[SP] J’ai lu: Les roses sauvages de Marie Javet

Hello tout le monde!

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tout dernier roman de l’auteure Marie Javet, Les Roses sauvages, paru aux éditions Plaisir de Lire. Cette année est prolifique pour l’auteure car il s’agit de son second roman édité cette année (après « Toute la mer dans un coquillage dont je vous ai parlé juste ici) et j’ai entendu dire qu’un petit troisième sera édité par les éditions Auzou dans la collection Frissons suisses à la fin de l’année. Cet éclectisme n’est pas pour me déplaire, je dois l’avouer, tant j’aime la façon d’écrire de Marie Javet !

Nombre de pages: 301 pages

Editeur: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution: le 21 août 2020

Résumé:

Sarah, jeune suissesse de 18 ans, part une année à Londres pour parfaire son anglais. Là-bas, elle va vite tomber sous le charme d’un dénommé Ian, qui lui promet monts et merveilles. Mais le vernis parfait se craquelle très rapidement… Des années plus tard, on suit John, la trentaine bien entamée, professeur à l’université de Lausanne et hanté par de vieux démons. Sa rencontre avec une certaine Elisa Day va changer son quotidien et son avenir…

Mon avis:

Vous le savez, j’avais adoré l’avant-dernier roman de Marie Javet, « toute la mer dans un coquillage », paru en juin de cette année. J’avais donc très hâte de retrouver la plume de l’auteure, d’autant plus que je trouve que celle-ci s’est vraiment affirmée avec le temps et l’expérience.

Comme dans tous ses romans, Marie Javet a le chic pour nous mettre dans la peau de ses personnages, même les plus sombres d’entre eux. Je dois avouer que l’expérience a été cette fois-ci pour le moins déstabilisante. En effet, si la première partie du roman est consacrée à Sarah – jeune femme lumineuse et idéaliste – et sa relation plus que toxique avec le ténébreux Ian, la seconde partie nous plonge dans la jeunesse et le présent tourmentés de John, professeur à l’université de Lausanne. On est comme pris en otage par l’auteure car nous n’avons pas forcément envie d’être dans la tête d’une personne déséquilibrée mais en même temps on a envie de comprendre les mécanismes de son esprit malade.

Dans la partie narrée par Sarah, j’ai aimé l’alternance entre les passages écrits dans son journal qui évoquent son mal-être grandissant et ses désillusions par rapport à Ian et les chapitres et les chapitres plus factuels. Sarah se rend compte que Ian toxique pour elle et veut s’en défaire mais elle n’arrive pas à s’arracher à son emprise. On a envie de lui dire d’ouvrir les yeux et de réagir pendant qu’il en est encore temps mais nous ne sommes que des spectateurs impuissants de ce drame couru d’avance. C’est assez rageant car on s’attache très vite à Sarah et on a envie qu’elle s’en sorte.

Je trouve très intéressant que Marie Javet ait abordé les thèmes des relations toxiques et des pervers narcissiques (bon là en plus il n’est pas que violent verbalement, il l’est également physiquement), de nombreuses personnes vivent avec ce genre de personne qui les réduisent peu à peu à néant et je trouve important de montrer jusqu’où cela peut mener. Sarah n’écoute pas les gens qui essaient de la mettre en garde, elle pense qu’ils sont jaloux de son bonheur et de sa merveilleuse histoire d’amour. Cependant, elle déchante vite quand elle se rend compte que le comportement d’Ian n’est plus aussi charmant qu’au tout début de leur relation et qu’il l’humilie et la rabaisse sans arrêt.

Comme d’habitude dans les thrillers, difficile de trop vous en dire sous peine de dévoiler des éléments importants de l’histoire qui pourraient vous mettre sur la piste du dénouement.

Sachez juste que si je m’étais plus ou moins doutée de qui est la mystérieuse Elisa Day qui rend fou John, j’étais loin d’imaginer la fin du roman et je dois dire que ce twist final m’a beaucoup plu.

Ce roman m’a transportée, je l’ai dévoré et adoré de bout en bout, un grand bravo à Marie Javet qui arrive à nous surprendre de livre en livre!

Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Plaisir de Lire pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: L’engrenage du mal de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

On se retrouve aujourd’hui pour parler du dernier roman de Nicolas Feuz, L’Engrenage du Mal, paru aux Editions Slatkine & Cie! Ce roman est le troisième tome d’une série initiée par Le miroir des âmes (2018) et L’ombre du renard (2019).  Alors, qu’ai-je pensé de ce troisième opus mettant à nouveau en scène le procureur Norbert Jemsen et sa greffière Flavie Keller, sans oublier l’enquêtrice Tanja Stojkaj ?

Nombre de pages: 300 pages

Edition: Slatkine & Cie

Parution: 15 mai 2020

Résumé:

Alors qu’elle rentre de Corse où la dernière enquête l’avait menée (cf. l’ombre du renard), Tanja Stojkaj apprend que sa mère a été retrouvée morte et que son fils de 2 ans a disparu. Suite à cela, elle perd les pédales et mène sa propre enquête, au mépris de la loi. Le procureur Norbert Jemsen pourra-t-il la sortir de ce mauvais pas ?

Mon avis:

Cette fois-ci l’histoire se passe exclusivement en Suisse, entre les cantons de Vaud et de Neuchâtel. Le personnage mis en avant est clairement Tanja, j’ai trouvé que Norbert Jemsen était un peu mis sur le banc de touche durant ce roman ce qui m’a un peu déroutée car j’aime beaucoup ce personnage. Cette fois-ci il passe franchement la main à Tanja et lui laisse la vedette.

On (re)découvre en Tanja un personnage torturé, une personnalité complexe, une femme qui a beaucoup souffert et est prête à tout pour sa famille. La disparition de son petit garçon la rend folle et lui fait faire des choix plus que douteux (violence, entrave à une enquête en cours, etc.). Parallèlement, j’ai aimé en savoir plus sur son passé, sa jeunesse etc. Dans le miroir des âmes nous l’avions rencontrée déguisée en prostituée infiltrée dans un lupanar tenu par le fameux Berti Balla, le proxénète et dealer (et accessoirement meurtrier) récurrent de cette trilogie. C’est une femme qui n’a pas froid aux yeux et qui n’hésite pas à se mettre en danger quand elle sent que cela en vaut la peine.

Le second personnage mis en avant est Flavie Keller, enfermée dans un mariage qui n’en a plus que le nom depuis la mort de sa petite fille, renversée par une voiture quelques années auparavant. Elle se sent impuissante face à la douleur de Tanja avec laquelle elle a tissé des liens intimes dans les précédents romans. J’ai aimé le fait que les femmes soient mises à l’honneur dans ce roman!

On retrouve également Daniel Garcia, le commissaire qu’on avait déjà beaucoup vu dans la série précédente de l’auteur mettant en scène Michaël Donner. C’est un personnage que j’apprécie énormément car il est droit dans ses bottes mais il n’hésite pas à mettre sa carrière en danger pour aider les personnes qu’il apprécie s’il pense que cela est nécessaire et/ou juste.

Une partie de l’intrigue se passe dans les moulins souterrains du Col-des-Roches, dans une scène qui m’a fait un peu penser au roman Vertige de Franck Thilliez et qui pourrait rendre claustrophobe le plus courageux d’entre nous.

Comme toujours dans les romans de Nicolas Feuz, le rythme est haletant, les chapitres (trop?) courts et nerveux, ses personnages ne sont jamais épargnés, bien au contraire. J’ai également bien aimé les clins d’œil faits à ses amis (Valérie du blog sangpages, l’écrivain Marc Voltenauer… ) et le fait de reconnaître les lieux visités.

Nicolas Feuz est passé maître pour nous mener sur de fausses pistes et semer le doute dans nos esprits.

Bref, difficile de trop vous en parler sans révéler des éléments déterminants de l’histoire et j’avoue que ça serait dommage de vous gâcher la surprise.

Un bon cru 2020 pour le procureur neuchâtelois mais je dois avouer que ce n’est pas mon préféré de la trilogie (j’avais vraiment adoré l’ombre du renard) car même si je n’avais pas prévu cette fin-là, je pressentais une fin plus ou moins similaire, l’auteur nous ayant habitués à des retournements de situations de dernière minute 😉 J’aurais également souhaité que le roman soit un peu plus long, je l’ai trouvé très court par rapport aux autres mais ce n’était peut-être qu’une impression.

Je parle de trilogie mais en réalité je ne sais pas si nos 3 héros reviendront dans une nouvelle aventure ou si l’auteur a décidé de les mettre à la retraite…

Un page-turner très efficace, parfait pour les vacances (ça donne même des idées de lieux à découvrir en Suisse vu qu’on ne peut pas trop voyager… ) 😉

Ma note: ♥♥♥♥

 

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: L’Aigle de Sang de Marc Voltenauer

Hello !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du 3ème roman de l’auteur suisse Marc Voltenauer, L‘Aigle de Sang, que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie!

Nombre de pages: 508 pages

Editions: Slatkine & Cie

Date de sortie: 14 mars 2019

Résumé:

Difficile de vous résumer le roman sans vous spoiler mais en quelques lignes: L’inspecteur Auer s’envole pour l’Ile de Gotland (Suède) suite à une révélation de sa soeur afin de reconstituer le puzzle de ses souvenirs d’enfance. Cependant, son arrivée en Suède ne passe pas inaperçue et en ouvrant la boîte de Pandore, des secrets qui ne devaient jamais être révélés sortent au grand jour et détruisent tout sur leur passage

Mon avis:

Pour tout vous dire, j’étais autant impatiente qu’inquiète de commencer ce nouvel opus des aventures de l’inspecteur Auer. J’avais tellement aimé les deux premiers tomes que la barre était très haute. Quand j’ai commencé le livre et qu’après 100 pages il n’y avait toujours pas de meurtres (ben quoi c’est un polar non?) je me suis dit que la trame du roman était cette fois-ci bien différente du Dragon du Muveran et de Qui a tué Heidi?. En effet, pour les deux autres livres, on entrait directement dans le vif du sujet avec un meurtre. Ici, on entre plus gentiment dans l’histoire, même si on sent au fil des pages un malaise grandissant, quand l’auteur nous fait plonger en 1979, à Gotland (Suède) où un groupe de jeunes fonde une « société secrète » s’inspirant des rituels Vikings d’antant. On alterne alors entre les chapitres présentant les différents membres de cette confrérie et les chapitre où l’ont suit Andreas Auer dans sa quête pour retrouver ses origines. Peu à peu, les deux histoires s’imbriquent pour n’en faire qu’une, nous emportant dans un tourbillon étourdissant de révélations plus incroyables les unes les autres. Comme toujours dans les romans de Marc Voltenauer, je me suis fait complètement emporter par l’histoire et la fin m’a laissée pantoise !

Cette fois-ci, l’intrigue se passe principalement en Suède ce qui est également une grande différence par rapport au Dragon du Muveran et de Qui a tué Heidi où les faits se passaient presque exclusivement dans le joli village de Gryon et sa région.

Concernant les personnages, je trouve que l’inspecteur Auer a mûri, le drame vécu avec son compagnon lors de son enquête précédente l’a vraiment marqué et on sent qu’il recherche la paix intérieure et celle-ci passe par le fait de connaître d’où il vient et de comprendre les cauchemars qui le hantent encore la nuit. On ressent son bonheur d’être de retour en Suède, terre de son enfance. J’a apprécié les quelques mots de suédois disséminés ici et là (et on en parle de toutes les patisseries et spécialités suédoises super appétissantes que le héros engloutit tout au long du roman?), et j’ai également aimé en apprendre plus sur les Vikings et leurs croyances. Les autres personnages (restés à Gryon) sont vraiment secondaires et en retrait cette fois-ci, on suit principalement Andreas et Anna, une collègue policière de l’ìle de Gotland. Un personnage de femme forte que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié et que j’espère retrouver dans les prochains romans de l’auteur…

Les chapitres sont plutôt courts et très nombreux, mais tous sont essentiels. Je dois dire que ce thriller se dévore hyper rapidement, à l’image d’une gourmandise suédoise 😉

La seule critique que je pourrais émettre serait que j’aurais apprécié avoir un petit résumé du tome précédent en début de roman car j’ai du relire certains passages pour me rémémorer où nous en étions à la fin de « Qui a tué Heidi? » et certains noms de personnages m’avaient également échappés (Karine, Fabienne, etc.).

Un 3ème roman largement à la hauteur des deux précédents voire peut-être même un cran au-dessus tant l’écriture est maîtrisée de bout en bout. Un vrai coup de coeur !

Rendez-vous au 4ème opus que j’attends d’ores et déjà avec impatience !!

Ma note: ♥♥♥♥♥

 

*un grand merci aux éditions Slatkine & Cie et à Marc Voltenauer pour l’envoi de ce sp!