Bilan de mes lectures des mois de mars et avril 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures des mois de mars et avril 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de presque tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces deux derniers mois!

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Mars 2021

Romans lus durant le mois: 9 (dont 3 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois : 4

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan mars 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mars 2021. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu le dernier tome paru (le 23) des aventures de Nelson le diablotin « totalement ingérable » de Bertschy, Plutôt léger mais trop drôle, j’apprécie cette collection que je me réjouis de faire découvrir à mes filles 🙂

Dans un registre plus sérieux, j’ai lu Blanc autour de Lupano et Fert, un roman graphique sur le racisme auquel doit faire face une enseignante blanche souhaitant n’ouvrir son école qu’à des fillettes noires pour leur éviter des brimades en classes  » mixtes ». Cependant, cela aura l’effet contraire et tout va vite dégénérer. Menaces, agressions, incendies… Un portrait triste et pourtant réaliste de la vie des noirs et de ceux qui voulaient les aider aux Etats-Unis en 1832. J’ai adoré le dessin qui accentue les émotions des textes. Une pépite!

J’ai également beaucoup aimé découvrir Le siècle d’Emma de Fanny Vaucher et Eric Burnand. On y suit donc Emma, suissesse née début 1900 et qui va s’émanciper au fil des années…. On suit également sa fille, sa petite-fille, son neveu.. dans des destins et des trajectoires différentes, ils dessinent une Suisse multiculturelle qui a beaucoup changé en une centaine d’année, jusqu’à la loi sur le vote des femmes en 1971. A découvrir si cette période vous intéresse!

J’ai lu également pas mal de mangas: Le tome 18 de Promised Neverland de Kaiu Shirai, la fin se précise !! Toutes les pièces du puzzle se mettent en place et j’avoue adorer les personnalités de tous les héros 🙂 Surtout Ray ♥ 

J’ai lu également le tome 4 de la petite faiseuse de livres de Mia. Maïn, plus attachante que jamais et de plus en plus malade, arrive enfin à produire du papier avec l’aide de son ami Lutz. C’est le début du commerce pour eux et l’histoire s’accélère! Un manga que j’ai beaucoup de plaisir à lire en amoureuse des livres que je suis.

J’ai également commencé une nouvelle série manga, Les carnets de l’apothicaires de Natsu Hyuuga où l’on suit une jeune femme, Mao Mao, arrachée à la rue pour servir à la cour de l’empereur chinois. Là-bas, elle va vite être remarquée pour ses talents de soigneuse et deviendra goûteuse de l’une des concubines de l’empereur… des dessins magnifiques et une histoire riche et intéressante, je dis oui ! Un gros coup de coeur !

J’ai également continué la série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama avec le tome 4, où les intentions de la confrérie du capuchon deviennent de plus en plus claires, faire du mal aux apprentis sorciers ou les faire travailler pour leur cause ! Tous les apprentis devront faire preuve de beaucoup de courage pour se sortir des pièges mis sur leur passage. On commence à avoir beaucoup d’action et ce n’est pas pour me déplaire ! Après quelques tomes de mise en place, nous voilà au cœur de l’histoire et j’ai hâte de commencer le tome 5 !

Avril 2021

Romans lus durant le mois: 7 (dont 1 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan avril 2021la familia grande

Là encore, vous avez déjà eu presque toutes les chroniques de mes lectures du mois d’avril en article individuel, à part La familia grande de Camille Kouchner, l’histoire de sa famille et des abus dont a été victime son frère jumeau par leur beau-père. Dur à lire et plutôt choquant… je vous en reparlerai prochainement!

J’ai également lu le 3ème tome de Mortal Instruments, la cité de verre, de Cassandra Clare et je dois avouer avoir été heureuse de retrouver les personnages de cette saga. Clary prend de plus en plus d’assurances en ces pouvoirs de chasseuse d’ombres et va devoir s’impliquer énormément pour sauver la vie de ceux qu’elle aime.. Un tome très important de cette série et qui marque la fin d’un cycle et le début d’un autre! J’ai déjà commencé le tome 4 😉

Le dernier roman dont je ne vous ai pas encore parlé est Le dernier message de Nicolas Beuglet, une nouvelle série commencé par l’auteur, avec une nouvelle enquêtrice, Grace. J’ai beaucoup aimé son personnage un peu mystérieux et cette intrigue était à la hauteur de ses deux premiers romans (l’île du diable m’avait un peu déçue je l’avoue), Le cri et Complot. Je vous en reparlerai également bientôt plus en détail. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu Peau d’homme de Hubert, dont j’avais lu la trilogie « Beauté » en début d’année. Ici on suit une jeune femme, Bianca, destinée à un mariage arrangé avec un jeune homme, Giovanni dont elle ne connaît rien. Héritant par sa marraine d’une « peau d’homme » lui permettant de se déguiser et de se faire passer pour un garçon qui se nomme Lorenzo, elle va se rapprocher de son promis afin de pouvoir apprendre à le connaître. Comme dans Beauté, Peau d’homme se passe dans le passé, au moment de la Renaissance, mais en Italie cette fois-ci.  J’ai beaucoup aimé l’histoire qui m’a beaucoup touchée. Dans cette bande dessinées on parle de sexualité et plus spécialement d’homosexualité, qui était plus que tabou à cette époque. Un bijou!

J’ai bien évidemment lu le dernier Guy Delisle, Chroniques de Jeunesse. Guy Delisle est un écrivain que j’apprécie énormément. Ses dessins ne sont pas forcément mes préférés (à l’image de Riad Sattouf) mais j’aime beaucoup son travail, son humour et sa façon de raconter les choses. Là on le suit dans son job d’été à la fabrique de papier où est employé son père. Une plongée dans le grand bain du travail en équipe et les réalités de la vie pour lui qui ne rêve que de pouvoir vivre de sa passion (le dessin)…  J’espère qu’il écrira une suite pour nous raconter ses débuts en temps que dessinateur!

Le dernier roman graphique que j’ai lu est Ne m’oublie pas d’Alix Garin. On y suit une jeune femme qui décide de faire sortir sa grand-mère atteinte d’Alzheimer de son EMS afin de l’emmener revoir sa maison d’enfance comme elle le réclame souvent. Une jolie histoire sur les souvenirs que l’on peut avoir des gens qu’on aime et la tristesse quand ces personnes ne se souviennent plus de nous. Un roman graphique tendre et triste à la fois. 

Et puis côté manga j’ai lu le tome 19 de The promised Neverland de Kaiu Shirai qui est l’avant-dernier de la série !! La tension est à son comble pour Emma et ses amis… arriveront ils à faire ployer les monstres et à stopper l’exploitation des fermes d’enfants servant de bétail à ces derniers ? J’ai vraiment trop hâte d’être en juin pour avoir entre mes mains l’ultime tome de cette série que j’ai trouvée formidable!

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Les aventuriers de l’Autre Monde de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les aventuriers de l’Autre Monde de Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit du premier roman jeunesse de l’auteur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

les aventuriers de l'autre monde

Nombre de pages: 221 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 8 octobre 2020

4ème de couverture:

Derrière L’Autre Mer, il y a l’Autre Monde, un royaume interdit où tout est inversé: le jour devient la nuit, les petits se changent en grands et les bons sont méchants. 
Rares sont ceux qui sont allés dans l’Autre Monde. 
Personne n’en n’est jamais revenu.
Lily, Red et Max, décident de tenter l’aventure. 
On est pirate ou on ne l’est pas.

Mon avis:

J’ai vraiment bien aimé l’ambiance de ce roman d’aventure dont le public cible est les 9-12 ans je pense. 

Les trois héros, Lily, Red et Max, sont attachants et drôles, j’ai beaucoup aimé la façon dont ils se sont rencontrés et la manière dont ils sont restés liés par la suite. Chacun à ses forces et ses faiblesses propres mais ensemble ils se complètent parfaitement. A Lily l’intuition et l’intelligence, à Red la force physique et l’intrépidité et à Max les jeux d’esprit et le courage.

Le méchant de l’histoire est cruel et impressionnant juste ce qu’il faut sans pour autant faire faire des cauchemars aux enfants (enfin du moins je le pense!). Cependant, il fait tout de même son petit effet!

J’ai beaucoup aimé également les personnages des mouettes qui sont assez drôles dans leur manière de penser. Le fait d’inverser toutes les choses dans l’Autre-Monde est original et apprend aux enfants qu’il faut se méfier des apparences.

J’ai apprécié le fond de l’histoire qui prône les valeurs de l’amitié et de la bravoure

La seule critique que je pourrais émettre est que les chapitres se passant réellement dans l’Autre-Monde sont assez courts et ce n’est qu’une toute petite partie du roman. J’aurais voulu un peu plus découvrir ce monde à l’envers! Mais sinon l’histoire est cohérente et intéressante, même pour un(e) adulte 🙂 Simplement, j’aurais peut-être apprécié une cinquantaine de pages supplémentaires 🙂

Luca di Fulvio nous prouve avec ce roman qu’il sait se diversifier et sortir de sa zone de confort. Sa plume est accessible pour les plus jeunes, le vocabulaire riche mais pas compliqué. De plus, à la fin du roman on retrouve un lexique de tous les termes relatifs à la navigation ce que j’ai trouvé très utile et malin de la part de l’auteur.

En outre, j’ai trouvé les lettrines de début de chapitres très jolies (avec des dessins relatifs à l’histoire) et je pense qu’il fallait souligner le joli travail d’édition de Slatkine & Cie 🙂

Bref, j’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans ce roman jeunesse (j’aurais adoré le lire enfant!) et le relirai avec plaisir avec mes filles dans quelques années!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre (au titre à rallonge mais qui attire instantanément l’attention!) L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 149 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 28 janvier 2021

4ème de couverture:

L’espèce des lecteurs est vouée à disparaître…

Un jour l’espèce aura complètement disparu.
Il y avait le dernier des Mohicans. Il y aura le dernier ours blanc.
Voici l’histoire du dernier des lecteurs. Un roman-manifeste à faire lire aux hommes avant qu’il ne soit trop tard.

Je peux vous prédire que, dans trente ans, sinon avant, il y aura autant de lecteurs de littérature qu’il y a aujourd’hui de lecteurs de poésie latine.
Philippe Roth, 2013

Découvrez ce roman-manifeste, à lire avant qu’il ne soit trop tard …

Mon avis:

J’ai trouvé que le sujet de ce livre était bien pensé et effectivement, de nos jours, on dénombre beaucoup moins d’hommes qui lisent (des livres) que des femmes. 

Il est vrai que de tout temps, ce loisir a été catalogué comme oisif donc plus facilement réservé aux femmes (machisme!)… et d’ailleurs dans le roman, le seul homme qui lit encore n’est pas pris au sérieux par les autres hommes et se fait un peu brimer.

Le narrateur, qui est donc le dernier lecteur au monde, se travestit même en femme pour pouvoir lire sur les bancs publics sans être ennuyé.  Tout le monde de l’édition est également bousculé car les romans visent dorénavant un public essentiellement (voire uniquement) féminin -ce qui se vend donc -, ce qui n’encourage pas les hommes à se replonger dans un roman vu que la littérature ne leur est plus destinée. Les auteurs masculins de font de plus en plus rares.

Même si ce roman force le trait sur certains aspects déjà présents de nos jours (certaines catégories de romans destinées aux femmes et d’autres plutôt aux hommes, ce qui est totalement absurde car chacun a bien le droit de lire ce qu’il veut), j’ai aimé cette espèce incursion dans un futur un peu alarmiste. On sent derrière ses mots que l’auteur aime vraiment la littérature et les livres en tant qu’objets (et pas seulement de décoration!).

J’ai beaucoup aimé le passage où le narrateur joue un jeu avec une amie (son ex petite amie) où ils doivent deviner le titre d’un livre en se faisant lire la première phrase de celui-ci. Il y avait eu un TAG qui avait circulé sur booktube avec ce genre de défi il y a quelques années, je trouve cela hyper difficile et suis admirative des gens qui arrivent à se souvenir de chaque incipit des livres de leur bibliothèque.

Quand on referme ce roman, on a juste envie de prendre nos livres un à un, de les renifler, les feuilleter et les chérir. Pour que jamais aucun genre ne disparaisse sous prétexte que son lectorat cible a disparu. 

Une ode à la lecture qui fait du bien et que j’ai vraiment adorée, ce roman devrait être au programme des écoles tant il est révélateur d’une époque envahie de plus en plus par les écrans. 

Je ne connaissais pas la plume de Daniel Fohr mais je l’ai vraiment appréciée dans ce roman facile à lire, dramatique et drôle à la fois; le narrateur est sarcastique et j’avoue adorer ce genre d’humour.

Son seul défaut est qu’il est presque trop court ! J’en aurais voulu plus tant j’ai aimé la narration. J’ai trouvé également la fin un peu triste mais c’était également la plus logique.

Une belle découverte !!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures des mois de janvier et février 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures des mois de janvier et février 2021. Etant donné que j’ai déjà parlé de toutes mes lectures (romans) du mois de janvier, j’ai regroupé les deux mois pour le bilan. Je voulais juste revenir sur les mangas et bandes dessinées que j’ai lues en janvier 😉

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Janvier 2021

Romans lus durant le mois: 8 (dont 1 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois : 3

Bandes dessinées lues durant le mois: 5

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de janvier 2021. 

Durant ce mois, j’ai lu la magnifique trilogie BD Beauté de Kerascoët et Hubert reçue pour Noël de la part de ma meilleure amie. Si vous ne la connaissez pas encore, je ne peux que vous recommander cette histoire d’une jeune femme née très laide, surnommée Morue qui, après avoir sauvé une fée, se voit pourvue d’un don inestimable: Alors que son physique n’a pas changé, les autres ont d’elle une version déformée et la perçoivent magnifique et irrésistible. J’ai trouvé le thème de cette BD très intéressant, l’histoire est vraiment originale et bien pensée. On y comprend que la beauté peut être un don mais également un lourd fardeau à porter. Une trilogie qui fait réfléchir sur la bêtise humaine!

J’ai  également lu deux BD érotiques, toutes deux de Katia Even, Narcisse qui raconte l’histoire d’une jeune femme lesbienne, en proie à ses désirs et ses fantasmes. Le dessin est vraiment magnifique mais je n’ai pas trop croché avec l’histoire que j’ai trouvée un peu confuse. Dans la seconde BD, le petit derrière du confinement, pour lequel j’avais participé à une campagne Ulule, on suit Marie, jeune femme portée sur le sexe, confinée avec son amant du moment et qui essaie de tromper son ennui en pimentant leur quotidien. J’ai trouvé cette BD mignonne comme tout mais les gags ne sont pas hilarants non plus. De la même autrice, et également dans le cadre d’une campagne Ulule, j’ai encore dans ma pile à lire le Petit derrière de l’histoire, où l’on suit Marie dans les différentes époques grâce à une machine à remonter le temps. Je vous en reparlerai dès que je l’aurai lu !

Et sinon, côté manga, j’ai continué la série toute mimi it’s my life (avec le tome 6), toujours plus de personnages viennent se greffer à l’histoire et même si le tout est plutôt bon enfant, on sent que l’ambiance commence à devenir plus sombre au fil des tomes. J’ai également terminé la série Gran Blue Fantasy avec le tome 8 et j’avoue avoir été déçue de ce final pour le moins bâclé. Je me suis dit: tout cette quête pour finir comme ça bêtement ? Cela m’a rappelée la série Monster Hunter qui s’était elle aussi terminée en eau de boudin. Je pense que les séries qui n’ont pas le succès escompté sont écourtées. 

Pour terminer, j’ai lu le tome 3 de la petite faiseuse de livres et j’aime toujours autant cette ambiance un peu médiévale et la petite fille qui essaie de fabriquer des livres est vraiment trop mignonne, une série coup de cœur pour moi!

Février 2021

Romans lus durant le mois: 8 (dont 2 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler en premier du manga lu le mois dernier, le tome 3 de l’atelier des sorciers. J’aime vraiment l’ambiance douce mais néanmoins grave de ce manga et les dessins sont vraiment détaillés et magnifiques. Une jolie découverte et j’ai hâte de continuer cette chouette saga 🙂

Durant le mois de février, j’ai lu deux SP dont Fuir le bonheur de Francine Burlaud dont je vous ai parlé juste ici. Sentiment un peu mitigé pour celui-ci, même si je m’attendais à un roman plutôt triste, j’avoue avoir été assez surprise du choix de narration de l’autrice. J’ai également lu l’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs de Daniel Fohr que j’ai trouvé à la fois drôle, dramatique et effectivement comme le nom l’indique, plutôt émouvant. Comment serait le monde si tous les hommes cessaient de lire et si ce loisir était alors seulement réservé aux femmes ? Ce roman fait réfléchir sur la société d’aujourd’hui et il est vrai que les lecteurs sont déjà bien moins nombreux que les lectrices et tendent à diminuer au fil des ans. 

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Tracy Chevalier avec la brodeuse de Winchester dont j’ai adoré l’histoire, son héroïne est drôle, indépendante et vraiment attachante. J’ai également beaucoup aimé le dernier Gilles Legardinier, Une chance sur un milliard qui m’a comme d’habitude transportée et arraché une petite larme. 

J’ai été passionnée par la machine Ernetti de Roland Portiche qui raconte l’invention par le père Pellegrino Ernetti d’une machine à voir dans le passé, commandée par le Vatican, machine qui pourrait prouver l’existence de Jésus. Bien évidemment, d’autres puissances aimeraient s’approprier cette machine et j’ai vraiment adoré ce roman qui aurait pu sembler ennuyeux de prime abord mais qui s’apparente vraiment à un roman d’aventure. J’ai aimé le fait que ce roman soit tiré d’un fait  réel (la machine) mais bien évidemment le tout est amplifié et romancé.

J’ai également continué la saga « Hannah Baxter » avec Récidive de Sonja Delzongle, où on retrouve notre héroïne en proie à ses démons et surtout à son paternel qui aimerait bien la voir morte (ambiance!). J’aime toujours autant la plume nerveuse de cette autrice de thriller très talentueuse.

Dans un registre plus léger, j’ai lu le roman l’embellie de Audur Ava Olafsdottir, un roman féministe sur le thème du choix de vie (avoir des enfants ou pas, se ranger ou pas) où l’on suit une jeune femme qui, suite à une séparation, part en voyage durant quelques mois avec le fils de sa meilleure amie qui est enceinte de jumelles et doit se reposer. Au contact de ce petit garçon de 4 ans à moitié sourd, elle en apprend plus sur elle que durant tout le reste de sa vie. 

Pour terminer, j’ai lu un document qui avait fait grand bruit lors de sa sortie l’année passée (il me semble) le consentement de Vanessa Springora où elle nous raconte comment elle s’est fait embobiner et abuser dès l’âge de 13 ans  par un auteur connu de l’époque sans que les adultes de son entourage n’y voit rien à redire. Un livre dur mais qui je pense réveillera bien des consciences, car sous couvert qu’il s’agissait d’un homme plutôt talentueux, on  le laissait faire ces horreurs et on le laissait même s’en vanter dans ses livres. Une honte.

La fin du mois de février sonne également le glas du Cold Winter Challenge et j’avoue n’être pas vraiment contente de moi étant donné que je n’ai lu que 6 livres sur les 12 sélectionnés initialement. Cependant, j’ai lu d’autres livres qui me donnaient plus envie à ce moment-là donc je ne regrette rien ! Et grâce à mes 6 lectures, j’ai tout de même pu compléter plusieurs menus du challenge donc je pense l’avoir tout de même un peu réussi 😉 Je ferai mieux l’année prochaine!!

Et voilà je crois que j’ai fait le tour de mes lectures de ces deux derniers mois 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Fuir le bonheur de Francine Burlaud

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Fuir le bonheur de Francine Burlaud que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son second roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 204 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 5 novembre 2020

4ème de couverture:

Elise se serait bien passée d’aller au mariage de sa sœur Myriana. Est-ce l’idée d’affronter ces heures fugitives, bruyantes, un peu navrantes et faussement hystériques? La personnalité très particulière de sa sœur? Celle de son fiancé? Ou la présence lancinante d’un secret?
En route pour le mariage, Elise dénoue les fils qui relient chacun des invités, pour un soir, et pour toujours. 
Une comédie triste et légère. La vie, la vie en vraie.

Mon avis:

L’histoire commençait bien, je trouvais la narration, faite par Elise – une jeune femme se rendant au mariage de sa jeune sœur Myriana –  très sympa et plutôt rigolote. Cependant, le roman est devenu de moins en moins léger et de plus en plus pesant au fil des chapitres. Sur la route, elle se replonge dans son passé, ses expériences avec les hommes. Le mariage de sa sœur la renvoie à sa solitude.

Elise se perd en divagations et saute un peu du coq à l’âne en racontant la vie (réelle ou imaginée?) d’un auto-stoppeur, d’une femme aux Etats-Unis… autant parfois j’ai trouvé que cela avait un sens et apportait quelque chose à l’histoire (ses souvenirs à elle sur ses relations amoureuses passées et ce qu’elle imagine (?) de la vie de son père) autant j’ai trouvé un peu dérangeant le fait qu’on ne sache jamais si certains événements sont réels ou pas. De plus, j’ai trouvé que ces petites parenthèses coupaient un peu trop le récit, comme s’il y avait des récits indépendants et sans aucun rapport au milieu du livre. J’ai perdu le fil du récit à plusieurs reprises.

Ce roman porte sur l’amour – sous toutes ses formes – et ses désillusions. Il aborde également le thème de notre vie idéale et rêvée versus la vie que nous avons réellement. Pour le coup, le ressenti d’Elise par rapport à l’amour est plutôt négatif et pessimiste. Elle ne croit plus en l’amour et cela lui fait un peu mal de voir le bonheur de sa sœur dont elle ne peut pas s’empêcher d’être un peu jalouse. 

Les rapports humains et les mensonges des uns et des autres (ou les arrangements avec la réalité) sont également au coeur de ce roman. 

Je pensais lire un roman léger sur l’amour et la famille et je me suis retrouvée à lire un roman plutôt grave et même si la narration est fluide et moderne, ce livre m’a laissé un sentiment doux-amer (je pense que c’était le but). 

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: La loi des hommes de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre La loi des hommes de Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.  Je ne connaissais pas du tout cet auteur et j’étais très curieuse de découvrir sa plume, surtout qu’il s’agit là de son 8ème roman

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 397 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 1er octobre 2020

4ème de couverture:

Jacques est cantonnier à Houtkerque, dans le Nord. Ce qu’il découvre ce matin-là dans la sépulture centenaire de J. Wallace Hardwell va bouleverser sa vie. 

Une enquête secrète aux relents nauséabonds menée par un inspecteur de Scotland Yard dans les bas-fonds du Londres de Jack l’Eventreur. Entre crimes et passions, amour et trahison, là où s’affrontent l’honneur et l’horreur de la loi des hommes. 

Un thriller historique aussi efficace qu’actuel.

Mon avis:

L’histoire commence tout doucement car on y suit Jacques, cantonnier, qui, alors qu’il doit déplacer des tombes, découvre dans le cercueil d’un certain J. Wallace Hardwell, anglais étrangement enterré là, une petite valise contenant des feuillets rédigés en Anglais.

Intrigué, il va ramener ces notes chez lui (alors que sa femme s’y oppose) et va demander à sa fille, Aude, qui est bilingue, de bien vouloir lui en faire la traduction.  

Jacques comprend donc que les carnets appartenaient à un inspecteur de Scotland Yard et il va alors plonger dans une affaire de mœurs du début du siècle dernier, à Londres, peu après l’affaire de Jack L’Eventreur.

En effet, J. Wallace Hardwell doit interroger des suspects dans le cadre d’un scandale touchant certains membres de la famille royale; Myrtle, une veille recruteuse de maison close (plus ou moins) à la retraite, Rebecca, la tenancière d’une maison close ainsi que Timothy, son fils adoptif.

L’inspecteur va alors découvrir un monde dont il ignorait tout, celui de la rue et celui de l’inégalité des chances (surtout si on est une femme…). Droit dans ses bottes, il va essayer de se battre contre cette « justice » à deux vitesses, qui favorise toujours les plus riches et enfonce toujours plus les gens dans le besoin, quitte à se mettre ses supérieurs à dos. Il va également très vite s’attacher à Rebecca, Myrtle et Timothy, qui ont eu des vies difficiles et sont un peu « victimes » de leur destin.

J’ai vraiment adoré Howard Hardwell, un personnage idéaliste et féministe, en avance sur son temps. 

Ce roman m’a touché au coeur de par son thème dramatique; les enfants qui sont vendus comme prostitués par leurs proches qui n’ont pas d’autres choix car ils vivent dans la misère. J’ai trouvé d’ailleurs que certains passages sur le sujet sont d’ailleurs assez durs à lire.

Wendall Utroi a réussi le pari de nous fournir un roman policier de qualité avec des personnages attachants (j’ai beaucoup aimé la vieille Myrtle, en quête de rédemption) tout en livrant un message essentiel. Bien que le roman se passe au siècle dernier, le sujet est malgré tout (et malheureusement) très actuel.

Le titre est très évocateur du roman. « La loi des hommes » et non la loi des femmes. Car encore aujourd’hui. le monde est régi par les hommes et les femmes ont encore trop souvent peu (ou pas dans certains pays) de voix au chapitre. 

Le personnage de Jacques est également très intéressant, il évolue beaucoup au fil de sa lecture des mémoires de l’inspecteur et commence lui aussi à se rendre compte des inégalités hommes-femmes et son comportement change énormément. 

Les dialogues sont fluides et sonnent juste, le tout se lit très rapidement. Une fois commencé je n’ai plus pu le lâcher!

Un très beau roman d’un auteur très talentueux dont je pense me procurer très vite les livres précédents 🙂

Oui cela fait beaucoup de « très » dans une seule phrase mais ce roman le mérite amplement ! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois de décembre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures du mois de décembre 2020.

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 7 (dont 1 SP et 2 emprunts bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

lectures décembre 2020chère mamie au pays du confinement

S’il devait y avoir un thème récurrent dans les romans lus le mois passé, cela serait l’adolescence car les romans Une putain d’histoire de Bernard Minier, Manuel de survie à l’usage des jeunes filles de Mike Kitson et Presque génial de Benedict Wells (dont je vous ai parlé juste ici) abordent tous cette période charnière entre l’enfance et le passage à l’âge adulte. Bernard Minier a su encore une fois me faire tourner en bourrique dans ce thriller hyper angoissant mais j’avoue avoir préféré glacé et son personnage de Martin Servaz ! J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les aventures des deux sœurs Sal et Peppa dans Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, livre que j’ai trouvé dur et léger à la fois, l’auteur sachant bien alterner entre les moments tristes et les moments gais.

J’ai été surprise en bien par le dernier roman de Romain Puértolas, Sous le parapluie d’Adélaïde, dont j’ai trouvé l’intrigue vraiment bien développée, même si j’avais découvert le twist final depuis le début du roman. Pour ce dernier, je trouve que l’auteur avait été plus habile dans son roman précédent, mais peut-être que c’est moi qui était beaucoup plus à l’affut de certains indices pour ne pas me faire rouler 😉

Gros coup de cœur pour les sorcières de Pendle de Stacy Halls dont j’ai vraiment aimé la narration, on se met vraiment à la place de Fleetwod, jeune femme enceinte faisant appel à une sage femme accusée de sorcellerie afin de sauver son bébé à naître. L’ambiance et l’écriture sont parfaites !

J’ai passé un joli moment de détente avec le nouveau Chère Mamie (au pays du confinement) de Virginie Grimaldi, chroniques de son confinement sous forme de lettres écrites à sa Mamie. J’ai adoré tout comme le premier opus qu’elle avait sorti en 2019.

Un roman tout doux avec lettre d’amour sans le dire d’Amanda Sthers, je n’avais jamais rien lu de cette autrice mais ce roman très poétique m’a beaucoup touchée.

Côté mangas, j’ai commencé la saga l’atelier des sorciers dont j’ai acheté les 7 tomes (oui je suis folle :P) J’ai lu les deux premiers et le troisième tome est en cours de lecture. Pour le moment j’aime beaucoup l’univers très frais de ce manga et j’adore les dessins! J’ai également continué The Promised Neverland avec le tome17, on continue à suivre Emma et ses amis et l’intrigue devient de plus en plus complexe mais impossible de plus vous en dire sinon je vais trop vous en dévoiler et cela serait vraiment dommage. En tout cas, j’adore toujours autant cette série et j’ai hâte d’en voir le dessin animé.

J’ai également lu le tome 4 de Magus of the library où on continue de suivre les futurs bibliothécaires qui se tirent toujours un peu dans les pattes ! Les dessins et l’univers sont toujours autant somptueux 🙂 J’ai également lu le tome 5 de it’s my life, manga rigolo et grave à la fois où on suit une petite sorcière qui s’incruste chez un paladin trentenaire à la retraite. Les personnages sont vraiment attachants et j’adore vraiment cette série dont je trouve qu’on ne parle vraiment pas assez !

Bien entendu, je vous reparlerai plus en détail des romans dans les articles qui leur seront consacrés!

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP] J’ai lu: Presque génial de Benedict Wells

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Presque génial de l’écrivain allemand Benedict Wells que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.  J’avais eu l’occasion de découvrir la plume de cet auteur dans le recueil de nouvelles la vérité sur le mensonge que j’avais beaucoup aimé! (ma revue juste ici)

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

presque génial

Nombre de pages: 413 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Francis, 17 ans, est né de père inconnu. Il vit avec sa mère dépressive dans un mobil-home sordide à la périphérie de Claymont, petite ville de la côte Est des États-Unis. Avant une tentative de suicide ratée, sa mère lui a laissé une lettre d’adieu dans laquelle elle lui révèle qu’il a été conçu grâce à une banque du sperme, dont les donneurs anonymes sont sélectionnés pour leur Q.I. hors du commun. Il se met alors en tête de retrouver son géniteur, et entraîne dans son road trip son meilleur ami, le geek Grover, et Anne May, une jeune patiente de la clinique dont il est tombé amoureux.

Mon avis:

Ce roman qui est un road trip regroupant un jeune homme un peu perdu, Francis, son meilleur ami le geek Grover et la fille dont il est tombé amoureux au premier regard, Anne-May.

Tout bascule dans la vie de Francis quand sa mère lui apprend – après une tentative ratée de suicide – qu’il est le fils d’un génie (anonyme) car elle avait eu recours à une banque de sperme ayant pour but de créer des petits génies. Les études n’étant pas trop son fort et ne sachant pas bien quoi faire de sa vie, Francis s’accroche à cette idée et pour se prouver sa valeur, a comme seule obsession de retrouver son géniteur. 

Persuadé que sa vie ne pourra être que plus belle une fois qu’il saura qui est son père et qu’il l’aura rencontré, il en oublie presque les gens qui sont là pour lui et qui l’aiment (sa mère, son demi-frère et son ex beau-père, qui veille tout de même encore sur lui même de loin). Francis se sent inférieur aux autres et est pour le moins jaloux de son meilleur ami Grover pour qui les portes des plus grandes universités sont ouvertes. Ce trait de son caractère m’a un peu agacée je dois l’avouer car j’avais envie de lui dire « mais nom d’une pipe bouge-toi, fais quelque chose de ta vie!!! ». Il a beaucoup de rancœur en lui et pense que le monde est contre lui.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Grover, jeune homme sensible, pas insensible aux charmes d’Anne-May mais qui s’efface pour le bonheur de son ami Francis. Pour ne pas lui faire de mal, il retarde le moment de lui dire qu’il est pris à l’université et va partir loin de lui, s’extrayant de leur petite ville minable sans perspective d’avenir. 

Anne-May est un personnage que je n’ai pas spécialement apprécié car je l’ai trouvée froide et un peu calculatrice. Elle joue beaucoup de ses charmes pour obtenir ce qu’elle veut. Néanmoins, on sent derrière cette apparente confiance en elle qu’elle est restée intérieurement une petite fille fragile. Elle rêve de vivre sa vie comme elle l’entend mais elle est en quelque sorte prisonnière de sa famille aisée qui a déjà des plans bien précis pour elle.

Tous les trois sont pris dans une machine implacable qui fait que leur chemin est déjà tout tracé … à moins de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière! 

C’est un roman sur la vie qu’on rêverait d’avoir, les désillusions adolescentes et le besoin d’être aimé pour ce que l’on est vraiment. La phrase finale m’a néanmoins un peu laissée sur ma faim, j’aurai aimé avoir le fin mot de l’histoire 😉

Même si j’ai moins aimé ce roman que son recueil de nouvelles cité en début d’article, j’ai toujours autant apprécié la plume fluide et dynamique de l’auteur qui fait qu’on dévore ses romans ! Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

Bilan de mes lectures du mois de novembre 2020

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter mes lectures du mois de novembre 2020.

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Romans lus durant le mois : 8 (dont 2 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

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Je suis navrée j’ai beaucoup de retard dans mes chroniques, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop 😉 le mois de novembre a été très riche en lectures (le mois de décembre sera beaucoup plus calme). Vous aurez comme d’habitude mes chroniques roman par roman dans les jours/semaines à jour.

Les romans du mois passé étaient tous placés sous le signe de l’évasion!

J’ai été dépaysée par du miel sous les galettes de Roukiata Oueadraogo où l’on suit une famille dont le papa a été accusé à tort d’escroquerie, j’en ai parlé juste ici !

J’ai ensuite voyagé à travers les Etats-Unis avec mille femmes blanches de Jim Fergus, fantastique roman qui nous montre encore une fois (s’il fallait encore une preuve) de la bêtise du genre humain et son inhumanité.

Excellente lecture également avec là où chantent les écrevisses de Delia Owens, un roman qui nous prend au tripes et dont j’ai adoré les personnages principaux.

Deux petites déceptions pour nuits appalaches de Chris Offut et les aérostats d’Amélie Nothomb que j’ai trouvé trop courts, trop abrupts et pas assez aboutis.

J’ai adoré la dystopie l’année de grâce de Kim Liggett que j’ai trouvé intelligent et féministe!

Gros coup de coeur également pour rêver de Franck Thilliez que j’ai trouvé incroyable tant l’auteur arrive à nous balader entre rêves et réalité tout en restant d’une cohérence folle.

J’ai également replongé dans la première vague du Coronavirus en Suisse avec la cellule enquête Tamedia, dont je vous avais parlé juste ici. Le livre est écrit à la manière d’un roman d’espionnage ce qui le rend très accessible.

Côté mangas, j’ai continué ma lecture de la petite faiseuse de livres avec le tome II, j’aime toujours l’univers tout doux de ce manga qui fait du bien. J’ai également dévoré le tome 20 de Darwin’s Game, une espèce de Battle Royale dans laquelle les participants basculent après avoir téléchargé l’application Darwin’s Game. Violent à souhait mais l’univers est vraiment intéressant et les personnages ont quand même de la profondeur.

Et pour terminer, j’ai lu le 4ème tome de la série la boîte à musique; la mystérieuse disparition de Gijé et Carbone et j’adore toujours autant l’ambiance feutrée de cette bande dessinée et ses personnages toujours passionnés par leurs missions. Les dessins et les couleurs sont à tomber! Le tome 4 finit sur un cliffhanger de malade donc je me réjouis vraiment du tome 5 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Du miel sous les galettes de Roukiata Ouedraogo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un roman reçu de la part des éditions Slatkine & Cie, Du miel sous les galettes de Roukiata Ouedraogo.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

du miel sous les galettes

Nombre de pages: 369 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 10 septembre 2020

4ème de couverture:

Le premier roman de Roukiata Ouedraogo est le récit très personnel d’une petite fille confrontée à l’univers des hommes. Avec l’humour tendre qui l’a rendue célèbre en France et dans toute la Francophonie, l’actrice burkinabè tient la chronique douce du drame qui a bouleversé son enfance.

Mon avis:

Ce roman m’a tout de suit attirée de par son titre gourmand 🙂 Les galettes, c’est ce qui va (entre autres) sauver la famille de la petite Yasmina quand son père va être mis en prison (à tort) pour détournement de fonds. 

La mère de la narratrice (on ne comprend pas trop si c’est un roman purement autobiographique ou s’il y a de la fiction dedans) est une femme courageuse qui va faire des pieds et des mains pour pouvoir faire sortir son mari de prison et donner à manger à ses 7 enfants. 

Par bien des aspects c’est une femme admirable qui se décourage (presque) jamais. Elle croit en l’innocence de son mari et fait son possible pour réparer l’injustice de son incarcération. 

La narratrice, Yasmina, raconte toute l’histoire depuis le dos de sa maman puisqu’elle n’est encore qu’un bébé au début de l’histoire et que sa maman la porte avec un grand foulard. Au fil des pages, on sent qu’elle grandit et mûrit et comprend mieux ce qui se passe autour d’elle. J’ai trouvé cette narration très amusante et originale.

On ne parle donc presque jamais des 6 autres frères et sœurs – à part le frère aîné qui devient prof -, tout tourne autour de sa maman.  

« Retenez bien ceci, mes enfants: dans la vie c’est comme ça, il y a ceux qui prennent des initiatives, et il y a ceux qui les imitent. Moi, je prends des initiatives et Mme Zongo m’imite… mais en moins bien. Elle sourit et ajouta: Ce n’est pas pour autant qu’il faut juger. Chassez la colère qui est en vous, ne la laissez pas vous guider, laissez-la partir s’il vous plaît. »

Malik s’effondra dans ses bras. elle le serra très fort. Ma mère comprit sans doute, à cet instant, qu’elle n’était pas le socle solide qu’elle croyait être, qui portait ses enfants à bout de bras, mais que c’était elle qui, en réalité, s’appuyait sur nous de tout son poids. Nous étions jeunes et fragiles, nous n’en étions pas moins les sept petits piliers qui lui fournissaient la force vitale et l’enthousiasme dont elle avait besoin pour se battre.

Ce roman se lit très rapidement, l’écriture est agréable et très visuelle, j’ai aimé les descriptions faites des différents lieux. 

Mon seul regret est que l’autrice aborde un sujet dramatique (la circoncision) qu’en toute fin du livre, alors que cela aurait du avoir une place beaucoup plus importante dans le récit à mon sens. J’ai eu un peu l’impression que l’auteure s’est dit « oh mince j’ai oublié de parler de ça » et qu’elle l’avait ajouté à la fin de son livre. 

J’espère que ce thème sera abordé à nouveau et plus développé dans un autre roman car je pense qu’il y a beaucoup (plus) à en dire. 

Une plume à suivre!

Ma note: ♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!