J’ai lu: L’envol d’Aurélie Valognes

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’envol de l’autrice Aurélie Valognes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 380 pages

Maison d’édition:  Fayard

Date de parution (dans cette édition): 1er mars 2023

4ème de couverture:

Entre une mère et sa fille, l’amour reste toujours fragile. Entre bienveillance et malentendus, envie d’être ensemble et désir d’émancipation, portraits croisés d’une mère célibataire et de sa fille unique. D’abord fusionnelle, leur relation se distend quand l’école puis l’ascension sociale de la fille viennent heurter les rêves plus modestes de la mère.

Un roman touchant, beau et émouvant sur l’amour filial, qui interroge les différences de classes, les notions de réussite et de bonheur, et qui pose surtout la question que nous avons tous dû affronter : peut-on grandir sans trahir ?

Mon avis:

Gabrielle élève seule sa fille Lili et lui sacrifie tout car elle ne souhaite que son bonheur.

Ma vie ne valait plus rien sans elle. J’étais prête à la lui sacrifier. Mais je sus, à cet instant, que je ne pourrais jamais rien faire pour l’empêcher de souffrir ou de mourir. J’avais eu un pouvoir qui m’avait dépassé: je lui avais donné la vie et la mort. En même temps. 

L’envol, d’Aurélie Valognes, page 18.

Cependant, très vite, elle va se rendre compte que sa fille est différente des autres. Très intelligente, elle cherche à s’extraire de leur classe sociale.

J’ai trouvé la force de partir dans les livres mais c’est en dehors des livres que l’on trouve la force de rester. 

L’envol, d’Aurélie Valognes, page 274.

En grandissant, Lili juge sa mère assez sévèrement, lui reprochant son manque de culture et sa façon de toujours s’écraser devant les autres.


Lorsque l’adolescence pointe son nez, Lili se renferme sur elle-même, n’assumant plus ce corps qui change et le regard des autres.

Elles devront apprendre l’une de l’autre afin de s’enrichir mutuellement mais surtout, Lili devra essayer de faire preuve de bienveillance envers sa maman qui a toujours tout fait pour elle, ce qu’elle a peut-être tendance parfois à oublier.

Une très beau roman sur les relations mère-fille. On sent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre mais également le poids des non-dits et l’incompréhension qui les gagne.

Un livre écrit presque sous forme de journal intime, passant de Gabrielle à Lili et qui se dévore tant la plume d’Aurélie Valognes est fluide et authentique.

Une histoire qui m’a touchée en plein cœur.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Promis Juré d’Isabelle Lagarrigue

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Promis Juré de l’autrice Isabelle Lagarrigue.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 292 pages

Maison d’édition:  Charleston

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

« Jurés d’assises. » La convocation est arrivée par courrier, un jour comme un autre, chez Norma, Dylan et Martine. Trois mots qui ont le pouvoir de faire basculer une vie dans l’inconnu…

Avec sa carrière d’architecte d’intérieur, son mari et ses deux enfants, Norma est l’incarnation même de la réussite sociale, en tout cas en apparence.

À 32 ans, Dylan s’efforce de rendre le monde meilleur, peut-être parce que la vie n’a pas toujours été tendre avec lui. Martine, quant à elle, sillonne les routes en écoutant Johnny Hallyday, pour ne pas rester seule chez elle. Leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser. Pourtant, convoqués ensemble dans cette salle de tribunal, ils vont nouer un lien inattendu et unique. Et se faire la promesse de se dire toute la vérité, rien que la vérité. Promis, juré.

Un roman choral percutant, dans lequel Isabelle Lagarrigue confirme son talent pour créer des personnages bouleversants de justesse et d’humanité.

Mon avis:

Norma, architecte, Martine, conductrice de taxis et Dylan, livreur, n’ont à priori rien en commun. Pourtant, ils sont tous trois sélectionnés pour faire partie des jurés dans un procès d’assises.

Au fil de la semaine que dure le procès, ils vont se retrouver chaque soir au bar de leur hôtel afin de se confier l’un à l’autre. Leur enfance, leurs rêves, leurs regrets, leurs peurs… tous ont des comptes à régler avec leur enfance.

Norma, qui s’est extraite de sa classe sociale, mais a parfois l’impression d’être en permanente représentation, sans oser être elle-même.

Martine, qui a choisi le métier de conductrice de taxi alors que dans sa famille tous ont fait des études de médecine et la toisent avec dédain.

Dylan, dont l’enfance a été détruite par la violence d’un père et qui à présent, à côté de son travail alimentaire de livreur, distribue des câlins gratuits dans la rue.

Contre toute attente, tous les trois se retrouvent un peu dans l’accusée, Camille, jeune femme ambitieuse qui a tué son chef en lui jetant un objet à la tête, parce qu’il lui avait refusé la promotion qu’il lui faisait miroiter depuis des mois. L’histoire de Camille les renvoie à leurs propres échecs et à leur propre vécu.

Les gens ne mesurent pas le poids de leurs mots. Les conseils non sollicités sont souvent ceux qui appuient là où ça fait le plus mal. 

Promis Juré, d’Isabelle Lagarrigue, page 120.

Cette histoire m’a touchée car elle met en exergue ce culte de la performance qui domine tant sur le plan professionnel que personnel.

– (…) J’ai reçu des compliments mais je ne m’en souviens pas alors que je me souviens précisément du contexte de chaque pique. 

– C’est le propre de la nature humaine j’imagine. On reste bloqué sur ce qui nous a heurtés plutôt que sur ce qui nous a fait avancer.

Promis Juré, d’Isabelle Lagarrigue, page 289.

La plume d’Isabelle Lagarrigue est fluide et je me suis fortement attachée aux personnages auxquels je me suis facilement identifiée. Ils sont tous parfaitement imparfaits mais c’est ça qui les rend si touchants.


Un roman drôle parfois, grave souvent mais surtout très émouvant qui m’a mis du baume au cœur et m’a fait passer un excellent moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: En mal de mère de Sylvie Cohen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman En mal de mère de l’autrice suisse Sylvie Cohen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 31 mai 2024

4ème de couverture:

Kaïto vit avec son père, Jack, sur un petit voilier dans une marina d’Okinawa. Forcé de déserter la terre ferme à chaque fois que Jack part convoyer des bateaux, l’adolescent n’aime pas la mer. Il n’a qu’un rêve, retrouver sa mère, grande absente de son existence. Elle est jeune, elle est belle, elle est, paraît-il, danseuse, et elle est japonaise. Tout le contraire de son père, un Yankee colérique et plutôt brut de décoffrage. Quand Kaïto embarque à contrecœur sur Missing Link, ce qui devait être un convoyage de routine en Alaska se transforme en cauchemar. Jack n’a pas vu arriver la tempête, et Kaïto se retrouve seul au milieu de l’océan. Parviendra-t-il à survivre ? Pourra-t-il enfin rejoindre sa mère, lui qui a toujours vécu entre deux rivages, entre deux parents naufragés, entre deux cultures antagonistes ?

Mon avis:

Dans ce roman qui prend place au Japon, nous allons ouvre Kaïto, adolescent de près de 15 ans, qui a grandi sur un voilier auprès de son père Jack, un américain, dans une marina d’Okinawa.

Son père est convoyeur de bateaux et doit donc régulièrement prendre la mer pour mener à bien ses contrats, emmenant Kaïto avec lui car il na pas d’autre solution de garde. À cause de cela, le jeune garçon rate souvent l’école et peine à s’intégrer en classe et à se faire des amis, d’autant plus qu’il n’est qu’à moitié japonais (du côté de sa mère) et fait l’objet de moqueries.

Pas tout à fait japonais, pas davantage américain, toujours entre deux. Entre deux cultures, entre deux parents, entre deux mondes, entre deux rivages. Jamais à sa juste place.

En mal de mère, de Sylvie Cohen, page 92.

Après avoir essuyé une tempête en pleine mer avec son père, Kaïto se retrouve livré à lui-même et décide de partir à la recherche de sa mère. Une mère absente, qui l’a eu très jeune et qui l’a laissé à la garde exclusive de son père.


Sur ce bateau en perdition, au milieu de nulle part, Kaïto se remémore ses souvenirs avec son père, qui, bien que loin d’être parfait, a quand même fait son possible pour prendre soin de lui.

Pourtant, Kaïto a du composer toute sa vie avec ce sentiment d’avoir été abandonné par sa mère et cette impression de ne pas valoir la peine qu’on s’occupe de lui. Malgré cela, Kaïto est sûr et certain que son enfance aurait été plus belle avec sa maman, il idéalise la vie qu’il aurait pu avoir à ses côtés.

La mer est le reflet des états d’âmes de Kaïto, agitée ou en furie lorsque Kaïto est tourmenté et calme lorsque celui-ci est apaisé.

Il s’imagine au fond de la mer, enserré dans ses eaux, comme un foetus sans vie dans le ventre de la mer. 

En mal de mère, de Sylvie Cohen, page 42.

Le jeune garçon devra apprendre à se débrouiller seul, malgré les obstacles qui lui barrent la route, et faire face a une vérité qui fait mal.

Un roman sur la perte de l’innocence et la recherche de nos racines qui m’a dépaysée et touchée.

Un livre dont le phrasé assez brut m’a séduite et emportée. Une réussite.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La carte des confins – tome 3 de Marie Reppelin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tome 3 de La carte des confins de l’autrice française Marie Reppelin. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Pocket Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 28 mars 2024

4ème de couverture:

Retrouvez les pirates de L’Avalon des années après leurs dernières aventures …

La relève est assurée à bord de L’Avalon ! Les jumeaux Jackson sont prêts à se faire une place dans le monde de la piraterie, dans le sillage de leurs parents Callie et Blake.
Pendant quatre années, Aleksander s’est formé auprès de son père, tandis que Scarlet apprenait à maîtriser la magie sur l’envoûtant Archipel. La fin de son instruction aurait dû sonner l’heure des retrouvailles. Mais la cérémonie tourne au cauchemar et les jumeaux n’ont d’autre choix que de partir à l’aventure. Accompagnés par Eren, leur ami de toujours, ils vont à leur tour être confrontés à la menace de la mauvaise magie, des ombres et des trahisons. Heureusement, les Jackson n’ont jamais reculé face au danger !

Mon avis:

Nous allons retrouver nos deux héros, Callie et Jake, quelques années après la fin du tome 2, devenus parents de jumeaux, Scarlett et Aleksander. 14 ans plus tard, leurs enfants sont adolescents et font les 400 coups à bord de L’Avalon – le fameux navire pirate qui est aussi leur maison – ,en compagnie d’Eren, un garçon de leur âge recueilli par leurs parents (et qu’ils ont élevé comme un fils). Scarlett décide de partir 4 ans en formation pour parfaire sa magie et doit retrouver sa famille à ses 18 ans. Mais leurs retrouvailles sont entachées par un drame. En effet, une épaisse brume avale tout sur son passage et aucune magie n’arrive à la stopper.

Rescapés de ce triste événement, Scarlett, Aleksander et Eren, aidés par des sorciers qui ont eux aussi réussi à fuir ce brouillard, décident de partir à bord de L’Avalon pour trouver un contresort afin de sauver les gens qu’ils aiment (dont leurs parents).

J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Marie Reppelin dont les dialogues savoureux font mouche à chaque fois. C’est drôle, prenant et on ne s’ennuie pas une seule seconde.

L’autrice aborde dans ce roman le thème de la place dans la famille mais également des relations amoureuses toxiques.

J’ai adoré tous les nouveaux personnages (Eren❤️) et ai tremblé pour eux à chaque page.

Je ne le dirai jamais assez, si vous aimez les romans de piraterie intelligents avec des personnages attachants et bien construits, des rebondissements à gogo, un univers riche qui tient la route et qui véhicule des messages positifs, sautez sur cette saga qui est certes étiquetée Young Adult mais qui ravira également les plus âgé.e.s. (Comme moi 😉 )

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La Meute d’Olivier Bal

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Meute de l’auteur Olivier Bal. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 472 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 25 avril 2024

4ème de couverture:

Il y aura toujours des diables, des dieux et des hommes au milieu.

Février 2024.  » L’Ange noir  » a encore frappé. Chaque fois, sa victime est enterrée vivante et meurt étouffée. à la sous-direction de l’antiterrorisme, Sofia Giordano cherche à mettre la main sur ce tueur qui s’en prend à des notables partout en France. Elle est bientôt rejointe par le lieutenant Gabriel Geller qui, de son côté, enquête sur l’assassinat, à Paris, de réfugiés aux corps affreusement lacérés.

Deux affaires en apparence distinctes. En apparence, seulement. Car, bientôt, Sofia et Gabriel vont devoir infiltrer la Meute. Franchir des épreuves initiatiques terrifiantes. Gagner la confiance de l’étrange famille Mirval qui règne en maître dans le château de Noirval. Ils devront frayer avec les loups. Pour éviter le grand cauchemar.

Un thriller implacable sur une machination diabolique qui pourrait faire vaciller la société.
Une plongée glaçante dans la mécanique du fanatisme.

Mon avis: 

Paris, de nos jours.
Dans ce roman où passé et présent s’entrecroisent, nous allons jongler entre deux affaires criminelles.

D’un côté, des hommes politiques sont retrouvés morts, ensevelis six pieds sous terre alors qu’ils étaient encore vivants. Des morts vicieuses revendiquées par L’Ange Noir, personnage mystérieux agissant apparemment seul et qui arrive à disparaître à chaque fois, au grand dam de la police qui se casse les dents sur cette délicate enquête.

Sofia Giordano, épaulée par son équipe de la section antiterrorisme, va prendre tous les risques pour mettre fin à ces meurtres…

D’un autre côté, un réfugié syrien est retrouvé mort, des traces de lacérations sur le corps. Gabriel Geller, flic taciturne et à fleur de peau depuis le décès de sa fille, ne va pas hésiter une seconde à mettre sa carrière et sa vie en danger pour remonter jusqu’à la source du mal, qui pourrait bien provenir de l’une des familles les plus fortunées de France…

Et si ces deux affaires étaient liées? Sofia et Gabriel l’apprendront bientôt et peut-être même à leurs dépens…

Avec ce thriller haletant qui nous prend à la gorge, Olivier Bal marque un coup de maître et n’hésite pas à aborder des thèmes bien d’actualité comme l’invisibilisation des immigrés et des personnes en situation de précarité et la montée en puissance de l’extrême droite.

Glaçant et brillant à la fois. Un gros coup de cœur. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’astronome et les spectres de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Astronome et les spectres de l’auteur Roland Portiche. Il s’agit du premier tome d’une nouvelle série (après la série Ernetti) mettant en scène le célèbre Camille Flammarion.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition:  Flammarion

Date de parution (dans cette édition): avril 2024

4ème de couverture:

D’où viennent les spectres ? Quelle est leur vraie nature ? Qu’attendent-ils de nous ? Ces questions hantent Camille Flammarion. En cette fin du XIXᵉ siècle, l’astronome admiré de tous se passionne pour le spiritisme et les tables tournantes. Mais il ne croit pas aux fantômes et fait le pari que la science, la science seule, finira par percer le mystère. Un jour de 1895, alors que la France se déchire à propos de l’affaire Dreyfus, un événement dramatique entraîne Camille dans une incroyable aventure. Avec son ami Jules Verne, il entreprend un périlleux voyage au coeur de la forêt amazonienne. Il y rencontrera un peuple oublié de l’histoire qui lui dévoilera une inquiétante vérité : et si les spectres ne se contentaient pas de hanter les humains ? S’ils voulaient prendre notre place, tout simplement ?

Mon avis:

Paris, 1895.
Camille Flammarion (frère de l’illustre éditeur) est un astronome réputé et passionné par son métier.

Curieux de comprendre tous les mystères de l’univers, il va commencer à s’intéresser de près au spiritisme et à la vie après la mort.

Épaulé par son ami le célèbre écrivain Jules Verne et un jeune archéologue, il va partir pour la Nouvelle Guinée – alors que la France s’embrase suite à l’affaire Dreyfus – afin de rencontrer un peuple ancestral qui détiendrait toutes les réponses à ses questions.

Et si les esprits ne nous voulaient pas du bien et cherchaient à nous évincer afin de prendre notre place sur terre?

J’ai été heureuse de retrouver la plume passionnante de Roland Portiche dont j’avais adoré la trilogie Ernetti. On sent que l’auteur a fait de longues recherches pour que son roman soit plausible. L’intrigue est bien entendu fantasque mais néanmoins j’ai trouvé amusant et original de suivre des sommités telles que Camille Flammarion, Jules Verne mais aussi Victor Hugo (!) dans un roman d’aventure mêlant des faits historiques réels et inventés.

Le rythme du roman est haletant et addictif comme tous les romans de l’auteur. Un premier tome (de ce qui se veut être une série) très prometteur et je me réjouis d’ores et déjà de lire les prochaines enquêtes de Camille Flammarion!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le chant maléfique (le bureau des affaires occultes tome 4) d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le chant maléfique de l’auteur Eric Fouassier. Il s’agit du 4ème tome des aventures de l’inspecteur Valentin Verne et de son bureau des affaires occultes.

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition:  Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

Quelle créature funeste hante le bocage vendéen ? Que signifie ce chant maléfique qui retentit la nuit pour annoncer de singuliers trépas ? Les victimes étant des légitimistes, certains y voient la main des espions de Louis-Philippe qui cherchent à empêcher le retour de la branche aînée des Bourbons sur le trône de France. D’autres évoquent l’aloubi, ce passeur du diable qui glisse sur les marais dans sa barque de brume, à moins qu’il ne s’agisse d’une malédiction venue d’au-delà des mers, dont les exécutants seraient les adorateurs d’une mystérieuse déesse…

 

Rumeur ou réalité ? Qui croire ?

 

C’est dans ce climat d’extrême tension que l’inspecteur Valentin Verne quitte les bas-fonds parisiens pour une Vendée au bord de l’insurrection, laissant Aglaé aux prises avec une enquête bien plus complexe qu’il n’y paraît, puisque la jeune femme va y jouer son avenir au sein du fameux Bureau des affaires occultes.

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.

Mon avis:

Paris, 1832.

J’ai retrouvé avec bonheur la plume d’Éric Fouassier et son inspecteur du bureau des affaires occultes Valentin Verne dans une nouvelle enquête mêlant politique et royauté (la mère d’Henri V souhaite mettre celui-ci sur le trône de France dont elle pense qu’il est le légitime héritier, en lieu et place du roi Louis-Philippe) mais également légendes et mythes arrivés tout droit des Indes.

L’ambiance de l’époque est bien retranscrite (en tout cas je l’imagine ainsi!!)et j’ai aimé le mélange – comme dans les tomes précédents – de faits historiques avérés et ceux sortis tout droit de l’imagination de l’auteur.

Valentin devra s’infiltrer dans le camp « ennemi » des légitimistes afin de découvrir qui se cache derrière les sordides assassinats perpétrés contre des personnes soutenant la cause et qui semblent être des meurtres ayant fait l’objet de rituels dédiés à Kâli, la déesse de la mort et de la purification. Vraie malédiction, simples crimes crapuleux ou coup monté afin de décourager les légitimistes ?

Valentin devra plus que jamais faire fonctionner sa matière grise et affûter son sens de l’observation.

De son côté, Aglaé n’est pas en reste et cherchera à innocenter le fiancé d’une amie, accusé de vol et du meurtre d’un riche gentilhomme. Dans ce tome-ci, le personnage d’Aglaé s’étoffe encore plus et j’ai aimé le fait qu’elle se sente de plus en plus légitime de faire partie de la police.

Un roman passionnant et haletant qui ravira les amateurs de romans d’enquêtes sur toile historique.

Je vous recommande bien sûr de lire la série dans l’ordre chronologique si vous ne l’avez pas encore commencée, cela vous permettra de mieux appréhender le passif des personnages.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: La tribu d’Allie Reynolds

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La tribu de l’autrice Allie Reynolds.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition:  Calmann Lévy

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2023

4ème de couverture:

Sur une plage paradisiaque et coupée du monde sept surfeurs se mettent à l’épreuve,entre camaraderie et véritable défi. Mais Kenna, qui vient tout juste de rejoindre la Tribu, craint pour sa vie.
Les membres de la Tribu ont beaucoup de secrets, certains bien trop lourds à porter…
Et pour Kenna, les vacances de rêve vont se transformer en véritable jeu de survie.

Mon avis:

Australie, de nos jours.

Kenna, jeune femme écossaise, décide de partir retrouver sa meilleure amie Mikki qui vit en Australie et qui s’apprête à se marier avec Jack, un surfer qu’elle fréquente depuis quelques temps. Une fois arrivée, Kenna va très vite faire la connaissance du groupe d’amis de Mikki, qui se surnomment « la tribu » et vivent presque en autarcie 6 mois par année, sur une plage coupée du monde (et normalement non accessible au public), Sorrow Bay.

Kenna va intégrer ce petit groupe mais elle sent immédiatement que quelque chose cloche, comme si on lui cachait des choses. Pourquoi a-t-elle l’impression que le danger rôde et que l’ambiance de ce groupe est malsaine?

Qui est Sky, la meneuse du groupe qui les oblige à effectuer des choses dangereuses afin de surmonter leurs peurs les plus profondes?

En effet, Kenna soupçonne que sa meilleure amie soit sous l’emprise de son futur mari et de ses nouveaux amis. Bien décidée à percer à jour le secrets de chacun des membres de la tribu, elle va sauter à pied joint dans un sacré panier de crabes.

La plume de l’autrice est fluide et les dialogues sonnent juste, on a vraiment l’impression d’entendre parler les protagonistes.

Avec ce second roman (après hors piste), Allie Reynolds confirme qu’elle maîtrise l’art d’écrire des huis-clos à ciel ouvert et arrive à ménager son suspense jusqu’à la toute fin.

Ce thriller a su me dépayser et m’a fait voyager tout en m’apprenant beaucoup de choses sur cette discipline complexe et non sans risque qu’est le surf.

Un roman envoûtant et impossible à lâcher, une ode à la nature sauvage australienne et au grand air.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: La tête hors de l’eau de Christophe Barraud

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La tête hors de l’eau de l’auteur Christophe Barraud. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 144 pages

Maison d’édition: Editions de la Rive

Date de parution (dans cette édition): 2023

4ème de couverture:

Delphine est fière de son travail. Fondatrice d’une agence de voyages prospère, la pandémie stoppe tout ce qu’elle a créé du jour au lendemain, l’enfermant malgré elle dans un rôle de mère au foyer. Les problèmes financiers s’accumulent et la poussent dans une profonde dépression. Une seule thérapie naturelle lui fait désormais du bien: les bains en eaux froides.

Mais tout s’effondre à nouveau lorsqu’un homme de son groupe ne revient pas sur la plage. Un homme en partie responsable de sa déchéance.

Mon avis: 

Suisse, de nos jours.

Un court polar diablement efficace où nous allons suivre un groupe de nageurs en eau froide, « les givrés » et plus particulièrement Delphine, jeune femme tentant de remonter la pente suite à un burn-out et des ennuis pécuniaires dus à la pandémie du Covid.

Lorsque Jacques, l’un des membres du groupe, perd connaissance lors de l’une de leur baignade hivernale dans le lac et décède, la police a vite fait le rapprochement entre cette mère de famille d’apparence sans histoires et la victime qui travaillait pour l’Etat.

Delphine s’enfonce dans ses mensonges, n’arrivant plus à assumer la garde de sa fille ni le regard accusateur de son mari.

La tension monte tout au long de l’histoire et le final est original et plutôt machiavélique, même si l’avais en grande partie deviné.

Christophe Barraud aborde le sujet des travailleurs indépendants dont les finances ont beaucoup souffert lors de la pandémie et qui ont manqué d’aide de la part de l’Etat, les abandonnant en situation de précarité. De plus, j’ai trouvé intéressant d’aborder le thème du burn-out qui est une maladie à ne pas prendre à la légère.

Un roman qui a bien mérité son prix de « polar de la Rive »!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Norferville de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Norferville de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 456 pages

Maison d’édition: Fleuve Noir

Date de parution (dans cette édition): 2 mai 2024

4ème de couverture:

Dans l’univers hostile du Grand Nord, personne ne vous entend crier.

Détective et criminologue à Lyon, Teddy Schaffran apprend que le corps de sa fille a été découvert dans une ville minière très isolée du Grand Nord québécois, Norferville. Morgane a été sauvagement mutilée, abandonnée dans la neige non loin d’une réserve autochtone. Sans réfléchir, Teddy plaque tout pour se rendre sur place, bien décidé à comprendre ce qui s’est passé.
Là-bas, Léonie Rock, une flic métisse, est mise sur l’affaire. Elle est alors contrainte de renouer avec cet endroit coupé de tout où elle est née et où, adolescente, trois inconnus l’ont violée. Un retour vers son enfer, alors que les températures frôlent les -20°C.
Ensemble, ces deux êtres éprouvés par la vie vont se démener pour trouver des réponses malgré l’inhospitalité de la nature et des hommes.

Mon avis: 

Norferville, Québec, de nos jours.
Léonie est une flic métisse mise sur le coup d’un horrible meurtre commis à Norferville, sa ville natale, où elle n’a pas remis les pieds depuis la fin de son adolescence. Tant de souvenirs vont refaire surface alors qu’elle avait tout fait pour oublier cette partie de sa vie.

Teddy est un criminologue lyonnais mais surtout il est le père de la victime. Effondré par le décès de sa fille avec laquelle il n’avait que peu de contacts, il va tout mettre en œuvre pour appuyer Léonie et son équipe dans leur enquête.

À Norferville, la situation est tendue entre les autochtones innus et les blancs qui essaient de leur imposer leur manière de vivre et qui détruisent la nature sauvage aux alentours avec leurs mines et autres exploitations invasives.

Léonie, pourtant à demi native, est elle-même confrontée au mutisme des habitants qui se montrent très méfiants à son encontre.

Ce roman très immersif nous plonge dans la solitude de ces villes du grand nord, coupées de tout et où deux cultures s’entrechoquent.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Léonie qui a essayé de se reconstruire loin de cette ville et qui se voit obligée de se confronter aux fantômes de son passé.

Une étrange impression la submergea lorsque son pied toucha ce sol craquelé après presque vingt ans d’absence. Comme si quelque chose, un piège à loup invisible, se refermait sur sa cheville. Comme si on n’échappait pas à Norferville et que, tôt ou tard, où que vous soyez, ses griffes finissaient par vous ramener à elle. 

Norferville, de Franck Thilliez, page 66.

De son côté, Teddy est un homme blessé qui reste digne et qui ne vit plus que pour rendre justice à sa fille.

Ce roman m’a fait penser quelques fois à l’excellente serie « Qannaq » de Mo Malo avec laquelle j’ai trouvé pas mal de similitudes bien que les romans soient différents.

Un excellent thriller qui aborde – en plus du racisme – également les disparitions non résolues de nombreuses femmes autochtones qui ne font pas véritablement l’objet d’enquêtes approfondies. Des victimes effacées des radars pour lesquelles personne ne s’inquiète parce qu’elles sont innus.

Une très belle surprise et un livre que j’ai trouvé plus engagé que les précédents 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)