J’ai lu: Vladivostok Circus d’Elisa Shua Dusapin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vladivostok Circus de l’autrice Elisa Shua Dusapin.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Vladivostok circus

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Zoe Editions

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

À Vladivostok, dans l’enceinte désertée d’un cirque entre deux saisons, un trio s’entraîne à la barre russe. Nino pourrait être le fils d’Anton, à eux deux, ils font voler Anna. Ils se préparent au concours international d’Oulan-Oude, visent quatre triples sauts périlleux sans descendre de la barre. Si Anna ne fait pas confiance aux porteurs, elle tombe au risque de ne plus jamais se relever. Dans l’odeur tenace d’animaux pourtant absents, la lumière se fait toujours plus pâle, et la distance entre chacun s’amenuise à mesure que le récit accélère. Dans ce troisième roman, Elisa Shua Dusapin convoque son art du silence, de la tension et de la douceur avec des images qui nous rendent le monde plus perceptible sans pour autant en trahir le secret.

Mon avis:

C’est un roman qui se lit très vite et qui nous plonge au cœur de la vie d’un cirque et plus particulièrement d’un trio qui officie à la barre russe.

Nathalie, la narratrice, est couturière et va devoir coudre des vêtements de scène pour le fameux trio, devant s’adapter aux conditions extrêmes et dangereuses de leur métier. J’ai aimé en savoir plus sur la préparation des artistes.

Si j’ai trouvé cette incursion dans le monde du cirque plutôt intéressante, j’ai eu de la peine à m’attacher à Nathalie, jeune femme solitaire et un peu perdue. De plus, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle fuyait.

Je dois avouer que je ne suis pas sûre d’avoir saisi la finalité de ce livre (à la fin je me suis demandé : « tout ça pour ça? »).  J’ai cependant aimé la plume d’Elisa Shua Dusapin, que j’ai trouvée très intimiste. Elle sait retranscrire à merveille les ambiances et les non-dits.

J’ai encore dans ma pile à lire son roman primé, un hiver à Sokcho, dont le sujet, je l’espère,  me parlera davantage.

Ma note: ♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Qui a mangé mes enfants? de Christian Vellas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Qui a mangé mes enfants? de l’auteur suisse Christian Vellas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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qui a mangé mes enfants

Nombre de pages: 132 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 2016

4ème de couverture:

Qui a mangé mes enfants?
Venus de l’espace, des ogres traquent les humains pour s’en repaître, puis les élèvent en batterie. en copiant les cruelles méthodes que ceux-ci appliquaient jusqu’alors à leurs animaux de rente. Pour échapper à ce sort funeste, une partie de l’humanité se réfugie dans les profondeurs de la Terre.
 
Le dernier homme perché
La fin du monde est arrivée et, seuls rescapés, un homme, sa vieille femme et ses deux filles ont pu se réfugier dans un arbre isolé en pleine mer. Soit un mâle et deux femelles en âge de procréer. Une situation biblique, car il faut envisager de repeupler la planète… 

Mon avis:

Ce livre contient en fait deux histoires qui traitent toutes les deux du même thème, l’extinction programmée du genre humain. 

J’ai aimé découvrir la plume de Christian dans des histoires plus longues et plus développées à mon goût que dans son dernier recueil paru, Au plus profond du moins profond. Les deux histoires sont savoureuses, caustiques et ironiques à souhait. 

On sent que l’auteur veut provoquer une réaction de la part de ses lecteurs.

Dans la première histoire Qui a mangé mes enfants? on s’offusque du sort réservé aux humains mais finalement il est vrai que les animaux que nous mangeons ne sont pas souvent traités avec le respect qu’ils mériteraient. 

Cela fait donc réfléchir mais également sourire, car on retrouve encore et toujours la cupidité des êtres humains, alors même qu’ils sont en danger ils répètent en boucle les mêmes erreurs, péchant par orgueil. L’auteur (ou du moins le narrateur) est un poil moralisateur mais cela n’est pas dérangeant car il est vrai que les humains sont bourrés de défaut. 

L’homme est le seul animal qui a la fureur de vouloir progresser sans cesse.

Qui a mangé mes enfants?, de Christian Vellas, page 92.

La seconde histoire, Le dernier homme perché, parle du cruel dilemme qui se pose au dernier homme sur terre. Laisser la race humaine s’éteindre à tout jamais ou braver les interdits et consentir à faire des enfants avec ses filles (qui sont adultes), sa femme étant trop vieille pour enfanter encore. J’ai trouvé cette nouvelle plutôt drôle, tant ce dernier homme vivant se sent comme un coq dans sa bassecour. On sent le regard moqueur de l’auteur sur lui.

Bref, j’ai dévoré ce livre tant j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire. Ces deux « nouvelles » sont bien plus profondes qu’elles n’y paraissent au premier abord et font réfléchir, chose que j’apprécie. J’ai passé un très bon moment de lecture et me réjouis de découvrir le prochain ouvrage de Christian Vellas!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La Gouvernante de Wendy Holden

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Gouvernante de l’autrice Wendy Holden.

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la gouvernante

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel (Editions du Club France Loisirs)

Date de parution (dans cette édition): 25 mai 2022

4ème de couverture:

Dans le Londres d’avant-guerre, deux petites filles se promènent avec leur gouvernante. L’une d’elles accèdera bientôt au trône.

Les princesses Elizabeth et Margaret adorent Marion, qui leur fait découvrir un monde inconnu : la piscine, le métro, les grands magasins ! Entre elles se tisse un lien d’affection unique : Marion, qui veille sur les fillettes comme une mère, est leur confidente privilégiée. Au risque de sacrifier sa propre existence…

Inspiré de la vie de Marion Crawford, La Gouvernante royale est un formidable roman d’amour, de sacrifice et d’allégeance. On y voit grandir, sous les yeux de Marion, Margaret et Elizabeth. On y vit de l’intérieur les drames et les joies des Windsor, de l’abdication d’Edouard VIII au glamour du couronnement d’Elizabeth II. On y découvre enfin le destin d’une jeune femme que rien ne prédestinait à vivre dans l’ombre de la famille royale.

Mon avis:

J’ai décidé de sortir ce roman de ma pile à lire à l’annonce du décès d’Elizabeth II. Il faut savoir que j’adore les histoires de royauté, les têtes couronnées m’ont toujours fascinée et d’autant plus la reine Elizabeth II, son règne étant été d’une longueur sans égal.

Dans ce roman, on va suivre Marion Crawford, jeune femme moderne qui se destine à l’enseignement dans les banlieues pauvres de Londres mais qui finalement est recommandée comme Gouvernante pour les filles du futur roi George VI, Margaret et Elizabeth. 

A partir du moment où elle va franchir le portail des plus belles maisons du Royaume Uni, Marion devra mettre sa vie personnelle et privée de côté, se donnant corps et âme pour l’éducation et la protection des deux petites filles.

Elle essaiera de leur inculquer de vraies valeurs, loin du faste qui définit leur statut et les condamne un peu à vivre loin du monde « réel ».

J’ai aimé les recherches menées par Wendy Holden pour écrire ce livre et sa plume est fluide et vraiment entraînante et vivante. Je me suis vraiment attachée à Marion, qui sera toute sa vie déchirée entre son devoir envers la famille royale et son envie de pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. Pour Margaret et Elizabeth, elle devra renoncer à se marier et à avoir des enfants.

De ce fait, elle reporte toute son affection sur les deux petites princesses, oubliant parfois que pour elles, elle n’est qu’une employée parmi d’autres. 

Un roman riche en rebondissements qui nous fait découvrir la vie d’une femme restée toute sa vie dans l’ombre de la famille royale d’Angleterre. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’institut de Stephen King

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’institut de l’auteur Stephen King. (qu’on ne présente plus!)

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l'institut

Nombre de pages: 598 pages

Maison d’édition: Albin Michel (France Loisirs Editions de Noyelles)

Date de parution (dans cette édition): janvier 2020

4ème de couverture:

En pleine nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, un surdoué de douze ans, tuent ses parents et le kidnappent. Quand le jeune garçon se réveille, à l’Institut, la chambre où il se trouve est semblable à la sienne – si ce n’est l’absence de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi ne cherchent-ils pas à s’enfuir ?
L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.

Mon avis:

J’ai trouvé ce roman un peu long à démarrer et je lui ai trouvé certaines longueurs. 

Mais quand même, quelle claque que cette fin! J’ai vraiment été emportée dans cette histoire d’enfants avec des potentiels de télékinésie ou télépathie. Je me suis attachée à eux, j’ai souffert avec eux. 

J’ai pleuré, à plusieurs reprises. L’auteur n’épargne pas ses personnages et encore moins les enfants, ce qui a déchiré mon petit cœur de maman.

Certes, je comprends que ce roman n’a pas eu autant de critiques élogieuses que d’autres de Stephen King car il est plus lent et globalement moins violent (quoique) que ses autres romans.

Cependant, j’ai trouvé que le sujet était bien exploité, même si parfois je me demande si raconter toute l’histoire du gardien de nuit au début apportait vraiment quelque chose au récit.

L’Institut – le lieu où sont amenés les enfants enlevés – est glauque à souhait et semble être un condensé de toutes les peurs enfantines. L’enfermement, l’étouffement, l’isolement, le manque d’amour.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture avec L’Institut, qui reste pour moi – malgré quelques petites faiblesses – un très bon King 🙂

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Quand meurent les éblouissement d’Anne-Frédérique Rochat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Quand meurent les éblouissements de l’autrice Anne-Frédérique Rochat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

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quand meurent les éblouissements

Nombre de pages: 262 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2022

4ème de couverture:

À l’âge de 15 ans, avec les encouragements de sa mère, Chiara passe un casting et décroche un rôle important au cinéma. Dès lors, un monde nouveau s’ouvre à elle. Un monde envoûtant qui répare certaines blessures, mais en ravive d’autres. Comment parvenir à un équilibre quand on a soif de reconnaissance et qu’on place son bien-être dans le regard d’autrui ? Sur les conseils de son agent, Chiara Mastrini deviendra Aure Carmin afin d’éviter la confusion avec une autre actrice au nom trop similaire. Cela suffira-t-il à la rendre irremplaçable ? Ce roman questionne la place que l’on prend et celle que l’on mérite. Ainsi que toutes les difficultés qu’engendre un succès. Surtout lorsque celui-ci est fragile…

Mon avis:

Ce livre raconte l’histoire de Chiara, jeune femme dont la mère – plus ambitieuse qu’elle –  l’inscrit à un casting pour jouer dans un film. Contre toute attente, grâce à son talent indéniable, elle est retenue pour le rôle et à partir de ce moment-là sa vie va lentement basculer. 

Avec l’arrivée d’une certaine notoriété, le regard des autres change indubitablement et plus rien ne sera pareil pour Chiara qui se voit rebaptiser Aure Carmin, creusant encore plus un fossé entre sa vie d’actrice et ce qu’elle est réellement. L’éloignement d’avec sa soeur et sa mère, salutaire au début, devient peu à peu pesant. Elle aimerait tellement retrouver un semblant de normalité.

J’ai trouvé Chiara plutôt touchante dans sa manière de s’abrutir dans l’alcool pour oublier ses soucis. Elle n’a jamais vraiment désiré être célèbre, même si elle adore jouer la comédie. Ce livre pointe du doigt les dérives du métier d’actrice. On assiste page après page à une sorte de descentes aux enfers. 

De plus, ce roman parle de la famille, de la place qu’on prend dans celle-ci.

Par  ailleurs, j’ai retrouvé dans certaines scènes un petit quelque chose du livre précédent de l’autrice,  Longues Nuits, Petits Jours que j’avoue avoir préféré à celui-ci.

Un bon roman néanmoins qui se lit avec plaisir même si le sujet m’a peut-être moins parlé.

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Mais qui a tué Marc Voltenauer? de Xavier Michel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mais qui a tué Marc Voltenauer? de l’auteur Xavier Michel que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième ouvrage édité chez Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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mais qui a tué marc voltenauer

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2022

4ème de couverture:

Septembre 2019 au Livre sur les quais. Alors que la manifestation bat son plein, le roi du polar Marc Voltenauer est retrouvé mort dans le port de Morges. L’inspecteur Philibert Ramuz, célibataire bedonnant et arrière-petit-neveu de Charles Ferdinand, est chargé de l’affaire. Secondé par sa collègue Greta Palud, il jubile de pouvoir mêler son travail et sa passion pour la littérature. Au fil de l’enquête, de nombreuses personnalités du monde littéraire défilent : Nicolas Feuz, Quentin Mouron, Pascal Schouwey, Amélie Nothomb, Guillaume Rihs, Alexandre Jardin, Marie-Christine Horn… Mais qui a tué Marc Voltenauer ? Avec ce texte résolument parodique, Xavier Michel dévoile une tout autre facette de son écriture, loin de la poésie de Tu liras sur mes murs (Slatkine, 2019), loin des chansons d’Aliose

Mon avis:

J’ai trouvé l’idée de départ vraiment bien trouvée. Le Livre sur les Quais à Morges est un salon littéraire que j’aime beaucoup et le fait que l’action s’y déroule est plutôt original et bien pensé. Le fait de connaître les lieux m’ont aidée à me repérer mais si vous n’être jamais allés à Morges ne vous inquiétez pas, l’auteur a même pensé à inclure une illustration de la zone (dessinée par Benoît Schmid) à la page 75.

J’ai également apprécié le fait de connaître en grande partie les protagonistes de l’histoire, à part bien entendu les deux personnages de fictions, soit l’inspecteur Philibert Ramuz (hilarant) et sa collègue Greta Palud. Cela donnait un côté très « réel » au récit et j’avoue que parfois c’était presque un peu déroutant. 

L’écriture de Xavier Michel est fine, caustique. Le rythme est soutenu et on alterne les points de vue entre le narrateur (qu’on suppose donc être l’auteur) et l’enquête du loufoque inspecteur Ramuz. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, tous les événements s’enchaînent parfaitement, ne laissant aucun temps mort.

Honnêtement, je pense qu’il faudra que je le relise une seconde fois pour saisir tous les petits indices sur l’enquête parsemés ici et là et apprécier encore mieux toutes les tournures de phrases pour le moins drolatiques. 

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui sous couvert d’un roman policier et surtout une comédie de mœurs sur le monde littéraire. 

Savoureux!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Vox de Christina Dalcher

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vox de l’autrice Christina Dalcher. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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vox

Nombre de pages: 432 pages

Maison d’édition: NIL

Date de parution (dans cette édition): 7 mars 2019

4ème de couverture:

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

Mon avis:

Un roman qui m’a fait de l’œil dès sa sortie mais il a traîné près de trois ans dans ma pile à lire, j’ai vraiment honte pour le coup. Dès que je l’ai entamé, je l’ai littéralement dévoré, tant il m’a révoltée, choquée, dérangée.

La plume de Christina Dalcher (enfin du moins sa traduction) m’a happée dès la première page. On suit donc Jean, docteur en neurosciences. Dans un pays (les Etats-Unis) où les femmes ont dû – du jour au lendemain – porter un bracelet compte-mots les empêchant de prononcer plus de 100 mots par jour (sous peine de se prendre des décharges électriques pour chaque dépassement), elle est démise de ses fonctions et doit quitter son laboratoire de recherches pour rester à la maison. Mise au ban de la vie active, comme toutes les autres femmes.

Cependant, le frère du président des Etats-Unis a eu un grave accident de ski et pour ne pas que son cerveau subisse des dommages irrémédiables, lui ôtant la faculté de parler, les dirigeants du pays se rappellent subitement que le plus grand expert du pays est en fait une femme (c’est ballot!) et il s’agit de Jean.

On suit donc Jean, qui est partagée entre son envie de continuer ses recherches et comprendre ce que fomente l’Etat. En même temps, elle voit son fils aîné commencer à aduler l’une des figures dirigeante de l’ordre des « Purs » un révérant aux idées misogynes et extrémistes. Mais quand on veut soumettre la moitié de l’humanité (soit les femmes), n’est-on pas déjà de base complètement fou?

Vu comment sont les choses, comment sont les femmes, personne ne voudrait avoir de fille, Aucun parent sain d’esprit ne voudrait avoir à choisir la couleur du compte-mots de sa petite fille de trois mois. 

Vox de Christina Dalcher, page 228.

On assiste alors à des scènes très dures, avec entre autres la petite fille de Jean qui est fière de ne pas utiliser son quota de mots par jour car cela est récompensé à l’école… Une bonne fille se doit d’être docile et surtout (!) de se taire. 

J’ai trouvé toute la thématique très bien amenée par l’autrice. Malgré quelques petites faiblesses scénaristiques – quelques scènes se passent un peu trop vite -, ce roman est un vrai électrochoc. On voit comment tout peut basculer d’un jour à l’autre.

Dans certains pays on est vraiment pas loin de cette réalité-là et même un peu partout, ce sont les hommes qui  globalement décident du sort des femmes (il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé aux USA avec le droit à l’avortement). Comme l’avait si bien dit Simone Veil: « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Aucun roman n’aura aussi bien illustré ce propos. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de Maria Larrea

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de l’autrice Maria Larrea. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les gens de Bilbao naissent où ils veulent

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

Tout commence en Espagne. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille qu’elle abandonne aux sœurs d’un couvent. Les deux orphelins connaissent la misère et Franco mais se rencontrent, se marient, partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage, le Basque gardien du théâtre de la Michodière. Ils auront un enfant, Maria. C’est notre narratrice. A vingt-sept ans, celle-ci croyait s’être arrachée à ses origines: la loge de ses parents, la violence de Julian et les silences de Victoria. Mais un tirage de tarot va renverser son existence et l’obliger à replonger dans le passé des siens. Pour comprendre de qui elle est la fille, elle devra enquêter et revenir là oÙ tout a débuté, à Bilbao, où naissent les secrets. 

Etourdissant de style, d’énergie et de vie, ce premier roman mené tambour battant nous embarque instantanément. Avec maestria, Maria Larrea y recompose pièce par pièce le visage de sa famille et le puzzle de sa mémoire. On court et rit et pleure ensemble. Une écrivaine est née.

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce roman de la rentrée littéraire 2022 car son titre m’a intriguée.

La plume de l’autrice est brute, incisive. Drôle aussi, souvent, malgré elle.

J’ai aimé sa façon de raconter les choses. Il est marqué « roman » sur la couverture mais je sais que ce livre est autobiographique et qu’il raconte la vie des parents de l’autrice puis sa naissance à elle et sa vie jusqu’à ses 27 ans. 

J’ai été extrêmement touchée par l’histoire de Maria Larrea, sa recherche de la vérité, son envie de savoir exactement d’où elle vient.

Je pense qu’à sa place j’aurais également remué ciel et terre pour avoir le fin mot de l’histoire, de [mon] histoire.

Ce livre raconte ses racines, on sent tout l’amour qu’elle ressent pour ses parents que la vie a malmené, le respect qu’elle a pour eux mais aussi la colère. 

Un livre qui traite également de la filiation, peut-on devenir mère (ou père) à son tour si on ignore d’où l’on vient vraiment ?

Que peut-on transmettre à nos enfants quand on ignore tout de nos origines?

Une histoire belle et émouvante retranscrite par une plume juste et qui touche droit au cœur, ce roman est une perle de la rentrée littéraire!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Numéro deux de David Foenkinos

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Numéro deux de l’auteur David Foenkinos. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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numéro deux

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): décembre 2021

4ème de couverture:

« En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi. »

Mon avis:

J’ai tout de suite été intriguée par le postulat de départ: Suivre le jeune acteur qui a été recalé au dernier moment lors des auditions pour le rôle de Harry Potter.

A vrai dire, même si toute cette histoire a été inventée par David Foenkinos, il est néanmoins certain qu’il y a dû avoir un numéro deux, une personne qui n’a pas eu la chance d’obtenir le fameux rôle du héros qu’on ne présente plus. 

On suit donc Martin Hill, jeune garçon plein d’espoir quand il est repéré par un producteur et qui passe donc le casting pour incarner Harry Potter dans l’adaptation cinématographique des romans qui ont fait fureur dès leur sortie.

Cependant, Martin ne va pas être retenu, c’est – comme chacun sait –  Daniel Radcliffe qui le sera. Dès lors, la vie de Martin va devenir un enfer entre les livres qui continuent à sortir, les films, les produits dérivés, Harry Potter est partout, lui rappelant chaque jour son cuisant échec. 

– On vit aujourd’hui sous la dictature du bonheur des autres. Ou, en tout cas, leur prétendu bonheur.

Numéro deux de David Foenkinos, page 223.

J’ai trouvé l’histoire de Martin très touchante, j’ai vraiment pu m’identifier à lui, j’ai souffert avec lui. Entre les drames qui jalonnent sa vie et ce rendez-vous manqué avec le succès, rien n’est facile pour lui.

L’auteur aborde ce sujet délicat d’être « le second », « le loser », avec beaucoup de sensibilité, comme à son habitude. Il nous rappelle que le bonheur se trouve parfois où on ne l’attend pas.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La ferme des animaux de George Orwell

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la ferme des animaux de l’auteur George Orwell. C’est un classique qu’on ne présente plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la ferme des animaux

Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): novembre 2020

4ème de couverture:

Un jour de juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout ce qui marche sur deux pieds est un ennemi. Tout ce qui marche sur quatre pattes, ou possède des ailes, est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. » Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : « Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d’autres. »

Mon avis:

Cette année, j’avais vraiment envie de découvrir des classiques de la littérature et celui-ci me faisait de l’œil depuis longtemps. Je crois que j’avais déjà dû lire une bande dessinée adaptée du roman mais je n’avais pas lu le texte initial. J’ai vraiment adoré ma lecture.

Il s’agit d’une satire sociale où les animaux d’une ferme, sous l’influence de deux cochons, décident du jour au lendemain de se rebeller contre leur maître et de fonder une nouvelle société, où seuls les animaux décideront de leur destin et travailleront pour leur unique bien-être et pas pour servir un humain.

Bien entendu, si les choses semblent idylliques au début, des dérives se font vite sentir car les cochons, plus érudits que les autres animaux, se rendent vite compte qu’ils peuvent tirer profit de la situation…et s’octroyer des droits que les autres animaux n’auront pas. Ceux-ci d’ailleurs, crédules et se fiant les yeux fermés aux cochons, se font exploiter par leurs frères animaux d’une manière bien plus dure que le fermier auparavant… 

Vers ce temps-là, les cochons emménagèrent dans la maison d’habitation dont ils firent leurs quartiers. Une fois encore, les animaux crurent se ressouvenir qu’une résolution contre ces pratiques avait été votée, dans les premiers jours, mais une fois encore Brille-Babil parvient à les convaincre qu’il n’en était rien.

La ferme des animaux, de George Orwell, page 74.

Un grand roman, aussi drôle que dramatique, qui fait réfléchir sur la cupidité du genre humain.  En effet, même si les protagonistes du livres sont des animaux, leurs interactions et travers ne sont finalement que le reflet des nôtres. Brillantissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥