J’ai lu: La Gouvernante de Wendy Holden

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Gouvernante de l’autrice Wendy Holden.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la gouvernante

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel (Editions du Club France Loisirs)

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Dans le Londres d’avant-guerre, deux petites filles se promènent avec leur gouvernante. L’une d’elles accèdera bientôt au trône.

Les princesses Elizabeth et Margaret adorent Marion, qui leur fait découvrir un monde inconnu : la piscine, le métro, les grands magasins ! Entre elles se tisse un lien d’affection unique : Marion, qui veille sur les fillettes comme une mère, est leur confidente privilégiée. Au risque de sacrifier sa propre existence…

Inspiré de la vie de Marion Crawford, La Gouvernante royale est un formidable roman d’amour, de sacrifice et d’allégeance. On y voit grandir, sous les yeux de Marion, Margaret et Elizabeth. On y vit de l’intérieur les drames et les joies des Windsor, de l’abdication d’Edouard VIII au glamour du couronnement d’Elizabeth II. On y découvre enfin le destin d’une jeune femme que rien ne prédestinait à vivre dans l’ombre de la famille royale.

Mon avis:

J’ai décidé de sortir ce roman de ma pile à lire à l’annonce du décès d’Elizabeth II. Il faut savoir que j’adore les histoires de royauté, les têtes couronnées m’ont toujours fascinée et d’autant plus la reine Elizabeth II, son règne étant été d’une longueur sans égal.

Dans ce roman, on va suivre Marion Crawford, jeune femme moderne qui se destine à l’enseignement dans les banlieues pauvres de Londres mais qui finalement est recommandée comme Gouvernante pour les filles du futur roi George VI, Margaret et Elizabeth. 

A partir du moment où elle va franchir le portail des plus belles maisons du Royaume Uni, Marion devra mettre sa vie personnelle et privée de côté, se donnant corps et âme pour l’éducation et la protection des deux petites filles.

Elle essaiera de leur inculquer de vraies valeurs, loin du faste qui définit leur statut et les condamne un peu à vivre loin du monde « réel ».

J’ai aimé les recherches menées par Wendy Holden pour écrire ce livre et sa plume est fluide et vraiment entraînante et vivante. Je me suis vraiment attachée à Marion, qui sera toute sa vie déchirée entre son devoir envers la famille royale et son envie de pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. Pour Margaret et Elizabeth, elle devra renoncer à se marier et à avoir des enfants.

De ce fait, elle reporte toute son affection sur les deux petites princesses, oubliant parfois que pour elles, elle n’est qu’une employée parmi d’autres. 

Un roman riche en rebondissements qui nous fait découvrir la vie d’une femme restée toute sa vie dans l’ombre de la famille royale d’Angleterre. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Mais qui a tué Marc Voltenauer? de Xavier Michel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mais qui a tué Marc Voltenauer? de l’auteur Xavier Michel que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième ouvrage édité chez Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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mais qui a tué marc voltenauer

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2022

4ème de couverture:

Septembre 2019 au Livre sur les quais. Alors que la manifestation bat son plein, le roi du polar Marc Voltenauer est retrouvé mort dans le port de Morges. L’inspecteur Philibert Ramuz, célibataire bedonnant et arrière-petit-neveu de Charles Ferdinand, est chargé de l’affaire. Secondé par sa collègue Greta Palud, il jubile de pouvoir mêler son travail et sa passion pour la littérature. Au fil de l’enquête, de nombreuses personnalités du monde littéraire défilent : Nicolas Feuz, Quentin Mouron, Pascal Schouwey, Amélie Nothomb, Guillaume Rihs, Alexandre Jardin, Marie-Christine Horn… Mais qui a tué Marc Voltenauer ? Avec ce texte résolument parodique, Xavier Michel dévoile une tout autre facette de son écriture, loin de la poésie de Tu liras sur mes murs (Slatkine, 2019), loin des chansons d’Aliose

Mon avis:

J’ai trouvé l’idée de départ vraiment bien trouvée. Le Livre sur les Quais à Morges est un salon littéraire que j’aime beaucoup et le fait que l’action s’y déroule est plutôt original et bien pensé. Le fait de connaître les lieux m’ont aidée à me repérer mais si vous n’être jamais allés à Morges ne vous inquiétez pas, l’auteur a même pensé à inclure une illustration de la zone (dessinée par Benoît Schmid) à la page 75.

J’ai également apprécié le fait de connaître en grande partie les protagonistes de l’histoire, à part bien entendu les deux personnages de fictions, soit l’inspecteur Philibert Ramuz (hilarant) et sa collègue Greta Palud. Cela donnait un côté très « réel » au récit et j’avoue que parfois c’était presque un peu déroutant. 

L’écriture de Xavier Michel est fine, caustique. Le rythme est soutenu et on alterne les points de vue entre le narrateur (qu’on suppose donc être l’auteur) et l’enquête du loufoque inspecteur Ramuz. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, tous les événements s’enchaînent parfaitement, ne laissant aucun temps mort.

Honnêtement, je pense qu’il faudra que je le relise une seconde fois pour saisir tous les petits indices sur l’enquête parsemés ici et là et apprécier encore mieux toutes les tournures de phrases pour le moins drolatiques. 

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui sous couvert d’un roman policier et surtout une comédie de mœurs sur le monde littéraire. 

Savoureux!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Vox de Christina Dalcher

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vox de l’autrice Christina Dalcher. Il s’agit de son premier roman.

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vox

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: NIL

Date de parution (dans cette édition): 7 mars 2019

4ème de couverture:

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

Mon avis:

Un roman qui m’a fait de l’œil dès sa sortie mais il a traîné près de trois ans dans ma pile à lire, j’ai vraiment honte pour le coup. Dès que je l’ai entamé, je l’ai littéralement dévoré, tant il m’a révoltée, choquée, dérangée.

La plume de Christina Dalcher (enfin du moins sa traduction) m’a happée dès la première page. On suit donc Jean, docteur en neurosciences. Dans un pays (les Etats-Unis) où les femmes ont dû – du jour au lendemain – porter un bracelet compte-mots les empêchant de prononcer plus de 100 mots par jour (sous peine de se prendre des décharges électriques pour chaque dépassement), elle est démise de ses fonctions et doit quitter son laboratoire de recherches pour rester à la maison. Mise au ban de la vie active, comme toutes les autres femmes.

Cependant, le frère du président des Etats-Unis a eu un grave accident de ski et pour ne pas que son cerveau subisse des dommages irrémédiables, lui ôtant la faculté de parler, les dirigeants du pays se rappellent subitement que le plus grand expert du pays est en fait une femme (c’est ballot!) et il s’agit de Jean.

On suit donc Jean, qui est partagée entre son envie de continuer ses recherches et comprendre ce que fomente l’Etat. En même temps, elle voit son fils aîné commencer à aduler l’une des figures dirigeante de l’ordre des « Purs » un révérant aux idées misogynes et extrémistes. Mais quand on veut soumettre la moitié de l’humanité (soit les femmes), n’est-on pas déjà de base complètement fou?

Vu comment sont les choses, comment sont les femmes, personne ne voudrait avoir de fille, Aucun parent sain d’esprit ne voudrait avoir à choisir la couleur du compte-mots de sa petite fille de trois mois. 

Vox de Christina Dalcher, page 228.

On assiste alors à des scènes très dures, avec entre autres la petite fille de Jean qui est fière de ne pas utiliser son quota de mots par jour car cela est récompensé à l’école… Une bonne fille se doit d’être docile et surtout (!) de se taire. 

J’ai trouvé toute la thématique très bien amenée par l’autrice. Malgré quelques petites faiblesses scénaristiques – quelques scènes se passent un peu trop vite -, ce roman est un vrai électrochoc. On voit comment tout peut basculer d’un jour à l’autre.

Dans certains pays on est vraiment pas loin de cette réalité-là et même un peu partout, ce sont les hommes qui  globalement décident du sort des femmes (il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé aux USA avec le droit à l’avortement). Comme l’avait si bien dit Simone Veil: « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Aucun roman n’aura aussi bien illustré ce propos. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de Maria Larrea

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de l’autrice Maria Larrea. Il s’agit de son premier roman.

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les gens de Bilbao naissent où ils veulent

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille qu’elle abandonne aux sœurs d’un couvent. Les deux orphelins connaissent la misère et Franco mais se rencontrent, se marient, partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage, le Basque gardien du théâtre de la Michodière. Ils auront un enfant, Maria. C’est notre narratrice. A vingt-sept ans, celle-ci croyait s’être arrachée à ses origines: la loge de ses parents, la violence de Julian et les silences de Victoria. Mais un tirage de tarot va renverser son existence et l’obliger à replonger dans le passé des siens. Pour comprendre de qui elle est la fille, elle devra enquêter et revenir là oÙ tout a débuté, à Bilbao, où naissent les secrets. 

Etourdissant de style, d’énergie et de vie, ce premier roman mené tambour battant nous embarque instantanément. Avec maestria, Maria Larrea y recompose pièce par pièce le visage de sa famille et le puzzle de sa mémoire. On court et rit et pleure ensemble. Une écrivaine est née.

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce roman de la rentrée littéraire 2022 car son titre m’a intriguée.

La plume de l’autrice est brute, incisive. Drôle aussi, souvent, malgré elle.

J’ai aimé sa façon de raconter les choses. Il est marqué « roman » sur la couverture mais je sais que ce livre est autobiographique et qu’il raconte la vie des parents de l’autrice puis sa naissance à elle et sa vie jusqu’à ses 27 ans. 

J’ai été extrêmement touchée par l’histoire de Maria Larrea, sa recherche de la vérité, son envie de savoir exactement d’où elle vient.

Je pense qu’à sa place j’aurais également remué ciel et terre pour avoir le fin mot de l’histoire, de [mon] histoire.

Ce livre raconte ses racines, on sent tout l’amour qu’elle ressent pour ses parents que la vie a malmené, le respect qu’elle a pour eux mais aussi la colère. 

Un livre qui traite également de la filiation, peut-on devenir mère (ou père) à son tour si on ignore d’où l’on vient vraiment ?

Que peut-on transmettre à nos enfants quand on ignore tout de nos origines?

Une histoire belle et émouvante retranscrite par une plume juste et qui touche droit au cœur, ce roman est une perle de la rentrée littéraire!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Numéro deux de David Foenkinos

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Numéro deux de l’auteur David Foenkinos. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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numéro deux

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): décembre 2021

4ème de couverture:

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Mon avis:

J’ai tout de suite été intriguée par le postulat de départ: Suivre le jeune acteur qui a été recalé au dernier moment lors des auditions pour le rôle de Harry Potter.

A vrai dire, même si toute cette histoire a été inventée par David Foenkinos, il est néanmoins certain qu’il y a dû avoir un numéro deux, une personne qui n’a pas eu la chance d’obtenir le fameux rôle du héros qu’on ne présente plus. 

On suit donc Martin Hill, jeune garçon plein d’espoir quand il est repéré par un producteur et qui passe donc le casting pour incarner Harry Potter dans l’adaptation cinématographique des romans qui ont fait fureur dès leur sortie.

Cependant, Martin ne va pas être retenu, c’est – comme chacun sait –  Daniel Radcliffe qui le sera. Dès lors, la vie de Martin va devenir un enfer entre les livres qui continuent à sortir, les films, les produits dérivés, Harry Potter est partout, lui rappelant chaque jour son cuisant échec. 

– On vit aujourd’hui sous la dictature du bonheur des autres. Ou, en tout cas, leur prétendu bonheur.

Numéro deux de David Foenkinos, page 223.

J’ai trouvé l’histoire de Martin très touchante, j’ai vraiment pu m’identifier à lui, j’ai souffert avec lui. Entre les drames qui jalonnent sa vie et ce rendez-vous manqué avec le succès, rien n’est facile pour lui.

L’auteur aborde ce sujet délicat d’être « le second », « le loser », avec beaucoup de sensibilité, comme à son habitude. Il nous rappelle que le bonheur se trouve parfois où on ne l’attend pas.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La ferme des animaux de George Orwell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la ferme des animaux de l’auteur George Orwell. C’est un classique qu’on ne présente plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la ferme des animaux

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): novembre 2020

4ème de couverture:

Un jour de juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout ce qui marche sur deux pieds est un ennemi. Tout ce qui marche sur quatre pattes, ou possède des ailes, est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. » Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : « Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d’autres. »

Mon avis:

Cette année, j’avais vraiment envie de découvrir des classiques de la littérature et celui-ci me faisait de l’œil depuis longtemps. Je crois que j’avais déjà dû lire une bande dessinée adaptée du roman mais je n’avais pas lu le texte initial. J’ai vraiment adoré ma lecture.

Il s’agit d’une satire sociale où les animaux d’une ferme, sous l’influence de deux cochons, décident du jour au lendemain de se rebeller contre leur maître et de fonder une nouvelle société, où seuls les animaux décideront de leur destin et travailleront pour leur unique bien-être et pas pour servir un humain.

Bien entendu, si les choses semblent idylliques au début, des dérives se font vite sentir car les cochons, plus érudits que les autres animaux, se rendent vite compte qu’ils peuvent tirer profit de la situation…et s’octroyer des droits que les autres animaux n’auront pas. Ceux-ci d’ailleurs, crédules et se fiant les yeux fermés aux cochons, se font exploiter par leurs frères animaux d’une manière bien plus dure que le fermier auparavant… 

Vers ce temps-là, les cochons emménagèrent dans la maison d’habitation dont ils firent leurs quartiers. Une fois encore, les animaux crurent se ressouvenir qu’une résolution contre ces pratiques avait été votée, dans les premiers jours, mais une fois encore Brille-Babil parvient à les convaincre qu’il n’en était rien.

La ferme des animaux, de George Orwell, page 74.

Un grand roman, aussi drôle que dramatique, qui fait réfléchir sur la cupidité du genre humain.  En effet, même si les protagonistes du livres sont des animaux, leurs interactions et travers ne sont finalement que le reflet des nôtres. Brillantissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Regardez-nous danser (le pays des autres tome 2) de Leïla Slimani

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Regardez-nous danser (tome 2 du pays des autres) de l’autrice Leïla Slimani.

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regardez-nous danser

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 3 février 2022

4ème de couverture:

« Année après année, Mathilde revint à la charge. Chaque été, quand soufflait le chergui et que la chaleur, écrasante, lui portait sur les nerfs, elle lançait cette idée de piscine qui révulsait son époux. Ils ne faisaient aucun mal, ils avaient bien le droit de profiter de la vie, eux qui avaient sacrifié leurs plus belles années à la guerre puis à l’exploitation de cette ferme. Elle voulait cette piscine, elle la voulait en compensation de ses sacrifices, de sa solitude, de sa jeunesse perdue ». 1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante. Il appartient désormais à une nouvelle bourgeoisie qui prospère, fait la fête et croit en des lendemains heureux. Mais le Maroc indépendant peine à fonder son identité nouvelle, déchiré entre les archaïsmes et les tentations illusoires de la modernité occidentale, entre l’obsession de l’image et les plaies de la honte. C’est dans cette période trouble, entre hédonisme et répression, qu’une nouvelle génération va devoir faire des choix. Regardez-nous danser poursuit et enrichit une fresque familiale vibrante d’émotions, incarnée dans des figures inoubliables.

Mon avis:

Quel bonheur de retrouver la famille Belhaj!

Les enfants de Mathilde et Amine, Selim et Aïcha, sont devenus de jeunes adultes et vont faire leurs premières expériences amoureuses. 

Aïcha, toujours autant brillante, fait la fierté de Mathilde qui la jalouse aussi un petit peu. Elle est partie en France pour ses études de médecine et est très appliquée dans ce qu’elle fait. Cependant, elle doit également faire face au racisme et le vit (bien évidemment) très mal. Selim, de son côté, est resté au Maroc et se laisse un peu vivre. Tous les deux vont vivre leurs premiers émois amoureux, qui vont les changer irrémédiablement. 

Mathilde se retrouve souvent seule et envie un peu sa fille qui peut s’éloigner de sa famille pour suivre les études dont elle a toujours rêvé. 

Leïla Slimani sait insuffler une âme à ses personnages et on s’attache très facilement à eux. 

Comme pour le premier tome, j’ai trouvé Mathilde très touchante dans son ambivalence. Son envie de s’émanciper et en même temps de coller à l’image de la femme au foyer marocaine (telle que son mari aimerait qu’elle soit) qui s’occupe de son intérieur à la perfection pour mieux s’intégrer. A force de penser aux autres, elle a tendance à s’oublier un peu. Elle aimerait pouvoir se reposer plus, et profiter un peu plus de l’argent durement gagné mais Amine reste très prudent avec leurs finances et ne veut pas trop afficher sa fortune aux yeux de tous.

Mathilde comprit alors que toute sa vie, son mari aurait peur qu’on lui arrache ce qu’il avait conquis. Pour lui, tout bonheur était insupportable puisqu’il l’avait volé aux autres.

Regardez-nous danser de Leïla Slimani, page 322

J’espère que l’autrice continuera cette saga car j’ai vraiment envie de savoir ce qu’il va arriver aux protagonistes tant j’aime sa plume fluide et envoûtante.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Vérita de Karel Gaultier

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vérita de l’auteur Karel Gaultier que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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vérita

Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 21 juin 2022

4ème de couverture:

Il avance dans l’ombre, dissimule son identité. L’énigmatique lanceur d’alerte Vérita vient semer le trouble dans un ghetto de milliardaires au bord du Léman. Au coeur de ses révélations, un divorce entaché de meurtres et de scandales sexuels, celui de l’oligarque Youri Karatov, roi de l’acier russe. C’est le divorce le plus cher du siècle. Pour dissimuler ses avoirs, l’oligarque a investi dans une version inédite d’une célèbre toile de Picasso, « La Crucifixion ». Des trafiquants aux financiers, Vérita divulgue les manipulations et connivences autour de ce tableau pour en faire monter les enchères. Des destins basculent, des vanités sont clouées au pilori. Mais qui est Vérita? Librement inspiré de faits réels.

Mon avis:

Un roman qui m’a scotchée du début à la fin!

Bon quand j’ai lu le premier paragraphe du roman je me suis dit « euh je m’embarque dans quoi là »? car on commence directement avec une scène de sexe. Mais ensuite, même si le sexe est toujours bien présent (après tout, le sexe et l’argent dominent le monde non?) on part dans une folle histoire d’oeuvres d’art, (vraies ou fausses) de manipulation et de mafia, sur fond d’un divorce entre deux riches oligarques russes. Et pour couronner le tout, une personne qui se fait appeler Vérita, distille des informations top secrètes sur les réseaux sociaux, mettant en mauvaise posture les personnes concernées par ses révélations.

C’est un thriller palpitant et Karel Gaultier arrive à créer des retournements de situation incroyables auxquels je ne m’étais pas attendue. On sent qu’il est familier du monde de l’art et surtout de la finance ce qui apporte une crédibilité certaine à l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gretel, jeune femme qui donne l’impression d’être sûre d’elle alors qu’elle est bourrée de complexe de par son poids et sa taille. J’ai aimé le regard que porte l’auteur sur elle et c’est finalement le personnage le plus touchant de l’histoire.

Les autres sont tous à la tête d’immenses fortunes et n’ont pas les mêmes problèmes que le commun des mortels. 

Bref, si vous recherchez un page-turner implacable, je ne peux que vous conseiller Vérita, c’est un très bon thriller qui va vous tenir en haleine jusqu’à la dernière page.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Quand tu écouteras cette chanson de l’autrice Lola Lafon. Il fait partie de la collection « ma nuit au musée » des éditions Stock.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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quand tu entendras cette chanson

Nombre de pages: 180 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

«  Le 18 août 2021, j’ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l’Annexe. Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu’il n’en sait pas grand-chose. Comment l’appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment.
Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre ?
Celle d’une jeune fille, qui n’aura pour tout voyage qu’un escalier à monter et à descendre, moins d’une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant. La nuit, je l’imaginais semblable à un recueillement, à un silence. J’imaginais la nuit propice à accueillir l’absence d’Anne Frank. Mais je me suis trompée. La nuit s’est habitée, éclairée de reflets ; au cœur de l’Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver.  » L. L.

Mon avis:

Quand j’ai appris la sortie de ce livre, j’ai tout de suite couru en librairie pour me le procurer tant le sujet m’intéressait, d’autant plus porté par la jolie plume de Lola Lafon.

Etant enfant, j’avais été visiter le musée Anne Frank avec mes parents et malgré les années qui ont passées, j’en garde une souvenir assez vif. Ce lieu m’a marqué et j’étais ressortie de là-bas emplie d’une infinie tristesse.

Je n’ose imaginer la puissance des émotions ressenties par Lola Lafon, elle dont la famille a été si durement touchée durant la guerre. 

J’ai aimé en apprendre plus sur Anne Frank, savoir qu’elle avait réécrit en partie son journal dans l’optique d’être un jour publiée après la guerre. Après avoir lu Quand tu écouteras cette chanson, j’ai racheté le journal d’Anne Frank (nouvelle édition augmentée) et je vais essayer de le relire prochainement (je l’avais lu à l’école il y a de cela bien longtemps). Anne avait l’air d’être une jeune fille plutôt moderne, bien dans sa peau et très intelligente et surtout pleine d’humour malgré les circonstances tragiques. J’ai remarqué qu’elle était née en 1929 comme ma grand-mère maternelle. Elle aurait aujourd’hui le même âge qu’elle, soit 93 ans. Mais pour Anne Frank, tout s’est arrêté en 1945. Elle avait 16 ans lors de son décès dans un camp allemand. Je dois dire que cette pensée m’a secouée. 

J’ai trouvé très touchant également le parallèle entre l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale et la disparition tragique d’un ami de l’autrice au Cambodge, pays alors sous le joug des Khmers Rouges.

Ce récit rappelle que partout dans le monde des enfants innocents meurent chaque jour en raison de la fièvre de pouvoir des hommes.

Cette nuit au musée sera l’occasion pour l’autrice de remettre tous ses souvenirs en perspective et d’appréhender autrement sa judéité. Elle sait qu’elle ne se résume pas à ses origines mais elle porte en elle les drames passés et aimerait peut-être parfois arriver à s’en extraire. D’un autre côté, elle commence à se sentir plus proche de ses ancêtres, elle qui a toujours un peu essayé de faire – en prenant exemple sur ses grands-parents – « comme si » elle n’était pas juive, comme si c’était un honteux secret qu’il ne fallait en aucun cas dévoiler. Des millions de familles juives ont été exterminées durant la seconde guerre mondiale et encore aujourd’hui des crimes à caractère antisémites sont commis. Quand cette folie cessera-t-elle enfin? 

Quand tu écouteras cette chanson est un documentaire touchant et percutant à la fois. Un livre qui fait réfléchir et qui va rester longtemps dans ma mémoire. A lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La bibliothèque des rêves secrets de michiko Aoyama

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La bibliothèque des rêves secrets de l’autrice japonaise Michiko Aoyama. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la bibliothèque des rêves secrets

Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: NAMI

Date de parution (dans cette édition): 17 mai 2022

4ème de couverture:

Femme imposante et énigmatique coincée entre le paravent et le bureau d’angle du coin Conseils d’une petite bibliothèque en plein coeur de Tokyo, Sayuri Komachi attend patiemment ceux qui décident de venir la voir. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, salariés ou retraités… ils sont au croisement de leur vie. Et à chacun, la mystérieuse bibliothécaire propose un ouvrage totalement inattendu, bien loin de celui qu’ils croyaient être venus chercher. Mais ce choix ne relève pas du hasard, car derrière cette lecture imprévue et surprenante se dessinent les premiers jalons d’un nouveau départ. Un roman choral poétique qui célèbre le pouvoir des livres et l’importance qu’une personne attentive et à l’écoute peut avoir sur le destin de chacun d’entre nous. Michiko Aoyama est une journaliste japonaise. Finaliste du Prix des libraires au Japon, La Bibliothèque des rêves secrets, son premier roman, s’est immédiatement hissé en tête des ventes avant de connaître un succès international.

Mon avis:

Ce roman pour le moins particulier est découpé en plusieurs « nouvelles » nous faisant suivre à chaque fois un personnage différent qui ont cependant tous un point commun (en plus de vivre dans le même quartier); Ils vont tous à un moment ou un autre devoir se rendre à la bibliothèque du centre social de leur quartier et se verront conseiller un ouvrage à priori sans queue ni tête par une bibliothécaire plutôt fantasque et pour le moins mystérieuse. 

J’ai aimé ces petites histoires et j’ai trouvé tous les personnages plutôt attachants. Au fur et à mesure on arrive à se faire un plan mental du quartier et de ses habitants. Tous les destins des personnages s’entrecroisent pour que finalement chacun trouve sa place dans le monde. Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie et le bonheur.

Les sujets abordés sont très modernes et actuels (la charge mentale des mères, le syndrome de l’imposteur…) et j’ai beaucoup aimé la tendresse qui émane de ce roman.

– Je vois, tu traverses la phase du manège, a-t-elle affirmé d’un ton calme.

– Du manège?

Elle a émis un petit rire.

– C’est très fréquent. Le célibataire envie le marié, le marié envie le parent, et le parent envie le célibataire. C’est un manège qui tourne en rond. Je trouve ce phénomène intéressant, chacun court uniquement derrière son prédécesseur, il n’y ni premier ni dernier. En d’autres termes, le bonheur n’a ni climax, ni ligne d’arrivée. 

La bibliothèque des rêves secrets, de Michiko Aoyama, page 189

L’autrice nous embarque avec elle et il est impossible de lâcher le roman qui se lit très rapidement. C’est un roman qui fait du bien à l’âme, il redonne de l’espoir dans le genre humain. Nous savons aussi être solidaires, empathiques et faire preuve d’esprit d’initiative. J’avoue qu’en ces temps incertains, ce roman  est un bijou de bienveillance qui nous fait nous échapper de notre quotidien. Chapeau bas, Michiko Aoyama!

Ma note: ♥♥♥♥♥