J’ai lu: Les fantômes comme les chats choisissent leurs maîtres de Daniel Sangsue

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du « journal » Les fantômes comme les chats choisissent leurs maîtres de l’auteur Daniel Sangsue. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 200 pages

Maison d’édition: La Baconnière

Date de parution (dans cette édition): 22 mars 2024

4ème de couverture:

Ce journal, tenu de 2018 à 2023, est une mine d’informations sur les fantômes : on y trouve des histoires, des témoignages, la présentation de livres, d’articles, d’émissions, de films, d’expositions, de faits d’actualité en relation avec la revenance et avec d’autres phénomènes insolites. Au-delà des croyances et des superstitions, ce livre permet une plongée contemporaine dans ce monde interlope. Toujours présente, la perception des fantômes constitue aujourd’hui encore le plus sûr moyen d’affronter les questions essentielles de notre existence : les relations humaines, la mort, l’existence de l’au-delà, la religion, la perte, le deuil…

Spécialiste reconnu de pneumatologie (science des esprits), Daniel Sangsue ne craint pas les fantômes, il les considère au contraire avec une certaine affection, celle qu’on peut porter aux chats puissants et doux qui hantent nos maisons.

Mon avis:

Il s’agit là d’une sorte de journal de bord tenu par l’auteur entre 2018 et 2023 où celui-ci relate tout ce qu’il a lu, vu ou entendu touchant de près ou de loin aux fantômes. C’est un sujet qui le passionne et auquel il a consacré presque l’entièreté de son œuvre littéraire.

Si j’ai aimé suivre le fil des pensées de l’auteur et son avis sur les différentes anecdotes, j’avoue que j’ai trouvé certains passages un peu longs.

Cet ouvrage original m’a tout de même rendue curieuse de découvrir d’autres livres de cet auteur peu conventionnel.

Si le sujet des fantômes et autre spectres vous intéresse, je pense que ce concentré de récits mystiques vous ravira.

Le livre se lit très facilement et j’ai lu ce livre tout au long du mois de juin – à raison de quelques chapitres par jour (un chapitre = un jour) – avec plaisir car la plume caustique de Daniel Sangsue rend le tout plutôt fluide.

L’enthousiasme de l’auteur pour son sujet est communicatif!

Ma note: ♥♥♥


[SP]J’ai lu: Déranger les morts de Maxime Rutschmann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Déranger les morts de l’auteur Maxime Rutschmann que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 185 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection hors d’œuvre

Date de parution (dans cette édition): avril 2024

4ème de couverture:

Un journaliste insensible, un marin engagé dans une opération d’espionnage militaire, une pianiste de génie brusquement interrompue durant son dernier récital, des jumeaux en fuite ou une infirmière sanguinaire. Voici quelques uns des destins que vous découvrirez au fil de ces nouvelles. A travers dix parcours de vie ordinaires ou exceptionnels, suivez des héros qui prennent part aux événements historiques de leur temps et marquent l’avancée d’une époque. 
 
Accidents rocambolesques, meurtres, enquêtes, catastrophes industrielles, grandes amours, cavales et caprices de star: ces nouvelles n’épargnent personne et proposent une plongée dans la grande Histoire du XIXè au XXIè siècle. Racontées par un narrateur présomptueux, sarcastique et cynique, elles créent un large panorama d’histoires connectées et appellent à démêler le vrai du faux.

Mon avis:

L’auteur a mené des recherches de longue haleine pour nous raconter la vie de 10 personnes disparues, des hommes et des femmes (musiciens, artistes, journalistes ou encore meurtriers qui n’ont à priori rien en commun) dont les destins divers et variés sont tous liés d’une manière ou d’une autre, comme par un fil invisible, avec en fond la Grande Histoire.

La plume de l’auteur, en narrateur omniscient, est caustique et sarcastique à souhait. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire les portraits de ces personnalités aux vies tragiques, malheureuses ou miraculeuses.

Il est parfois des individus qui courent en amour comme ils courent dans la vie, ne prenant pas le temps de respirer. Il s’essoufflent sans même y prendre garde et laissent derrière eux des traces de transpiration sur lesquelles s’encoublent les relations. 

Déranger les morts, de Maxime Rutschmann, page 24.

Les histoires incroyables qui nous sont narrées là nous font parfois douter de leur véracité même si bien sûr, tout est vrai, à part ce qui ne l’est pas, évidemment (l’auteur semble s’être bien amusé à mélanger le réel et ce qu’il a dû imaginer )😉.

Les notes de bas de page sont savoureuses et riches en informations nécessaires pour mieux appréhender les faits historiques.

Bref, Maxime Rutschmann nous livre un premier ouvrage étonnant et passionnant qui – comme dit plus haut – a fait l’objet de recherches historiques colossales.


Une très belle surprise et une plume à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La veuve de Fiona Barton

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La veuve de l’autrice Fiona Barton. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Fleuve

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2017

4ème de couverture:

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire. Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque. Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et où les médias désignent Glen, son époux, comme le suspect principal. Jane devient alors l’épouse d’un criminel et les quatre années qui suivent ressemblent à une descente aux enfers. Mais aujourd’hui, Glen est mort. Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupules, la veuve va-t-elle enfin livrer sa version de l’histoire ?

Mon avis:

2010, UK.
Jane Taylor vient de perdre son mari Glen dans un tragique accident. Cet homme d’apparence lisse, un « Monsieur-tout-le-monde », était soupçonné d’avoir enlevé et tué une petite fille de 2 ans, Bella.

L’enfant n’ayant pas été retrouvée et l’enquête de la police se trouvant dans une impasse, il avait été relâché, mais sa vie et celle de sa femme n’ont jamais plus été la même ensuite.

Après sa mort, les journalistes se jettent sur la pauvre Jane, persuadés qu’elle en sait plus qu’elle ne veut bien en dire.

L’intérêt du roman est que chaque chapitre alterne de point de vue entre Jane (la veuve), une journaliste, un policier…. Ce qui nous permet de remettre les pièces du puzzle à leur place.

Par ailleurs, j’ai trouvé attachant le personnage de Jane, une femme brisée par son désir presque obsessionnel d’avoir des enfants et dont la confiance qu’elle avait en son conjoint s’est étiolée au fil des années.

Un polar sans grands rebondissements que j’ai trouvé un peu long à certains moments et dont la fin n’a pas vraiment su me surprendre. Pas du tout un mauvais roman mais j’en attendais peut-être trop vu le succès qu’il avait eu!

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: La sirène de Montsalvens de Catherine Gaillard-Sarron

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La sirène de Montsalvens de l’autrice Catherine Gaillard-Sarron. 

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Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Catherine Gaillard-Sarron (auto-édition)

Date de parution (dans cette édition): 18 novembre 2022

4ème de couverture:

Élias Baud a-t-il assassiné sa femme et Lenny Marnet, l’amant de celle-ci, tous deux disparus le 28 octobre 1980 ? Le caporal Édouard Aeby en est persuadé et lui mène la vie dure. Sur fond de jalousie, de calomnies et de rumeurs villageoises, l’auteure nous entraîne dans les profondeurs de l’âme humaine où l’amour le plus lumineux côtoie la haine la plus sombre. Entre vérité et mensonge, Charles Bollion tente de démêler le vrai du faux.

Une affaire peu commune qui a pour cadre les ruines du château de Montsalvens à Broc en région fribourgeoise.

Mon avis:

Broc, Suisse, 1980. Elias est un homme de 45 ans dont la femme, Léane, 28 ans, le trompe avec un jeune peintre de passage dans la région. Lorsque Léane et son amant disparaissent sans laisser de traces, c’est bien entendu Elias qui est de suite soupçonné d’homicide.

Commence alors une lente descente aux enfers pour Elias qui, non seulement s’est fait quitter par sa femme mais en plus doit subir les regards scrutateurs et accusateurs des habitants de son village.

Un roman dans lequel la tension monte peu à peu, d’autant plus lorsque des secrets du passé sont déterrés. J’avoue que même s’il n’était pas exempte de défauts, j’ai trouvé le personnage d’Elias plutôt touchant.

L’autrice pointe du doigt les ravages engendrés par une rumeur mensongère, détruisant des vies et des réputations sur son passage.

Un polar de mœurs efficace et bien construit qui s’est révélé être une belle surprise.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Kaddour de Rachida Brakni

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Kaddour de l’actrice et autrice Rachida Brakni.  

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Nombre de pages: 197 pages

Maison d’édition:  Stock

Date de parution (dans cette édition): 6 mars 2024

4ème de couverture:

« Au moment de la mort de mon père, m’est revenu comme un boomerang le texte La Place d’Annie Ernaux. Ce livre que j’ai découvert à l’âge de vingt-cinq ans m’avait bouleversée et avait trouvé une résonnance très forte en moi. Nos histoires, notre passé, nos trajectoires n’étaient pas les mêmes et pourtant un socle commun nous constituait. Celui fait d’une volonté farouche de s’extraire de sa condition sans jamais se couper de ses racines ni se renier.

De l’annonce de la mort de mon père, Kaddour, le 15 août 2020, à sa mise en terre six jours plus tard, mon deuil me paraît confisqué tant la maison ne désemplit pas d’un flot ininterrompu de visites. Ce sont aussi six jours de crainte tant la complexité de la situation liée au covid rend incertaine la possibilité que son corps puisse être rapatrié en Algérie comme il le souhaitait. Six jours durant lesquels je m’échappe pour convoquer nos souvenirs. Ce que je sais de son enfance misérable en Algérie, de son arrivée en France qu’il sillonnera au volant de son camion, jusqu’à la chute, corps meurtri. Mais aussi ce qu’il m’a transmis, le rapport à la terre, au langage, et aux livres.

J’ai dressé son portrait pour donner de la chair et sortir de l’anonymat ces hommes déracinés réduits à leur condition d’ouvriers, tiraillés entre deux pays. Et avant tout, j’ai voulu rendre hommage à l’homme sans qui je ne serais pas la femme que je suis. »

Mon avis:

Dans ce récit, l’autrice (et actrice) Rachida Brakni rend hommage à son père décédé et remonte le fil de sa vie d’immigré algérien, qui a quitté son pays d’origine pour la France, en quête d’une vie meilleure.

On sent l’émotion de Rachida Brakni à travers les lignes et tout l’amour qu’elle ressent pour son père.

Entre modernité et tradition, son père qu’elle pensait peut-être plus obtus, s’est finalement plutôt bien adapté à son pays d’adoption malgré le fait qu’il ne lisait ni n’écrivait le Français.

Comme tous les immigrés, il était perçu comme étranger dans son propre pays mais avait toujours rêvé de finir ses jours en Algérie.

Quant à ceux de là-bas qui te croient riche et qui te prennent pour une vache à lait qu’on peut traire indéfiniment, ils ne valent guère mieux mais ils bénéficient de ton indulgence, car oui, de fait, tu es plus riche qu’eux. Mais à quel prix?  Jamais tu ne t’es plaint, ils ne peuvent donc pas soupçonner les sacrifices concédés pour satisfaire chacun d’eux. 

Ton choix s’est fait entre le pire et le moindre mal.

Il n’existe pas de contrées pour les orphelins de l’émigration ni pour les rebuts de l’immigration. 

Kaddour, de Rachida Brakni, page 146.

La maladie en décide autrement et le condamne à finir ses jours en France, en pleine pandémie du Covid.

Va alors commencer pour sa famille une vrai parcours du combattant afin de faire rapatrier son corps sur la terre de ses ancêtres mais bien évidemment tout est très ralenti et compliqué en raison de la situation mondiale.

Un ouvrage sensible et lumineux qui m’a permis de découvrir la plume prometteuse de Rachida Brakni.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ce que je sais de Monsieur Jacques de Leïla Bahsaïn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ce que je sais de Monsieur Jacques de l’autrice Leïla Bahsaïn.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition:  Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 3 janvier 2024

4ème de couverture:

Années 1990. Loula vient d’emménager dans un quartier de Marrakech où les enfants des familles aisées ne se mélangent pas aux « indigents ». Portée par les premiers émois de l’adolescence, elle noue des amitiés intenses et fait les quatre cent coups. Loula passe aussi des heures dans son appartement à regarder par le judas un curieux défilé. Ils sont très jeunes, ils sont beaux, ils sont pauvres. Tous vont chez monsieur Jacques, un Français qui a élu domicile à l’étage.

Envoûtée par la voix de Trabolta, prodige du conservatoire, animée par les lectures qui l’ouvrent au monde, Loula voit dans cet étrange ballet la révoltante expression de la violence des adultes qui ne tardera pas à la frapper au coeur.

Entre truculence et poésie, ce roman d’une grâce singulière dénonce avec une rare puissance évocatrice la chaîne des dominations dont les enfants sont les derniers maillons.

Mon avis:

1990. Loula est une jeune adolescente marocaine qui aime la musique classique, les livres et observer les gens qui l’entourent. Elle va nous raconter ses premiers émois amoureux mais également nous parler de la pauvreté dans son pays et du mauvais traitement plutôt généralisé et presque banalisé des enfants.

Surtout, elle va nous parler de son voisin français, Monsieur Jacques, qui a tous les jours la visite de jeunes garçons qu’il « aime » de beaucoup trop près. Cet homme la dégoûte et l’obsède, ne pouvant s’empêcher de l’épier et de faire fuir les jeunes personnes se présentant à sa porte, à la recherche d’argent facile.

Ce roman aborde le thème des viols non dénoncés et des abus sexuels sur mineurs dans une société qui préfère fermer les yeux plutôt que de confronter le coupable, d’autant plus si celui-ci a de l’argent.

L’amour et le corps sont les premiers territoires de la domination. Ce que nous prenons parfois pour de l’affection n’est qu’une proposition d’asservissement, sentiment qui renferme en lui le germe nocif qui éclot tôt ou tard et l’infeste. Domination des grandes puissances sur le tiers-monde, domination des riches sur les pauvres, domination des hommes sur les femmes, domination des adultes sur les enfants…

Ce que je sais de Monsieur Jacques, de Leïla Bahsaïn, page 208.

Sous ses airs « légers », ce roman parle de sujets très délicats et nous brosse un portrait sans fards de la réalité de la vie des enfants des cités à Marrakech, ville touristique où extrême pauvreté et richesse se côtoient dans un ballet indécent.

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Encabanée de Gabrielle Filteau-Chiba

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Encabanée de l’autrice Gabrielle Filteau-Chiba. 

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Nombre de pages: 128 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2022

4ème de couverture:

« Il n’y avait pas de mots assez souples et multicolores. Les couleurs de cette nuit blanche ont réveillé en moi une palette d’espérance, bien plus que tous les amants du monde. L’hiver me sembla chaque jour plus doux, plus lumineux, plus riche en apprentissages. » Lassée par un quotidien aliénant, Anouk quitte son appartement de Montréal pour une cabane abandonnée dans la région du Kamouraska, là où naissent les bélugas. « Encabanée » au milieu de l’hiver, elle apprend peu à peu les gestes pour subsister en pleine nature. La vie en autarcie à -40 °C est une aventure de tous les instants, un pari fou, un voyage intérieur aussi. Anouk se redécouvre. Mais sa solitude sera bientôt troublée par une rencontre inattendue…

Mon avis:

Anouk vit seule dans une cabane au milieu de la forêt dans la région du Kamouraska, au Canada. Là-bas, cette citadine va apprendre à survivre malgré le froid mordant et sa peur panique des prédateurs.

Un roman somme toute assez contemplatif, il ne s’y passe pas autant de choses que dans sa suite, « sauvagines » mais j’ai aimé en savoir plus sur Anouk et j’ai adoré les listes qu’elle écrit dans son journal intime, qui la rendent plus « réelle » et attachante.
 
De plus, j’ai trouvé intéressant de savoir comment survivre dans le froid mordant du grand nord canadien. 
 
Foulez le territoire, et vous apprendrez à chérir ses joyaux. L’air fais qui annonce le temps porte les huiles essentielles des arbres et des flocons insolites. L’eau pure et limpide qui est source de toute vie. Et au loin, ceux qui ne voient pas cette beauté fragile, cet équilibre vital. Ces marchés menés par le dollar. Ces maîtres de l’exploitation des ressources. 
 
Encabanée, de Gabrielle Filteau-Chiba, page 92
 
 
Un hymne à la beauté sauvage de la nature et un cri du cœur de l’autrice pour que nous la protégions à tout prix. Un roman qui fait du bien à l’âme, malgré son côté un peu moralisateur et un brin utopiste.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Une époque en or de Titiou Lecoq

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une époque en or de l’autrice Titiou Lecoq. 

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Nombre de pages: 393 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 4 avril 2024

4ème de couverture:

Les aventures extraordinaires d’une famille ordinaire

Chloé Berthoul habite la ville moyenne de Gabarny avec son compagnon, sa belle-fille et son fils. Seule petite folie dans son quotidien, le lundi elle se défoule au BMA, le club des Belles-Mères anonymes. La lassitude la guette, entre deux crises d’angoisse sur le réchauffement climatique. Comment reprendre sa vie en main quand le seul espace de liberté est de changer de fournisseur d’électricité ?
Soudain tout bascule avec la révélation d’un secret de famille. Chloé va devoir jongler entre un trésor perdu, des masculinistes hargneux, un plan pour la fin du monde, une grand-mère machiavélique et un lave-vaisselle qui ne se vide pas tout seul.
Une époque en or est l’histoire d’une famille ordinaire tout à fait géniale. Un roman qui déborde de vie, d’adrénaline et de paniers de linge sale.

Mon avis:

Nous allons suivre Chloé Berthoul, 38 ans, qui a un fils de 6 ans, Raoul, et qui vit avec son chéri Greg et la fille de celui-ci, Colette, âgée de 9 ans.

Chloé est une femme et une mère bien de notre époque, qui jongle en permanence entre son activité professionnelle, les loisirs de chacun, sa charge mentale prête à la faire exploser et son anxiété face au réchauffement climatique.

On ajoute à cela une relation conflictuelle avec sa belle-fille et des secrets familiaux et nous obtenons le cocktail parfait pour un roman parfois caustique mais dont le fond bien ancré dans le réel nous fait nous attacher très rapidement à Chloé et ses proches.

Si le problème avec la famille ordinaire, c’est que vous ne pourrez jamais vous en débarrasser, le problème avec la famille recomposée, c’est qu’elle peut disparaître.

Une époque en or, de Titiou Lecoq, page 30.

De plus, l’autrice retrace les droits des femmes en France depuis le siècle dernier et aborde avec justesse les traumas trop souvent tus des rapports sexuels non consentis dans le cadre conjugal et de l’assujettissement forcé des femmes à leur mari car elles dépendaient de lui financièrement, les femmes ne pouvant même pas avoir un compte en banque à leur nom ni le droit de vote….

Devait-on pardonner à nos mères et nos grands-mères leurs blessures? La maladresse avec laquelle elles nous parlaient et peut-être pire encore la maladresse avec laquelle elles se taisaient. A peine avouaient-elles un avortement. Mais tout le reste était tenu caché. Leurs blessures ne nous les rendaient pas plus proches. Ces blessures secrètes, honteuses, bâtissaient des murs entre les femmes. Des incompréhensions, des violences qui se propageaient au-delà des générations.

Une époque en or, de Titiou Lecoq, page 227.

Avec cette fresque familiale, Titiou Lecoq, autrice féministe et engagée, signe un premier roman réussi qui aborde des sujets bien d’actualité avec la verve qu’on lui connaît et que j’apprécie particulièrement. 

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Seule Venise de Claudie Gallay

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Seule Venise de l’autrice Claudie Gallay. 

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Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition: Babel

Date de parution (dans cette édition): 30 décembre 2005

4ème de couverture:

A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C’est l’hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l’arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l’attente du désir et de l’autre.
Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d’une femme à la recherche d’un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d’une Venise troublante et révélatrice, sur l’enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux.

Mon avis:

La narratrice, dont on ignore le prénom, est une quadragénaire qui, suite à une séparation douloureuse, décide de partir seule à Venise afin de se retrouver et de se reconstruire.

Là-bas, elle va rencontrer des personnages hauts en couleurs comme une jeune danseuse classique très prometteuse, un vieux prince russe et un charmant libraire vénitien qui ne la laisse pas vraiment indifférente.

Cette histoire est la rencontre de plusieurs solitudes qui vont ensemble pouvoir donner le meilleur d’elles-mêmes.

La ville de Venise est l’une des principales protagonistes qui donne une aura mystérieuse au roman.

En essayant d’aider ses nouveaux amis, la narratrice va retrouver peu à peu le chemin de l’apaisement et du bonheur.

J’avoue qu’il m’a manqué cependant un petit quelque chose pour être totalement séduite par ce roman.

En effet, j’ai eu un peu de difficulté à m’attacher à la narratrice dont j’ai trouvé certaines réactions vraiment étranges.

Ce roman poétique, porté par la très belle plume de Claudie Gallay m’a donné envie de découvrir la belle ville de Venise..

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: la série « Miss Peregrine et les enfants particuliers » (6 tomes) de Ransom Riggs

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la série en 6 tomes Miss Peregrine et les enfants particuliers de l’auteur Ransom Riggs. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: environ 500 pages par tome

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2016-2022

4ème de couverture (du premier tome)

Jacob Portman, seize ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».
Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, il part en quête de la vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ?

Mon avis: 

Dans cette série en 6 tomes, nous allons suivre Jacob, de nos jours, garçon solitaire et un peu geek qui, à la mort de son grand-père, va découvrir que celui-ci cachait bien des secrets et surtout le fait qu’il était un “particulier”, c’est à dire qui était doué d’un pouvoir spécial.

En partant sur les traces du passé de son Aïeul, Jacob va mettre les pieds dans l’un des multiples micro univers figé dans le temps où vivent des enfants particuliers, aux dons divers, menés par une Ombrune, (une femme métamorphe qui peut se changer en oiseau et qui a les outils pour créer des boucles temporelles ) Miss Peregrine.

Mais le danger rôde et des monstres essaient de soumettre les particuliers pour leur dérober leurs pouvoirs… Jacob, qui s’était toujours senti différent sans savoir à quel point il l’était, sera la clé pour les sauver tous et éviter l’apocalypse qui détruirait également le monde « normal ».

Une saga foisonnante et originale, sans temps mort, une histoire sur le pouvoir de l’amitié et de l’entraide, sur le courage et puis sur le délicat passage à l’âge adulte avec tous ces questionnements et bouleversements.

Une série YA bien plus sombre qu’il n’y parait et vraiment intéressante (même pour des adultes) où chaque personnage est attachant et complémentaire aux autres.

Les tomes sont agrémentés de photographies étranges en noir et blanc ou sépia qui donnent une ambiance encore plus malaisante à l’histoire.

Bref, vous l’aurez compris, je ne veux pas trop vous en dévoiler mais j’ai adoré cette série épique et mystérieuse qui bénéfice d’une trame narrative solide et d’une fin qui tient la route.

Ma note: ♥♥♥♥♥