sénateurs dans le but d’empêcher l’adoption de la loi, quitte à se rendre lui-même à Washington, comme pour Pixie, qui entreprend le premier voyage de sa jeune existence, un long combat commence. Il va leur révéler le pire, mais aussi le meilleur de la nature humaine.

Inspirée par la figure de son grand-père maternel, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple, Louise Erdrich nous entraîne dans une aventure humaine peuplée de personnages inoubliables. Couronné par le prix Pulitzer, ce majestueux roman consacre la place unique qui est la sienne dans la littérature américaine contemporaine.

Mon avis:

Ouvrir un roman de Louise Erdrich, c’est se faire directement embarquer dans son univers, suivre ses personnages tous plus attachants que les autres, avec lesquels on se sent bien. Malgré le fait qu’elle fait apparaître beaucoup de protagonistes, on arrive à s’attacher à chacun d’eux et à se soucier de leur sort.

S’inspirant de la vie et des luttes de son grand-père maternel, ce livre retrace le combat de tous les jours des indiens chippewas pour avoir le droit de conserver leurs terres alors que les américains veulent leur racheter leurs terre et leur louer des parcelles et évidemment ils ne sont pas d’accord car ils n’ont pas les moyens de payer un loyer, sur une terre qui de plus leur appartient depuis la nuit des temps.

Pour rassembler l’argent nécessaire à aller à Washington pour faire valoir leurs droits, chaque membre des chippewas va essayer de faire des petits boulots supplémentaires, on sent vraiment un gros mouvement de solidarité entre eux. De plus, j’ai aimé que les personnages de femmes soient un peu badass et soient toujours écoutées et respectées par les hommes de leur entourage.

A côté de cela, l’autrice aborde aussi pleins d’autres sujets comme le passage à l’âge adulte, l’amour, l’amitié et surtout, le sens de la famille qui est au centre de tout. Tous les personnages sont pris en sandwich entre les traditions et la modernité. J’ai aimé voir le mode de vie des chippewas que j’ai trouvé fascinant. Leurs croyances, leurs connaissances de la faune et de la flore, leur respect profond de la nature. 

Bref, un roman qui fait voyager, qui fait réfléchir à notre mode de vie citadin frénétique. Une parenthèse enchantée qui m’a vraiment beaucoup plu et même si les deux romans sont très différents, il m’a fait penser par bien des aspects à Betty de Tiffany McDaniels car on y retrouve le même retour à la terre et le respect des croyances ancestrales. Celui qui veille est un roman dont je me souviendrai longtemps et j’ai vraiment envie de me plonger dans les autres écrits de cette autrice passionnante et engagée. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du conte arthurien L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

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l'enchateur pourrissant

Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition: Libretto

Date de parution (dans cette édition): janvier 2018, première parution en 1909

4ème de couverture:

Première oeuvre achevée qu’Apollinaire destinait à la publication, L’Enchanteur pourrissant – dont la première version date de 1898, mais qui sera publié en 1909 – sera aussi sa seule incursion dans le monde arthurien. Issu des lectures désordonnées du poète qui découvrait à cette époque les romans médiévaux bretons et empreint de sa fascination pour le thème de l’enfant sans père, L’Enchanteur pourrissant est un texte fort et révélateur du talent baroque d’Apollinaire. C’est la rencontre entre Merlin et ce grand poète qui allait faire de L’Enchanteur pourrissant une des pierres les plus atypiques de l’édifice arthurien du XXe siècle.

Mon avis:

Ce livre est un ovni à la croisée entre la pièce de théâtre, le roman historique et un recueil de poèmes. L’auteur y aborde le mythe arthurien avec un humour mordant et beaucoup de sarcasme. 

J’ai eu parfois je l’avoue un peu de peine à le suivre dans ses délires mais j’ai aimé ce texte que j’ai trouvé poétique et touchant d’une certaine manière, avec cet enchanteur qui est mort et qui voit toutes les personnes ou créatures fantastiques qu’il a pu côtoyer durant sa longue vie venir se lamenter sur leur propre sort sur sa tombe.

On y comprend que finalement on vit et on meurt seuls, quelque soit notre degré de « célébrité ». 

J’ai aimé cette incursion de Guillaume Apollinaire dans le monde arthurien et je dois dire que j’aime vraiment sa plume, il faut vraiment que je me plonge dans ses poèmes!

Son écriture – bien que dans ce livre il emploie des termes médiévaux pour coller à la période – est plutôt moderne et fluide. On  sent que l’auteur est très ouvert d’esprit ce qui est une bonne surprise sachant l’époque à laquelle il a vécu.

Bref, un petit livre que je relirai avec plaisir dans quelques années!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Impunité d’Hélène Devynck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du témoignage Impunité de l’autrice, scénariste et journaliste Hélène Devynck.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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impunité

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition):23 septembre 2022

4ème de couverture:

Comme moi, plusieurs dizaines de femmes ont cru que l’époque rendait caduque notre condamnation au silence et possible celle de notre agresseur, l’un des hommes les plus connus de France.

Ça n’est pas ce qui s’est passé. On a été classées sans suite. Mais nos bulles de solitude ont éclaté. On s’est rencontrées, racontées, soutenues. On s’est fait la courte échelle pour surmonter les murs de découragement.

On a parlé plus haut, plus nombreuses.

H. D.

Mon avis:

Ce livre a été une claque pour moi. Je savais bien évidemment le sujet de ce livre avant de l’acheter mais j’en ignorais l’ampleur. J’ignorais que tant de femmes avaient été victimes de Patrick Poivre d’Arvor. Que la chaîne TF1 était forcément au courant mais couvrait son présentateur chouchou. 

Ce récit est centré sur Hélène Devynck bien entendu, car elle y raconte son histoire, son ressenti, sa honte, alors qu’elle est l’une des victimes et que ce n’est pas elle qui devrait se sentir honteuse ni coupable. Cependant, la société tend encore et toujours à être du côté de l’agresseur (présomption d’innocence) jusqu’à preuve formelle du contraire. Pas facile cependant de prouver quoi que ce soit quand on a enduré des attouchements et des viols sur son lieu de travail, qu’on s’est tu de peur de perdre son emploi peut-être ou simplement par honte, et que des années se sont écoulées avant que la vérité puisse enfin franchir la frontière de nos lèvres. Parfois il y a déjà même prescription. 

Hélène Devynck donne également la parole à de nombreuses autres femmes victimes elles aussi du présentateur vedette.

Le même schéma se répétait toujours et encore. Abus de pouvoir. 

Face à n’importe quel autre crime, c’est le criminel que la société exclut. Dès qu’il s’agit de crimes sexuels, c’est la victime qu’on condamne. Ici, à déserter ses ambitions professionnelles, sans penser une seconde que le responsable devrait partir. C’est dit avec bienveillance. C’est pire. 

Impunité, d’Hélène Devynck, page 55

Les mots de l’autrice sont forts, puissants. On ressent son assurance à travers ses paroles. Elle a su se reconstruire, donner un sens à sa vie, non sans mal. Elle a vaincu sa honte et le prouve en portant son témoignage et celui de nombreuses autres femmes à bout de bras.

Ce livre est un cri du cœur, une perche lancée à toutes les victimes de crimes sexuels. N’ayez plus peur. Vous n’êtes pas les coupables, mais les victimes. Parlez. Nous vous croyons.

A lire de toute urgence.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller la boîte à magie du duo d’auteurs Camilla Läckberg (que l’on ne présente plus) et Henrik Fexeus, mentaliste.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la boîte à magie

Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: Actes Sud, Actes noirs (France Loisirs pour mon édition)

Date de parution (dans cette édition):1er juin 2022

4ème de couverture:

Gröna Lund, parc d’attraction incontournable de Stockholm. Entre manèges à l’arrêt et obscurité angoissante, une boîte transpercée d’épées contenant un corps de femme est retrouvée. Pour la nouvelle enquêtrice Mina Dahbiri, l’affaire dépasse les compétences de la police. Vincent Walder, expert en mentalisme et en communication non verbale, accepte de lui prêter main-forte.
S’agit-il d’un tour de magie qui a mal tourné ou d’un tueur machiavélique ? En complément de leurs talents, une visite dans les archives policières devrait aider le duo à trouver des réponses…

Mon avis:

Quelle claque que ce roman! Je l’ai adoré du début à la fin, et pourtant il s’agit d’une sacrée petite brique.

On y suit une inspectrice, Mina, qui enquête sur une série de meurtres que tout rattache à la magie. Cette jeune femme, pleine de TOC, va demander l’aide d’un célèbre mentaliste, Vincent Walder, afin de l’aider à faire le jour sur ces affaires.

Vincent Walder, très doué dans son métier, est pourtant complètement nul dans tout ce qui est de ses propres relations humaines.

Les chapitres s’enchainent à toute vitesse, ils sont courts et vraiment bien rythmés. 

Le duo Mina-Vincent fonctionne vraiment bien et les auteurs nous épargne une amourette qui aurait été vraiment téléphonée et pour le moins déplacée. 

J’ai trouvé les deux héros plutôt intéressants, ils sont pleins de défauts mais vraiment attachants. Ils sont humains, ont des failles. Leurs qualités sont cependant complémentaires et Vincent insuffle à Mina la confiance qui lui fait parfois défaut et elle fait de même avec lui.

Avis toutefois aux âmes les plus sensibles, certaines descriptions sont vraiment gores et j’étais déjà en larme à la fin du premier chapitre… Ce thriller prend aux tripes et joue avec nos émotions!

L’enquête est vraiment passionnante et même si je me suis doutée de la fin avant de la lire, j’ai aimé la façon dont les auteurs sont parvenus à cette conclusion, il n’y a aucune zone d’ombres, tout est expliqué à la fin. J’ai toujours adoré la plume de Camilla Läckberg pour cette raison, et ce roman, bien qu’il soit écrit à 4 mains, ne fait pas exception à la règle. On sent également l’expertise dans tout ce qui est du monde du spectacle d’Henrik Fexeus, qui apporte une originalité et une touche particulière au roman.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas pu lâcher ce thriller et me réjouis d’ores et déjà de lire la suite des aventures de nos deux anti-héros 🙂  (enfin, je prie pour retrouver un jour ce duo improbable mais essentiel)

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Votez Charlotte Walsh de Jo Piazza

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Votez Charlotte Walsh de l’autrice américaine Jo Piazza.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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votez Charlotte Walsh

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Hauteville

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Je suis une hypocrite. Je suis pétée de thunes et je fais semblant d’appartenir à la classe moyenne. J’ai peur de perdre mon couple et ma famille mais je fais comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je ne fais pas confiance au gouvernement mais je demande aux gens de me faire confiance et de m’élire au gouvernement. Moi-même, je ne me fais pas toujours confiance.

Charlotte Walsh est candidate au Sénat lors d’élections de mi-mandat décisives pour l’avenir des États-Unis. Ébranlée par l’investiture d’un président qui divise et déterminée à changer les choses, elle quitte son poste prestigieux au sein de la Silicon Valley pour retourner, avec son mari et leurs filles, dans sa ville natale de Pennsylvanie et y faire campagne. Une fois la course lancée, Charlotte est sur tous les fronts : son adversaire est capable des manoeuvres les plus fourbes, la presse se montre féroce, et surtout, son mariage bat de l’aile. Lorsque le camp de l’opposition découvre un secret qui menace non seulement sa carrière politique, mais aussi tout ce qui lui est cher, Charlotte doit décider : jusqu’où est-elle prête à aller pour gagner ?

Mon avis:

Ce roman décrypte parfaitement ce que peut être la vie d’une femme qui se lance en politique. 

On la juge sur tout; son habillement, son physique, sa famille, son mari. Tout sauf sur ce qui compte vraiment pour le poste de sénatrice auquel elle aspire, ses idées politiques. 

Ce roman est révélateur de notre société somme toute encore beaucoup trop centrée autour des hommes et du pouvoir qu’ils peuvent avoir et ont de la peine à donner aux femmes.

Une femme puissante fait peur, hé ouais. 

L’écriture de Jo Piazza est incisive, j’ai souvent ri des situations cocasses dans lesquelles se met notre héroïne, qui n’en a rien d’une d’ailleurs. Elle peine à tout concilier, sa vie de famille, sa vie de femme et sa vie professionnelle et publique. elle est tout simplement humaine et vit la même vie que tout le monde, chose qui va lui attirer la sympathie des votants mais également lui valoir des critiques car quand on est une femme, on n’a doublement pas droit à l’erreur dans le monde de la politique. 

Heureusement, Charlotte peut compter sur le soutien de son mari qui va s’occuper des enfants et mettre sa carrière professionnelle (qui était cependant moins importante que celle de sa femme) entre parenthèse, s’érigeant malgré lui en héros qui se sacrifie pour les caprices de gloire de sa femme, alors qu’il est tout simplement heureux qu’elle aille jusqu’au bout de ses idées car il croit en elle. Cependant, on n’est jamais à l’abri des rancœurs quand tous les projecteurs sont tournés vers Charlotte et pas vers le père resté au foyer…

J’ai trouvé que ce roman cassait le mythe de la femme qui se doit de rester en retrait dans le couple et en société et abordait également le thème du couple (avec enfants), qui doit faire face à la routine, la fatigue et aux petites mesquineries. Un couple mis à mal par tous les chamboulements que cette campagne électorale induit.

L’amour, c’était la totalité des moments qui n’avaient rien de merveilleux, les crises surmontées ensemble, et le couple que vous deveniez ensuite.

Votez charlotte Walsh, de Jo Piazza, page 368-369

C’est un roman que j’ai vraiment dévoré et je me suis souvent reconnue dans le personnage de Charlotte qui est vraiment attachant. Elle doute de tout, tout le temps. C’est compliqué pour elle de se « vendre » aux yeux des votants car elle souvent déstabilisée par les critiques acerbes de son concurrent direct, le sénateur sortant qui se présente à chaque fois et qui l’attaque sur sa vie privée et son apparence ou la façon dont elle s’occupe (ou pas) de ses enfants.

Bref, coups bas seront de mise et heureusement que Charlotte saura s’entourer d’une équipe de campagne compétente et impitoyable. 

Un roman vraiment original et passionnant, qui nous en dit pas mal sur l’ambiance aux USA en ce moment.

A lire si le sujet vous intéresse et si vous aimez tout simplement les romans avec des héroïnes un peu badass. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les âmes grises de Philippe Claudel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les âmes grises de l’auteur Philippe Claudel.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les âmes grises

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2006

4ème de couverture:

« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »

Mon avis:

Ce livre est plongé dans une ambiance brumeuse, humide et froide.

Son rythme est lent, le romancier prend tout son temps pour poser les bases de son intrigue, il insère insidieusement des éléments ou indices. L’écriture va droit au but, sans fioritures. L’auteur ne s’encombre pas non plus de dialogues inutiles, cela créé vraiment un rythme de lecture particulier. On savoure chaque phrase, chaque mot utilisé exactement à la bonne place.

Ce n’est pas un policier ni un thriller à proprement parlé, même si il y a un meurtre et une enquête. Au début, on sait très peu de choses du narrateur, on ne sait même pas qui il est, on le comprend peu à peu au fil des pages. C’est un procédé littéraire assez unique.

Ce roman est un miroir grossissant de toute la misère et la tristesse humaine. Finalement, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir, d’où le titre si bien trouvé et ce passage (entre autres) qui a résonné particulièrement en moi:

« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous… »

Les âmes grises de Philippe Claudel, page 134

Bref, un roman qui laisse un arrière-goût doux-amer et qui comme vous l’aurez compris a su me toucher. Je le garderai précieusement dans ma bibliothèque pour une future relecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dans la forêt de Jean Hegland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt de l’autrice Jean Hegland.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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dans la forêt

Nombre de pages: 308 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 7 juin 2018

4ème de couverture:

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes,  leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis:

Un roman coup de poing, une dystopie pas si éloignée de notre quotidien, où la société telle qu’on la connait a été bouleversée par le manque de carburant et d’électricité. Toute l’économie s’est effondrée en quelques semaines. Nelle et Eva, deux soeurs livrées à elles-mêmes dans la maison familiale au milieu de la forêt, apprennent à se débrouiller seules.

J’ai trouvé ce roman vraiment angoissant, car il aborde des thèmes pour le moins sensibles en ce moment, avec les pénuries d’électricité et la hausse des prix du carburant. Toutes ces peurs sont cristallisées dans ce roman criant de vérité.

L’écriture de Jean Hegland est très belle, dense mais parfaitement accessible. 

J’ai aimé la relation entre les deux soeurs, entre amour et haine parfois, mais attachées l’une à l’autre d’une manière viscérale. 

Chacune n’a plus que l’autre dans la vie, leurs parents étant morts, et leurs qualités et talents sont complémentaires. 

Chacune doit faire le deuil de leur ancienne vie et se concentrer sur le présent et surtout sur leur survie.

J’ai admiré la façon qu’elles ont de se débrouiller, même si la fin ouverte nous laisse imaginer leur avenir (qui pour moi est plus qu’incertain mais bon). Ces deux filles font preuve d’un courage hors du commun et ont des ressources insoupçonnées. 

Un conte moderne plutôt cruel et très violent à des moments mais qui fait énormément réfléchir sur la valeur effective des biens que nous possédons. Dans une société qui prône la surconsommation, ce roman est comme une sonnette d’alarme qui nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel et à faire confiance à Mère Nature.

Une belle leçon de vie et une histoire dont je me souviendrai longtemps.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Du feu de l’enfer de Cédric Sire

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller Du feu de l’enfer de l’auteur Cédric Sire.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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du feu de l'enfer

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Presses de la Cité

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Mon avis:

Je découvre avec délice la plume de Cédric Sire avec ce roman qui m’a tenue en haleine du début à la fin! J’ai adoré les personnages, l’ambiance, le rythme effréné. 

C’est un roman qui se dévore sans temps mort et certaines scènes – vraiment très gores – sont à la limite de l’insoutenable. 

J’ai beaucoup aimé le personnage de Manon, jeune thanatopractrice prête à tout pour aider son frère Ariel, petit délinquant, qui s’est encore fourré dans un coup louche. Même si Ariel est un petit con qui ne pense qu’à lui, je l’ai trouvé tout de même attachant car on sent qu’il aime beaucoup sa soeur, c’est la seule personne en qui il a une totale confiance.

Les deux sont irrémédiablement emportés dans un tourbillon de folie qui les frôle de plus en plus près, un bal étourdissant de meurtres plus sauvages les uns que les autres, faisant d’eux des coupables idéals. 

J’ai aimé que les héros soient des personnes imparfaites, ce qui les rend finalement parfaitement humains, avec leurs failles et leurs défauts.

Un thriller qui ne nous laisse pas une seconde de répit et qui nous relâche ensuite comme étourdis par un final mené avec brio.

Brillantissime. 

Ma note: ♥♥♥♥♥