[SP]J’ai lu: Sursis de Pierre De Grandi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Sursis de l’auteur Pierre De Grandi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Sursis

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2023

4ème de couverture:

Ce récit n’est pas une fiction, mais le compte-rendu autobiographique du vécu de son auteur atteint d’un cancer avancé. Face à la mort, assailli de questions, il cherche à combler les abîmes de ses doutes par les contorsions de son raisonnement et les lumières de son imagination. La véracité cathartique de ce texte lui donne une force qu’aucune fiction ne peut atteindre et laisse une marque indélébile à celui qui le lit.

Mon avis: 

Ce récit retrace le cheminement de pensées de Pierre De Grandi, atteint d’une tumeur rare qui le condamne à plus ou moins courte échéance. 

Il nous parle de son rapport à la mort mais surtout de sa façon de voir la vie. 

Ce livre m’a pris aux tripes tant l’écriture de Pierre De Grandi est puissante et d’une incroyable beauté.

Il se pose bien évidemment des milliards de questions sur l’après-vie, partagé entre la peur et la curiosité.

En imaginant avoir la possibilité, après la mort, de revenir sur mon existence de vivant, je fais la très hasardeuse hypothèse d’une rémanence du souvenir dans l’Au-delà. Toujours sans savoir ni comment ni dans quel but ni avec quel sens. En effet, tu auras beau avoir tout lu, ou presque, te gaver de science, de métaphysique, de philosophie ou de spiritualité, t’être adonné à l’ascèse et au mysticisme, tous ces savoirs et expériences ne te fourniront que les jalons d’une route dont tu ne sauras jamais ni d’où elle vient ni où elle va.

Sursis, de Pierre De Grandi, page 35.

Médecin et professeur à l’université avant d’être écrivain, on ressent toute la culture de Pierre De Grandi à travers ses mots et ses envolées lyriques.

Ce roman a su me toucher car il aborde un thème universel qui nous concerne tous, la mort. Bien que la vie de l’auteur soit déjà bien entamée à plus de 80 ans, l’élan de vie est toujours bien présent et il sent qu’il a encore bien des choses à vivre.

Un hymne à la vie à la fois bouleversant et exaltant. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Witch Hunt, la chasse aux sorcières d’Olivia Gerig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Witch Hunt, la chasse aux sorcières de l’autrice Olivier Gerig que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection MystER

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

Alors qu’un couple va y célébrer son mariage, les cadavres de deux adolescents sont découverts sur des bûchers dans la cour du château d’Avully à Brenthonne. La mise en scène macabre rappelle la sombre époque de l’inquisition et de la chasse aux sorcières. Appelée en renfort par le procureur de Thonon, la capitaine Aurore Pellet de la police judiciaire d’Annecy va se lancer dans une enquête difficile, la confrontant aux fantômes du passé, à sa propre condition de femme et aux dérives de la société d’aujourd’hui, aux frontières du virtuel, du réel et du paranormal.

Mon avis: 

Je découvre avec bonheur la plume d’Olivia Gerig avec ce roman qui m’a tout de suite fait envie de par son sujet (et on en parle de cette couverture  magnifique??).

Dans ce roman, la capitaine de police Aurore Pellet va devoir faire face à une enquête compliquée à cheval entre la France et la Suisse. Une affaire qui la touche particulièrement car des cadavres d’adolescents ont été retrouvés brûlés, dans un simulacre de mise à mort comme au temps des chasses aux sorcières. Très vite, Aurore va comprendre que le temps presse et que d’autres jeunes personnes sont en danger.

J’ai aimé le fait que l’autrice mêle passé (1986) et présent (2016) pour tisser la toile de son intrigue.

En effet, celle-ci mêle habilement croyances anciennes – les sorcières – et des problématiques bien actuelles comme le fait que les adolescents s’isolent de plus en plus derrière leurs écrans, devenant malgré eux du gibier potentiel pour des personnes malveillantes.

Aurore Pellet va devoir redoubler d’intelligence et de perspicacité (bien entourée par son équipe) pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres sordides.

J’ai aimé le personnage d’Aurore, qui, bien que passionnée par son métier, essaie de ménager un peu d’ espace pour sa relation amoureuse avec Jules, qui travaille lui aussi pour les forces de l’ordre. Difficile de concilier les deux, surtout quand vie privée et vie professionnelle se mélangent, floutant la frontière entre les deux. Cela rend le personnage d’Aurore d’autant plus crédible car en tant que femme il est parfois difficile de faire ses preuves (surtout dans des métiers majoritairement masculins) et d’oser se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. De ce fait, Aurore essaie de ne jamais montrer un signe de faiblesse et s’implique à 1000% dans son enquête pour que rien ne puisse lui être reproché. 

J’ai trouvé également que tous les dialogues étaient bien écrits, ceux-ci sonnaient justes et pas comme des répliques bateau.

Un roman qui ne se borne pas à une simple enquête car il aborde des thèmes très forts comme le suicide, la dépression mais également la place de la femme dans la société… avec finesse et d’intelligence. 

Olivia Gerig nous entraine dans une enquête riche en rebondissements, dont les chapitres plutôt courts renforcent le sentiment d’urgence.

Witch Hunt est un très bon roman policier, qui bénéficie de personnages riches en couleur et attachants et d’une intrigue en béton.

J’ai vraiment envie de découvrir les romans précédents de l’autrice étant donné que la capitaine Aurore Pellet est un personnage récurrent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Nos emprises de Guillaume Delbos

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos emprises de l’auteur Guillaume Delbos que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann. Il s’agit du premier roman de l’auteur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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nos emprises

Nombre de pages:  256 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection Pi-Romann

Date de parution (dans cette édition): 20 avril 2023

4ème de couverture:

Je suis, comme tout le monde, le téléphone greffé à la main. Je vis au gré des vibrations de ma laisse électronique, mon cœur bat au rythme des notifications d’apps, ma fenêtre sur le monde est un écran.

Lorsque Victor entre en contact avec la célèbre peintre Léopoldine M. sur Instagram pour discuter avec elle de projets professionnels, il ne se doute pas que cette rencontre dériverait en une histoire plus personnelle, proche de l’addiction et de la destruction.

Nos Emprises, c’est l’autopsie d’une emprise relationnelle née des réseaux sociaux, de la déchéance d’une de ses starlettes, et l’analyse de ceux-ci et de cette génération du paraître, déresponsabilisée de ce qu’elle crée, de l’envie, du manque et de l’obsession. 

Mon avis: 

Un roman sur une relation numérique qui devient obsessionnelle, l’histoire d’une rencontre virtuelle et de commentaires lâchés sur les photos de l’un ou de l’autre qui très vite se transforment en MP (messages privés) de plus en plus suggestifs. 

Le narrateur, Victor, a – d’après ce que j’ai cru comprendre – entre 35 et 40 ans et il vit comme la plupart des gens avec un téléphone toujours à portée de main – bien qu’il ait d’autres loisirs également – et c’est un geek en puissance. On sent que c’est une personne très cultivée qui apprécie l’art et les belles choses en général, il est d’ailleurs de suite touché par le travail de Léopoldine. 

Quand il entre en contact sur Instagram avec celle-ci – figure montante de la peinture – c’est tout d’abord d’une manière professionnelle. 

D’échanges en échanges, ils vont très vite se faire des confidences de plus en plus intimes puis s’écrire des mots crus et explicites, mimant une relation amoureuse (?) et charnelle alors qu’ils ne se sont jamais vus en vrai.

L’auteur jongle habilement entre un style d’écriture jeune, plutôt SMS et vulgaire et un style plus soutenu, avec des tournures de phrases bien léchées, truffées d’humour et de jeux de mots bien trouvés.

Le rythme des dialogues est frénétique et ne laisse aucun temps mort. On sent qu’il y a en permanence une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Victor. Tout cela ne peut pas bien finir, il y a trop de passion, trop de pression aussi.

Victor est un homme intelligent mais un peu naïf parfois, ce qui fait qu’on a parfois envie de le secouer un peu!! Il est flatté qu’une « célébrité » s’intéresse à lui, ce qui fait qu’il tombe plus facilement dans le piège de l’addiction et de l’attente interminable entre deux MP. Léopoldine, quant à elle, est l’exemple même de la femme qui veut se rassurer sur son charme et qui aime avoir les gens à sa botte. Elle joue avec brio avec les nerfs et les sentiments de Victor.

Elle avait ce don de me rendre unique à ses yeux, comme s’il n’y avait que moi, que j’existais pour et par elle, moi, au milieu de la multitude de gens qui la suivaient. Tout le monde aime se sentir unique, pas d’exceptions à cette règle.

Nos emprises de Guillaume Delbos, page 45

Si j’ai adoré suivre cette montée en puissance de l’addiction de Victor à Léopoldine – femme qu’il met sur un piédestal mais qui se joue de lui alors que de son côté il est sincère et commence même à ressentir des sentiments –  j’ai trouvé certains passages un peu répétitifs. De plus, j’attendais depuis le début une explication claire sur le dénouement mais qui malheureusement ne vient que partiellement, ce qui m’a laissée dans un flou artistique certainement voulu par l’auteur 😉 En outre, le personnage de Léo m’a particulièrement agacée même si je pense que c’était l’effet recherché. J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Victor que j’ai trouvé très intègre et droit dans ses baskets.

Un livre dérangeant à certains moments tant il reflète bien les dérives dans lesquelles nous pouvons si facilement tomber, cette course sans fin aux abonné(e)s et à la gloire virtuelle. Ce besoin de plaire et de montrer que ce l’on veut bien montrer de nous. Une lente descente aux enfers.

Un roman moderne et mordant à souhait qui fait réfléchir à notre façon d’appréhender les relations online et les pièges de celles-ci.

Un auteur prometteur dont je lirai les prochains romans avec plaisir tant sa plume est jubilatoire!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sous les pavés, la rage d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Sous les pavés, la rage de l’autrice -Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

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sous les pavés, la rage

Nombre de pages:  140 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’oeuvres

Date de parution (dans cette édition): novembre 2022

4ème de couverture:

Sous les pavés gronde la rage. Celle de la nature brimée par l’homme, celle de l’homme malmené par la vie. Un aiguilleur du ciel au bord du précipice, une rockstar privée de sa voix, une jeune feille victime de son addiction au jeu, tous ces combattants invisibles luttent contre l’adversité. Comme le cours d’eau canalisé, enterré, domestiqué, ils débordent d’un élan de révolte. Car sous la surface, la rage de vivre les anime.
Avec une plume vive et beaucoup d’humanité, Hélène Dormond nous entraîne dans sa galerie des héros de l’ombre.

Mon avis:

Ces nouvelles ont comme dénominateur commun la solitude des personnages qui les composent.

Hélène Dormond est une fine observatrice des mœurs et arrive toujours à saisir le petit détail qui fait toute la différence. Chaque nouvelle est un nouveau voyage, une incursion au plus profond de la psyché humaine.

Gros coup de coeur pour ma part pour la nouvelle « Voix de garage » où l’on suit un rockeur à succès qui perd subitement sa voix. Comment exister encore quand tout ce qui nous définit et constitue notre vie s’effondre d’un coup ?

Tous les personnages font preuve de beaucoup d’introspection, se posant des questions existentielles que nous nous poserons tous un jour ou l’autre.

J’ai un peu moins apprécié la nouvelle éponyme, « sous les pavés, la rage » que j’ai trouvée peut-être plus confuse que les autres mais globalement j’ai beaucoup aimé toutes les autres nouvelles. Toutes les histoires ont un début un milieu et une fin ce qui est vraiment appréciable et n’est pas toujours le cas dans ce format-là.

La plume intelligente et parfois caustique d’Hélène Dormond nous entraîne dans un tourbillon de personnages singuliers que nous n’oublierons pas de sitôt. 

Une très belle découverte!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Une prière pour les cimes timides de Becky Chambers

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une prière pour les cimes timides de l’autrice Becky Chambers. Il s’agit du tome 2 de sa série « Histoires de Moine et de Robot ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 120 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Omphale et Dex quittent la nature sauvage et arrivent sur les terres humaines. A chaque étape, le robot prend conscience que sa tâche sera bien plus compliquée qu’il ne le pensait. A sa question « de quoi avez-vous besoin ?  » , il y a tant de réponses, et souvent aucune. Le simple fait de venir la poser ne change-t-il pas la paix que l’humanité a su trouver ? Au fil de cette déambulation, l’amitié entre Dex et Omphale ne faiblit pas, au point même de supplanter mission et frustrations. 

Mon avis: 

Le tome 1 était vraiment un tome de mise en situation où on découvrait cette dystopie originale dans laquelle un.e moine du thé faisait la rencontre d’un robot « sauvage », c’est à dire un robot qui s’est éloigné du monde des hommes.

Dans ce second tome, Froeur Dex et le robot Omphale vont faire encore mieux connaissance. De plus, Froeur Dex va emmener Omphale rencontrer d’autres êtres humains dans différents villages afin qu’il puisse mieux les étudier. 

Le ton est alternativement sérieux ou humoristique et j’ai vraiment apprécié les discussions presque philosophiques entre lea moine et le robot. Omphale est vraiment un personnage hors du commun. Il porte en très haute estime les humains, les traitant avec bienveillance malgré leurs travers. Froeur Dex est plus réservé quant au genre humain, il est plus prompt à la critique et veille à ce qu’Omphale soit bien traité partout.

« (…) Notre mode de vie nous montre combien le monde est confortable. Simplifier notre vie, ça rend les petits conforts encore plus appréciables. Sans un tempête hivernale qui abat un mur branlant, on n’apprécie pas pleinement ses murs bien isolés. On ne connait pas vraiment le goût des fraises si on n’attend pas six mois qu’elles aient mûri. Ailleurs, ils croulent sous les petits luxes, mais ils ne comprennent pas que les seuls plaisirs nécessaires sont un ventre plein, un toit solide et de la compagnie. Le reste, le monde nous le fournit tout seul. »

Une prière pour les cimes timides, de Becky Chambers, pages 78-79

J’ai adoré ce deuxième tome (mais un petit peu moins que le premier) même s’il n’avait pas le bénéfice de la nouveauté et de la surprise qu’avait pu avoir le premier. Becky Chambers arrive à nous emmener avec elle dans ce voyage qui fait réfléchir tout en se gardant bien d’être trop moralisatrice.

Salvateur.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Mémoires de la forêt tome 1: Les souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud, illustré par Sanoe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mémoires de la forêt tome 1, Les souvenirs de Ferdinand Taupe de l’auteur Mickäel Brun-Arnaud et illustré par Sanoe. Il s’agit du premier tome de ce qui va être une quadrilogie (le tome 2 est déjà sorti et les tomes 3-4 sortiront encore au cours de l’année à ce que j’ai cru comprendre). 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: L’école des Loisirs

Date de parution (dans cette édition): 16 mars 2022

4ème de couverture:

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité..

Mon avis: 

Ce roman est une merveille de douceur, une bulle de bonheur qui est un vrai baume au coeur.

J’ai adoré l’histoire de ce renard libraire, Archibald Renard, passionné par son métier et qui décide d’aider Ferdinand Taupe à se souvenir de sa vie dont il n’arrive plus à percevoir que des bribes, étant atteint de la maladie de l’oublie-tout qui est donc bien entendu une façon poétique de nommer la maladie d’Alzheimer.

Ce roman traite de ce sujet délicat avec tact mais surtout avec intelligence, Ferdinand alternant les phases où il est perdu ce qui peut le rendre agressif et les phases où il plus lucide et se souvient de quelques petites choses ce qui illumine sa journée. La maladie est montrée telle qu’elle est, terrible pour celui qui est atteint mais presque encore pire pour les proches du malade.

Ferdinand est à la recherche de son épouse Maude, qui a disparu. Il ne sait ni comment, ni surtout pourquoi elle l’a laissé seul et désemparé. 

Archibald va tout mettre en œuvre pour raviver la mémoire de son ami, en le conduisant sur les lieux qu’il a reconnu sur des photographies que Ferdinand a retrouvé dans ses affaires.

Les dessins très colorés et détaillés de Sanoe donnent vraiment corps à l’univers de Mickaël Brun-Arnaud et j’ai vraiment apprécié la fusion du dessin et du texte, tout allait très bien ensemble.

Ce roman est adressé à un public dès 10 ans environ (suivant le niveau de lecture de votre enfant cela peut varier) mais il s’agit tout de même d’un titre assez long et qui traite d’un sujet sérieux, bien qu’abordé comme dit plus haut avec énormément de douceur et de bienveillance.

J’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai été émue aux larmes plusieurs fois, tant l’auteur sait manier avec brio les mots et décrire les sentiments de ses personnages.

Une pépite que je me réjouis de faire lire à mes filles 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les dangers de fumer au lit de Mariana Enriquez

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Les dangers de fumer au lit de l’autrice argentine Mariana Enriquez

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les dangers de fumer au lit

Nombre de pages: 240 pages

Maison d’édition: Editions du sous-sol

Date de parution (dans cette édition): 13 janvier 2023

4ème de couverture:

Peuplées d’adolescentes rebelles, d’étranges sorcières, de fantômes à la dérive et de femmes affamées, les douze histoires qui composent ce recueil manient avec brio les codes de l’horreur, tout en apportant au genre une voix radicalement moderne et poétique. Si elle fait preuve d’une grande tendresse envers ses personnages, souvent féminins, des êtres qui souffrent, qui ont peur, qui sont opprimés, Mariana Enriquez scrute les abîmes les plus profonds de l’âme humaine, explorant de son écriture à l’extraordinaire pouvoir évocateur les voies les plus souterraines de la sexualité, du fanatisme, des obsessions.

Mon avis: 

Ce recueil m’a tout d’abord attirée grâce à sa couverture particulière.

Les nouvelles, qui se disent horrifiques, sont surtout un mélange de légendes urbaines argentines et des histoires qui mettent légèrement froid dans le dos, mais sans plus.

J’avoue que je m’attendais à avoir beaucoup plus peur, même si toutes les histoires étaient globalement malaisantes.

Mention spéciale tout de même à la nouvelle le mirador que j’ai vraiment beaucoup aimée car la tension et le suspense sont vraiment bien maîtrisés. On y parle d’un hôtel dont le grenier est habité par un esprit….

Pour le reste, j’ai apprécié la plume de l’autrice (les descriptions des lieux sont très réussies!) mais j’ai trouvé que certaines nouvelles manquaient de rythme et de mordant. 

Ma note:  ♥♥

J’ai lu: Le magasin des jouets cassés de Julien Rampin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le magasin des jouets cassés de l’auteur Julien Rampin

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le magasin des jouets cassés

Nombre de pages:  264 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 29 mars 2023

4ème de couverture:

Paris, XVe arrondissement, un immeuble comme beaucoup d’autres, avec son ascenseur étroit, ses balcons minuscules et sa cour. Après son divorce, Lola a choisi cet endroit pour prendre un nouveau départ avec son fils de six ans, Léon. Ici vivent Martine, dont l’appartement en rez-de-chaussée lui permet d’assouvir sa curiosité en épiant les habitants, et aussi Paul-Henry, un vieux monsieur à l’éternel nœud papillon, qui partage sa passion pour la littérature avec ses voisins et ses abonnés sur les réseaux sociaux. En apprenant à les connaître, Lola fait malgré elle voler en éclats des décennies de secrets et de mensonges, qui pourraient bien changer sa propre vie…

Mon avis: 

Un roman plaisant à lire, la plume de l’auteur étant très fluide. 

Cependant, j’ai trouvé que finalement les personnages de Lola et de son fils étaient pas mal en retrait, comme effacés, par rapport aux personnages de Martine et Paul-Henry, qui étaient les vrais héros de l’histoire, mais ce n’est pas vraiment comme ça qu’on nous « vend » le roman sur la 4ème de couv’. 

Si j’ai aimé l’histoire en règle générale, elle n’a pas su me toucher comme je pensais qu’elle allait le faire, surtout que j’avais lu (entre autres) de très bon articles de la part des lectrices Charleston, maison dans laquelle le roman est paru en grand format.

J’aurais apprécié en savoir plus sur Lola, que l’auteur creuse plus son personnage, comme il l’a fait pour Martine et Paul-Henry. 

Ces deux-là sont parfois un peu clichés mais quand même attachants, en tout cas j’ai passé un chouette moment en leur compagnie, même si j’ai parfois levé les yeux au ciel…

Les personnages sont néanmoins attachants et j’ai aimé le dénouement de l’histoire même si j’avais en grande partie découvert le secret qui liait tous les personnages. Il s’agit tout de même d’une jolie histoire.

Ce roman reste cependant une lecture qui m’a fait passer un bon moment et c’est finalement tout ce qu’on attend d’un livre, non ?

Ma note:  ♥♥♥

J’ai lu: Nuuk et Summit de Mo Malo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des tomes 3 et 4 de la série sur l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, Nuuk et Summit de l’auteur Mo Malo. Je vous ai parlé juste ici des deux premiers tomes de la série, Qaanaaq et Disko.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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nuuk et summit

Nombre de pages: 416 pages/384 pages

Maison d’édition: La Martinière

Date de parution (dans cette édition): 28 mai 2020/3 juin 2022

4ème de couverture (Nuuk):

Dans les villages du Groenland, une étrange épidémie de suicides touche les jeunes gens. La misère sociale et la rudesse climatique n’expliquent pas tout.
Après un long passage à vide, la hiérarchie de Qaanaaq Adriensen l’a autorisé à reprendre son poste de chef de la police de Nuuk, la capitale du pays. Mais sous deux conditions : être suivi par une thérapeute et renoncer aux expéditions sanglantes qui ont fait sa réputation. Hélas, ses démons le reprennent vite, au grand dam de son adjoint inuit, Apputiku Kalakek.
Qaanaaq découvre que les différentes morts sont liées par les traces du passage d’un mystérieux chamane chez plusieurs victimes. Et partout où se rend le policier, lui sont livrées, colis après colis, les pièces d’un puzzle macabre. Paranoïaque, disent-ils ? Qaanaaq veut prouver à tous que ses failles n’ont pas atteint ce qu’il a de meilleur en lui : son instinct de chasseur.

Mon avis sur Nuuk:

Dans ce troisième tome des enquêtes de l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, on va vraiment être en immersion dans la culture inuite, avec de passionnantes descriptions de rituels et de coutumes ancestrales (tatouages etc).

Des 4 tomes que compte actuellement la série, c’est mon tome préféré. Toujours dans l’optique de nous faire découvrir ce pays pour le moins mystérieux, Mo Malo aborde cette fois-ci le thème du suicide adolescent, première cause de mortalité chez les jeunes au Groenland. 

Par-delà son indéniable sophistication, l’humain demeurait un animal. Fait de pulsions et d’instincts. Ses actes décisifs s’embarrassaient rarement de cloches et de trompettes.

Nuuk, de Mo Malo, page 164.

Le rythme de l’enquête est effréné et j’ai retrouvé avec plaisir l’inspecteur Adriensen et toute son équipe du Politigarden. Je regrette juste que parfois l’auteur fasse mourir ses personnages sans grands états d’âme 😉

Mo Malo confirme son talent de narrateur avec ce troisième tome vraiment bien équilibré entre enquête et descriptions des rites inuits. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture (Summit):

Au cœur des profondeurs glacées du continent blanc, les plus grands flics scandinaves se sont réunis pour résoudre ensemble une affaire qui menace l’intégrité de leurs pays respectifs. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen, chef de la police locale, prend la tête de l’expédition qui les emmène sur le territoire hostile de l’inlandsis – un désert glacé de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Mais des événements troublants surviennent. Et Qaanaaq doit affronter une blessure ancienne qui le met en péril – au pire moment.

Quand un membre du groupe disparaît, tout bascule définitivement. Et si quelqu’un cherchait à provoquer leur perte et celle de la police groenlandaise tout entière ?

Au milieu du blizzard, ils sont désormais coupés du monde. Si la faim et le froid n’ont pas raison d’eux, ce pourrait bien être la folie polaire…

Mon avis sur Summit:

Dans ce 4ème tome, qui est celui que j’ai un peu moins apprécié de la série pour le moment, nous allons suivre Qaanaaq Adriensen et son équipe qui vont devoir accueillir des enquêteurs en provenance de tous les pays scandinaves pour leur faire découvrir sur des traineaux tirés par des chiens, le terrible mais magnifique Inlandsis.

Bien évidemment, les dés sont pipés et tout ne va pas se passer comme prévu. 

Si j’ai aimé les descriptions des paysages et l’ambiance du roman, j’ai trouvé que l’intrigue manquait un peu d’allant à certains moments et tirait un peu en longueur.

Cependant, j’ai été heureuse de retrouver comme toujours l’équipe de Qaanaaq Adriensen, des personnages plus attachants que jamais et de creuser toujours plus dans le passé de Qaanaaq. Décidemment, il cache encore bien des secrets!

L’animal n’a eu besoin ni de griffes ni de sa gueule pour terrasser les intrus venus l’importuner sur son territoire. L’Homme se charge si bien de se détruire lui-même.

Summit, de Mo Malo, page 102.

Le Groenland a une place encore plus primordiale dans ce roman que dans les autres tomes – où le Groenland est également un personnage à lui tout seul – car les protagonistes seront – une fois de plus – confrontés aux périls du froid extrême. Dans l’Inlandsis, la nature reprend ses droits et l’humain doit s’y plier…ou mourir. 

Un tome que j’ai trouvé un poil en dessous des précédents mais un très bon roman tout de même!

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Atteindre l’aube de Diglee

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Atteindre l’aube de l’autrice et dessinatrice Diglee

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

atteindre l'aube

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: La Ville Brûle

Date de parution (dans cette édition): 12 mai 2023

4ème de couverture:

« Avec toi, Georgie, est mort mon ancien monde. Celui qui me reliait à mes parents, à mon passé, à mon héritage familial. Celui qui me reliait, aussi, aux hommes. Avec toi est morte ma croyance, ma fois démesurée en un amour masculin qui viendrait tout sauver. »

A la mort de Georgie, grand-tante fantasque et adorée, Diglee s’est pongée dans les lettres et secrets de cette dernière. Remontant le temps sur les traces des femmes de sa famille, elle s’est interrogée sur la place occupée dans leurs vies par les hommes, les amants, les pères. Elle a fait émerger des ponts, rendu visibles des motifs récurrents et des filiations tacites. Un tableau est alors apparu, au centre duquel trônait l’astre destructeur de la passion. 

Mon avis: 

J’avais adoré Ressac de la même autrice et sa série jeunesse « Cléopâtre Wellington », donc bien évidemment je me suis jetée sur cette nouvelle parution.

Le seul petit bémol que j’ai trouvé est que l’autrice s’éparpillait peut-être un peu trop. En effet, le postulat de base est la mort de sa grand-tante adorée, Georgie, et les découvertes qu’elle fait sur elle, après sa mort, dans son appartement que l’autrice et sa famille s’emploient à vider. 

A partir de là elle va parler de toutes les autres femmes de sa famille, anecdotes qui, bien qu’intéressantes, n’apportaient pas vraiment de l’eau au moulin de la vie de Georgie, même si cela expliquait le contexte familial et pourquoi celle-ci a eu telle ou telle réaction au cours de sa vie. 

J’ai adoré suivre la vie trépidante de Georgie, cette femme fantasque et mystérieuse, coquette quelle que soit la situation et maîtresse d’elle-même, refusant de « se ranger » et de fonder une famille, alors même que les injonctions de l’époque (encore plus qu’aujourd’hui) la poussait à se marier et à faire des enfants.

Chez nous les hommes sont le soleil absent autour de qui tout tourne.

Atteindre l’aube, de Diglee, page 95.

Diglee va également s’attarder sur les hommes gravitant autour de sa famille, se rendant compte que ceux-ci étaient majoritairement absents. De plus, elle va aussi faire des parallèles entre la vie amoureuse de Georgie et la sienne, ce que j’ai trouvé très intéressant et pertinent. Les découvertes qu’elle va faire sur la vie de sa tante vont la bouleverser et changer sa façon de voir les choses et d’appréhender ses histoires d’amour.

L’autrice signe ici un récit intimiste mêlé à une sorte d’enquête, toujours porté par sa plume très poétique. J’ai souligné des lignes et des lignes de phrases plus magnifiques les unes que les autres.  J’ai dévoré ce livre en une seule session lecture, c’est dire qu’il était impossible à lâcher!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)