J’ai lu: Le gouffre du cafard de Dunia Miralles

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le gouffre du cafard de l’autrice suisse Dunia Miralles

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition: BNS press, collection Uppercut

Date de parution (dans cette édition): Octobre 2023

4ème de couverture:

Dans les années 1970, en pays protestant, Concepción et ses camarades espagnols, italiens ou suisses en situation précaire, subissent des maltraitances en milieu scolaire. Une vingtaine d’années plus tard madame Krüger, qui écrit pour un journal paroissial, se rend chez Rose, une éminente spéléologue, afin de rédiger un article sur la dépollution des gouffres. La jeune femme lui propose de descendre avec elle dans une grotte. Au fil de leur progression dans les ténèbres, l’on découvrira les moments clés de la vie de la journaliste. Un voyage au cœur de la terre et dans les souterrains de l’âme.

Mon avis:

La collection Uppercut met à chaque fois en valeur une activité sportive et cette fois-ci la spéléologie est mise à l’honneur car nous y suivons Rose, en 1995, en Suisse, spéléologue qui va faire découvrir son métier à une retraitée qui écrit un article sur ce sujet pour le journal de sa paroisse.

En parallèle, nous allons remonter le temps dans les années 70 (toujours en Suisse) et suivre Concepciòn, jeune fille espagnole qui subit la maltraitance de sa maîtresse d’école raciste et les brimades qui en découlent de la part de ses camarades de classe.

Un roman qui met en exergue les différences de traitement entre élèves et la phobie scolaire qui peut en découler, pouvant mener l’enfant à la dépression voire même le pousser au suicide, s’il ne se sent pas assez entouré.

Elle ne se projette plus du tout dans l’avenir.

Rien de ce qu’elle voudrait n’est envisageable quand on nous jette dans les enfers de l’école. 

Le gouffre du cafard, de Dunia Miralles, page 56.

Nous allons donc suivre Rosa dans sa lente descente aux enfers qui semble ne jamais avoir de fin…certains passages m’ont vraiment retournée et m’ont fait mal au cœur pour elle.

Un court roman percutant et poignant, qui ne laissera personne indifférent.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Patate chaude de Marie Beer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Patate chaude de l’autrice Marie Beer. Il s’agit de son huitième roman.

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Nombre de pages: 171 pages

Maison d’édition: Encre fraîche

Date de parution (dans cette édition): octobre 2023

4ème de couverture:

Je leur ai demandé : il a laissé quoi derrière lui, votre fils au grand cœur ? Votre fils que tout le monde admirait, sauf vous, apparemment? Il a laissé un clébard! C’est mieux que rien, non ? Il aurait pu devenir tueur en série. Ou pire ! Il aurait pu devenir comme vous. Qui viendra crier à votre enterrement, à vous ?

Kob est mort, et sa famille entend préserver dignement son souvenir. Mais il laisse derrière lui plusieurs amis infréquentables, quelques magouilles et surtout un gros chien mal élevé, dont personne ne veut.
Dans ce roman vif et jubilatoire, Marie Beer croque les travers et les contradictions de nos normes sociales.

Mon avis:

J’ai acheté ce livre tout-à-fait par hasard, attirée par le titre qui m’a fait sourire et le museau du chien qui a suscité ma curiosité. 

Suite au suicide d’un copain plus ou moins perdu de vue (Kob), le narrateur va se retrouver à devoir s’occuper de la chienne de celui-ci, Patate. En effet, la pauvre chienne est brinquebalée un peu partout et personne ne veut s’en occuper, jusqu’à ce qu’une bonne poire soit désignée.

Kob, le copain disparu, avait décidé de vivre en marge de la société, il avait refusé de reprendre l’entreprise familiale et ne souhaitait en aucun cas se conformer aux désirs de sa famille qui méprisait son style de vie.

L’autrice brosse le portrait acerbe et hilarant à la fois de familles dépassées par les événements (celle du narrateur mais également celle de Kob). 

Le narrateur subit sa vie plus qu’il ne la vit mais on sent aussi qu’il a une réelle affection pour ses proches et pour Patate. Les dialogues entre les différents protagonistes sont bien léchés et j’ai adoré suivre leurs joutes verbales. L’autrice a un vrai talent pour imaginer des paroles qui sonnent justes.

Ce roman pointe du doigt la triste réalité de notre société: le chacun pour soi est maître, même si on veut paraître généreux aux yeux des autres.

Un livre au petit goût de nostalgie de l’innocence perdue de l’enfance et du temps qui passe inexorablement, nous faisant perdre les gens que nous aimons. La grand-mère du narrateur m’a particulièrement touchée, cette petite Mamie qui se plie en 4 pour faire plaisir et rendre service à son petit-fils…

La plume de Marie Beer est caustique à souhait mais sait également créer des parfaits moments de grâce qui illuminent tout le récit.

J’ai expliqué à Grand-Maman que Kob s’était suicidé.

Elle a seulement dit: « c’est du gaspillage » et elle a éteint la télé. 

Grand-Maman déteste tellement le gaspillage qu’elle est capable d’utiliser ce mot dans n’importe quel contexte pour exprimer sa désolation. Elle s’est levée pour aller faire du café dans la cuisine. Je l’ai suivie et en passant la porte, je l’ai vue éponger une larme avec un coin de son tablier.

Patate chaude, de Marie Beer, page 33.

Un très chouette livre que j’ai dévoré et une plume que je relirai avec un énorme plaisir. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Des murmures d’Ashley Audrain

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Des murmures de l’autrice Ashley Audrain. J’avais adoré son premier roman « Entre toutes les mères » et avait hâte de voir si elle allait réitérer le coup de coeur.

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Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 3 janvier 2024

4ème de couverture:

Les murmures ont commencé bien avant l’accident …
Était-ce à ce barbecue, lorsque Whitney s’est mise à hurler sur son fils ?
Ou quand sa voisine Blair s’est mise à rôder autour de chez elle ?
Ou encore ce jour où le mariage de Rebecca et Ben, ce couple sans enfants, s’est définitivement fissuré ?
Mais la nuit de l’accident, les murmures se sont faits plus insistants.
Les voisins parlent. Ils posent des questions. Les secrets éclatent.
Et le vernis se fissure.
Parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu.
Parce qu’il n’y a pas d’amitié sans envie.
Et pas de mensonges qui ne dissimule une vérité dévastatrice.

Dans son nouveau roman, Ashley Audrain explore la violence et les secrets des mères qui font rage au sein d’une petite communauté.

Mon avis:

Après le best-seller « entre toutes les mères » (qui m’avait beaucoup fait penser à « il faut qu’on parle de Kevin » de l’autrice Lionel Shriver), l’autrice aborde à nouveau le sujet de la maternité et de la place de la femme dans la société mais par le prisme de plusieurs couples habitant dans le même quartier plutôt aisé.

Infidélités, trahisons, jalousies, faux-semblants…rien n’est épargné aux personnages de ce roman choral qui fait réfléchir sur notre rapport aux autres et à l’image de nous-même que nous voulons donner au monde.

Les mères qui regrettent de l’être, celles qui rêveraient d’avoir un bébé mais ne le peuvent pas, celles qui ont perdu un enfant… l’autrice aborde le rapport à la parentalité sous toutes ses formes (ou presque) avec le même ton mordant que dans son premier roman. C’est poisseux et parfois malaisant, pour notre plus grand plaisir. Malgré tout, l’autrice arrive à nous toucher à travers les différents destins de ses héroïnes dans lesquels nous pourrons tous retrouver au moins un petit quelque chose. Même si certains personnages sont détestables, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir dans les romans d’Ashley Audrain qui explore avec brio les fêlures de ses protagonistes.

Cela n’a pas été le gros gros coup de coeur du roman précédent mais une excellente lecture (voire un petit coup de coeur), les chapitres se dévorent à toute vitesse tant la plume de l’autrice est addictive et l’envie de connaître le dénouement est fort. 

Je me réjouis d’ores et déjà de son prochain roman!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Après la forêt de mangroves de Nadia Boehlen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Après la forêt de mangroves de l’autrice suisse Nadia Boehlen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

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Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 26 janvier 2024

4ème de couverture:

Dans ce nouveau recueil de nouvelles, Nadia Boehlen met en scène des femmes en quête d’elles-mêmes, qui rompent avec des schémas qui les empêchent de grandir ou surmontent des épreuves pour goûter mieux encore à la vie. Des femmes qui, pas à pas, franchissent les barrières que leur imposent leur condition ou le milieu qu’elles habitent. Tour à tour les textes empruntent des tournures plus impressionnistes, poétiques ou sociologiques tout en convoquant des auteurs qui nourrissent le cheminement des personnages.

Mon avis:

Des nouvelles qui se répondent entre elles (comme une sorte d’écho) même si elles ne sont directement liées et qui sont parsemées de références littéraires diverses et variées.

L’autrice sait saisir des petits morceaux du quotidien et analyser les petites mesquineries dont nous nous rendons toutes et tous coupables.

Des nouvelles profondément féministes qui abordent le sujet des différences, qu’elles soient sociales, sexuelles, raciales…

Ces textes sont un hymne à la liberté de se réaliser comme nous l’entendons et nous donnent également matière à réfléchir sur le regard (souvent jugeant ou scrutateur) que nous portons sur les autres. 

Oui, les femmes ont gagné en indépendance, songe-t-elle.

(…)

Mais tout se passe à présent comme s’il était normal qu’elles travaillent, assument leur indépendance financière, voire génèrent une partie substantielle du revenu familial, tout en portant encore l’essentiel des tâches éducatives et d’intérieur. En accédant aux études et à des emplois dignes de ce nom, elles ont en quelque sorte doublé la charge qui pèse sur elles. Dans les cours d’école, dans le regard la famille ou dans le regard social, et dans celui des hommes, c’est toujours d’elles qu’on attend qu’elles veillent sur les enfants ou à la bonne tenue de la maison. On s’attendrit d’un père qui passe une fois ou l’autre dans les préaux, mais on soupçonne vite une mère de ne pas en faire assez si elle n’y apparaît pas régulièrement.

Après la forêt de mangroves, extrait de la nouvelle « la balançoire », de Nadia Boehlen, pages 79-80.

Cet ouvrage confirme tout le bien que je pense de la plume de Nadia Boehlen qui sait si bien retranscrire les liens familiaux dans toute leur complexité. 

Un recueil qui nous invite à nous aimer comme nous sommes et à profiter de la vie!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Mortelle curatelle de Christophe Barraud

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mortelle curatelle de l’auteur suisse Christophe Barraud. Ce roman est arrivé 2ème au prix Vanil Noir 🙂 

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Nombre de pages: 136 pages

Maison d’édition: Montsalvens

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

Ce matin de janvier, un promeneur découvre le corps d’une vieille dame dans une rivière d’Échallens. L’inspectrice Neyrat refuse de croire à une chute accidentelle et s’intéresse alors de plus près à la victime, Louisette Favre.

L’un des rares visiteurs réguliers de cette dernière, une retraitée solitaire au caractère difficile, était son curateur et ancien voisin, Arthur Chavan. Un homme parfois trop zélé avec qui Louisette entretenait une relation conflictuelle.

L’inspectrice confirmera-t-elle son intuition ?

Mon avis:

Le cadavre d’une vieille femme est retrouvé dans une rivière, non loin d’un EMS. L’inspectrice Neyret et son collègue Chaussat vont alors mener l’enquête dans le voisinage de la victime et vont très vite rencontrer Arthur Chavan, l’ancien voisin et le curateur de celle-ci.

A qui profite ce crime sinon à cet homme à qui la vie semble sourire avec une entreprise en apparence florissante, une famille unie et des amis?

La vérité est-elle si simple et crasse?

Christophe Barraud a un talent certain pour créer des personnages plus vrais que nature, des personnes que l’on pourrait très bien avoir déjà croisées.

En fin observateur des mœurs humaines, il dépeint ici le désespoir et la solitude des personnes âgées et ce d’autant plus lors de la pandémie du Covid car les nombreux confinements les ont encore plus isolées et abandonnées à elles-mêmes.

Comme dans malléable, les chapitres très brefs donnent un sentiment d’urgence au roman et les va-et- vient entre passé et présent nous aident à reconstituer l’intrigue en son entier, ne laissant aucun point d’ombre (chose que j’apprécie énormément dans les romans noirs).

Un polar qui se dévore, bien construit (malgré le fait qu’il soit très court) et à la fin inattendue.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Pas ce soir d’Amélie Cordonnier

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Pas ce soir de l’autrice Amélie Cordonnier. Il s’agit de son troisième roman.

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Nombre de pages: 256 pages

Maison d’édition: J’ai lu

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2023

4ème de couverture:

Huit mois, deux semaines et quatre jours qu’il n’a pas fait l’amour avec Isa. Et ce soir elle lui annonce qu’elle s’installe dans la chambre de Roxane, leur fille cadette qui vient de quitter la maison. Pourquoi le désir s’est-il fait la malle ? Comment a-t-il pu s’éteindre après de si belles années ? Le départ des enfants a-t-il été fatal ? Est-ce que tout doit s’arrêter à cinquante ans ? Lui refuse de s’y résoudre puisque Isa semble l’aimer encore.Amélie Cordonnier sonde l’histoire d’un couple à travers le regard d’un homme blessé.

Mon avis:

Dans ce livre, nous allons suivre l’histoire d’un couple qui, après 23 ans de vie commune, n’ont plus eu de relations sexuelles depuis des mois.

La particularité de ce roman est que l’autrice va raconter cette histoire par le prisme du mari.

Il va nous raconter ses questionnements, ses remises en question mais surtout son incompréhension face à cette situation.

Car l’amour est toujours présent entre eux, en témoigne toutes les attentions que sa femme a à son égard. Et si elle l’aime, pourquoi de ne le désire-t-elle plus?

Pourquoi Isabelle a-t-elle décidé faire lit à part et d’aller dormir dans la chambre vide de l’une de leur fille?

L’autrice aborde avec délicatesse le lent délitement d’un couple qui s’aime mais qui n’arrive plus à se retrouver après le départ des enfants.

En effet, Isabelle ressent le syndrome du nid vide tandis que son mari est heureux de retrouver enfin sa femme rien que pour lui. Leurs attentes et désirs ne sont pas les mêmes et cette incompréhension mutuelle se transforme en un silence qui en devient presque assourdissant.

Comment changer les choses quand chacun est sur la défensive en permanence?

Comment faire un pas vers l’autre sans que cela soit mal interprété?

Ce portrait d’un homme blessé car toujours fou amoureux de sa femme est éclatant de vérité et de beauté.

« L’amour ne s’envole pas parce qu’on ne le fait plus, figure-toi. »

Pas ce soir, d’Amélie Cordonnier, page 236

Amélie Cordonnier explore avec une justesse confondante de véracité le thème des relations hommes-femmes et nous dépeint des situations qui sont très certainement le quotidien de nombreux couples. 

J’ai adoré ce livre qui est un gros coup de cœur et lirai avec plaisir les autres romans de cette autrice si douée pour décortiquer les mœurs humaines.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Rytingur Hotel (collectif)

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Rytingur Hotelécrit par les auteurs suivants: Stéphanie Glassey, Fabrice Pittet, Estelle Tolliac, Olivier et Marie-Christine Horn.

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Nombre de pages: 171 pages

Maison d’édition: Okama, collection HeYoKa

Date de parution (dans cette édition): 17 octobre 2022

4ème de couverture:

Il y a 16 ans. Un mystérieux incendie s’est déclaré dans une propriété laissant des jumeaux orphelins. Les pompiers et la police n’ont pas été en mesure de déterminer l’origine du désastre. Le seul objet retrouvé : une dague celtique datant du VIème siècle avant J.-C.

De nos jours. Les jumeaux se retrouvent pour célébrer ensemble leur dix-huitième anniversaire en partant en vacances. Après une longue journée de voyage, ils s’arrêtent dans un motel appelé Rýtingur Hotel.
La dague réapparaît… comme par magie.

Mon avis:

Il s’agit d’un recueil comprenant 5 nouvelles sur le même thème mais interprété différemment par 5 auteurs/autrices.

On y suit des jumeaux qui ont réchappé à l’incendie qui a coûté la vie à toute leur famille quand ils étaient petits, et auprès desquels on a retrouvé une dague antique qui disparaît peu après. Le jour de leurs 18 ans, la fameuse dague réapparaît et des événements étranges surviennent…

Si on peut saluer le fait que chaque nouvelle ait son propre univers, j’ai surtout accroché à la première (écrite par Stéphanie Glassey-Schwitter) et à la dernière (écrite par Marie-Christine Horn), qui étaient pour moi les plus abouties avec un vrai début et une fin bien définie. Les trois autres avaient à mon sens moins d’intérêt car plus fouillis même si certaines idées étaient vraiment bonnes. Le format court les a peut-être desservies, certaines nouvelles auraient gagnées à être développées sur plus de pages.

De plus, l’une des nouvelles parle d’une relation incestueuse entre frère et sœur (bien que consentie) et j’ai trouvé ce choix un peu malaisant mais ce n’est que mon ressenti…

Un recueil toutefois divertissant mais un peu inégal qui vise un public adolescent (mais pas que). 

Ma note: ♥♥♥

[SP]J’ai lu: Parall’elles – attends-moi de Céline Gastaldi

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Parall’elles – attends-moi de l’autrice Céline Gastaldi, que j’ai eu la chance de recevoir de la part de l’autrice elle-même.

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Nombre de pages: 204 pages

Maison d’édition: auto-édition (Atramenta)

Date de parution (dans cette édition): 16 décembre 2023

4ème de couverture:

Comment la vie d’une journaliste de guerre en Syrie peut-elle être liée à celle d’une mère de famille dans un petit village de Suisse? Alep, Syrie. Adeela vit sous le feu des bombes depuis deux ans, en tant que reporter de guerre. Poussée par son devoir d’information, elle va se battre au péril de sa vie pour relater le quotidien d’un peuple meurtri. Elle entamera alors le chemin de la migration, que tant d’autres avant elle avaient pris, des confins de la Syrie à la Suisse, en passant par les îles grecques. Accompagnée par son ami Yazan, ils vivront ensemble ce périple, qui va modifier leur relation d’amitié au plus profond et revoir leurs sentiments l’un pour l’autre. Orval, Suisse. Sophie, photographe à son compte, tente de donner un sens à sa vie d’épouse et de mère de famille. Arrivera-t-elle à sauver son couple, tandis qu’une rencontre fortuite va bouleverser son quotidien et ébranler ses valeurs ? Deux femmes, deux vies parallèles diamétralement opposées? à moins que leurs destins ne finissent par se croiser ? Un roman vibrant, qui vous fera passer par toute une palette d’émotions.

Mon avis:

Dans ce roman choral, nous allons suivre d’un côté Adeela, suissesse qui est en mission en Syrie en tant que reporter de guerre. Témoin des horreurs quotidiennes qui rythment la vie des Aleppins, elle décide de rejoindre la Suisse avec un ami rencontré à Alep, Yazan, en empruntant le même chemin que les migrants, périple semé d’embûches car nous connaissons les conditions précaires dans lesquelles sont « accueillis » les réfugiés.

D’un autre côté, nous allons suivre Sophie, en Suisse, mère d’une ado et mariée à un homme avec lequel elle n’a plus beaucoup d’atomes crochus. Photographe pour des magazines sur la nature, elle va faire la connaisseuse en forêt de Yonas, un bûcheron qui ne la laisse pas indifférente.

Ces deux femmes n’ont à priori rien en commun mais nous comprenons très vite qu’elles se tiennent toutes deux au bord de leur vie, prêtes à faire le grand saut qui changera leur avenir. Toutes deux sont hantées par la peur d’avoir des regrets si elles ne font pas le bon choix.

L’alternance de point de vue entre les différents protagonistes fait qu’il est presque impossible de lâcher ce roman avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Les destins d’Adeela et Sophie m’ont passionnée et touchée et j’ai trouvé la plume de l’autrice entraînante et on sent qu’elle sait de quoi elle parle quand elle décrit les déboires des migrants qui quittent leur pays pour un ailleurs fantasmé mais qui se révèle être parfois inhospitalier voire même hostile à leur égard.

En effet, Céline Gastaldi est depuis de nombreuses années bénévole pour des associations d’aide aux migrants et s’est inspirée d’histoires vraies pour écrire ce livre qui je pense (et je l’espère) aura un écho dans le cœur de tous ses lecteurs. 

Une plume à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci à Céline Gastaldi de m’avoir confié son livre 🙂

J’ai lu: Coeurs perdus en Atlantide de Stephen King

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Coeurs perdus en Atlantide de l’auteur Stephen King. 

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Nombre de pages: 600 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): mars 2001

4ème de couverture:

« Même s’il est difficile de le croire, les sixties ne sont pas imaginaires : ces années-là ont bel et bien existé. » En suivant le destin de Bobby Garfield et de Carol Gerber, de manière directe ou en filigrane, Stephen King rend un hommage bouleversant à l’enfance et à l’adolescence dans l’Amérique des années soixante, partagée entre bouillonnement culturel et guerre du Vietnam. Bobby et Carol, confrontés aux crapules de bas étage (des êtres venus de l’univers de La Tour Sombre) ou aux affres d’une jeunesse rebelle et révoltée par la guerre, apprennent douloureusement que le passage à l’âge adulte est dévastateur.

Avec Cœurs perdus en Atlantide, Stephen King atteint le sommet de son art. Roman magistral, très proche de la littérature générale, il n’en demeure pas moins l’un de ses plus terrifiants. Parce que l’horreur vécue est réelle et qu’elle a bouleversé le destin de toute une génération de jeunes Américains. Alors qu’il n’a plus rien à prouver, King s’affirme comme un auteur majeur de la littérature du XXe siècle. –Daniel Conrad

Mon avis:

Il faut tout d’abord savoir qu’il s’agit d’un recueil de nouvelles (dont 2 de plus de 200 pages) qui sont toutes liées par le fil conducteur du personnage de Carol, que l’on va suivre en alternance sur une quarantaine d’années.

Stephen King aborde le sujet de la perte de l’innocence mais aussi du passage à l’âge adulte, ses thèmes de prédilection.

De plus, il brosse un portrait sans fard ni complaisance des USA en pleine guerre du Vietnam et toute une génération de jeunes hommes sacrifiés pour cette cause.

Ceux qui en reviendront seront marqués à vie et ne pourront plus jamais vivre sans penser aux horreurs vues et vécues là-bas.

Bref, Cœurs perdus en Atlantide est une grande fresque sociétale qui nous plonge au cœur de la psyché humaine, analysant nos peurs les plus profondes.

J’ai regretté que la première histoire (Crapules de bas étage en manteau jaune) qui était celle qui m’avait le plus plu (un garçon rencontre un vieil homme qui semble venir d’un autre monde, et qui lui conseille des livres, l’amour de la littérature les liant d’une manière inextricable), ait une fin tellement ouverte qu’elle m’a vraiment frustrée. De plus, cette nouvelle prend place dans l’univers de la série « La Tour Sombre » que je n’ai malheureusement pas encore lue. Si vous avez l’avez déjà lue, vous relèverez très certainement des clins d’œil dans cette nouvelle qui m’ont bien entendu échappé. 

J’en attendais peut-être beaucoup mais j’ai passé tout de même un très bon moment de lecture malgré quelques bémols.

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les déracinés de Catherine Bardon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les déracinés de l’autrice Catherine Bardon. Il s’agit du premier tome (bien qu’il puisse se lire seul) d’une grande saga familiale inspirée de faits réels.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 768 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 7 mars 2019

4ème de couverture:

Almah et Wilhelm se rencontrent dans la Vienne brillante des années 1930. Après l’Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs les pousse à quitter leur ville natale avant qu’il ne soit trop tard. Perdus sur les routes de l’exil, ils tirent leur force de l’amour qu’ils se portent : puissant, invincible, ou presque. Ils n’ont d’autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d’Europe. Là, tout est à construire et les colons retroussent leurs manches. Pour bâtir, en plein cœur de la jungle hostile, plus qu’une colonie : une famille, un avenir. Quelque chose qui ressemble à la vie, peut-être au bonheur…

Mon avis:

J’ai adoré ce roman qui aborde un aspect peu connu de la Seconde Guerre Mondiale : l’accueil du peuple juif en République Dominicaine, où ils fonderont des villages « exemples », sensés redorer la réputation peu reluisante du dictateur Trujillo.

Nous allons suivre Almah et Wilhelm, un couple autrichien obligé de fuir leur pays pour sauver leur vie et celle de leur fils.

Abandonnant leur passé derrière eux, ils vont entamer un long périple qui les emmènera en Suisse, au Portugal puis aux USA, pour finir par rallier l’île qui accepte encore des immigrants.

En effet, beaucoup de pays avaient atteints leur « quota » et ne délivraient plus de visas.

Roman historique bénéficiant de recherches solides et approfondies (cette édition collector est d’ailleurs agrémentée de nombreuses photographies), c’est également un récit dont les protagonistes ont été très largement inspirés d’une histoire vraie.

J’ai été emportée par l’écriture de l’autrice qui sait conter les faits d’une manière passionnante bien que factuelle. J’ai aimé suivre Almah et Will dans leur nouvelle vie même si on ressent que le poids de leur passé et de leur histoire est parfois une charge trop lourde à porter. 

On prétend que l’âme des morts survit aussi longtemps que quelqu’un est capable de prononcer leur nom. Je prononcerai les leurs en silence chaque jour de ma vie.

Les déracinés, de Catherine Bardon, page 566.

Cependant, l’espoir, le bonheur et la joie existent encore au milieu de l’horreur et ils font preuve d’une résilience à toute épreuve, en restant soudés et en mettant un point d’honneur à voir le bon côté des choses.

Les déracinés est un petit pavé que j’ai dévoré et dont j’ai quitté les personnages à regret.

Je pense me procurer très vite la suite!! Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥