J’ai lu: Les corps conjugaux de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les corps conjugaux de l’autrice Sophie de Baere dont j’avais adoré le roman Les ailes collées.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les corps conjugaux

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 16 février 2022

4ème de couverture:

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ?
Portrait de femme saisissant, histoire d’un amour fou, secrets de famille, Les Corps conjugaux, inspiré d’une histoire vraie, explore avec force et poésie l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

Mon avis: 

Les corps conjugaux, cela parle d’un amour si fort et si évident qu’il devient impossible pour Alice de rester avec son mari Jean et leur fille Charlotte dès lors qu’elle fait LA découverte qui va bouleverser sa vie à tout jamais.

Nous allons donc suivre alternativement Alice (qui est la narratrice), depuis son départ, et sa fille, Charlotte, qui doit apprendre à grandir et à devenir une femme à son tour, sans le regard bienveillant de sa maman. Comment être vraiment épanouie quand on a l’impression de n’avoir pas été assez bien pour que notre mère reste auprès de nous ? 

Le personnage d’Alice est complexe, repoussant et attirant à la fois. A certains moments je la plaignais et à d’autres je l’accablais… mais comment en vouloir à une femme qui ne souhaite qu’une chose: Etre libre d’aimer l’homme de sa vie? Alice est rongée par les regrets et les remords, qui font de sa vie un enfer.

Charlotte m’a donné l’impression d’être une petite fille abandonnée même une fois adulte. Certaines blessures ne peuvent se refermer sans heurts, malgré un père présent et aux petits soins pour elle. Elle vit dans l’ombre d’une mère qu’elle idéalise et haït en même temps. Cherchant elle-même à devenir maman, elle ne comprend pas comment on peut abandonner ainsi son enfant.

J’ai trouvé que cet ouvrage proposait des sujets vraiment intéressants et il bouscule également énormément les codes en abordant un sujet tabou (mais je vous laisserai découvrir de quoi il s’agit).

Sophie de Baere décrit des scènes d’amour et de sexe sans aucune vulgarité, de sa plume fine et délicate, sans tomber dans la mièvrerie pour autant.

Les personnages de Jean, le mari d’Alice, et d’Alexandre, celui de Charlotte, sont en retrait, comme pour laisser la lumière briller sur leur femme. On sent que Jean est désemparé et malheureux mais on ne s’appesantit par sur lui.

Un très beau roman qui pose des questions importantes sur nos aspirations et pulsions ainsi que le sens du sacrifice que nous pouvons avoir pour protéger les gens que nous aimons.

Si j’ai préféré le livre Les ailes collées qui m’avait bouleversée, ce roman-ci est tout de même une excellente surprise!

Dramatique et marquant, à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: La souterraine de Sophie Marceau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles et poèmes La souterraine de l’actrice et autrice Sophie Marceau

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la souterraine

Nombre de pages:  160 pages

Maison d’édition: Editions Seghers

Date de parution (dans cette édition): 4 mai 2023

4ème de couverture:

Les treize histoires et sept poèmes qui composent ce livre se répondent et se complètent : d’un décor à l’autre (plateaux de cinéma, jardins d’enfance, hôtels de luxe ou terrains vagues), les héroïnes (filles, jeunes femmes, amantes ou amoureuses, mères ou grands-mères) incarnent chacune à leur manière le sort d’être femme, qu’il s’exprime par un corps, un rôle, un héritage.

Au fil des récits, des fables, des fragments de vie, des poésies, il s’agit toujours de dévoiler un mystère, un secret, la part souterraine… Les mots s’insinuent comme il faut pour toucher ce qu’il y a à toucher, et dire ce qu’il y a à en dire. Avec finesse et intensité. Et c’est un plaisir de plonger dans ces textes – débordants d’imagination, de fantaisie, basculant souvent de l’observation la plus juste à une imprévisible drôlerie.

Mon avis: 

J’avoue avoir été assez déroutée par les courtes nouvelles qui composent ce recueil. On y aborde majoritairement le rapport au corps, le nôtre tout d’abord puis celui des autres. 

Cependant, si le sujet est intéressant et mérite qu’on s’y attarde, j’ai trouvé certaines histoires un peu confuses. En effet, j’avais parfois un peu de la peine à suivre le cheminement de pensées de l’autrice. 

Peut-être que ce n’était pas le bon moment pour moi, je ne sais pas.

La plume de Sophie Marceau est toutefois très belle, on sent qu’elle a une vraie âme de poète. D’ailleurs, ses poèmes sont vraiment bien écrits et particulièrement touchants. Je les ai lus à haute voix et j’ai trouvé qu’ils sonnaient merveilleusement bien. 

On sent qu’elle a mis beaucoup d’elle dedans.

Je vous méprise sourires faux et manipulateurs

Vous êtes la griffe des lâches et des avares

Vous êtes flattés d’être les pires

Et vous bouche dessine un cœur

La souterraine, de Sophie Marceau, page 76

Bref, une plume à découvrir et qui ne laissera certainement personne indifférent même si personnellement j’aurais préféré n’avoir que des poèmes car c’est ce que j’ai préféré dans la prose de l’autrice.

Ma note:  ♥♥(♥)

J’ai lu: Bien sûr que les poissons ont froid de Fanny Ruwet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bien sûr que les poissons ont froid de l’autrice Fanny Ruwet. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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bien sûr que les poissons ont froid

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2023

4ème de couverture:

Vous tenez entre les mains l’irrésistible roman de Fanny Ruwet… Il parle de dépression, de rencontres amoureuses sur les réseaux sociaux, de crise existentielle et d’alcoolisme mondain. Il nous embarque dans une intrigue à couper le souffle. Et évidemment, la fin va vous surprendre.
C’est un livre truffé de blagues, contrairement à cette présentation, son éditeur ayant moins d’humour que son autrice. Vous allez verser quelques larmes, mais surtout rire, beaucoup rire. Et ça, c’est rare en littérature

Mon avis: 

Un roman que j’ai dévoré en plus ou moins 2h, un après-midi, durant la sieste de ma seconde fille.

On y suit une jeune femme, Allie, un peu mélancolique, introvertie (enfin ça dépend des moments) et aux penchants dépressifs (elle a aussi un petit penchant pour l’alcool). Elle se remémore dès la première page du livre le bon temps des conversations MSN. (qui s’en souvient?? MSN ou Caramail avant lui où nous pouvions discuter avec des personnes du monde entier (ou de notre bled) et nous confier comme si nous nous connaissions depuis toujours. Vous noterez d’ailleurs que nous n’avions vraiment pas peur de tomber sur des gens malveillants.) Mais revenons à nous moutons, ou plutôt à Allie qui aimerait retrouver la trace de Nour, un garçon avec lequel elle avait beaucoup discuté online (et avait même fait des déclarations) lorsqu’elle était adolescente. Celui-ci avait disparu des radars du jour au lendemain, laissant Allie désemparée.

Va s’en suivre une enquête pour le moins palpitante en compagnie de son meilleur ami Maxime qui se prend très vite au jeu lui aussi, surtout si cela peut remonter le moral d’Allie.

Il y a pleins de choses comme ça qu’on fait pour la dernière fois, sans s’en rendre compte. On en sacralise beaucoup: le dernier jour au collège, le dernier jour au taf,, le dernier soir des vacances… On en manque beaucoup, aussi. En général, ce n’est qu’après coup qu’on réalise avoir embrassé un amoureux, vu un proche ou entendu une chanson pour la dernière fois. 

Il y a probablement des dernières fois qu’on aurait vécues différemment, si on avait su. On y aurait mis plus d’attente, plus d’intensité. On se serait concentrés le plus fort possible pour ne pas oublier ce moment.

Bien sûr que les poissons ont froid, de Fanny Ruwet, page 33.

Ce livre est truffé d’humour et on a vraiment l’impression d’entendre la narratrice dans notre tête. Sa façon de s’exprimer, son phrasé particulier et très « parlé », tout est fait pour que le roman soit addictif. Les notes de bas de page sont hilarantes, je me suis beaucoup retrouvée dans cet humour un peu sarcastique 😉

Bien que l’autrice soit plus jeune que moi, les références citées, qu’il s’agisse de musique, séries télé, jeux vidéos, etc. sont proches des miennes ce qui fait que j’ai eu l’impression de boire un café avec une copine qui me raconte ses malheurs et ses déboires amoureux.

A noter que ce roman est partiellement autobiographique ce qui le rend d’autant plus attachant.

Un roman qui aborde le thème des rencontres online et les désillusions qui les ont souvent accompagnées. Il parle également de cette génération qui n’a pas vraiment envie de grandir et qui préférerait rester dans son cocon plutôt que d’affronter le quotidien morose et angoissant. 

Un livre que je vais précieusement garder dans ma bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Tant que le café est encore chaud de Toshikazi Kawaguchi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tant que le café est encore chaud de l’auteur Toshikazu Kawaguchi

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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tant que le café est encore chaud

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 14 septembre 2022

4ème de couverture:

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience.

Vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.

Mon avis: 

Il s’agit d’un roman qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie, le « feel good » japonais étant un style assez à la mode en ce moment (avec un chat sur la couverture s’il vous plaît^^).

L’histoire est plaisante et se lit facilement. Il s’agit d’un huis-clos car nous ne changeons jamais de décor ce que j’ai trouvé un peu dommage car le Japon est un pays qui me fait rêver et là nous ne bougeons jamais du café 😉

En effet, on suit dans ce roman un cercle de personnes qui va se retrouver dans un café de Tokyo, le Funiculi Funicula, dont l’une des chaises est spéciale. En effet, en s’asseyant à cette place, vous pouvez retourner dans le passé ou voir le futur (mais toujours en étant assis dans le café – pas possible de se lever)  et seulement le temps que votre café soit encore chaud. Bien évidemment, il y a pléthores d’autres conditions à ce bref voyage dans le temps mais je ne vais pas tout vous dévoiler ici! Les gens se servent de ce « pouvoir » pour revoir un être cher disparu et avoir une dernière discussion avec ou faire passer un message à quelqu’un, en sachant qu’on ne peut changer le passé car cela impacterait le présent.

Si l’idée de base est séduisante et originale, j’ai cependant trouvé certains passages un peu incohérents scénaristiquement parlant et j’ai eu de la peine à comprendre qui était qui dans le café car l’auteur change plusieurs fois d’époque et il est parfois compliqué de s’y retrouver entre tous les prénoms/noms des personnages, l’auteur les appelant alternativement par l’un ou l’autre ce qui avait tendance à m’embrouiller un peu.

De plus, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages qui je trouve sont un peu trop survolés.

Certains passages ont cependant su me toucher, comme ce couple dont le mari est atteint d’Alzheimer et qui ne reconnait plus sa femme. Celle-ci se fait passer pour son infirmière pour pouvoir rester auprès de lui…

Bref, j’ai passé tout de même un bon moment de lecture, le style est fluide et l’histoire assez mystérieuse pour nous tenir en haleine. Peut-être que la suite (qui vient de paraître) fera la lumière sur certains aspects de l’histoire que j’ai trouvé trop peu développés. (qui a découvert cette fameuse chaise et ses mystérieux effets, et dans quelles circonstances ? le café qu’il faut boire est-il magique ? est-ce la fille qui prépare le café qui a des pouvoirs?? Vous voyez, trop de questions restent ouvertes 😉 )

Un roman qui remplit parfaitement son office de roman feel good, idéal à emporter en vacances!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Sursis de Pierre De Grandi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Sursis de l’auteur Pierre De Grandi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Sursis

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2023

4ème de couverture:

Ce récit n’est pas une fiction, mais le compte-rendu autobiographique du vécu de son auteur atteint d’un cancer avancé. Face à la mort, assailli de questions, il cherche à combler les abîmes de ses doutes par les contorsions de son raisonnement et les lumières de son imagination. La véracité cathartique de ce texte lui donne une force qu’aucune fiction ne peut atteindre et laisse une marque indélébile à celui qui le lit.

Mon avis: 

Ce récit retrace le cheminement de pensées de Pierre De Grandi, atteint d’une tumeur rare qui le condamne à plus ou moins courte échéance. 

Il nous parle de son rapport à la mort mais surtout de sa façon de voir la vie. 

Ce livre m’a pris aux tripes tant l’écriture de Pierre De Grandi est puissante et d’une incroyable beauté.

Il se pose bien évidemment des milliards de questions sur l’après-vie, partagé entre la peur et la curiosité.

En imaginant avoir la possibilité, après la mort, de revenir sur mon existence de vivant, je fais la très hasardeuse hypothèse d’une rémanence du souvenir dans l’Au-delà. Toujours sans savoir ni comment ni dans quel but ni avec quel sens. En effet, tu auras beau avoir tout lu, ou presque, te gaver de science, de métaphysique, de philosophie ou de spiritualité, t’être adonné à l’ascèse et au mysticisme, tous ces savoirs et expériences ne te fourniront que les jalons d’une route dont tu ne sauras jamais ni d’où elle vient ni où elle va.

Sursis, de Pierre De Grandi, page 35.

Médecin et professeur à l’université avant d’être écrivain, on ressent toute la culture de Pierre De Grandi à travers ses mots et ses envolées lyriques.

Ce roman a su me toucher car il aborde un thème universel qui nous concerne tous, la mort. Bien que la vie de l’auteur soit déjà bien entamée à plus de 80 ans, l’élan de vie est toujours bien présent et il sent qu’il a encore bien des choses à vivre.

Un hymne à la vie à la fois bouleversant et exaltant. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Witch Hunt, la chasse aux sorcières d’Olivia Gerig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Witch Hunt, la chasse aux sorcières de l’autrice Olivier Gerig que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection MystER

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

Alors qu’un couple va y célébrer son mariage, les cadavres de deux adolescents sont découverts sur des bûchers dans la cour du château d’Avully à Brenthonne. La mise en scène macabre rappelle la sombre époque de l’inquisition et de la chasse aux sorcières. Appelée en renfort par le procureur de Thonon, la capitaine Aurore Pellet de la police judiciaire d’Annecy va se lancer dans une enquête difficile, la confrontant aux fantômes du passé, à sa propre condition de femme et aux dérives de la société d’aujourd’hui, aux frontières du virtuel, du réel et du paranormal.

Mon avis: 

Je découvre avec bonheur la plume d’Olivia Gerig avec ce roman qui m’a tout de suite fait envie de par son sujet (et on en parle de cette couverture  magnifique??).

Dans ce roman, la capitaine de police Aurore Pellet va devoir faire face à une enquête compliquée à cheval entre la France et la Suisse. Une affaire qui la touche particulièrement car des cadavres d’adolescents ont été retrouvés brûlés, dans un simulacre de mise à mort comme au temps des chasses aux sorcières. Très vite, Aurore va comprendre que le temps presse et que d’autres jeunes personnes sont en danger.

J’ai aimé le fait que l’autrice mêle passé (1986) et présent (2016) pour tisser la toile de son intrigue.

En effet, celle-ci mêle habilement croyances anciennes – les sorcières – et des problématiques bien actuelles comme le fait que les adolescents s’isolent de plus en plus derrière leurs écrans, devenant malgré eux du gibier potentiel pour des personnes malveillantes.

Aurore Pellet va devoir redoubler d’intelligence et de perspicacité (bien entourée par son équipe) pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres sordides.

J’ai aimé le personnage d’Aurore, qui, bien que passionnée par son métier, essaie de ménager un peu d’ espace pour sa relation amoureuse avec Jules, qui travaille lui aussi pour les forces de l’ordre. Difficile de concilier les deux, surtout quand vie privée et vie professionnelle se mélangent, floutant la frontière entre les deux. Cela rend le personnage d’Aurore d’autant plus crédible car en tant que femme il est parfois difficile de faire ses preuves (surtout dans des métiers majoritairement masculins) et d’oser se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. De ce fait, Aurore essaie de ne jamais montrer un signe de faiblesse et s’implique à 1000% dans son enquête pour que rien ne puisse lui être reproché. 

J’ai trouvé également que tous les dialogues étaient bien écrits, ceux-ci sonnaient justes et pas comme des répliques bateau.

Un roman qui ne se borne pas à une simple enquête car il aborde des thèmes très forts comme le suicide, la dépression mais également la place de la femme dans la société… avec finesse et d’intelligence. 

Olivia Gerig nous entraine dans une enquête riche en rebondissements, dont les chapitres plutôt courts renforcent le sentiment d’urgence.

Witch Hunt est un très bon roman policier, qui bénéficie de personnages riches en couleur et attachants et d’une intrigue en béton.

J’ai vraiment envie de découvrir les romans précédents de l’autrice étant donné que la capitaine Aurore Pellet est un personnage récurrent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Nos emprises de Guillaume Delbos

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos emprises de l’auteur Guillaume Delbos que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann. Il s’agit du premier roman de l’auteur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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nos emprises

Nombre de pages:  256 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection Pi-Romann

Date de parution (dans cette édition): 20 avril 2023

4ème de couverture:

Je suis, comme tout le monde, le téléphone greffé à la main. Je vis au gré des vibrations de ma laisse électronique, mon cœur bat au rythme des notifications d’apps, ma fenêtre sur le monde est un écran.

Lorsque Victor entre en contact avec la célèbre peintre Léopoldine M. sur Instagram pour discuter avec elle de projets professionnels, il ne se doute pas que cette rencontre dériverait en une histoire plus personnelle, proche de l’addiction et de la destruction.

Nos Emprises, c’est l’autopsie d’une emprise relationnelle née des réseaux sociaux, de la déchéance d’une de ses starlettes, et l’analyse de ceux-ci et de cette génération du paraître, déresponsabilisée de ce qu’elle crée, de l’envie, du manque et de l’obsession. 

Mon avis: 

Un roman sur une relation numérique qui devient obsessionnelle, l’histoire d’une rencontre virtuelle et de commentaires lâchés sur les photos de l’un ou de l’autre qui très vite se transforment en MP (messages privés) de plus en plus suggestifs. 

Le narrateur, Victor, a – d’après ce que j’ai cru comprendre – entre 35 et 40 ans et il vit comme la plupart des gens avec un téléphone toujours à portée de main – bien qu’il ait d’autres loisirs également – et c’est un geek en puissance. On sent que c’est une personne très cultivée qui apprécie l’art et les belles choses en général, il est d’ailleurs de suite touché par le travail de Léopoldine. 

Quand il entre en contact sur Instagram avec celle-ci – figure montante de la peinture – c’est tout d’abord d’une manière professionnelle. 

D’échanges en échanges, ils vont très vite se faire des confidences de plus en plus intimes puis s’écrire des mots crus et explicites, mimant une relation amoureuse (?) et charnelle alors qu’ils ne se sont jamais vus en vrai.

L’auteur jongle habilement entre un style d’écriture jeune, plutôt SMS et vulgaire et un style plus soutenu, avec des tournures de phrases bien léchées, truffées d’humour et de jeux de mots bien trouvés.

Le rythme des dialogues est frénétique et ne laisse aucun temps mort. On sent qu’il y a en permanence une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Victor. Tout cela ne peut pas bien finir, il y a trop de passion, trop de pression aussi.

Victor est un homme intelligent mais un peu naïf parfois, ce qui fait qu’on a parfois envie de le secouer un peu!! Il est flatté qu’une « célébrité » s’intéresse à lui, ce qui fait qu’il tombe plus facilement dans le piège de l’addiction et de l’attente interminable entre deux MP. Léopoldine, quant à elle, est l’exemple même de la femme qui veut se rassurer sur son charme et qui aime avoir les gens à sa botte. Elle joue avec brio avec les nerfs et les sentiments de Victor.

Elle avait ce don de me rendre unique à ses yeux, comme s’il n’y avait que moi, que j’existais pour et par elle, moi, au milieu de la multitude de gens qui la suivaient. Tout le monde aime se sentir unique, pas d’exceptions à cette règle.

Nos emprises de Guillaume Delbos, page 45

Si j’ai adoré suivre cette montée en puissance de l’addiction de Victor à Léopoldine – femme qu’il met sur un piédestal mais qui se joue de lui alors que de son côté il est sincère et commence même à ressentir des sentiments –  j’ai trouvé certains passages un peu répétitifs. De plus, j’attendais depuis le début une explication claire sur le dénouement mais qui malheureusement ne vient que partiellement, ce qui m’a laissée dans un flou artistique certainement voulu par l’auteur 😉 En outre, le personnage de Léo m’a particulièrement agacée même si je pense que c’était l’effet recherché. J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Victor que j’ai trouvé très intègre et droit dans ses baskets.

Un livre dérangeant à certains moments tant il reflète bien les dérives dans lesquelles nous pouvons si facilement tomber, cette course sans fin aux abonné(e)s et à la gloire virtuelle. Ce besoin de plaire et de montrer que ce l’on veut bien montrer de nous. Une lente descente aux enfers.

Un roman moderne et mordant à souhait qui fait réfléchir à notre façon d’appréhender les relations online et les pièges de celles-ci.

Un auteur prometteur dont je lirai les prochains romans avec plaisir tant sa plume est jubilatoire!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sous les pavés, la rage d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Sous les pavés, la rage de l’autrice -Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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sous les pavés, la rage

Nombre de pages:  140 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’oeuvres

Date de parution (dans cette édition): novembre 2022

4ème de couverture:

Sous les pavés gronde la rage. Celle de la nature brimée par l’homme, celle de l’homme malmené par la vie. Un aiguilleur du ciel au bord du précipice, une rockstar privée de sa voix, une jeune feille victime de son addiction au jeu, tous ces combattants invisibles luttent contre l’adversité. Comme le cours d’eau canalisé, enterré, domestiqué, ils débordent d’un élan de révolte. Car sous la surface, la rage de vivre les anime.
Avec une plume vive et beaucoup d’humanité, Hélène Dormond nous entraîne dans sa galerie des héros de l’ombre.

Mon avis:

Ces nouvelles ont comme dénominateur commun la solitude des personnages qui les composent.

Hélène Dormond est une fine observatrice des mœurs et arrive toujours à saisir le petit détail qui fait toute la différence. Chaque nouvelle est un nouveau voyage, une incursion au plus profond de la psyché humaine.

Gros coup de coeur pour ma part pour la nouvelle « Voix de garage » où l’on suit un rockeur à succès qui perd subitement sa voix. Comment exister encore quand tout ce qui nous définit et constitue notre vie s’effondre d’un coup ?

Tous les personnages font preuve de beaucoup d’introspection, se posant des questions existentielles que nous nous poserons tous un jour ou l’autre.

J’ai un peu moins apprécié la nouvelle éponyme, « sous les pavés, la rage » que j’ai trouvée peut-être plus confuse que les autres mais globalement j’ai beaucoup aimé toutes les autres nouvelles. Toutes les histoires ont un début un milieu et une fin ce qui est vraiment appréciable et n’est pas toujours le cas dans ce format-là.

La plume intelligente et parfois caustique d’Hélène Dormond nous entraîne dans un tourbillon de personnages singuliers que nous n’oublierons pas de sitôt. 

Une très belle découverte!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une prière pour les cimes timides de Becky Chambers

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une prière pour les cimes timides de l’autrice Becky Chambers. Il s’agit du tome 2 de sa série « Histoires de Moine et de Robot ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 120 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Omphale et Dex quittent la nature sauvage et arrivent sur les terres humaines. A chaque étape, le robot prend conscience que sa tâche sera bien plus compliquée qu’il ne le pensait. A sa question « de quoi avez-vous besoin ?  » , il y a tant de réponses, et souvent aucune. Le simple fait de venir la poser ne change-t-il pas la paix que l’humanité a su trouver ? Au fil de cette déambulation, l’amitié entre Dex et Omphale ne faiblit pas, au point même de supplanter mission et frustrations. 

Mon avis: 

Le tome 1 était vraiment un tome de mise en situation où on découvrait cette dystopie originale dans laquelle un.e moine du thé faisait la rencontre d’un robot « sauvage », c’est à dire un robot qui s’est éloigné du monde des hommes.

Dans ce second tome, Froeur Dex et le robot Omphale vont faire encore mieux connaissance. De plus, Froeur Dex va emmener Omphale rencontrer d’autres êtres humains dans différents villages afin qu’il puisse mieux les étudier. 

Le ton est alternativement sérieux ou humoristique et j’ai vraiment apprécié les discussions presque philosophiques entre lea moine et le robot. Omphale est vraiment un personnage hors du commun. Il porte en très haute estime les humains, les traitant avec bienveillance malgré leurs travers. Froeur Dex est plus réservé quant au genre humain, il est plus prompt à la critique et veille à ce qu’Omphale soit bien traité partout.

« (…) Notre mode de vie nous montre combien le monde est confortable. Simplifier notre vie, ça rend les petits conforts encore plus appréciables. Sans un tempête hivernale qui abat un mur branlant, on n’apprécie pas pleinement ses murs bien isolés. On ne connait pas vraiment le goût des fraises si on n’attend pas six mois qu’elles aient mûri. Ailleurs, ils croulent sous les petits luxes, mais ils ne comprennent pas que les seuls plaisirs nécessaires sont un ventre plein, un toit solide et de la compagnie. Le reste, le monde nous le fournit tout seul. »

Une prière pour les cimes timides, de Becky Chambers, pages 78-79

J’ai adoré ce deuxième tome (mais un petit peu moins que le premier) même s’il n’avait pas le bénéfice de la nouveauté et de la surprise qu’avait pu avoir le premier. Becky Chambers arrive à nous emmener avec elle dans ce voyage qui fait réfléchir tout en se gardant bien d’être trop moralisatrice.

Salvateur.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Mémoires de la forêt tome 1: Les souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud, illustré par Sanoe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mémoires de la forêt tome 1, Les souvenirs de Ferdinand Taupe de l’auteur Mickäel Brun-Arnaud et illustré par Sanoe. Il s’agit du premier tome de ce qui va être une quadrilogie (le tome 2 est déjà sorti et les tomes 3-4 sortiront encore au cours de l’année à ce que j’ai cru comprendre). 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: L’école des Loisirs

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité..

Mon avis: 

Ce roman est une merveille de douceur, une bulle de bonheur qui est un vrai baume au coeur.

J’ai adoré l’histoire de ce renard libraire, Archibald Renard, passionné par son métier et qui décide d’aider Ferdinand Taupe à se souvenir de sa vie dont il n’arrive plus à percevoir que des bribes, étant atteint de la maladie de l’oublie-tout qui est donc bien entendu une façon poétique de nommer la maladie d’Alzheimer.

Ce roman traite de ce sujet délicat avec tact mais surtout avec intelligence, Ferdinand alternant les phases où il est perdu ce qui peut le rendre agressif et les phases où il plus lucide et se souvient de quelques petites choses ce qui illumine sa journée. La maladie est montrée telle qu’elle est, terrible pour celui qui est atteint mais presque encore pire pour les proches du malade.

Ferdinand est à la recherche de son épouse Maude, qui a disparu. Il ne sait ni comment, ni surtout pourquoi elle l’a laissé seul et désemparé. 

Archibald va tout mettre en œuvre pour raviver la mémoire de son ami, en le conduisant sur les lieux qu’il a reconnu sur des photographies que Ferdinand a retrouvé dans ses affaires.

Les dessins très colorés et détaillés de Sanoe donnent vraiment corps à l’univers de Mickaël Brun-Arnaud et j’ai vraiment apprécié la fusion du dessin et du texte, tout allait très bien ensemble.

Ce roman est adressé à un public dès 10 ans environ (suivant le niveau de lecture de votre enfant cela peut varier) mais il s’agit tout de même d’un titre assez long et qui traite d’un sujet sérieux, bien qu’abordé comme dit plus haut avec énormément de douceur et de bienveillance.

J’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai été émue aux larmes plusieurs fois, tant l’auteur sait manier avec brio les mots et décrire les sentiments de ses personnages.

Une pépite que je me réjouis de faire lire à mes filles 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥