J’ai lu: The Big Sky tome1; La captive aux yeux clairs de A.B. Guthrie

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La captive aux yeux clairs qui est le premier tome de la série The Big Sky de l’auteur A.B. Guthrie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la captive aux yeux clairs

Nombre de pages:  576 pages

Maison d’édition: Babel, actes sud

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2016

4ème de couverture:

En 1832, Boone Caudill et ses amis trappeurs rejoignent une expédition vers le Haut-Missouri, vaste région sauvage où vivent les Indiens Black Foot. Teal Eye, une jeune Black Foot, fait partie du voyage. Va-t-elle pouvoir servir de “cadeau” pour les Indiens qui défendent farouchement leur territoire ? Dans les paysages immenses et mythiques de l’Ouest américain se déroulera alors une grande épopée encore plus saisissante, plus iconoclaste, plus vraie que le chef-d’œuvre de Howard Hawks (1952), un des plus grands westerns de l’histoire du cinéma. 

Mon avis: 

J’ai été très vite emportée dans l’ambiance sauvage de ce roman où nous suivons deux amis qui vont voyager dans la région du Haut-Missouri, devant traverser des territoires appartenant aux différentes tribus indiennes. 

J’ai ressenti dans ce roman comme un basculement, un passage de l’ancien au nouveau monde. Les personnages eux-mêmes font assez souvent référence au temps révolu par exemple à propos de l’abondance des castors (qui sont utiles pour pleins de choses, la tannerie, la cuisine etc.). Ils se rendent compte que les choses changent, qu’ils leur faudra changer avec ou rester irrémédiablement sur la touche. 

Si certains trappeurs détestent les Indiens et cherchent à tout prix à les provoquer, ce n’est pas le cas de Boone Caudill, jeune homme curieux et débrouillard et personnage principal de ce roman, qui va plutôt apprendre leur langue et essayer de traiter avec eux d’une manière raisonnée. Il a un caractère franc et honnête mais n’hésite pas à faire montre de violence quand il l’estime nécessaire.

Certains passages du livre sont assez crus et les scènes de violence ne sont pas édulcorées. 

Ce roman, publié en V.O. en 1947, bénéficie de la plume plutôt moderne et très fluide d’A. B. Guthrie. Je pensais que la lecture de ce roman serait laborieuse mais pas du tout, j’ai vraiment savouré ma lecture.

La captive aux yeux clairs et un livre sur la passion, des grands espaces tout d’abord, mais aussi la passion d’un homme pour une femme que rien n’aurait dû rapprocher.

De plus, il apporte des lumières sur une période charnière de l’histoire des Etats-Unis, soit le début de l’industrialisation qui marque la fin de l’Ancien Monde. 

Les descriptions des paysages sont grandioses et on s’y croirait!

Un roman prenant aux personnages complexes mais attachants dans leurs dualités. 

Je lirai la suite, La route de l’Ouest, cette dernière semaine d’août. J’ai hâte!

Ma note:  ♥♥♥♥

J’ai lu: Les nuits de la peur bleue (Le Bureau des affaires occultes tome 3) d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les nuits de la peur bleue de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du troisième tome de la série Le Bureau des affaires occultes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les nuits de la peur bleue

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2023

4ème de couverture:

Printemps 1832. Une épidémie de choléra terrorise la population parisienne. La « peur bleue », comme on l’appelle, provoque des centaines de morts et suscite les plus folles rumeurs. Sinistre hasard : une série de meurtres atroces décime au même moment le quartier pauvre de Saint-Merri. Les victimes sont poignardées avant d’être amputées d’un organe.

Qui peut tuer ainsi, prélevant poumon, foie ou rein ? Un maniaque ?

Face au risque de panique, l’inspecteur Valentin Verne explore toutes les pistes. Secondé par Aglaé et deux récentes recrues, l’Entourloupe, escroc repenti, et Tafik, ancien mamelouk des armées napoléoniennes, il traque la vérité dans les rues de Paris et ses recoins les plus obscurs.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis: 

Quel plaisir de suivre encore une fois Valentin Verne dans de nouvelles enquêtes !

Dans ce roman, nous sommes entraînés dans une ville de Paris aux prises avec la panique et la terreur dues à une épidémie de Choléra. L’ambiance est sombre, les gens sont soupçonneux et sur leurs gardes, de peur d’être contaminés à leur tour.

L’intrigue est bien construite, le rythme est effréné, sans temps mort, on ressent bien le sentiment d’urgence qui habite Valentin et son équipe.

Comme dans les autres opus de cette série, les dialogues sont toujours autant savoureux, d’autant plus qu’à présent l’équipe du Bureau des affaires occultes s’est enrichie de 3 membres tous plus différents les uns que les autres mais pourtant complémentaires. De plus, j’ai adoré voir l’évolution du personnage d’Aglaé, qui s’affirme de plus en plus et se rapproche de figures féministes comme George Sand qui fait une petite apparition dans le roman, pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs, l’auteur dénonce toujours les violences faites aux femmes à travers les paroles d’une Aglaé plus remontée que jamais contre le patriarcat (même si elle ne le nomme bien évidemment pas ainsi).

Valentin, quant à lui, prend vraiment sa place de leader au sein du Bureau et arrive à faire cohabiter et collaborer toutes ces individualités si spéciales. Tous liés par le respect qu’ils ont pour Valentin, ils vont travailler ensemble et mettre en commun leurs compétences pour faire avancer l’enquête.

On continue à en apprendre plus sur le passé de Valentin et l’auteur nous fait quelques révélations plutôt bouleversantes. Valentin est encore et toujours hanté par les secrets entourant son enfance et ceux-ci n’ont pas encore tous été dévoilés!! 

Bref, vous l’aurez compris, si vous aimez les thrillers qui se passent dans les années 1800, bien documentés et pleins de personnages vraiment bien construits, intéressants et attachants, foncez découvrir ce troisième tome du Bureau des affaires occultes! (mais lisez d’abord les deux tomes précédents si ce n’est pas encore fait! 😉 )

Vivement le tome 4 !

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les secrets de nos coeurs silencieux d’Isabelle Aeschlimann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les secrets de nos coeurs silencieux de l’autrice suisse Isabelle Aeschlimann. Il s’agit de son second roman et il a gagné le titre « coup de coeur du jury » au grand prix Femme Actuelle 2023! Un succès amplement mérité!

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  415 pages

Maison d’édition: Nouveaux auteurs

Date de parution (dans cette édition): 29 juin 2023

4ème de couverture:

Elise se sent à l’étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer.
Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n’épargne pas, se bat pour s’intégrer dans notre société en manque de tolérance.
Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l’histoire de leur famille…

Mon avis: 

Ce livre est une pépite qu’il vous sera impossible de lâcher!

Bon, maintenant, que vous êtes prévenu(e)s, je peux vous parler plus en détails de ce second roman plus que réussi d’Isabelle Aeschlimann 🙂

Ce roman a été un raz-de-marée émotionnel pour moi, tant j’ai été touchée par l’histoire et les personnages si bien construits que nous avons presque l’impression de les connaître.

Dans ce livre, nous allons suivre une maman (Elise) et ses deux filles (Christa et Julie) dont les destins vont être bouleversés par un déchirant secret de famille. 

De plus, l’autrice aborde avec beaucoup de sensibilité le thème du handicap en parlant de deux sujets dont on entendu peu parler (et d’autant plus en littérature): les personnes malentendantes ainsi que l’épilepsie. 

J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce roman et on ressent qu’Isabelle Aeschlimann s’est énormément documentée pour rendre le tout parfaitement cohérent. Les scènes de détresse et de désespoir de Christa sont déchirantes et bouleversantes de véracité. 

Julie, sa petite sœur, peine à trouver sa place dans cette famille où Christa, porteuse de handicap, demande une attention accrue de la part de leurs parents. Presque malgré elle, elle ressent une sorte de ressentiment à se mettre toujours en retrait au profit de sa grande sœur alors qu’elle passe son temps à la sauver des mauvais pas dans lesquels elle se met en permanence. 

L’intrigue est maniée avec brio et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Les personnages sont – comme dit plus haut – très attachants et j’ai été particulièrement touchée par cette maman qui se sacrifie pour ses filles, qui, bien que 10 ans les séparent, ont su tisser une belle relation qui s’est encore consolidée en devenant adultes. 

Une bonne partie du roman se passe en Suisse, en Ajoie. L’ambiance est un peu étouffante dans ce village ajoulot où tout se sait et où les enfants sont encouragés à prendre la suite de leurs parents, faisant une croix sur leur propres envies ou ambitions. On ressent bien la pression qui pèse sur la mère, Elise, qui aurait rêvé de partir vivre à Berlin avec son meilleur ami, pour goûter une liberté à laquelle elle n’a jamais eu droit, n’ayant jamais ou presque quitté son village. Un drame mettra fin à toutes ses envies d’ailleurs.

Un roman féministe, exaltant et émouvant à la fois, très bien écrit et qui mérite vraiment son prix « coup de coeur du Jury » du Grand Prix Femme Actuelle 2023. Cet ouvrage a été un gros coup de coeur pour moi aussi !

Je suis ressortie de la lecture de ce livre chamboulée, émue mais aussi et surtout terriblement heureuse. J’ai tout aimé: l’ambiance, les personnages, l’intrigue, les dialogues qui sonnaient justes et surtout les thèmes abordés.

Si vous ne l’avez pas encore lu, filez en librairie pour ne pas rater ce bijou et n’hésitez pas à l’offrir autour de vous, c’est une valeur sûre!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: la duologie « Monsters of Verity »; This savage song + Our dark duet de V.E. Schwab

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie Monsters of Verity qui comprend « This savage song » et « Our dark duet » de l’autrice V.E. Schwab. Elle a écrit beaucoup de romans à succès dont la série « Shades of magic » ou le one shot « la vie invisible d’Addie Larue ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages: 469 + 510  pages

Maison d’édition: Lumen

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022 et janvier 2023

4ème de couverture (livre 1; this savage song):

La capitale de Verity étouffe, saturée de crimes toujours plus violents. Pire encore, ce mal terrible a commencé à s’incarner dans le monde réel : à chaque nouvelle horreur naît un monstre qui, à son tour, terrorise la population. D’un côté, les Corsai, qui grouillent dans le noir pour dévorer leur proie, de l’autre, les Malchai qui boivent le sang de leur victime au grand jour. Peu à peu, la résistance s’est organisée… Au nord, le cruel Callum Harker règne en maître, ne protégeant les habitants que contre rémunération. Au sud, Henry Flynn a choisi une tactique bien différente. Avec sa femme Emily, il a adopté comme ses propres enfants trois des abominations, trois Sunai – des créatures d’apparence humaine qui utilisent la musique pour dévorer l’âme de leurs adversaires.

À la demande de ses parents, August élimine donc sans broncher les monstres comme les criminels qui les ont engendrés, mais il brûle de faire plus pour libérer le monde de cette malédiction. Alors, lorsqu’il a l’occasion de surveiller d’un peu plus près Kate Harker, la fille de leur ennemi juré, il saute sur cette chance et accepte d’intégrer l’établissement huppé où elle a été envoyée, l’académie Colton. Mais la jeune fille ne tarde pas à découvrir son secret : s’il a tout d’un adolescent, il est en fait un prédateur assoiffé de vies humaines…

Elle est humaine et se rêve en monstre, lui est un monstre qui se rêve humain. Mensonges et dissimulation, dilemmes moraux d’une grande cruauté, système magique fascinant fondé sur la musique..

Mon avis: 

J’ai tout d’abord été intriguée en librairie par les objets livres car je les ai trouvé superbes et j’ai apprécié le fait que Lumen les vendent à des prix très raisonnables (17 Euros) alors qu’ils sont qualitativement exceptionnels (couverture bien rigide, découpes, etc.). 

L’autrice nous pose dès le départ le décor: une ville, Verity, où règnent en maîtres deux clans. Callum Harker, d’un côté, qui a comme « alliés » les Corsai, sortes d’ombres voraces qui ne sortent qu’à la faveur de la nuit et les Malchai, des vampires un poil plus évolués que les Corsai, qui ne vivent que pour tuer et faire souffrir. Ces deux types de créatures sont opportunistes et manipulatrices.

De l’autre côté, nous avons Henry Flynn, un homme bon qui essaie de réunifier la ville avec l’aide de Sunai, des créatures à l’apparence humaine mais qui sont terribles dès qu’elles font de la musique. Cependant, les Sunai ont comme principe de ne faucher l’âme que des pêcheurs, s’érigeant en justiciers, contrairement aux Corsai et aux Malchai. 

Kate est la fille de Harker et a été élevée dans la haine du clan Flynn. Sa mère ayant trouvé la mort dans un accident de voiture, elle va partir vivre avec son père. Si elle veut montrer à celui-ci ce dont elle est capable, elle devra réussir à percer le mystère des Sunai et pourquoi pas les détruire dans la foulée, offrant à son père un avantage indéniable. Kate est une jeune femme plutôt sûre d’elle, maniant avec brio n’importe quelle arme. 

August, quant à lui, est l’un des trois Sunai adopté par Henry Flynn, qu’il considère comme son père. C’est un jeune homme réservée qui ne rêve que d’une chose, être un vrai humain, sans porter la charge que son statut de Sunai lui confère. Il n’a pas envie d’être craint en permanence. Il sait qu’il possède un pouvoir énorme, qu’il est quasiment intuable, contrairement à ses amis qu’il voit mourir parfois lors des affrontement contre le clan Harker.

Entre Kate et August, et contre toute attente, le courant passe immédiatement. Dans leurs solitude, ils se ressemblent énormément. Quand un danger encore plus grand que la petite guerre entre ces deux clans apparaît, August va devoir faire confiance à Kate pour sauver leur ville de la dévastation.

Cette duologie sans temps mort parle des différences, de la solitude, de la dépression, du deuil. J’ai à plusieurs reprises été touchée par le mal-être d’August, qui peine à trouver sa place dans le monde des humains. Les personnages sont profonds, ont de la substance. En effet, à la fin, nous ne savons plus très bien qui sont les vrais monstres. Ceux dont c’est la nature ou les humains, qui détruisent également tout sur leur passage se croyant toujours dans leur bon droit ?

Tout l’univers créé par l’autrice est original et bien pensé, les protagonistes sont attachants et les créatures imaginées sont riches en couleurs. Le pouvoir des Sunai, terrible et magnifique à la fois, la musique, est une idée vraiment géniale et atypique. Cela donne un côté presque poétique à l’histoire.

(…) – à quoi sert ma force si tu ne me laisses pas l’utiliser?

Henry posa les mains sur ses épaules.

– A quoi servira ta force si on te perd au profit de Sloan? (…) Tu te crois peut-être invincible, mais tu ne l’es pas.

– Je n’ai pas besoin d’être invincible, répliqua August en se dégageant d’un coup d’épaule. Il me suffit d’être plus fort que tous les autres.

Our dark duet, de V.E. Schwab, page 224

Bon je ne peux pas entrer plus dans les détails de peur de trop vous en dévoiler mais sachez juste que j’ai adoré cette duologie qui évite les tropes vus et revus dans les romans classés Young Adults. J’ai bientôt 40 ans et j’ai été totalement happée par cette histoire!

Laissez-vous charmer par le violon d’August…et plongez dans l’atmosphère à la fois lugubre et enchanteresse de Monsters of Verity! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Un sandwich à Ginza d’Hiramatsu Yôko

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Un sandwich à Ginza de l’autrice Hiramatsu Yôko qui est une fine gastronome et journaliste culinaire. Ce livre est illustré par Taniguchi Jirô.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 249 pages

Maison d’édition: Picquier poche

Date de parution (dans cette édition): 3 mars 2022

4ème de couverture:

Ces histoires délicieuses qui nous font venir l’eau à la bouche, l’écrivaine gastronome les a composées en compagnie de son ami Taniguchi. Elle nous donne le goût du Japon avec une volupté, une euphorie contagieuses. Cuisine bouddhique à Kamakura, pot-au-feu de fugu à Osaka ou fête de l’anguille à Narita, gyôza croustillants à Jimbôchô, tempuras de crosses de fougères et de pousses de lis à Ginza… Autant de restaurants que de petits quartiers, leurs spécialités et les personnages qui les animent. Car ce livre est aussi un document vivant qui nous fait comprendre le rapport des Japonais à la nourriture : mets de saison et plats de fête, recettes jalousement gardées, destins d’établissements centenaires.
Un livre alléchant, d’une merveilleuse sensualité, qui assouvit aussi bien les rêveries gustatives que la soif de connaissances sur le Japon.

Mon avis: 

Si l’idée d’avoir l’eau à la bouche durant la lecture d’un livre vous tente et si la cuisine japonaise vous intéresse, ce livre est fait pour vous. 

Ecrit comme un hommage aux plats les plus traditionnels japonais, chaque chapitre décrit une recette et raconte des anecdotes sur les différents restaurants où nous pouvons (ou pouvions du moins) manger les meilleures assiettes de la spécialité en question. 

J’ai découvert une facette du Japon que je ne connaissais pas. En effet, je pensais les japonais plus réservés, plus taciturnes, alors qu’en fait ils aiment se retrouver après le travail autour d’une bière et de bons petits plats qu’ils se plaisent à partager.

On sent que l’autrice est passionnée par son sujet et qu’elle voue un vrai culte à la cuisine de son pays. Certains plats méritent presque un rituel avant de les manger et invitent à une sorte de méditation. 

Les premières fèves de la saison, frites. Pourquoi la joie de renouer avec un produit grandit-elle avec l’âge? Peut-être parce que tout en savourant leur chaude chair tendre, l’idée qu’une année déjà s’est écoulée nous pousse à faire le bilan de notre vie, passée et future. 

Un sandwich à Ginza, d’Hiramatsu Yôko, page 23.

Chaque plat est détaillé, brillamment décrit et titille nos papilles, faisant de ce livre un vrai guide culinaire du Japon. Ne vous attendez donc pas à avoir une vraie histoire dans ce livre, il s’agit plutôt de « tranches de vie ».

De plus, les illustrations de Taniguchi Jirô donnent un petit côté bucolique au récit et nous permettent de mieux nous représenter certaines assiettes.

Un livre qui nous donne envie de prendre le temps de manger comme il faut et de partager de bons petits plats avec les gens que nous aimons!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Vers vos vingt ans de Laurence Voïta

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vers vos vingt ans de l’autrice Laurence Voïta.

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vers vos vingt ans

Nombre de pages: 289 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collecte Romannesque

Date de parution (dans cette édition): avril 2019

4ème de couverture:

De retour chez sa mère suite à une rupture amoureuse, Myriam, pour se consoler de la mort de ses grands-parents bien aimés, part en quête de leurs vingt ans et découvre ceux de sa mère, et son incompréhensible secret.

« Anne n’aime pas les souvenirs, ces représentations d’un temps passé qu’on réinvente. Encore moins les photos quand elles sont affectives et racontent nos vies dans des fictions banales, qui se ressemblent toutes. Cette manie d’épier des jours anciens. Cette preuve du temps qui passe, qu’on peut prendre dans ses mains, et regarder en face. Il n’empêche, ces albums, elle les avait gardés. Elle ne pensait pas les montrer à sa fille, mais on ne protège jamais personne contre son gré, alors, aujourd’hui, elle lui a donné les lettres et les albums. Mais elle ne dévoilera rien d’elle. Non, pas de souvenirs, juste aller de l’avant. »

Mon avis: 

Un roman qui aborde le sujet de la passation, de l’héritage que nous recevons de nos parents, de l’histoire que nous portons en nous et des erreurs que nous reproduisons génération après génération. 

On y parle des rapports assez tendus entre une mère et sa fille adoptive qui n’arrivent pas à se parler.  La fille, Myriam, aimerait apprendre à connaître mieux sa mère qui est très secrète et très refermée sur elle-même. Elle sent qu’elle lui cache des choses sur son passé. 

La mère, Anne, quant à elle, essaie de tout maîtriser dans sa vie et surtout ses émotions. Elle fait tout pour ne pas être indispensable à la vie de sa fille et la laisse le plus clair du temps en pension chez ses parents qui sont fous de leur petite-fille. 

Entre jalousie, secrets et incompréhension, l’autrice va tisser une histoire touchante sur une famille d’apparence parfaite mais qui, quand on commence à creuser, révèle bien des drames enfouis.

La plume de l’autrice est très belle et décrit parfaitement les sentiments qu’une mère peut éprouver pour ses enfants. Les personnages sont plus vrais que nature.

Elle a perçu que pour savoir aimer sa fille, il aurait fallu oser s’aimer soi.

Vers vos vingt ans, de Laurence Voïta, page 277

Voyageant entre passé et présent, ce roman poignant est impossible à lâcher avant d’avoir le fin mot de l’histoire!

Ma note:  ♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: La pêche mystérieuse d’Anne Noschis

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La pêche mystérieuse de l’autrice Anne Noschis que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la pêche mystérieuse

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2023

4ème de couverture:

En 1477, Genève est un noeud financier grâce à ses foires et ses banques. Gouvernée par un prince-évêque, l’opulente cité aiguise les appétits des Suisses, vainqueurs des Guerres de Bourgogne et puissance militaire du temps. Non contents d’occuper le Pays de Vaud, les Confédérés menacent d’attaquer et de piller la ville. Pour garantir son intégrité, l’évêque promet d’acquitter une énorme rançon ; la population renâcle, tarde à payer l’impôt. Sur fond de crise intérieure, les pêcheurs de Saint- Gervais font une curieuse découverte dans leurs filets. Antoinaz de Blonay, fille bâtarde et cavalière intrépide, mène l’enquête, hautement périlleuse, au vu des parties en présence. Basée sur des documents d’archives, La Pêche mystérieuse fait la part belle au célèbre tableau de Conrad Witz, La Pêche miraculeuse. Elle mêle traque policière, intrigue à rebondissements et histoire d’une âme. Fresque inédite et inattendue de Genève et des cantons suisses à la fin du XVe siècle dans un Moyen Age crépusculaire, jubilatoire et sulfureux.

Mon avis: 

Un meurtre à élucider et des joyaux qui ont disparu, l’intrigue de base avait déjà tout pour me plaire!

Je n’avais jamais lu de romans d’Anne Noschis et je dois dire que sa plume est étonnamment fluide pour dire qu’elle mêle histoire et enquête dans un même livre.

J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et j’ai aimé retrouver dans le roman des lieux que je connais bien et qui font partie de l’histoire de la Suisse. Ce roman m’a également appris certains faits d’armes qui s’étaient passés en Suisse et dont j’ignorais tout. C’est ce qui fait le sel de la littérature, entretenir notre culture, tout en passant un moment de pur divertissement!

Antoinaz, l’héroïne, est une jeune femme qui se joue des codes et veut être libre de vivre comme elle l’entend, comme un homme. Son caractère effronté m’a beaucoup plu.

On trouve quelques scènes un peu osées dans ce roman mais abordées de manière très respectueuse pour les femmes (ainsi que pour les hommes), chose que j’ai appréciée. J’ai trouvé ces petits moments coquins plutôt rafraîchissants!

J’avais peur que le langage et les tournures de phrases « de l’époque » soient un frein à ma lecture mais pas du tout, je me suis très vite habituée à la façon de parler des protagonistes.

Un roman policier et historique captivant et envoûtant qui pourrait bien vous surprendre!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: L’été où je suis devenue vieille d’Isabelle de Courtivron

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’été où je suis devenue vieille de l’autrice Isabelle de Courtivron.

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'été oÙ je suis devenue vieille

Nombre de pages: 165 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste, collection proche

Date de parution (dans cette édition): 11 mai 2023

4ème de couverture:

Cet été-là, Isabelle de Courtivron s’aperçoit qu’elle a perdu en souplesse et qu’elle s’essouffle plus vite. Elle a du mal à apprivoiser Instagram. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Qu’est-ce qui lui arrive ? Elle est devenue vieille. Indépendante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États-Unis. Pourquoi est-elle soudain devenue inaudible, invisible pour les autres ?
Sans fard, elle raconte ce basculement qu’elle n’a pas anticipé. Elle revisite son passé, ses amitiés et ses amours. Un livre émouvant et plein d’autodérision sur le vieillissement au féminin.

Mon avis: 

Une très belle réflexion sur le vieillissement chez les femmes et comment il est perçu par la société. 

L’autrice raconte comment, insidieusement, elle voit le regard des gens sur elle changer, passant de « Madame » à « Ma petite Dame ».

Nul ne doute que les hommes fragilisés par le mythe néfaste de la virilité souffrent eux aussi du basculement dans la vieillesse, dont l’impuissance est l’un des premiers signes concrets, et qui peut les mener au désespoir. Mais les femmes qui ont écrit à ce sujet comparent rarement leur déclin personnel à un déclin plus vaste de la société. Peut-être parce qu’elles n’éprouvent pas la même peur de perdre ne puissance qu’elles n’ont jamais eue.

L’été où je suis devenue vieille, d’Isabelle de Courtivron, pages 122-123

Avec humour et clairvoyance, l’autrice nous raconte ses anecdotes et ses réflexions sur le sujet. Il est vrai qu’en temps que femme, on peut très vite devenir obsédée par le culte de l’image, un certain jeunisme véhiculé par les réseaux sociaux et les magazines.

Isabelle de Courtivron est une femme passionnante et passionnée et j’ai adoré en savoir plus sur sa vie, voir qu’en fin de compte nous ne sommes jamais content(e)s de ce que nous avons, nous ne sommes jamais « assez » mais comprenons, souvent trop tard malheureusement, que nous étions déjà parfaits comme nous étions. 

Ce livre donne envie de croquer la vie à pleine dents et de nous accepter tel(le)s que nous sommes, et ne pas perdre du temps à se scruter dans les miroirs (souvent déformants).

Une belle leçon de vie.

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: La comtesse de sang de Maurice Périsset

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman historique La comtesse de sang de l’auteur Maurice Périsset.

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la comtesse de sang

Nombre de pages: 258 pages

Maison d’édition: Pygmalion

Date de parution (dans cette édition): 18 avril 2001

4ème de couverture:

Dans le décor somptueux et sombre d’un château isolé, plus de six cents jeunes filles périssent, entraînées tour à tour dans des souterrains immenses et glacés ou innocemment conviées à de fastueuses agapes se terminant par d’affreux carnages. Suppliciées avec la dernière férocité, elles succombent pour le seul et monstrueux plaisir d’un être d’une étrange beauté, au teint de lis, dévoré par des besoins sexuels innommables et un penchant immodéré pour les femmes. Mais pourquoi ? Pourquoi cette folle sanguinaire, cet acharnement à trouver toujours des tortures plus raffinées ? Pourquoi ces chevauchées solitaires et éperdues à travers les forêts pour hurler avec les loups ? Pourquoi cette course désespérée pour tenter d’abolir le temps et retenir éternellement la jeunesse ? On ne connaît guère à travers les âges d’exemples plus horrifiants et plus extraordinaires. Voici, telle qu’elle se déroula véritablement, l’histoire d’Erzébeth Bathory, la comtesse goule de sinistre mémoire, l’effroyable vampire femelle dont la vie et les exactions atroces dépassèrent en cruauté les plus noirs forfaits jamais perpétrés, et qui frappa d’épouvante la lointaine Hongrie du XVIe siècle.

Mon avis:

Ames sensibles s’abstenir!

Dans ce document historique romancé, Maurice Périsset nous raconte l’histoire d’Erzébeth Bathory, jeune femme cruelle et sans cœur qui est obsédée par la peur de vieillir et de voir sa beauté se faner. Une femme qui comprend très vite que la valeur d’une femme à cette époque (1500-1600) est bien plus haute tant qu’elle est jeune et belle. 

Après avoir consulté une sorcière qui lui dit de se baigner dans le sang de jeunes femmes, elle va commencer à faire enlever, torturer et saigner des centaines de jeunes femmes de Hongrie.

Etrangement, elle est partagée entre ses moments de folies meurtrières et l’affection qu’elle porte à ses enfants auxquels elle ne fera jamais le moindre mal.

Ce roman nous offre une immersion totale dans l’horreur et les descriptions des tortures infligées sont parfois à la limite de l’insoutenable. 

On voit comment les personnes du « bas » peuple ne valaient rien à cette époque et que les riches se sentent au-dessus des lois. Comment autant de jeunes femmes ont-elles pu disparaître sans que personne n’intervienne plus rapidement ?

La plume de l’auteur est agréable et fluide, on voit qu’il maîtrise parfaitement son sujet et qu’il s’est énormément documenté (c’est mieux vous me direz) afin de coller au plus près à la réalité. 

J’ai trouvé ce roman très intéressant car j’avais déjà entendu parler des légendes entourant cette femme et j’avais vraiment envie d’en savoir plus. 

Si vous avez le cœur bien accroché et que cette période historique vous intéresse, je ne peux que vous recommander ce livre.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au temps des requins et des sauveurs de l’auteur Kawai Strong Washburn. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

au temps des requins et des sauveurs

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2021

4ème de couverture:

En 1995 à Hawaii, au cours d’une balade familiale en bateau, le petit Nainoa Flores tombe par-dessus bord en plein océan Pacifique. Lorsqu’un banc de requins commence à encercler l’enfant, tous craignent le pire. Contre toute attente, Nainoa est délicatement ramené à sa mère par un requin qui le transporte entre ses mâchoires, scellant cette histoire extraordinaire du sceau de la légende. Sur près de quinze ans, nous suivons l’histoire de cette famille qui peine à rebondir après l’effondrement de la culture de la canne à sucre à Hawaii. Pour Malia et Augie, le sauvetage de leur fils est un signe de la faveur des anciens dieux – une croyance renforcée par les nouvelles capacités déroutantes de guérisseur de Nainoa. Mais au fil du temps, cette supposée faveur divine commence à briser les liens qui unissaient la famille. Chacun devra alors tenter de trouver un équilibre entre une farouche volonté d’indépendance et l’importance de réparer la famille, les cœurs, les corps, et pourquoi pas l’archipel lui-même. Avec cet éblouissant premier roman, Kawai Strong Washburn lève le voile sur l’envers du décor hawaiien, à rebours des clichés et du tourisme de luxe. Il offre de ces îles une vision plurielle et bouleversante, servie par un choeur de voix puissant, et livre une histoire familiale unique et inoubliable.

Mon avis: 

Dès le début du roman, nous sommes immergés dans la culture et les croyances hawaïennes et j’ai trouvé cela très dépaysant et vraiment intéressant.

On suit une famille, les parents, Malia et Augie et leurs 3 enfants, Dean, Kaui et Nainoa, qui vivent donc à Hawaii. Ils n’ont pas beaucoup d’argent mais sont heureux quand même car ils croient à leur bonne étoile. 

Le jour où leur fils cadet, Nainoa, tombe à l’eau lors d’une balade en bateau et est ramené sain et sauf par des requins, Malia et Augie pensent qu’il est touché par la grâce et qu’il est destiné à accomplir de grandes choses.

Si Nainoa commence à développer un don certain qui lui permet d’entrer en résonnance avec les autres pour les soulager de leurs maux, il a l’impression que ses parents et tout son entourage en général en attendent trop de lui, il aimerait juste qu’on lui fiche la paix. Au fond de lui, il est persuadé de ne pas mériter toute cette attention et préfèrerait pouvoir vivre tranquillement sa petite vie sans être sans arrêt sollicité. Il souffre du syndrome de l’imposteur même s’il a réellement un certain don mystique.

De son côté, sa sœur Kaui brille dans les études mais ce succès est toujours éclipsé par les « miracles » de Nainoa, entretenant une sorte de rancœur tenace, même si elle adore son frère. Elle n’aspire qu’à quitter Hawaii et à vivre pour elle, sur le continent, sans être « la soeur de ».

Quant au frère aîné, Dean, il est doué au basket mais se perd dans les affres de la drogue et de l’argent facile. Il souffre d’une complexe d’infériorité par rapport à sa soeur qui est si intelligente et studieuse et son frère pour qui tout est si facile car il a été béni par un don.

Les personnages des parents sont également très touchants. Ils aiment bien évidemment leurs trois enfants pareillement mais ne savent pas trop leur montrer, toute leur vie tourne un peu autour de Nainoa.

Malgré toutes les nuits d’insomnie où vous nous assommiez avec vos braillements affamés, malgré tous les trajets en voiture où vous n’arrêtiez pas de hurler, malgré les écorchures, les coupures et les après-midi de larmes au centre commercial, les nuits de fièvre pendant lesquelles je vous serrais contre ma poitrine et sentais les ailes de papillon de vos poumons qui luttaient contre la maladie, les taches de merde sur les draps à Noël et le poignet cassé le soir où nous avions réservé au restaurant pour notre anniversaire de mariage… malgré tout ça, il y avait toujours sous la surface une forme de perfection inouïe. 

Au temps des requins et des sauveurs de Kawai Strong Washburn, page 276

Au temps des requins et des sauveurs est une magnifique ode à la famille et brosse un portrait lucide de l’Etat d’Hawaii pris en tenaille entre modernité et rites anciens. 

L’auteur a une plume magnifique et puissante et je me réjouis de découvrir ses prochains romans.

Un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥