J’ai lu: Un jeudi saveur chocolat de Michiko Aoyama

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une jeudi saveur chocolat de l’autrice japonaise Michiko Aoyama. Il s’agit de son second roman après la bibliothèque des rêves secrets que j’avais adoré.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 211 pages

Maison d’édition: NAMI

Date de parution (dans cette édition): juin 2023

4ème de couverture:

Dissimulé à l’ombre des cerisiers qui bordent la petite rivière du quartier, le Café Marble à Tokyo ne compte que trois petites tables en bois brut. Et pourtant, les clients se succèdent dans ce havre de paix où les habitués peuvent contempler le passage des saisons à travers la baie vitrée.

Une mystérieuse femme qui vient chaque jeudi y rédiger une longue lettre en anglais devant une tasse de chocolat chaud ; une brillante publicitaire complètement dépassée dans son rôle de mère ; une jeune institutrice qui cherche un sens à son travail… Chacun arrive au Café Marble avec son histoire, perdu dans les noeuds de son existence et trouvera dans ce lieu apaisant l’élan pour avancer sur le chemin tortueux de la vie.

De Tokyo à Sydney, un roman choral poétique entremêlant douze tranches de vie qui nous invite à trouver le bonheur dans les petites choses du quotidien.

Mon avis:

Comme j’avais adoré le roman précédent de l’autrice, je me suis jetée sur celui-ci dès sa parution en Français. 

Cependant, ce n’est pas parce qu’on utilise les mêmes casseroles que pour le roman précédent que la sauce prendra forcément. 

Et effectivement, j’ai trouvé que cette fois-ci, la magie n’opérait pas autant que dans la bibliothèque des rêves secrets. 

En effet, comme dans le roman précédent, nous suivons à chaque chapitre un nouveau personnages lié d’une manière ou d’une autre à un autre personnages du roman. Cependant,  la boucle narrative obtenue était plus floue et plus laborieuse, même si le roman bénéficie tout de même de jolis moments et de belles interactions entre les personnages. J’ai particulièrement apprécié la multitude d’amitiés féminines que contient ce roman et la bienveillance qui est le maître mot de celles-ci.

L’autrice nous fait voyager entre le Japon est l’Australie et je pense que c’est cette fracture entre ces deux pays qui fait que j’ai moins réussi à m’attacher aux personnages. De plus, j’avais parfois un peu de peine à les situer et à comprendre leurs liens avec les autres protagonistes (si lien il y avait).

Si le message général du roman est « aimez-vous comme vous êtes, faites-vous confiance et vivez vos rêves », j’ai trouvé que cela manquait un peu de nuances.

Bref, vous l’aurez compris, même si la plume plutôt poétique de l’autrice me séduit toujours autant, j’ai trouvé que le fond n’était dans ce livre-ci pas vraiment à la hauteur de la forme. 

J’ai passé tout de même un moment tout doux de lecture et je pense que c’était l’effet recherché!

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Audrey retrouvée de Sophie Kinsella

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Audrey retrouvée de l’autrice Sophie Kinsella qui est une autrice très prolifique et qui a écrit – entre autres – la série « l’accro du shopping ». 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 351 pages

Maison d’édition: France Loisirs, collection Piment (poche)

Date de parution (dans cette édition): janvier 2017

4ème de couverture:

Audry a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres. 

Ca, c’était avant. 

Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un œil nouveau: Celui de la caméra. Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde.

Mon avis: 

Il me semble qu’initialement ce roman était sorti dans le rayon ado-YA et je crois que c’était une première pour l’autrice. Le vocabulaire et les tournures de phrases sont totalement adaptés au public cible étant donné que l’héroïne et narratrice de l’histoire, Audrey, a elle-même 14 ans. L’autrice a l’art de se mettre dans la peau de ses personnages sans en faire 3 tonnes non plus.

Le ton est très vite donné: même si les sujets abordés ici (le harcèlement scolaire, la dépression et l’agoraphobie, entre autres) sont graves, Audrey est tout de même pleine d’humour et d’autodérision. 

Tous les membres de la famille d’Audrey sont plutôt attachants (sa mère complètement dépassée par ses deux ados et qui punit à tour de bras) son père (qui essaie de faire l’autruche et de survivre là au milieu) son grand frère Franck (accro aux jeux vidéos mais grand frère attentif tout de même) et son adorable petit frère Félix (l’atout mignonnerie du roman). 

Je dois avouer que j’aurais aimé que le sujet au cœur du roman soit un peu plus développé car j’ai trouvé qu’il était un peu mis de côté à certains moments pour se concentrer sur la possible histoire entre Linus, un ami de Franck (le grand frère) et Audrey. Cependant, je n’oublie pas que le public ciblé est les adolescents et je comprend le parti pris de Sophie Kinsella.

De ce fait,  les thèmes principaux étaient plus effleurés que réellement abordés et même si les passages chez la psy d’Audrey remettait un peu l’église au milieu du village, je pense que l’autrice aurait pu encore aller plus loin.

Cependant, j’ai passé un très bon moment de lecture car les dialogues sont vraiment bien trouvés et sonnent vrais. Les disputes familiales sont plus vraies que nature et ont souvent (malgré elles) un côté hilarant.

Bref, si vous recherchez un roman qui aborde les thématiques évoquées plus haut sans pour autant plomber l’ambiance, je ne peux que vous conseiller ce roman! A mettre dans les mains de tous les ados!

Ma note:  ♥♥♥♥

J’ai lu: Emma Paddington tome 2: Le fantôme hypocondriaque de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 2: Le fantôme hypocondriaque de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le 4ème est sorti ce printemps!). Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 220 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2022

4ème de couverture:

Trois Djinns caractériels, un crocodile à deux têtes très collant et une saleté de démon enfermé dans la cave: en acceptant le poste de gardienne de Dark Road End, Emma Paddington n’avait pas tout à fait anticipé à quel point sa nouvelle vie allait la changer de San Francisco. Heureusement que Jamie Hartgrave, le charmant agent immobilier de Bridgeport, lui a trouvé un local pour ouvrir son cabinet de psychologue: des angoissés, des dépressifs et un ou deux schizophrènes de temps en temps, c’est tout ce qu’il lui faut pour se détendre un peu! 

Mais ça, c’était ce qu’elle pensait avant de rencontrer la famille Miller, évidemment…

Retrouvez Emma Paddington et les créatures déjantées du manoir de Dark Road End dans le duecième tome de la sage, encore plus drôle et trépidant que le précédent!

Mon avis: 

Quel plaisir de retrouver Emma et tous ses amis de Dark Road End dans ce nouveau tome de la saga!

Comme je l’ai déjà écrit dans ma chronique sur le tome 1 (dont je vous ai mis le lien en début d’article), j’apprécie énormément l’univers fantastique imaginé par Catherine Rolland. 

C’est foisonnant, malin, drôle, jamais ridicule. 

Difficile de vous parler en détail de ce tome 2 sans vous dévoiler des éléments importants du coup je me bornerai à vous dire que je suis toujours autant sous le charme de cette série.

Dans ce tome, Emma commence à prendre un peu plus confiance en elle et cela fait du bien de la voir « oser » faire des choses et braver les dangers pour protéger les gens qu’elle aime.

De plus, on fait un peu plus la connaissance de tous les habitants de Dark Road End ce qui les rend d’autant plus attachants.

L’écriture de Catherine Rolland est captivante et le texte est parfaitement rythmé, le format assez court du roman fait qu’il n’y a aucun temps mort. C’est une histoire que j’aurais adoré écrire si j’avais une once de talent!! 😉

Bref, encore un coup de cœur pour moi !!

Je vous reparlerai très vite du tome 3 car je l’ai terminé hier soir 😉 

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Plaisir de lire, nouvelles inédites

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Plaisir de lire, nouvelles inédites écrites par un collectif d’autrices et d’auteurs suisses romands et que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  144 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’oeuvres

Date de parution (dans cette édition): février 2023

4ème de couverture:

Plaisir de Lire fête ses 100 ans en 2023! Pour l’occasion, la maison d’édition lausannoise a lancé un concours d’écriture ouvert sur le thème du plaisir de lire. Seize autrices et auteurs de Suisse romande ont répondu à l’appel et marché sur les traces de des grands écrivain-es de notre catalogue – Maurice Chappaz, Corinna Bille, Alice Curchod, Cilette Ofaire, Charles-Ferdinand Ramuz – pour raconter leur amour du livre et de la littérature…

Mon avis:

Pour la grande amoureuse des livres que je suis, la lecture de ce recueil de nouvelles a été une évidence.

Toutes les nouvelles sont plutôt courtes ce qui est je l’avoue mon format préféré (quand il s’agit de nouvelles bien entendu), j’aime quand cela va droit au but, que c’est percutant. De plus, bien qu’elles aient toutes en commun le même thème soit « le plaisir de lire », elles sont toutes différentes mais se complètent toutes, formant les pièces d’un seul et même puzzle.

Gros coup de coeur pour « Poste restante » de Maud Hagelberg, qui parle d’un pilote de l’aéropostale. Cette nouvelle m’a bouleversée car malgré son format très bref (3 pages) elle a su me toucher en plein cœur et m’arracher des larmes.

De nombreux passages d’autres nouvelles ont également trouvé un écho en moi. 

Cette passion presque charnelle pour l’objet livre, ce plaisir de découvrir chaque jours de nouveaux horizons. Voyager sans même bouger de chez soi.

Lire, c’est créer un univers , le parcourir du bout des doigts, du bout des yeux. Lire, c’est devenir Dieu pour soi-même, vivre plusieurs vies en une seule, étirer le temps. Assumer le vertige. Sombrer dans l’immensité, en prendre conscience, relever la tête et admirer la myriade d’étoiles, en ressentir une douce chaleur comme autant de soleils, comme autant de lucioles guidant nos pas dans les nuits de nos vies.

Extrait de la nouvelle « Les mots d’en enfance » de Benjamin Jichlinski, paru dans le recueil « Plaisir de lire, nouvelles édites » (page 32)

On ressent vraiment dans toutes les nouvelles la passion qu’ont les autrices et auteurs pour le sujet abordé!

Un grand merci aux éditions Plaisir de Lire d’avoir édité ce fabuleux recueil de nouvelles que tout amoureux des livres se doit d’avoir dans sa bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Hermès Baby de Louise De Bergh

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hermès Baby de l’autrice Louise De Bergh. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 309 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collecte Romannesque

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2022

4ème de couverture:

« Hermès Baby », référence à la fameuse machine à écrire couleur menthe à l’eau, c’est le roman choral au féminin de Françoise, Élise, Dora et Adèle. Quatre générations de femmes, artistes et mères que tout rassemble sauf le nombre d’années. Françoise est chronologiquement la plus proche de son lecteur et se lance, non sans les allures d’une Agatha Christie moderne, sur les traces de son passé et de celui des femmes de sa famille. Et si l’objet de sa quête n’est pas l’auteur d’un crime, il n’en demeure pas moins le point de départ d’une lignée de femmes animée d’un désir de création qui ressemble fort à une malédiction qui ne porterait pas son nom. Rendez-vous dans une Vienne prostituée du tout début d’un vingtième siècle dont il sera meurtri, pour faire la connaissance du seul homme de cette histoire.

Dans une langue plus que jamais maternelle où se mêlent l’hier et l’aujourd’hui, Louise De Bergh nous livre un premier roman aussi intime qu’universel et où le grand amour n’est, pour une fois, pas aussi charnel qu’on le croit.

Mon avis: 

Ce roman est le portrait croisé de 4 femmes à différentes époques (Adèle , Dora, Elise et Françoise) qui se cherchent et qui ne pensent pouvoir se réaliser qu’à travers les hommes qu’elles aiment. 

C’est l’histoire de 4 femmes passionnées et passionnantes, liées presque mystiquement par l’art et la peinture plus particulièrement.

J’ai aimé suivre leurs parcours de vie si différents qui pourtant se répondent et résonnent entre eux. 

Le seul bémol que j’ai trouvé dans ce livre est que j’ai trouvé les femmes trop dépendantes des hommes alors qu’en fait ce sont des femmes fortes qui n’auraient pas besoin d’eux pour se réaliser pleinement, mais il est souvent trop tard quand elles en prennent conscience. J’avais parfois envie de les secouer un peu mais cet effet était bien entendu celui recherché par l’autrice (du moins je le pense). La seule qui se démarque est Françoise, qui vit de nos jours. Elle joue avec les hommes et les jette comme des mouchoirs, à la manière d’un Don Juan. 

Un roman choral qui parle de famille, de passion, d’amour, d’art et de féminisme. Nous alternons les points de vue des 4 personnages et j’ai trouvé que cela donnait un rythme intéressant au livre.

Entre Paris et Vienne, les histoires de ces femmes se croisent et se décroisent, tissant peu à peu le fil de leur destinée et la revanche qu’elles veulent prendre sur la vie.

Un premier roman foisonnant très prometteur et qui me donne envie de suivre cette autrice de près !

Ma note:  ♥♥♥♥

J’ai lu: Une folie meurtrière de P.D. James

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une folie meurtrière de l’autrice P.D. James.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 315 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 1988

4ème de couverture:

Miss Bolam, la directrice administrative de la clinique Steen, centre de psychothérapie des beaux quartiers de Londres, a été assassinée dans la salle des archives médicales. On la trouve au milieu des dossiers éparpillés, un burin en plein coeur et, sur la poitrine, une monstrueuse sculpture fétiche… Le commissaire Dalgliesh se fait, par son amour du détail, le complice de P.D. James et de son écriture stratégique pour créer le coup de théâtre de la révélation finale. La plus froide raison se laisse entraîner dans l’engrenage de la folie la plus meurtrière…

Mon avis: 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman de P.D. James et j’avoue que pour les vacances j’avais bien envie de lire une relique de ma pile à lire et renouer avec les romans policiers (ce qui change des thrillers).

Dans ce roman, se passant dans un centre de psychothérapie de Londres, nous suivons les employés dudit centre qui sont tous considérés comme suspects lorsque la directrice administrative est retrouvée assassinée. 

Comme vous l’avez donc deviné, il s’agit donc d’un huis-clos ou peu s’en faut. 

L’inspecteur fétiche de P. D. James, Adam Dalgliesh, va donc devoir interroger tous les employés et peu à peu comprendre les mobiles de chacun. 

Je pense que le point faible de ce livre est que le rythme est relativement lent et la multitude de personnages intervenant dans l’histoire fait que j’ai été plus d’une fois perdue au milieu de tous ces noms et prénoms à retenir. 

L’autrice réussit néanmoins à tisser une intrigue qui tient la route, bien que j’avais plus ou moins deviné la finalité de l’enquête. Cependant, j’ai tout de même eu du plaisir à retrouver la plume résolument moderne de l’autrice de par les sujets qu’elle aborde (la sexualité, la santé mentale, la précarité..). N’oublions pas que ce roman a été publié en 1963, l’autrice avait 43 ans. 

Rien que pour les thèmes plutôt culottés abordés, ce roman vaut la peine d’être découvert car plus qu’un roman policier, il s’agit surtout d’une critique acerbe de la bonne société londonienne, emplie de faux-semblants.

Ma note:  ♥♥♥

J’ai lu: The Big Sky tome1; La captive aux yeux clairs de A.B. Guthrie

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La captive aux yeux clairs qui est le premier tome de la série The Big Sky de l’auteur A.B. Guthrie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la captive aux yeux clairs

Nombre de pages:  576 pages

Maison d’édition: Babel, actes sud

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2016

4ème de couverture:

En 1832, Boone Caudill et ses amis trappeurs rejoignent une expédition vers le Haut-Missouri, vaste région sauvage où vivent les Indiens Black Foot. Teal Eye, une jeune Black Foot, fait partie du voyage. Va-t-elle pouvoir servir de “cadeau” pour les Indiens qui défendent farouchement leur territoire ? Dans les paysages immenses et mythiques de l’Ouest américain se déroulera alors une grande épopée encore plus saisissante, plus iconoclaste, plus vraie que le chef-d’œuvre de Howard Hawks (1952), un des plus grands westerns de l’histoire du cinéma. 

Mon avis: 

J’ai été très vite emportée dans l’ambiance sauvage de ce roman où nous suivons deux amis qui vont voyager dans la région du Haut-Missouri, devant traverser des territoires appartenant aux différentes tribus indiennes. 

J’ai ressenti dans ce roman comme un basculement, un passage de l’ancien au nouveau monde. Les personnages eux-mêmes font assez souvent référence au temps révolu par exemple à propos de l’abondance des castors (qui sont utiles pour pleins de choses, la tannerie, la cuisine etc.). Ils se rendent compte que les choses changent, qu’ils leur faudra changer avec ou rester irrémédiablement sur la touche. 

Si certains trappeurs détestent les Indiens et cherchent à tout prix à les provoquer, ce n’est pas le cas de Boone Caudill, jeune homme curieux et débrouillard et personnage principal de ce roman, qui va plutôt apprendre leur langue et essayer de traiter avec eux d’une manière raisonnée. Il a un caractère franc et honnête mais n’hésite pas à faire montre de violence quand il l’estime nécessaire.

Certains passages du livre sont assez crus et les scènes de violence ne sont pas édulcorées. 

Ce roman, publié en V.O. en 1947, bénéficie de la plume plutôt moderne et très fluide d’A. B. Guthrie. Je pensais que la lecture de ce roman serait laborieuse mais pas du tout, j’ai vraiment savouré ma lecture.

La captive aux yeux clairs et un livre sur la passion, des grands espaces tout d’abord, mais aussi la passion d’un homme pour une femme que rien n’aurait dû rapprocher.

De plus, il apporte des lumières sur une période charnière de l’histoire des Etats-Unis, soit le début de l’industrialisation qui marque la fin de l’Ancien Monde. 

Les descriptions des paysages sont grandioses et on s’y croirait!

Un roman prenant aux personnages complexes mais attachants dans leurs dualités. 

Je lirai la suite, La route de l’Ouest, cette dernière semaine d’août. J’ai hâte!

Ma note:  ♥♥♥♥

J’ai lu: Les nuits de la peur bleue (Le Bureau des affaires occultes tome 3) d’Eric Fouassier

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les nuits de la peur bleue de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du troisième tome de la série Le Bureau des affaires occultes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les nuits de la peur bleue

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2023

4ème de couverture:

Printemps 1832. Une épidémie de choléra terrorise la population parisienne. La « peur bleue », comme on l’appelle, provoque des centaines de morts et suscite les plus folles rumeurs. Sinistre hasard : une série de meurtres atroces décime au même moment le quartier pauvre de Saint-Merri. Les victimes sont poignardées avant d’être amputées d’un organe.

Qui peut tuer ainsi, prélevant poumon, foie ou rein ? Un maniaque ?

Face au risque de panique, l’inspecteur Valentin Verne explore toutes les pistes. Secondé par Aglaé et deux récentes recrues, l’Entourloupe, escroc repenti, et Tafik, ancien mamelouk des armées napoléoniennes, il traque la vérité dans les rues de Paris et ses recoins les plus obscurs.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis: 

Quel plaisir de suivre encore une fois Valentin Verne dans de nouvelles enquêtes !

Dans ce roman, nous sommes entraînés dans une ville de Paris aux prises avec la panique et la terreur dues à une épidémie de Choléra. L’ambiance est sombre, les gens sont soupçonneux et sur leurs gardes, de peur d’être contaminés à leur tour.

L’intrigue est bien construite, le rythme est effréné, sans temps mort, on ressent bien le sentiment d’urgence qui habite Valentin et son équipe.

Comme dans les autres opus de cette série, les dialogues sont toujours autant savoureux, d’autant plus qu’à présent l’équipe du Bureau des affaires occultes s’est enrichie de 3 membres tous plus différents les uns que les autres mais pourtant complémentaires. De plus, j’ai adoré voir l’évolution du personnage d’Aglaé, qui s’affirme de plus en plus et se rapproche de figures féministes comme George Sand qui fait une petite apparition dans le roman, pour mon plus grand plaisir. D’ailleurs, l’auteur dénonce toujours les violences faites aux femmes à travers les paroles d’une Aglaé plus remontée que jamais contre le patriarcat (même si elle ne le nomme bien évidemment pas ainsi).

Valentin, quant à lui, prend vraiment sa place de leader au sein du Bureau et arrive à faire cohabiter et collaborer toutes ces individualités si spéciales. Tous liés par le respect qu’ils ont pour Valentin, ils vont travailler ensemble et mettre en commun leurs compétences pour faire avancer l’enquête.

On continue à en apprendre plus sur le passé de Valentin et l’auteur nous fait quelques révélations plutôt bouleversantes. Valentin est encore et toujours hanté par les secrets entourant son enfance et ceux-ci n’ont pas encore tous été dévoilés!! 

Bref, vous l’aurez compris, si vous aimez les thrillers qui se passent dans les années 1800, bien documentés et pleins de personnages vraiment bien construits, intéressants et attachants, foncez découvrir ce troisième tome du Bureau des affaires occultes! (mais lisez d’abord les deux tomes précédents si ce n’est pas encore fait! 😉 )

Vivement le tome 4 !

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les secrets de nos coeurs silencieux d’Isabelle Aeschlimann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les secrets de nos coeurs silencieux de l’autrice suisse Isabelle Aeschlimann. Il s’agit de son second roman et il a gagné le titre « coup de coeur du jury » au grand prix Femme Actuelle 2023! Un succès amplement mérité!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages:  415 pages

Maison d’édition: Nouveaux auteurs

Date de parution (dans cette édition): 29 juin 2023

4ème de couverture:

Elise se sent à l’étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer.
Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n’épargne pas, se bat pour s’intégrer dans notre société en manque de tolérance.
Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l’histoire de leur famille…

Mon avis: 

Ce livre est une pépite qu’il vous sera impossible de lâcher!

Bon, maintenant, que vous êtes prévenu(e)s, je peux vous parler plus en détails de ce second roman plus que réussi d’Isabelle Aeschlimann 🙂

Ce roman a été un raz-de-marée émotionnel pour moi, tant j’ai été touchée par l’histoire et les personnages si bien construits que nous avons presque l’impression de les connaître.

Dans ce livre, nous allons suivre une maman (Elise) et ses deux filles (Christa et Julie) dont les destins vont être bouleversés par un déchirant secret de famille. 

De plus, l’autrice aborde avec beaucoup de sensibilité le thème du handicap en parlant de deux sujets dont on entendu peu parler (et d’autant plus en littérature): les personnes malentendantes ainsi que l’épilepsie. 

J’ai appris beaucoup de choses grâce à ce roman et on ressent qu’Isabelle Aeschlimann s’est énormément documentée pour rendre le tout parfaitement cohérent. Les scènes de détresse et de désespoir de Christa sont déchirantes et bouleversantes de véracité. 

Julie, sa petite sœur, peine à trouver sa place dans cette famille où Christa, porteuse de handicap, demande une attention accrue de la part de leurs parents. Presque malgré elle, elle ressent une sorte de ressentiment à se mettre toujours en retrait au profit de sa grande sœur alors qu’elle passe son temps à la sauver des mauvais pas dans lesquels elle se met en permanence. 

L’intrigue est maniée avec brio et nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Les personnages sont – comme dit plus haut – très attachants et j’ai été particulièrement touchée par cette maman qui se sacrifie pour ses filles, qui, bien que 10 ans les séparent, ont su tisser une belle relation qui s’est encore consolidée en devenant adultes. 

Une bonne partie du roman se passe en Suisse, en Ajoie. L’ambiance est un peu étouffante dans ce village ajoulot où tout se sait et où les enfants sont encouragés à prendre la suite de leurs parents, faisant une croix sur leur propres envies ou ambitions. On ressent bien la pression qui pèse sur la mère, Elise, qui aurait rêvé de partir vivre à Berlin avec son meilleur ami, pour goûter une liberté à laquelle elle n’a jamais eu droit, n’ayant jamais ou presque quitté son village. Un drame mettra fin à toutes ses envies d’ailleurs.

Un roman féministe, exaltant et émouvant à la fois, très bien écrit et qui mérite vraiment son prix « coup de coeur du Jury » du Grand Prix Femme Actuelle 2023. Cet ouvrage a été un gros coup de coeur pour moi aussi !

Je suis ressortie de la lecture de ce livre chamboulée, émue mais aussi et surtout terriblement heureuse. J’ai tout aimé: l’ambiance, les personnages, l’intrigue, les dialogues qui sonnaient justes et surtout les thèmes abordés.

Si vous ne l’avez pas encore lu, filez en librairie pour ne pas rater ce bijou et n’hésitez pas à l’offrir autour de vous, c’est une valeur sûre!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: la duologie « Monsters of Verity »; This savage song + Our dark duet de V.E. Schwab

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie Monsters of Verity qui comprend « This savage song » et « Our dark duet » de l’autrice V.E. Schwab. Elle a écrit beaucoup de romans à succès dont la série « Shades of magic » ou le one shot « la vie invisible d’Addie Larue ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 469 + 510  pages

Maison d’édition: Lumen

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022 et janvier 2023

4ème de couverture (livre 1; this savage song):

La capitale de Verity étouffe, saturée de crimes toujours plus violents. Pire encore, ce mal terrible a commencé à s’incarner dans le monde réel : à chaque nouvelle horreur naît un monstre qui, à son tour, terrorise la population. D’un côté, les Corsai, qui grouillent dans le noir pour dévorer leur proie, de l’autre, les Malchai qui boivent le sang de leur victime au grand jour. Peu à peu, la résistance s’est organisée… Au nord, le cruel Callum Harker règne en maître, ne protégeant les habitants que contre rémunération. Au sud, Henry Flynn a choisi une tactique bien différente. Avec sa femme Emily, il a adopté comme ses propres enfants trois des abominations, trois Sunai – des créatures d’apparence humaine qui utilisent la musique pour dévorer l’âme de leurs adversaires.

À la demande de ses parents, August élimine donc sans broncher les monstres comme les criminels qui les ont engendrés, mais il brûle de faire plus pour libérer le monde de cette malédiction. Alors, lorsqu’il a l’occasion de surveiller d’un peu plus près Kate Harker, la fille de leur ennemi juré, il saute sur cette chance et accepte d’intégrer l’établissement huppé où elle a été envoyée, l’académie Colton. Mais la jeune fille ne tarde pas à découvrir son secret : s’il a tout d’un adolescent, il est en fait un prédateur assoiffé de vies humaines…

Elle est humaine et se rêve en monstre, lui est un monstre qui se rêve humain. Mensonges et dissimulation, dilemmes moraux d’une grande cruauté, système magique fascinant fondé sur la musique..

Mon avis: 

J’ai tout d’abord été intriguée en librairie par les objets livres car je les ai trouvé superbes et j’ai apprécié le fait que Lumen les vendent à des prix très raisonnables (17 Euros) alors qu’ils sont qualitativement exceptionnels (couverture bien rigide, découpes, etc.). 

L’autrice nous pose dès le départ le décor: une ville, Verity, où règnent en maîtres deux clans. Callum Harker, d’un côté, qui a comme « alliés » les Corsai, sortes d’ombres voraces qui ne sortent qu’à la faveur de la nuit et les Malchai, des vampires un poil plus évolués que les Corsai, qui ne vivent que pour tuer et faire souffrir. Ces deux types de créatures sont opportunistes et manipulatrices.

De l’autre côté, nous avons Henry Flynn, un homme bon qui essaie de réunifier la ville avec l’aide de Sunai, des créatures à l’apparence humaine mais qui sont terribles dès qu’elles font de la musique. Cependant, les Sunai ont comme principe de ne faucher l’âme que des pêcheurs, s’érigeant en justiciers, contrairement aux Corsai et aux Malchai. 

Kate est la fille de Harker et a été élevée dans la haine du clan Flynn. Sa mère ayant trouvé la mort dans un accident de voiture, elle va partir vivre avec son père. Si elle veut montrer à celui-ci ce dont elle est capable, elle devra réussir à percer le mystère des Sunai et pourquoi pas les détruire dans la foulée, offrant à son père un avantage indéniable. Kate est une jeune femme plutôt sûre d’elle, maniant avec brio n’importe quelle arme. 

August, quant à lui, est l’un des trois Sunai adopté par Henry Flynn, qu’il considère comme son père. C’est un jeune homme réservée qui ne rêve que d’une chose, être un vrai humain, sans porter la charge que son statut de Sunai lui confère. Il n’a pas envie d’être craint en permanence. Il sait qu’il possède un pouvoir énorme, qu’il est quasiment intuable, contrairement à ses amis qu’il voit mourir parfois lors des affrontement contre le clan Harker.

Entre Kate et August, et contre toute attente, le courant passe immédiatement. Dans leurs solitude, ils se ressemblent énormément. Quand un danger encore plus grand que la petite guerre entre ces deux clans apparaît, August va devoir faire confiance à Kate pour sauver leur ville de la dévastation.

Cette duologie sans temps mort parle des différences, de la solitude, de la dépression, du deuil. J’ai à plusieurs reprises été touchée par le mal-être d’August, qui peine à trouver sa place dans le monde des humains. Les personnages sont profonds, ont de la substance. En effet, à la fin, nous ne savons plus très bien qui sont les vrais monstres. Ceux dont c’est la nature ou les humains, qui détruisent également tout sur leur passage se croyant toujours dans leur bon droit ?

Tout l’univers créé par l’autrice est original et bien pensé, les protagonistes sont attachants et les créatures imaginées sont riches en couleurs. Le pouvoir des Sunai, terrible et magnifique à la fois, la musique, est une idée vraiment géniale et atypique. Cela donne un côté presque poétique à l’histoire.

(…) – à quoi sert ma force si tu ne me laisses pas l’utiliser?

Henry posa les mains sur ses épaules.

– A quoi servira ta force si on te perd au profit de Sloan? (…) Tu te crois peut-être invincible, mais tu ne l’es pas.

– Je n’ai pas besoin d’être invincible, répliqua August en se dégageant d’un coup d’épaule. Il me suffit d’être plus fort que tous les autres.

Our dark duet, de V.E. Schwab, page 224

Bon je ne peux pas entrer plus dans les détails de peur de trop vous en dévoiler mais sachez juste que j’ai adoré cette duologie qui évite les tropes vus et revus dans les romans classés Young Adults. J’ai bientôt 40 ans et j’ai été totalement happée par cette histoire!

Laissez-vous charmer par le violon d’August…et plongez dans l’atmosphère à la fois lugubre et enchanteresse de Monsters of Verity! 

Ma note: ♥♥♥♥♥