J’ai lu: Nuuk et Summit de Mo Malo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des tomes 3 et 4 de la série sur l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, Nuuk et Summit de l’auteur Mo Malo. Je vous ai parlé juste ici des deux premiers tomes de la série, Qaanaaq et Disko.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

nuuk et summit

Nombre de pages: 416 pages/384 pages

Maison d’édition: La Martinière

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2020/3 juin 2022

4ème de couverture (Nuuk):

Dans les villages du Groenland, une étrange épidémie de suicides touche les jeunes gens. La misère sociale et la rudesse climatique n’expliquent pas tout.
Après un long passage à vide, la hiérarchie de Qaanaaq Adriensen l’a autorisé à reprendre son poste de chef de la police de Nuuk, la capitale du pays. Mais sous deux conditions : être suivi par une thérapeute et renoncer aux expéditions sanglantes qui ont fait sa réputation. Hélas, ses démons le reprennent vite, au grand dam de son adjoint inuit, Apputiku Kalakek.
Qaanaaq découvre que les différentes morts sont liées par les traces du passage d’un mystérieux chamane chez plusieurs victimes. Et partout où se rend le policier, lui sont livrées, colis après colis, les pièces d’un puzzle macabre. Paranoïaque, disent-ils ? Qaanaaq veut prouver à tous que ses failles n’ont pas atteint ce qu’il a de meilleur en lui : son instinct de chasseur.

Mon avis sur Nuuk:

Dans ce troisième tome des enquêtes de l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, on va vraiment être en immersion dans la culture inuite, avec de passionnantes descriptions de rituels et de coutumes ancestrales (tatouages etc).

Des 4 tomes que compte actuellement la série, c’est mon tome préféré. Toujours dans l’optique de nous faire découvrir ce pays pour le moins mystérieux, Mo Malo aborde cette fois-ci le thème du suicide adolescent, première cause de mortalité chez les jeunes au Groenland. 

Par-delà son indéniable sophistication, l’humain demeurait un animal. Fait de pulsions et d’instincts. Ses actes décisifs s’embarrassaient rarement de cloches et de trompettes.

Nuuk, de Mo Malo, page 164.

Le rythme de l’enquête est effréné et j’ai retrouvé avec plaisir l’inspecteur Adriensen et toute son équipe du Politigarden. Je regrette juste que parfois l’auteur fasse mourir ses personnages sans grands états d’âme 😉

Mo Malo confirme son talent de narrateur avec ce troisième tome vraiment bien équilibré entre enquête et descriptions des rites inuits. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture (Summit):

Au cœur des profondeurs glacées du continent blanc, les plus grands flics scandinaves se sont réunis pour résoudre ensemble une affaire qui menace l’intégrité de leurs pays respectifs. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen, chef de la police locale, prend la tête de l’expédition qui les emmène sur le territoire hostile de l’inlandsis – un désert glacé de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Mais des événements troublants surviennent. Et Qaanaaq doit affronter une blessure ancienne qui le met en péril – au pire moment.

Quand un membre du groupe disparaît, tout bascule définitivement. Et si quelqu’un cherchait à provoquer leur perte et celle de la police groenlandaise tout entière ?

Au milieu du blizzard, ils sont désormais coupés du monde. Si la faim et le froid n’ont pas raison d’eux, ce pourrait bien être la folie polaire…

Mon avis sur Summit:

Dans ce 4ème tome, qui est celui que j’ai un peu moins apprécié de la série pour le moment, nous allons suivre Qaanaaq Adriensen et son équipe qui vont devoir accueillir des enquêteurs en provenance de tous les pays scandinaves pour leur faire découvrir sur des traineaux tirés par des chiens, le terrible mais magnifique Inlandsis.

Bien évidemment, les dés sont pipés et tout ne va pas se passer comme prévu. 

Si j’ai aimé les descriptions des paysages et l’ambiance du roman, j’ai trouvé que l’intrigue manquait un peu d’allant à certains moments et tirait un peu en longueur.

Cependant, j’ai été heureuse de retrouver comme toujours l’équipe de Qaanaaq Adriensen, des personnages plus attachants que jamais et de creuser toujours plus dans le passé de Qaanaaq. Décidemment, il cache encore bien des secrets!

L’animal n’a eu besoin ni de griffes ni de sa gueule pour terrasser les intrus venus l’importuner sur son territoire. L’Homme se charge si bien de se détruire lui-même.

Summit, de Mo Malo, page 102.

Le Groenland a une place encore plus primordiale dans ce roman que dans les autres tomes – où le Groenland est également un personnage à lui tout seul – car les protagonistes seront – une fois de plus – confrontés aux périls du froid extrême. Dans l’Inlandsis, la nature reprend ses droits et l’humain doit s’y plier…ou mourir. 

Un tome que j’ai trouvé un poil en dessous des précédents mais un très bon roman tout de même!

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Atteindre l’aube de Diglee

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Atteindre l’aube de l’autrice et dessinatrice Diglee

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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atteindre l'aube

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: La Ville Brûle

Date de parution (dans cette édition): 12 mai 2023

4ème de couverture:

« Avec toi, Georgie, est mort mon ancien monde. Celui qui me reliait à mes parents, à mon passé, à mon héritage familial. Celui qui me reliait, aussi, aux hommes. Avec toi est morte ma croyance, ma fois démesurée en un amour masculin qui viendrait tout sauver. »

A la mort de Georgie, grand-tante fantasque et adorée, Diglee s’est pongée dans les lettres et secrets de cette dernière. Remontant le temps sur les traces des femmes de sa famille, elle s’est interrogée sur la place occupée dans leurs vies par les hommes, les amants, les pères. Elle a fait émerger des ponts, rendu visibles des motifs récurrents et des filiations tacites. Un tableau est alors apparu, au centre duquel trônait l’astre destructeur de la passion. 

Mon avis: 

J’avais adoré Ressac de la même autrice et sa série jeunesse « Cléopâtre Wellington », donc bien évidemment je me suis jetée sur cette nouvelle parution.

Le seul petit bémol que j’ai trouvé est que l’autrice s’éparpillait peut-être un peu trop. En effet, le postulat de base est la mort de sa grand-tante adorée, Georgie, et les découvertes qu’elle fait sur elle, après sa mort, dans son appartement que l’autrice et sa famille s’emploient à vider. 

A partir de là elle va parler de toutes les autres femmes de sa famille, anecdotes qui, bien qu’intéressantes, n’apportaient pas vraiment de l’eau au moulin de la vie de Georgie, même si cela expliquait le contexte familial et pourquoi celle-ci a eu telle ou telle réaction au cours de sa vie. 

J’ai adoré suivre la vie trépidante de Georgie, cette femme fantasque et mystérieuse, coquette quelle que soit la situation et maîtresse d’elle-même, refusant de « se ranger » et de fonder une famille, alors même que les injonctions de l’époque (encore plus qu’aujourd’hui) la poussait à se marier et à faire des enfants.

Chez nous les hommes sont le soleil absent autour de qui tout tourne.

Atteindre l’aube, de Diglee, page 95.

Diglee va également s’attarder sur les hommes gravitant autour de sa famille, se rendant compte que ceux-ci étaient majoritairement absents. De plus, elle va aussi faire des parallèles entre la vie amoureuse de Georgie et la sienne, ce que j’ai trouvé très intéressant et pertinent. Les découvertes qu’elle va faire sur la vie de sa tante vont la bouleverser et changer sa façon de voir les choses et d’appréhender ses histoires d’amour.

L’autrice signe ici un récit intimiste mêlé à une sorte d’enquête, toujours porté par sa plume très poétique. J’ai souligné des lignes et des lignes de phrases plus magnifiques les unes que les autres.  J’ai dévoré ce livre en une seule session lecture, c’est dire qu’il était impossible à lâcher!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: N’oublie pas les fleurs de Genki Kawamura

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman N’oublie pas les fleurs de l’auteur japonais Genki Kawamura

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n'oublie pas les fleurs

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 13 octobre 2022

4ème de couverture:

Se souvenir des belles choses…

Que fait-elle là, toute seule, sur sa balançoire ? Alors qu’Izumi, comme à chaque Nouvel An, vient rendre visite sa mère, c’est au milieu du parc voisin qu’il la trouve, déboussolée… Tout à son travail et à son enfant à naître, le jeune homme n’y prend pas garde au premier abord. Avant de se rendre à l’évidence : Yuriko, qui l’a élevée seule, perd peu à peu la mémoire… Les médecins confirment qu’elle est atteinte d’Alzheimer. Dès lors, toutes ces choses qu’Izumi a oubliées lui reviennent du passé – les belles choses dont il va falloir, désormais, se souvenir pour deux…

Mon avis: 

Un roman très touchant sur la maladie et la vieillesse.

Nous retraçons la vie d’Izumi, un homme qui va devenir papa pour la première fois et de sa maman, Yuriko, qui vit seule et perd peu à peu la mémoire.

Izumi va se rendre compte qu’il perd petit à petit sa maman au fil des semaines car en oubliant toutes les choses qui constituent son quotidien et sa vie, elle s’éloigne également de la femme qu’elle a été toute sa vie durant. 

J’ai aimé la manière dont le sujet de la maladie d’Alzheimer est traité, avec beaucoup de douceur et de tact. L’auteur pointe du doigt notre société où les gens vivent à 100 à l’heure sans prendre le temps de s’occuper de leurs parents vieillissants. 

C’est en perdant un peu de soi qu’on devient adulte.

N’oublie pas les fleurs, de Genki Kawamura, page 248.

De plus, j’ai aimé le fait que la maladie de la maman soit vue du point de vue d’un garçon et non d’une fille, c’est un point de vue auquel nous sommes moins habitués et j’ai trouvé leur relation d’autant plus touchante.

Bref, vous l’aurez compris, ce roman est un bijou de sensibilité, un livre qui donne encore plus envie de profiter des gens qu’on aime. A découvrir!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Chien 51 de Laurent Gaudé

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chien 51 de l’auteur Laurent Gaudé. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que Zem Sparak passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, Zem n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel Zem s’est depuis longtemps retranché. Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, Zem a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.
Sous les ciels en furie d’une mégalopole privatisée, “Chien 51” se fait l’écho de notre monde inquiétant, à la fois menaçant et menacé. Mais ce roman abrite aussi le souvenir ardent de ce qui fut, à transmettre pour demain, comme un dernier rempart à notre postmodernité.

Mon avis: 

Un roman sombre et poisseux comme je les aime! Il s’agit là du premier livre de cet auteur que je découvre et je dois dire que j’ai tout de suite accroché à son style de narration. Ce ne sera certainement pas le dernier Laurent Gaudé que je lirai 😉

Il s’agit là d’un polar dystopique où les pays qui n’arrivent plus à faire face à la crise économique sont racheté par une méga entreprise appelée GoldTex, qui souhaite donner « une seconde chance » à tous les habitants des pays rachetés. 

Zem est grec et a connu son pays libre puis son pays vendu et englobé dans une mégalopole totalitaire où les gens sont classés par zone. Zone 1 pour les gens riches et puissants, zone 2 pour les gens qui ont réussi (aisés, mais pas non plus super riches) et la zone 3 pour tous les autres, le fond du panier. De plus, une coupole protège des intempéries (pluies acides etc, charmant n’est-ce pas) les zones 1 et 2, laissant les habitants de la zone 3 à la merci des caprices de Dame Nature.

Zem va donc être engagé pour être flic dans la zone 3. Cependant, il va très vite être conforté à une série de crimes qu’il va devoir résoudre avec l’aide imposée d’une inspectrice de la zone 2, Salia. L’enquête qu’ils vont mener vont très vite les mettre sur la piste de politiciens véreux en pleine campagne électorale. Un jeu dangereux va alors commencer pour eux.

Après un début de collaboration pour le moins houleux, ces deux-là vont apprendre à travailler de concert et à se respecter mutuellement, même si Salia a pour l’habitude de traiter avec dédain les gens de la zone 3. Zem va lui montrer la réalité des choses et Salia, quant à elle, va lui prouver que les gens de la zone 2 ne sont pas que des pourris.

Chien 51 est un livre à part, un univers complet créé par l’auteur, qui donne presque le vertige tant il a réussi à y insuffler un peu de notre réalité mais également pas mal d’anticipation et un poil de science-fiction. Le mélange obtenu est un peu malaisant car finalement on se rend compte que parfois il suffirait de pas grand chose pour que notre société en arrive là.

J’ai trouvé que ce roman était une bonne réflexion sur le monde d’aujourd’hui et ce qu’il pourrait être demain. Les extrêmes sont toujours néfastes, on le voit dans cette histoire! De plus, il prouve que les aprioris sont mauvais et qu’il faut toujours donner une chance aux gens de faire leurs preuves et montrer leur valeur.

J’ai trouvé le héros, Zem, plutôt attachant, c’est un homme qui pleure ses racines disparues. Un homme blessé, qui a tout perdu mais qui décide envers et contre tout de continuer à vivre et à faire sa part, pour que justice soit faite. 

Un très bon roman original au style fluide, que je n’ai pas réussi à lâcher avant de le terminer tant j’avais envie de connaître le dénouement. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Le Dit du Mistral d’Olivier Mak-Bouchard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Dit du Mistral de l’auteur Olivier Mak-Bouchard. 

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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ledit du mistral

Nombre de pages: 350 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 3 mars 2022

4ème de couverture:

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? L’homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.
S’il se nourrit des œuvres de Giono et de Bosco, Le Dit du Mistral n’est pas un livre comme les autres. C’est le début d’un voyage, un roman sur l’amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C’est un récit sur le refus d’oublier, une invitation à la vie où s’entremêlent histoires, légendes et rêves. C’est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d’un univers, un télescope aimanté par les dieux.

Mon avis: 

Un roman entre rêve et réalité, mêlant légendes et Histoire.

Nous y suivons le narrateur, qui habite en Provence, dont l’irascible voisin trouve des vestiges anciens ainsi qu’une source suite à un éboulement sur son terrain.

A partir de ce moment, ils vont devenir complices de ce secret car ils vont décider de ne pas avertir les autorités de leur découverte, car ils ont peur que les fouilles gâchent tout et les privent de cette source d’eau chaude ornée d’une magnifique statue de femme.

D’ailleurs, depuis la découverte de ladite statue, le narrateur va avoir – dès qu’il se trouve en son contact – des visions du passé et des légendes provençales, où le Mistral était une sorte de Dieu capricieux.

J’ai trouvé ce roman vraiment bien dosé entre les moments « historiques » réels ou rêvés et les chapitres relatant le présent du narrateur. J’ai adoré le chat du narrateur « le Hussard », qui apparaît toujours au bon moment au bon endroit. 

Ce roman est une ode à la nature et au respect de la vie sauvage.

Cependant, le petit point faible est que j’ai trouvé certains passages un peu longs même si cela avait une utilité dans le récit. Ceux-ci n’ont cependant pas gâché mon plaisir car j’ai passé un excellent moment de lecture, ce livre m’a fait penser à l’épouse de bois de Terri Windling, avec ses passages oniriques et ce côté presque chamanique. 

Un chouette roman qui invite à la rêverie et qui m’a vraiment fait voyager 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les disparus de Blackmore d’Henri Loevenbruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les disparus de Blackmore de l’auteur Henri Loevenbruck. Au fil de ses romans il est devenu sans conteste l’un de mes auteurs préféré. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le disparus de blackmore

Nombre de pages: 519 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2023

4ème de couverture:

Octobre 1925. À Blackmore, une île coupée du monde au large de Guernesey, meurtres et disparitions sèment la terreur. Alors que la police piétine, Lorraine Chapelle, première femme diplômée de l’Institut de criminologie de Paris, est appelée en renfort. Cette cartésienne irréductible va devoir mener l’enquête aux côtés d’Edward Pierce, un Britannique spécialisé dans les sciences occultes qui se présente comme  » détective de l’étrange « .

Ensemble, ils affrontent les plus sombres secrets de Blackmore : les statues énigmatiques disséminées sur l’île, la rumeur d’un culte maléfique qui sévirait dans l’ombre, et ce vent lancinant, le murmure des brumes, qui ne cesse jamais. Entre mensonges et confidences, ce duo improbable devra démêler le vrai du faux dans une course contre la montre diabolique.

Mon avis: 

Si vous aimez les ambiances brumeuses et mystérieuses, le mariage d’Edgar Allan Poe et H.P. Lovecraft, ce roman est fait pour vous.

Porté par la plume savoureuse d’Henri Loevenbruck, ce roman démarre sur les chapeaux de roue. Les deux personnages principaux du livre (qui est un one shot, à voir si les personnages vont revenir dans d’autres aventures mais l’histoire se termine) sont vraiment bien campés et vraiment attachants. Entre Lorraine Chapelle, jeune Française qui fait des études en criminologie, qui va revenir sur l’île de Blackmore pour rendre visite à un ami cher à feue sa maman et Edward Pierce, un Britannique spécialisé dans dans l’occulte, venu sur Blackmore pour y retrouver lui aussi un ami, le courant passe tout de suite, malgré leurs diversités d’opinions et de méthodes. Ils vont enquêter ensemble sur des étranges et inquiétantes disparitions qui troublent la quiétude apparente de l’île.

Lorraine est plus cartésienne qu’Edward, elle sait se battre et est pleine de ressources. Edward, quant à lui, est plus cérébral et moins agile sur le terrain. Ce duo fonctionne à merveille et leurs dialogues sont vraiment sympas et bien tournés. De plus, l’amour des livres les relie indéfectiblement.

N’y avait-il rien de plus magique, au fond, que les livres, quand ils offraient aux âmes solitaires un pont réconfortant entre leurs tours d’ivoire?

Les disparus de Blackmore, d’Henri Loevenbruck, page 79.

Il n’y a pas de temps mort dans l’intrigue qui est bien pensée et qui tient la route du début à la fin. 

Je dois avouer que je savais dès le début que j’allais adorer ce roman car tous les ingrédients étaient là pour me faire passer un bon moment: L’entre-deux guerres (une période globalement souvent boudée), une héroïne badass et un île où se passe des choses très catholiques (c’est le cas de le dire haha)… 

Ce roman est résolument inclusif – avec un héros homosexuel (sans que cela soit un réel sujet pour autant, c’est juste mentionné en passant) et une héroïne qui a fait des études atypiques pour sa condition féminine –  et moderne tout en respectant les codes de la période où les faits se passent.

Bref, vous l’avez compris, j’ai passé un merveilleux moment de lecture avec ce roman palpitant!

A découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Reste d’Adeline Dieudonné

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Reste de l’autrice Adeline Dieudonné. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Reste

Nombre de pages: 282 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 6 avril 2023

4ème de couverture:

Je ne suis pas certaine d’avoir pleinement saisi ce qui m’est arrivé, ni ce qui m’a conduite à agir comme je l’ai fait. Certains matins, tout me semble limpide. À d’autres moments, je me vois comme un monstre, une créature que je ne reconnais pas, qui m’aurait possédée dans un instant de vulnérabilité. Mais je crois que cette image vient du regard des autres.
J’ai fait ce que je pouvais.
Il n’y a pas de morale à cette histoire. Tout ce que je sais, c’est que je vous dois les faits. Je vais donc m’attacher à les relater pour vous, et sans doute aussi pour moi, avec toute la précision dont je suis capable. Ils m’emmèneront sur des territoires obscurs, dans les marécages de ma conscience et, pour quelques secondes encore, contre la peau de M. « 

Mon avis: 

Ce roman aborde le deuil d’un angle inédit et rarement abordé dans les romans, celui de la maîtresse. 

Un femme, en week-end avec son amant, va découvrir le corps sans vie de celui-ci et ne pourra se résoudre à le laisser partir en prévenant les autorités et ses proches. Elle commence donc à écrire des lettres à la femme de son amant, lui révélant l’amour qu’elle porte à son mari et la détresse et la peine qui l’accablent. 

C’est un roman sur un amour impossible à vivre au grand jour et donc vécu avec une intensité sans pareille.

La narratrice est une femme libre (elle est divorcée et son fils unique est grand) qui pourrait avoir n’importe quel homme mais non, c’est M. qu’elle veut. M. qu’elle sait ne pas être libre. M. qui ne lui a jamais rien promis et qui ne quittera jamais sa femme et son petit confort pour elle. Pour ne surtout pas le perdre,  elle lui fait croire que cette situation lui convient, alors qu’elle rêverait de tellement plus. Même si elle essaie de se persuader du contraire, être « la légitime » lui plairait énormément, elle qui aime tout de lui et qui passe finalement si peu de temps avec. Dans un sens, elle idéalise cet amour car quand celui-ci n’a jamais été terni par la routine.

La narratrice relève également sans pitié les petites mesquineries que se font subir les conjoints au quotidien, les couples étant souvent mis à mal avec la venue des enfants. En effet, le fait de fonder une famille met encore plus en exergue les disparités au sein du couple surtout pour tout ce qui est la répartition des tâches.

Au fond je ne sais rien. Rien de ce que vous avez ressenti quand l’homme que vous aimiez, qui vous avait tout promis, avec lequel vous aviez connu mille étreintes, avec lequel vous avez décidé d’avoir un enfant, cet homme qui a dû pleurer de bonheur sur votre corps, quand il s’est mis à vous appeler par votre prénom, quand son regard s’est éteint, quand vous avez fini par comprendre qu’une partie de votre histoire était terminée, ou morte, ou, si on veut utiliser un terme plus optimiste, s’était transformée. Il y aune part de transformation dans les histoires d’amour, j’en suis certaine, mais le désir qui meurt, c’est le désir qui meut. Point. 

Reste, d’Adeline Dieudonné, pages 30-31

Les mots d’Adeline Dieudonné sont soigneusement choisis et très poétiques. Il y a un peu de « la vraie vie » dans ce 3ème roman dans le sens que l’autrice veut choquer avec le postulat un peu glauque du départ, mais ensuite, on découvre un côté très sensible et à fleur de peau de l’autrice ou du moins elle sait insuffler ces sentiments à son héroïne. 

J’ai trouvé ce portrait de femme très touchant et terriblement humain. 

Un roman d’amour atypique et poignant qui ne laissera personne indifférent. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Emma Paddington tome 1: Le manoir de Dark Road End de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 1: Le manoir de Dark Road End de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le dernier vient tout juste de sortir!).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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emma paddington tome 1

Nombre de pages: 236 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Le pire héritage de toute l’histoire des héritages. » Que faire d’un vieux manoir à la sale réputation et complètement délabré ? C’est la question qu’Emma Paddington se pose, en découvrant la propriété que sa tante Bree vient de lui léguer au fin fond de la Californie. Jamie Hartgrave, le charmant – et très maladroit – agent immobilier de Bridgeport, lui suggère de vendre au seul client intéressé, un promoteur particulièrement antipathique. C’est sûrement une bonne idée… à condition d’éviter de lui parler des trois Djinns plus ou moins caractériels qui logent au dernier étage, du crocodile à deux tête qui patrouille dans le parc et du démon enfermé à la cave. Un univers déjanté, des personnages loufoques et hilarants, une intrigue menée tambour battant, voilà ce qui vous attend dans ce premier tome des aventures d’Emma Paddington ! Vous ne regarderez plus jamais les maisons en ruine de la même façon.

Mon avis: 

Il y a de ces livres où l’univers vous emporte immédiatement dans un tourbillon de mots, ça a été le cas avec ce premier tome des aventures d’Emma Paddington. 

Dès les premières pages, j’ai été comme envoûtée par cette histoire, je l’ai d’ailleurs lue en deux sessions de lecture. Ce roman était impossible à lâcher tant le personnage d’Emma m’a parlé. De plus, tous les personnages qui gravitent autour d’elle sont bien campés et vraiment attachants. On se sent bien dans l’univers fantastique imaginé par Catherine Rolland. 

En effet, l’autrice nous livre là une histoire originale dans un univers magique imbriqué dans notre monde, mélange que j’ai trouvé très bien pensé. Le rythme est haletant, il n’y a aucun temps mort.

Les dialogues sont vraiment drôles et bien écrits, j’ai ri très souvent au cours de ma lecture. Emma est une sorte d’anti-héroïne, une jeune femme que rien ne prédestinait à se frotter au monde de la magie et qui pourtant est malgré elle entraînée dans une aventure hors du commun. Emma n’est pas parfaite et c’est ce qui fait tout son charme.

J’ai très hâte de voir ce que l’autrice nous réserve pour le tome 2 (j’ai d’ailleurs déjà acheté les tomes 2-4 🙂 ) ! Je vais essayer de lire les prochains tomes cet été et vous en reparlerai dans la foulée.

Une série drôle et captivante à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Qaanaaq et Disko de Mo Malo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des deux premiers tomes de la série sur l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, Qaanaaq et Disko de l’auteur Mo Malo. Je vous parlerai dans un autre article des deux tomes suivants, Nuuk et Summit.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

qaanaaq et disko

Nombre de pages: 552 pages/456 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 14 mars 2019/28 mai 2020

4ème de couverture (Qaanaaq):

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Mon avis sur Qaanaaq:

J’ai tout de suite adhéré au style narratif de l’auteur. En effet, sa plume est vraiment belle, sa manière de décrire les paysages, les personnages… C’est très immersif et on sent qu’il connait bien son sujet. 

Toute la série où l’on suit l’inspecteur pour le moins énigmatique Qaanaaq Adriensen se passe au Groenland, île placée sous l’autorité du Danemark.

Rien que le fait que l’intrigue se passe dans ce lieu hors du commun et hors du temps est déjà spécial en soi. On se sent vraiment dépaysé, tout comme Qaanaaq quand il remet les pieds dans son pays d’origine dont il ignore tout. La langue, les us et coutumes… pour lui, tout est nouveau, il se sent en même temps complètement en décalage et en même temps totalement à sa place sur la terre de ses ancêtres.

L’intrigue est bien ficelée, sur le thème de l’écologie (mais ce n’est pas pesant). C’est un tome où on découvre le nouvel environnement de l’inspecteur  Adriensen vu qu’il est muté au Groenland, une sorte de mise au placard de la part de son supérieur.

Bref, Mo Malo a su construire un scénario intéressant dans un environnement inédit (malgré quelques longueurs) et créer une galerie de personnages attachants (Appu ♥) que j’aurai du plaisir à retrouver dans le tome d’après 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture (Disko):

Depuis sept mois qu’il a été nommé chef de la police locale au Groenland, l’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen a fini par s’habituer aux rudesses du climat de la grande île blanche. La découverte, au beau milieu de la baie touristique de Diskø, d’un homme assassiné d’une atroce façon, et dont le corps est figé dans la glace d’un iceberg, marque le début d’une enquête qui va fortement l’ébranler.

Mon avis sur Disko:

Si on retrouve un peu la même construction d’histoire dans Disko que dans Qaanaaq, nous avons l’avantage ici de connaître déjà un peu les lieux et les personnages.

Vous pouvez cela dit lire les tomes indépendamment les uns des autres, même si c’est toujours mieux de les lire chronologiquement à mon sens car ainsi vous ne serez pas spoilés dans les tomes suivants par les notes de bas de pages.

Ici l’écologie est toujours l’un des thèmes centraux de l’intrigue mais toujours amené de manière intelligente. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen trouve de mieux en mieux sa place au sein de son équipe de police et apprécie vraiment la présence de ses coéquipiers, même s’ils ont des méthodes parfois un peu spéciales. Il commence également à apprendre la langue inuit afin de mieux s’intégrer.

Comme dans Qaaannaq, Disko parle des racines et de l’héritage culturel familial. On plonge encore une fois dans le passé de notre inspecteur qui n’est vraiment pas épargné.

L’inspecteur Qaannaaq Adriensen montre plus ses failles ce qui le rend d’autant plus touchant. Tout comme son adjoint Appu qui révèle un visage plus sérieux, moins « je m’en foutiste » qu’il pouvait avoir dans le premier tome. De plus, il montre dans Disko de vraies compétences qui vont se révéler très utiles au fil de l’enquête et vont définitivement faire de lui le binôme idéal pour Qaanaaq.

Je pense toutefois que ce qui fait le vrai point fort de ce roman est son ambiance glaciale et l’originalité de son intrigue. L’auteur sait insuffler des aspects scientifiques qui tiennent la route et rendent le roman d’autant plus crédible. J’ai trouvé ce second tome encore plus abouti que le premier, ce qui est peut-être dû au fait qu’on est un peu « en territoire connu » vu qu’on connait l’équipe de police, etc.

Bref, j’ai passé encore un très chouette moment de lecture et l’auteur nous laisse sur un cliffhanger de malade qui donne juste envie de se jeter sur la suite, Nuuk 🙂 (je suis d’ailleurs en train de lire ce 3ème tome)

Une série à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: la saga Phobos de Victor Dixen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la saga Phobos de l’auteur Victor Dixen. Je vais vous parler des 4 tomes de la saga ainsi que du tome annexe (à lire en principe entre les tomes 2 et 3), Origines.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

phobos

Nombre de pages: Beaucoup 😉

Maison d’édition: Robert Laffont (collection R)

Date de parution (dans cette édition): dès 2015

4ème de couverture (du tome 1):

Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.
Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’oeil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l’amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…
Même si le rêve tourne au cauchemar, il est trop tard pour le regretter.

Mon avis: 

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré cette saga spatiale pour le moins originale. L’auteur sait créer un rythme effréné et une intrigue implacable qui fait que nous avons toujours envie de lire quelques pages supplémentaires. 

J’ai lu les tomes 3 et 4 ces derniers mois (après avoir lu les tomes 1 et 2 + origines plus ou moins à leur sortie) et j’avoue que je ne comprends pas comment j’ai fait pour ne pas dévorer la série en une seule fois ! 

Le pitch de départ est vraiment bien pensé, un speed dating suivi d’une sorte de « big brother » dans l’espace qui va mener à fonder la première civilisation martienne. Les 12 personnages (6 garçons et 6 filles) sont vraiment attachants, chacun à leur façon. On suit bien évidemment d’un peu plus près Léonor, la candidate française, car c’est elle la « grande » héroïne de la saga et sa narratrice, mais elle-même n’est pas exempt de défauts.

C’est d’ailleurs ce qui m’a plu dans cette série, le fait que les protagonistes aient chacun des failles et des peurs, ils ne sont pas tous lisses et parfaits, loin de là. Ils ont tous des secrets et on va peu à peu les découvrir au fil des tomes.

J’ai aimé le fait que l’auteur écrive également un tome annexe « origines » sur la vie des 6 garçons avant les auditions qui les ont menés dans l’espace. En effet, dans les deux premiers tomes, on suit principalement les filles (vu que comme dit plus haut Leonor est la narratrice) et très peu les garçons. L’auteur a donc ramené l’équilibre en nous livrant l’histoire des garçons, ce que j’ai trouvé vraiment bien vu de sa part. On y arrive de ce fait plus facilement à comprendre certaines de leurs réactions.

Cette saga aborde des thèmes forts comme (entre autres), les complexes, la drogue ou encore l’écologie. D’ailleurs, pour ce dernier point, j’ai aimé le fait que le sujet soit abordé d’une manière intelligente et jamais moralisatrice. Victor Dixen aborde tous les sujets avec brio, décrivant avec lucidité notre société de surconsommation (le fait d’avoir tout, tout de suite) et le système impitoyable qui crée sans cesse des stars éphémères. 

Phobos bénéficie d’une histoire foisonnante, où la diversité règne en maîtresse et où chaque personnage a son importance. Il n’y a pas de figurants, chacun a son rôle à jouer.

J’ai vraiment adoré cette série semi-dystopique passionnante et atypique et je dois dire que Victor Dixen a de très bonnes idées et sait bien les développer. Bien que la série soit classée au rayon Young Adults, j’ai trouvé que celle-ci était tout à fait adaptée à un public plus âgé. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et l’auteur, s’il utilise certaines ficelles des romans  YA (triangle amoureux, etc) a su éviter les écueils du genre en ne se focalisant pas sur les amourettes des personnages mais plus sur leur environnement. La planète Mars tient en effet un rôle central dans cette histoire, c’est un personnage à part entière et pas un décor en carton-pâte interchangeable. C’est une planète sauvage, dangereuse et mystérieuse qui contribue à l’ambiance des livres.

Je souhaite qu’un jour ces romans soient adaptés sur petit ou grand écran car je pense que la plume de Victor Dixen s’y prêterait divinement bien. Il a en effet une manière très cinématographique de nous décrire les ambiances et les lieux.

Bref, vous l’aurez compris, il s’agit d’une série à dévorer sans attendre si vous n’avez pas encore eu le plaisir de la découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥