J’ai lu: Il ne doit plus jamais rien m’arriver de Mathieu Persan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Il ne doit plus jamais rien m’arriver de l’illustrateur et à présent auteur Mathieu Persan. Il s’agit de son premier livre et il en a réalisé la sublime couverture.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Il ne doit plus jamais rien m'arriver

Nombre de pages: 255 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste 

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Le portrait tendre d’une famille et de ses mystères.

Ça a a commencé dans son bas-ventre. Une multiplication de cellules qui semblait anarchique. De mitose en mitose, une forme s’est dessinée. Une protubérance, puis des excroissances sont apparues et un battement rapide s’est fait entendre. C’était il y a bien longtemps, et cet amas de cellules, c’était moi. Flottant dans l’utérus de maman, au chaud, grandissant en paix, protégé du monde par le liquide amniotique.
 » Il ne doit plus jamais rien m’arriver.  » C’est ce qu’elle a dit quand elle est devenue mère. Dès lors, sa vie n’a plus été qu’une course de saut d’obstacles visant, de contorsions en feintes, à éviter tout événement inopiné. Jusqu’à l’arrivée d’un invité surprise.
Ça a commencé au même endroit, presque de la même façon, trente-sept ans plus tard.

Mon avis: 

On va finir par croire que je ne lis que des livres tristes (Refuge de Terry Tempest Williams, Inconsolable d’Adèle Van Reeth…) mais ce n’est pas fait à dessein, j’ai juste choisi sans faire exprès des livres aux mêmes thèmes (la maladie, le rapport à la mort, le deuil) dernièrement. Bon peut-être que mon état d’esprit pour le moins mélancolique de ce début d’année joue peut-être dans mes choix de lectures 😉

J’ai été touchée au coeur par ce récit poignant, cet hommage magnifique à sa Maman que fait là Mathieu Persan. 

Son écriture est belle, les mots choisis avec soin pour décrire au plus juste ses sentiments. 

Il faut écouter, il faut essayer de récupérer ce qui ne sera plus dit. Parce que ceux qui la connaissent, ils vont mourir un jour et, avec eux, une partie de maman partira aussi. Déjà, en mourant, maman s’est effacée par le début. Plus personne pour nous dire comment elle était, enfant, nous raconter les bêtises qu’elle prenait tant de plaisir à faire. Plus personne pour nous dire ce qui a pu lui arriver. Sa vie ne commence plus qu’à la vingtaine, quand elle a rencontré mon père. Et quand mon père partira, sa vie commencera avec les premiers souvenirs de ma sœur. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Une boîte à bijoux dans un tiroir, dont on ne connaît plus les histoires.

Il ne doit plus jamais rien  m’arriver, de Mathieu Persan, pages 236-237.

J’ai adoré aussi le portrait si touchant qu’il dresse de son papa, si optimiste et terre à terre. On sent tout l’amour qu’il avait pour sa femme et le courage qu’il puise en lui pour être là pour ses enfants et ne pas s’effondrer.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été complètement sous le charme de ce récit qui a vraiment résonné en moi. Un hymne à la famille et à l’amour. Merci Mathieu Persan pour ce merveilleux premier livre que je ne peux que vous encourager à découvrir.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Georges et Carmen de Jean Rousselot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Georges et Carmen de l’auteur Jean Rousselot. Il s’agit de son premier roman et de la dernière lecture que j’ai dû faire dans le cadre du prix du Festival du LÀC 2023 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Georges et Carmen

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: PHEBUS

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2022

4ème de couverture:

Georges Bizet est mort à trente-six ans, sans savoir que son Carmen, créé à l’Opéra-Comique en 1875, deviendrait l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de tous les temps. Ce roman à l’écriture extrêmement vivante et aux allures cinématographiques, met en scène le destin du jeune compositeur, de sa naissance à la réalisation de son célèbre opéra. C’est avant tout une histoire d’amour entre un créateur maudit et son sujet : la passionnée Carmen. Georges Bizet était un jeune homme timide, peu sûr de lui, qui n’osait pas déplaire. Sa rencontre avec la comédienne Célestine Galli-Marié, qui sera sa muse, permettra à l’artiste de donner vie à cette héroïne, jugée un peu trop sulfureuse pour l’époque.

Mon avis:

 Jean Rousselot, primo-auteur passionné par son sujet, réussit le pari de nous raconter l’histoire du célèbre Georges Bizet et de son inoubliable et mythique opéra, Carmen, d’une manière dynamique et caustique à la fois, sans jamais tomber dans le pathos.

On alterne la narration à la première personne où Georges Bizet est le narrateur, les chapitres narrés à la 3ème personne du singulier ou encore les chapitres où l’auteur fait de petites apparitions en son propre nom – toujours avec son humour caractéristique –  pour nous apporter des informations complémentaires sur l’époque ou nous partager des petites anecdotes qui tombent toujours à point nommé. Par ses mots, on sent que l’auteur est profondément féministe. Cette alternance de points de vue est intéressante et donne un bon rythme au roman.

J’ai trouvé l’écriture de ce roman très agréable et le sujet m’a vraiment intéressée. Je connaissais l’opéra Carmen mais j’ignorais tout de son compositeur. 

Ce roman est un hymne à s’accepter tel que l’on est sans se soucier du regard des autres, s’affranchir d’autrui pour pouvoir vivre pleinement sa vie.

Georges est en effet un homme contraint (par sa mère d’abord puis par ses employeurs ou encore sa femme) et on assiste avec plaisir à son évolution et son assurance grandissante, bien qu’il fasse toujours preuve de beaucoup d’humilité. De plus, son obsession pour cet opéra et pour celle qui doit incarner le rôle de Carmen, Célestine Galli-Marié, va le mener aux portes de la folie. Cependant, Georges Bizet restera à tout jamais un pianiste de génie incompris, aux idées avant-gardistes. Il meurt à 36 ans, en ignorant que son opéra – décrié et critiqué lors de sa Première – deviendra le plus célèbre du monde.

Merci à Jean Rousselot de lui avoir redonné la lumière qu’il méritait.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Saudade de Cristina de Amorim

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Saudade de l’autrice Cristina de Amorim, en lice pour le prix du Festival du LÀC 2023 pour lequel j’ai la chance de faire partie du jury!

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Saudade

Nombre de pages: 340 pages

Maison d’édition: KAplume

Date de parution (dans cette édition): 6 octobre 2022

4ème de couverture:

Ana est enceinte quand elle doit fuir le Portugal des années 70, sous la dictature de Salazar. En France, elle est recueillie par Mademoiselle Claudine, mannequin libertine aux idéaux féministes.

Trente ans plus tard, sa fille Gorete est devenue une jeune femme libre et indépendante. Mais un drame va subitement frapper leur famille, obligeant Gorete à faire face à un passé méconnu.

Découvrant la signification du mot saudade, « épine amère et douce », la jeune femme se lance dans une quête de ses origines et un devoir de mémoire. De Buenos Aires à Porto, du tango au fado, elle parvient peu à peu à lever le voile sur les secrets de sa famille.

Une nouvelle histoire s’écrit. Celle d’hommes et de femmes aux destins croisés, miroirs de plusieurs générations et de la mélancolie joyeuse de tout un peuple.

Mon avis: 

J’ai vraiment été plongée dans les histoires de famille d’Ana et Gorete dans ce roman choral au rythme soutenu.

On y suit  premièrement Ana, jeune femme enceinte qui débarque en France depuis son Portugal natal et qui va devoir s’occuper seule de sa fille, car elle pense que son amour est mort lors des mouvements de révolte au Portugal. 

Puis, en second, on suit sa fille Gorete, de nos jours, qui rembobine le film de la vie de sa mère pour trouver et comprendre ses propres racines. 

Ce roman bénéficie de chapitres plutôt courts qui font qu’on change souvent de point de vue des personnages et j’ai trouvé cela intéressant et dynamique. Gorete est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas, c’est à dire un homme qui lui imposerait une vie dont elle ne veut pas. Suivant les préceptes d’Ana qui n’a de cesse de lui rappeler qu’il faut se suffire à soi-même, elle est farouchement indépendante.

Ana, quant à elle, est une femme qui a tout donné pour sa fille, n’hésitant pas à trimer afin que sa Gorete ait la plus belle vie possible. Elle reste cependant très mystérieuse pour cette dernière.

En outre, grâce à ce roman j’ai appris beaucoup de choses sur le Portugal et aussi la signification du mot Saudade qui est une sorte de mélancolie, d’un mal du pays, intraduisible dans une autre langue. J’ai trouvé que le choix de ce titre était totalement en adéquation avec le roman et résumait bien à lui seul tout ce que peuvent ressentir les différents personnages. En effet, on est toujours l’étranger de quelqu’un. 

Tous les personnages sont attachants, je les ai vraiment quitté à regret, ressentant presque ce fameux Saudade. L’autrice arrive à créer une ambiance, des décors, qui, très vite, nous paraissent familiers et dans lesquels on se sent bien. 

J’ai trouvé le scénario vraiment bien pensé, on ne s’ennuie pas une seconde, il se passe toujours quelque chose pour relancer notre intérêt quant au devenir des personnages. 

C’est un roman qui m’a fait passer par toutes les émotions, la joie comme la tristesse. Il s’agit d’une histoire de famille, de passion mais également un cri d’amour pour le Portugal qui est un personnage du roman à lui tout seul. 

En refermant ce livre, vous  n’aurez qu’une envie: profiter de la vie et des gens que vous aimez!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Refuge de Terry Tempest Williams

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Refuge de l’autrice Terry Tempest Williams

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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refuge

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Gallmeister, collection Totem

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2022

4ème de couverture:

Utah, 1983. La montée des eaux du Grand Lac Salé menace le Refuge des oiseaux migrateurs. Hérons, chouettes et aigrettes neigeuses, dont l’étude rythme l’existence de Terry Tempest Williams, en sont les premières victimes. Au printemps, Terry apprend que sa mère est atteinte d’un cancer, comme huit femmes de sa famille avant elle. Bouleversée par la douleur de celle qu’elle accompagne dans la maladie, Terry entame une enquête pour comprendre les raisons de ce drame.

Remarquable étude naturaliste et chronique familiale saisissante, Refuge entrelace le destin des oiseaux sauvages et celui des êtres humains, frappés comme eux par les drames écologiques.

Mon avis: 

Un récit poignant sur le rapport à la maladie et son parallèle avec un refuge pour oiseaux mis en péril petit à petit par la montée des eaux du Grand Lac Salé.

La mère de l’autrice meurt à petit feu d’un cancer qui la ronge depuis des années et l’autrice raconte comment elle a décidé de l’accompagner et de l’épauler tout au long de ce dur chemin vers l’acceptation de ce qui est et qu’on ne peut défaire.

Issue d’une famille mormone très croyante, l’autrice nous livre là un beau livre sur la résilience et le deuil, sans tomber dans des clichés religieux, même si on sent que sa foi en un « après » est forte. Les dialogues avec sa Maman et également avec les autres femmes de sa vie sont vraiment émouvants, leur relation est forte, elles forment un clan soudé. De plus, j’ai trouvé que l’autrice trouvait toujours les mots justes pour décrire ses sentiments et ses sensations.

Une personne atteinte d’un cancer meurt par paliers. Et il y a une partie de vous qui meurt lentement avec elle. 

Refuge, de Terry Tempest Williams, page 232.

Par ailleurs, l’alternance entre les passages parlant du refuge des oiseaux avec ceux parlant de sa Maman était vraiment bien dosée et gardait toujours un fil conducteur.

C’est un récit qui se lit comme un essai sur le deuil et sur l’écologie, tout en ayant le rythme d’un roman (ce qu’il n’est pas, de toute évidence).

J’ai vraiment apprécié ce livre qui en plus d’aborder le thème de la maladie m’a appris bien des choses sur les mœurs des oiseaux mais également sur la vie en Utah dans les années 80, un Etat victime des retombées des tests nucléaires perpétrés sur son territoire ce qui a fait exploser les cas de cancer.

Une belle plume servant un récit lumineux et puissant, qui donne à réfléchir. Brillant.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La berceuse des sorcières d’Hester Fox

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La berceuse des sorcières de l’autrice Hester Fox. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la berceuse des sorcières

Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: Faubourg-Marigny

Date de parution (dans cette édition): 11 janvier 2023

4ème de couverture:

Deux femmes. Une histoire de sorcellerie. Et un pouvoir féminin profondément enraciné qui résonne à travers les siècles.
Deuxième moitié du XIXe siècle. Plus attirée par les bois et les falaises sauvages entourant la propriété familiale que par la société bien-pensante, Margaret Harlowe est une jeune femme issue d’une famille aisée de Nouvelle-Angleterre, mais elle ne correspond pas tout à fait à ce qu’on attend d’elle à l’époque. Elle devient de plus en plus étrange et de plus en plus belle, alors qu’elle cultive un étrange pouvoir. Bientôt, on chuchote autour d’elle et le nom de « sorcière » émerge. Et la puissance de Margaret commence à tisser une toile bien sombre autour de la ville. Cent cinquante ans plus tard, Augusta Podos prend un emploi de rêve à Harlowe House, la maison historique d’une riche famille qui a été transformée en un petit musée à Tynemouth, dans le Massachusetts. Quand Augusta tombe sur une référence étrange à une fille des Harlowe qui a presque été effacée des archives historiques, le mystère est trop intrigant pour être ignoré. Mais alors qu’elle creuse plus profondément, quelque chose de sinistre jaillit de son sommeil, une puissance obscure qui lie une femme à l’autre à travers les lignes de sang et de temps. Si Augusta ne peut résister à son charme, tout ce qu’elle sait et aime, y compris sa vie même, pourrait être perdu à jamais.

Mon avis: 

J’ai tout de suite été emportée par la plume de l’autrice. On alterne les chapitres entre passé et présent, entre la vie d’Augusta, de nos jours, conservatrice dans un musée et celle de Margaret, au XIXème siècle, jeune femme de bonne famille ayant des connaissances en herboristerie et dans une certaine mesure en sorcellerie. 

J’ai aimé l’ambiance sombre et envoûtante de cette histoire et certains moments sont mêmes carrément angoissants et effrayants.

J’avoue avoir été étonnée du parti pris de l’autrice de rester très mystérieuse sur les vrais pouvoirs de Margaret, qu’on pressent plutôt très puissants. Si Augusta m’a parfois un peu agacée avec ses malaises à répétitions et ses réactions parfois un peu puériles, j’ai beaucoup aimé la forte personnalité de Margaret, même si elle m’a aussi fait de la peine car finalement on la sent très malheureuse. Les personnages sont bien campés et l’autrice sait les rendre attachants malgré leurs défauts et c’est l’une des forces de ce roman. Rien n’est tout blanc ou tout noir. 

Ce roman aborde le thème des relations amoureuses toxiques et de l’emprise que certaines personnes peuvent avoir sur d’autres sous plusieurs angles et différentes situations.

Une histoire qui se dévore, le rythme est effréné et on a vraiment envie de savoir ce qui est arrivé à Margaret et pourquoi presque toutes les traces d’elle ont été gommées par sa famille. Personnellement, j’adore les romans historiques et tout ce qui parle de sorcellerie et de mysticisme donc ce roman ne pouvait que me plaire et il ne m’a pas déçue.

La berceuse des sorcières est un livre féministe dans la veine de la petite boutique aux poisons de Sarah Penner (paru chez le même éditeur d’ailleurs et qui m’avait également beaucoup plu) dont on a – à mon sens – pas entendu assez parler!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Cendres ardentes de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Cendres ardentes de l’auteur Marc Voltenauer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 5ème roman mettant en scène l’inspecteur Andreas Auer.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Cendres ardentes

Nombre de pages: 397 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Un corps démembré est retrouvé flottant dans le lac Léman. Bientôt un deuxième, puis un troisième. Des cadavres de femmes, atrocement mutilées, dont il ne reste que le tronc. Les victimes sont inidentifiables. Alors, trouver le coupable…L’inspecteur Andreas Auer et son équipe de la brigade criminelle de Lausanne sont immédiatement chargés de l’enquête. Parallèlement, un Albanais, Sokol Hoti arrive en Suisse à la suite de l’assassinat de son frère Mirjan victime d’une ancienne gjakmarrje (de gjak, le sang et marrja, la prise), littéralement une reprise du sang, une vieille histoire de vendetta à l’albanaise.
Mais Sokol disparaît. Une partie de sa famille installée en Suisse se partage entre l’idée de venger Mirjan ou de mettre fin au cycle de la vendetta.
L’inspecteur Auer se lance dans une course poursuite effrénée à travers l’Europe pendant laquelle il se verra confronté à la partie la plus sombre de son passé.

Mon avis: 

J’ai été heureuse de retrouver l’inspecteur Andreas Auer dans ce nouvel opus, même si je l’ai trouvé finalement bien moins présent que dans les romans précédents. L’auteur fait cette fois-ci la part belle à d’autres protagonistes, comme Sokol, qui devient chef de famille après l’assassinat de son frère, ou encore Hubert et Soeur Laura, des détectives amateurs et amis de Sokol aussi improbables qu’attachants. Toute la famille de Sokol est également au coeur de cette intrigue incroyablement bien ficelée. 

Après un début un peu lent (dû à la mise en situation de tous les protagonistes), l’intrigue trouve vite son rythme de croisière et là il n’est plus possible de poser le livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire!

Ce roman est une plongée dans le monde des familles albanaises immigrées en Suisse. La loi du Kanun que chacun interprète de la façon qui l’arrange, le grand écart entre certaines pratiques un peu archaïques encore en place dans leur pays d’origine et leur envie de s’intégrer en Suisse. On sent que l’auteur s’est bien renseigné sur les us et coutumes des pays balkaniques et retranscrit le tout d’une manière cohérente et respectueuse. J’ai appris énormément de choses et j’en remercie l’auteur!

Petit bémol (à mon sens): les descriptions des habits que portent les protagonistes (ou les collègues de l’inspecteur), un peu trop détaillées à mon goût, qui ralentissent un peu le récit. 

La tension monte au fil des pages jusqu’au final qui est génial et que je n’avais pas vu venir, chose que j’apprécie vraiment car à force de lire des thrillers, on commence à connaître certaines ficelles et c’est toujours décevant de découvrir la fin avant que l’auteur fasse ses révélations. Cela n’a pas été le cas ici et j’ai été de surprises en surprises.

Bref, Marc Voltenauer démontre un fois encore qu’il est passé maître dans l’écriture de thrillers captivants qui, à la fois, font réfléchir sur des sujets de société. Si le roman Les protégés de Sainte-Kinga était plus soft niveau hémoglobine que L’aigle de sang, l’auteur se rattrape aisément avec Cendres ardentes, où le sang coule à flots. Un très bon cru!

Âmes sensibles s’abstenir !

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Inconsolable d’Adèle Van Reeth

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Inconsolable de l’autrice et philosophe Adèle Van Reeth. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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insonsolable

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2023

4ème de couverture:

Le chagrin conduit le cœur vers la littérature et la philosophie dans l’espoir d’y trouver une consolation, comme un enfant se réfugie dans les bras de sa mère. Mais les mots des autres ne consolent pas. Regarder la mort en face, n’est-ce pas constater notre condition d’êtres résolument inconsolables ?Qu’est-ce que ça change, vraiment, de perdre son père ? Sans croyance en un au-delà, que signifie l’ultime disparition de ce qui est ? Rien ne change, et pourtant le monde n’est plus le même. Il faut s’habituer à vivre dans un monde sans lui. La vie continue, les matins se succèdent, les enfants grandissent, un nouveau chat rejoint la maison, et après la grande tristesse c’est la peur de l’oubli qui survient. Et si tout redevenait comme avant ? La vie, même dans l’impossible face-à-face avec la mort, se trouve dans cette alternative : quand le temps s’étire, on s’ennuie ; quand le temps s’arrête, on gémit. Le drame n’est-il qu’une suspension provisoire de nos soucis ? Mais alors, nous autres, êtres inconsolables, avons-nous la possibilité de jouir de l’existence en connaissance de cause ? A. V. R.

Mon avis: 

Un récit qui prend aux tripes sur la perte d’un être cher, le père de l’autrice en l’occurrence. 

J’ai aimé les mots toujours justes et choisis avec soin que l’autrice pose sur ses sentiments et sur ses maux. 

C’est un livre qui fait réfléchir sur le sens de la vie, de notre vie. Aux enfants que nous avons été et les adultes que nous sommes devenus, sans avoir vu le temps défiler. Ce besoin d’être entouré, choyé par nos parents, comme lorsque nous étions petits. Ce deuil impossible à faire tant il semble impossible à Adèle Van Reeth de continuer à vivre « comme avant » dans un monde où son père n’est plus.

L’autrice parle de l’injustice qui arrache à la vie les gens que nous aimons, souvent trop tôt. 

Ce sentiment d’impuissance, de rage, de douleur et d’abandon que nous pouvons ressentir. La mort est inéluctable, même si cela fait peur ou mal d’y penser.

J’ai parfois encore le fantasme enfantin de pouvoir échapper à ma propre mort. Comme si la balle en plein cœur, la lame de la guillotine ou la tumeur qui prolifère n’allait pas me tuer. « Ca ne peut pas m’arriver à moi », il y a quelque chose d’invraisemblable dans le fait que la vie puisse s’arrêter d’un seul coup. La mort, c’est pour les autres. Je ne pense pas être invincible mais la mort comme fin définitive de toute chose pour moi m’est absolument inconcevable. Rien dans mon imagination, mon entendement ou ma sensibilité ne peut se figurer ce que signifie la mort. 

Inconsolable, d’Adèle Van Reeth, page 172

Chaque ligne de ce récit bouleversant est un bijou qui a su me toucher en plein cœur.

A lire de toute urgence.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les ennemis de la vie ordinaire d’Héléna Marienské

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les ennemis de la vie ordinaire de l’autrice Héléna Marienské qui trainait depuis bien trop longtemps dans ma pile à lire!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les ennemis de la vie ordinaire

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2015

4ème de couverture:

L’un boit, l’autre sniffe, le troisième fornique à corps perdu. Les autres ne sont pas en reste. Tous sont addicts et se trouvent embarqués dans une thérapie de groupe d’un nouveau genre. Ils y trouveront ce qui n’était pas prévu : la polyaddiction. Ça secoue. Mais pas seulement : car ces ennemis de la vie ordinaire vont aussi découvrir dans le groupe l’entraide, l’amitié, et l’amour, le bel amour.
Comédie hilarante, portée par une écriture brillante et rythmée, ce roman s’empare d’un sujet de société contemporain, l’addiction, pour mieux le détourner : un conte moderne aussi réjouissant qu’immoral.
Abstinents s’abstenir.

Mon avis:

Ce roman aborde le thème des addictions, que ce soit l’alcool, la drogue, le sexe, le shopping, les jeux d’argent ou encore le sport.

On va suivre une brochette de personnages tous plus attachants les uns que les autres, malgré leurs travers. 

Ils vont se rencontrer lors d’une réunion sur les addictions et finalement vous réussir à s’entendre, même si ce n’est pas forcément de la façon dont on aurait pu le penser! On les suit individuellement dans les différents chapitres et cela permet de plus facilement entrer dans leur peau, chose que j’ai vraiment appréciée. La personnalités de tous les protagonistes est fouillée, bien construite.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui aborde des problèmes graves mais sans jamais tomber sans le pathos. L’autrice distille beaucoup d’humour dans les dialogues et certaines réparties sont vraiment hilarantes. J’ai vraiment apprécié sa plume provocante, qui cherche à déranger, à choquer même. 

Un roman que j’ai vraiment eu du plaisir à lire, et que j’ai d’ailleurs dévoré en deux sessions de lecture! La fin est un peu tirée par les cheveux mais qu’importe, j’ai vraiment adoré suivre les personnages dans leurs délires!

Un conte immoral et savoureux!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Le dernier souffle du Laret de Noémie Charmoy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le dernier souffle du Laret de l’autrice Noémie Charmoy que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le dernier souffle du laret

Nombre de pages: 256 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 1er février 2023

4ème de couverture:

9 octobre 2015. Les terres détrempées de Chesard, petit hameau broyard d’apparence ordinaire, sont le théâtre d’une macabre découverte. La journaliste Claire Alderman, originaire de la région, est retrouvée sans vie. Sa mort n’est pas le fruit du hasard, et bientôt, tous les regards se tournent vers la police. Qui a pu ôter la vie à une jeune femme talentueuse et appréciée de tous ? Esther Notari, l’une des policières en charge de l’enquête, se rend à l’évidence : un secret peut en cacher un autre, et la rédemption est parfois chose difficile à atteindre. Rongée par de vieux démons et devant composer avec son nouveau binôme, la très lisse Delphine Vaucher, Esther devra faire des choix cornéliens. L’occasion pour la femme de loi de remettre de l’ordre dans sa vie qui lui échappe.

Mon avis: 

Il s’agit du premier roman d’une autrice pour le moins prometteuse. 

Une intrigue bien ficelée et plausible, des personnages attachants, des dialogues bien léchés… nous avons là le cocktail parfait pour un bon roman divertissant.

Le roman prend place dans la Broye, région du canton de Vaud que je connais assez peu. L’autrice en fait quelques descriptions utiles à l’histoire mais sans que cela en parasite le rythme.

Le personnage principal, Esther Notari, est une policière hantée par son passé, qui fait le vide autour d’elle pour se protéger. Elle fonce souvent tête baissée, se fiant à son intuition et on sent qu’elle est souvent à fleur de peau. Delphine Vaucher, sa nouvelle coéquipière, s’en prend plein la tête à chaque fois qu’elle ouvre la bouche mais elle tient bon. C’est la force calme du duo, elle arrive à synthétiser les informations et à faire avancer l’enquête tout en  gérant l’impulsivité de sa collègue Esther. Finalement, les deux femmes sont plutôt complémentaires, malgré une flagrante incompatibilité de caractère.

La force de ce roman est surtout dans les personnages imaginés avec soin dans lesquels nous pouvons nous reconnaître. L’intrigue, bien que bien pensée, est somme toute assez simple mais c’est tout ce qui est autour qui fait que l’on n’a pas envie de lâcher ce livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Il s’agit d’un roman policier taillant une part belle aux rapports humains et non d’un thriller, d’ailleurs.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture et je lirai avec grand plaisir les prochaines parutions de Noémie Charmoy!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: A prendre ou à laisser de Lionel Shriver

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman A prendre ou à laisser de l’autrice Lionel Shriver dont j’avais beaucoup aimé il y a des années le roman choc Il faut qu’on parle de Kevin.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

à prendre ou à laisser

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 26 janvier 2023

4ème de couverture:

Lionel Shriver met toute son ironie, son acuité et sa tendresse dans cette nouvelle bombe de provocation. Hilarante et touchante, une œuvre explosive doublée d’une réflexion mordante sur notre rapport à la vieillesse et sur l’art délicat de préparer sa sortie.

Pendant dix ans, Kay a assisté son père atteint de la maladie d’Alzheimer. À la mort de ce dernier, le soulagement l’emporte sur la tristesse et une question surgit : comment gérer sa propre fin de vie ?
Une discussion avec son mari Cyril, quelques verres de vin et les voici qui en viennent à nouer un pacte. Certes, ils n’ont que cinquante ans, sont en bonne santé et comptent bien profiter encore de leurs proches, mais pas question de faire peser sur ceux-ci et sur la société leur inéluctable déliquescence. C’est décidé, le jour de leurs quatre-vingts ans, Kay et Cyril partiront ensemble.

Le temps passe et voici qu’arrive la date fatidique.

Une date, douze possibilités et une conclusion : dans la vie, tout est à prendre ou à laisser…

Mon avis: 

Un roman à tiroirs sur la vieillesse et la dégénérescence du corps humain. Kay et Cyril, qui ont passé des années à s’occuper de proches malades, on fait un pacte pour le moins étrange. Se suicider le jour de leurs 80 ans, pour partir quand tout va encore bien, sans devenir un poids pour leurs proches.

Des années plus tard, voilà arrivé le moment de passer à l’acte. Cependant, ont-ils vraiment envie de mourir alors qu’ils vont encore très bien ?

L’autrice décide donc de nous offrir 12 variantes où l’on voit tour à tour Cyril partir sans sa femme ou inversément, ou encore des futurs alternatifs plutôt loufoques.

Lionel Shriver dépeint avec brio les petites mesquineries des enfants qui guettent l’héritage et les parents qui essaient toujours de tirer la couverture à eux. (on va bientôt mourir alors claquons tout!)

La mort est un thème universel, qui fait peur, car c’est l’inconnu. 

Les personnages de Kay et Cyril sont touchants, qu’ils fassent preuve de courage ou de lâcheté. On les adore et on les déteste tour à tour.

J’ai vu passer suffisamment de patients âgés pour en conclure de façon définitive que très peu d’individus parviennent à maintenir au-delà de l’âge de quatre-vingts ans cette « qualité de vie » considéré comme acquise. Les maladies chroniques commencent à s’additionner. Même si on garde toute sa tête, le corps implose et la vie quotidienne tourne quasi exclusivement autour de la douleur. Chaque année qui passe allonge la liste des gestes qu’on ne peut plus faire. Le monde rétrécit, plus rien de ce qui s’y déroule n’a d’importance, ce qui compte c’est de diminuer la douleur ou, au moins, de ne pas la laisser empirer.

A prendre ou à laisser, de Lionel Shriver, page 23

Un roman drôle et lucide à la fois sur la fin de vie et les diverses issues de celle-ci.

J’ai cependant parfois été un peu perdue avec les retours en arrière car l’autrice ne remonte pas toujours au même moment dans le temps pour construire ses alternatives. Il faut donc bien suivre pour comprendre la temporalité.

Un roman moderne et rafraîchissant, même s’il donne parfois froid dans le dos. L’écriture de Lionel Shriver est incisive, on y retrouve le fiel présent dans ses autres romans. Elle est sans pitié pour ses personnages. J’ai trouvé que ce roman était assez dense, malgré son petit nombre de pages.

Un livre au thème grave abordé avec un humour noir qui vous fera vivre une expérience sans pareille. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)