J’ai lu: H. de Franck Bouysse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman H. de l’auteur Franck Bouysse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

H.

Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 4 novembre 2020

4ème de couverture:

« Qui est H. ? D’où vient-il ? Comment a-t-il surgi dans ma vie déjà bien entamée ?
Ce qui ne m’avait jamais effleuré jusqu’alors commence à m’obséder. »
Ainsi débute le journal de John W., embarqué avec l’énigmatique H. dans une expédition sur les traces de l’explorateur Sir John Lucas parti vers l’île de Pâques. Un périple tumultueux comme le seront les errements de Walter Croft, un médecin aliéniste de l’asile de Bedlam et de son étrange patient Jonas… Des bas-fonds de l’East End où rode l’ombre de Jack l’Eventreur aux confins de l’Atlantique et de la forêt amazonienne, Franck Bouysse propose ici un véritable voyage initiatique ciselé comme une intrigue policière.

Paru initialement en trois volumes indépendants, H. est aussi un magnifique hommage aux univers de J. Verne, R. L. Stevenson, C. Doyle ou encore H. Melville.

Mon avis:

Il s’agit là de 3 courts romans regroupés pour ne former qu’un volume. J’ai adoré le premier volume, « Journal de John W.  » qui retranscrit l’expédition de John W. avec le fameux H., homme mystérieux dont on ne sait rien à part qu’il est un grand explorateur doublé d’un anthropologue passionné et acharné. 

On sent de suite que John est fasciné par H., il le suit partout et retranscrit toutes ses pensées dans son journal de bord. Il délaisse d’ailleurs sa femme pour le suivre, au grand désespoir de celle-ci, Mary. J’ai aimé la narration par journal, cela donne un rythme particulier au récit. De plus, j’ai trouvé que ce premier volume avait vraiment une touche de Lovecraft car on sent l’angoisse que ressent John et la folie dans laquelle il verse peu à peu. 

Les deux volumes d’après, « les ruelles sans étoiles » et « la huitième lettre » ont un style un peu différent même s’ils sont très bien écrits eux aussi. S’ils sont dans la continuité direct du premier volume, le narrateur a changé. L’histoire initiée dans le premier volume s’entrecroise avec les crimes commis par Jack l’Eventreur, ce qui rend le tout encore plus angoissant.

Franck Bouysse prouve avec ce roman qu’il est capable de changer complètement de style d’écriture et de type de roman. Sa plume est riche, profonde. Les phrases toujours bien formulées, les ambiances retranscrites avec brio.

Ce recueil est un grand roman d’aventure, avec une touche de science-fiction. Un roman qui se dévore tant on a envie de connaître la finalité de l’histoire. D’ailleurs, ce scénario serait génial en série télévisée, tant le découpage de Franck Bouysse s’y prête parfaitement.

J’ai juste trouvé à des moments qu’on ne comprenait plus trop qui était qui, c’est pourquoi on rate juste la case « coup de coeur », mais vraiment de pas grand chose.

J’ai hâte de lire « l’homme peuplé » du même auteur qui est sorti cet été (pour la rentrée littéraire) car j’ai vraiment envie de me replonger dans sa plume qui sait nous embarquer de la première à la dernière page. Je crois qu’on a tous besoin de s’échapper un peu en cette fin d’année!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Bass Rock d’Evie Wyld

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bass Rock de l’autrice Evie Wyld.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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bass rock

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dans l’Écosse superstitieuse du XVIIIe siècle, Sarah, une jeune fille de quatorze ans traquée pour sorcellerie, est secourue par le pasteur du village. Ils prennent la fuite à travers la forêt mais sont rapidement pris en chasse.
Après avoir épousé un vétéran de la Seconde Guerre mon­diale père de deux enfants, Ruth part s’installer sur la côte écossaise, au bord de la mer du Nord. Dans sa grande demeure, face à l’îlot de Bass Rock et à ses colonies de fous de Bassan, le bonheur semble à portée de main, et pourtant… Les voyages d’affaires de son mari se font de plus en plus fréquents, et l’étrange présence qu’elle perçoit dans la maison ne fait qu’accen­tuer son malaise.
Six décennies plus tard, Viviane, une quadra londonienne un peu paumée, retourne dans la maison de vacances de son enfance. Tandis qu’elle y dresse l’inventaire des biens de son aïeule Ruth, des fragments du passé refont surface, éclairant d’un jour nouveau la légende familiale.
Sarah, Ruth, Viviane, un même destin, à travers les années : une vie circonscrite par les désirs des hommes.
Evie Wyld signe ici une saga ensorcelante, peuplée d’esprits et de fantômes, sur la masculinité toxique et la solidarité des femmes.

Mon avis:

J’ai été très clairement attirée par la couverture de ce roman que je trouve splendide. Et puis, la quatrième de couv’ était alléchante, avec des histoires de femmes à travers les âges qui finissent par se recouper de par leurs ressemblances. De la sorcellerie? Un roman féministe ? Tous les ingrédients étaient présents à priori pour que ce roman me plaise. Et pourtant…

J’ai trouvé ce roman un peu embrouillé. On suit 3 femmes dans 3 époques différentes, on change donc d’époque à chaque chapitre, mais il n’y a pas de titre nous rappelant quand se passe l’action (enfin oui il y a I, II et III qui se réfèrent aux différentes époques mais c’est loin d’être super clair) et je dois avouer avoir eu parfois de la peine à comprendre de qui on parlait, s’il s’agissait encore d’une autre personne ou de la continuité d’un personnage déjà présenté précédemment, surtout dans les chapitres se passant au XVIIIème siècle. 

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé le tout très fouillis et c’est bien dommage car le thème du roman était prometteur mais l’autrice m’a égarée en chemin. Les parties que j’ai appréciées sont celles où l’on suit Ruth, une jeune femme timide marié à un homme plutôt aisé et qui doit prendre sa place en tant que belle-mère (son mari a deux fils) et comme femme de la maison, dans un village plutôt fermé avec un prêtre aux manières vraiment insistantes et louches. J’aurais voulu qu’on suive surtout Ruth car c’est le personnage le plus intéressant du roman.

La plume de l’autrice est fluide et poétique, pour moi c’est surtout la manière de présenter les choses qui ne m’a pas vraiment convenu.  Pas un flop total car certains chapitres m’ont vraiment captivée, mais le tout n’était pas assez cohérent à mon goût. Dommage 😦

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Le puits de LU Wenfu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Le puits de l’auteur chinois LU Wenfu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le puits

Nombre de pages: 244 pages

Maison d’édition: Picquier poche

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2022

4ème de couverture:

LU Wenfu pose un regard caustique et tendre sur la vie pittoresque des ruelles de Suzhou, cette ville célèbre pour ses jardins délicats et ses canaux.Ici c’est autour d’un puits que se retrouvent les voisins, pour bavarder, propager les rumeurs… et se moquer d’une intellectuelle de leur entourage dont la renommée scientifique est insupportable aux esprits mesquins. Il arrive aussi qu’une retraitée reçoive son diplôme trente-cinq ans après avoir terminé ses études ! Cette « jeune diplômée » est confrontée au harcèlement de ses proches qui voudraient qu’elle fasse le vide dans une maison encombrée de vieilleries. Mais chaque meuble, chaque vêtement a son histoire…On retrouve dans les récits de Lu Wenfu le même esprit peu soucieux d’orthodoxie, le même mode de narration imagé, orné de citations poétiques ou de slogans politiques, pour tisser des comédies douces-amères de la Chine populaire.

Mon avis:

Ce recueil comprend 2 nouvelles plutôt longues que j’ai vraiment appréciées. Elles mettent la place de la femme au centre, dans un pays aux mœurs plutôt sexistes et où le patriarcat est très présent, surtout dans le monde du travail. J’ai trouvé cela très intéressant, d’autant plus que ce livre a été écrit par un homme.

Dans la première, on suit un homme de classe moyenne, un peu loser, qui habite dans un quartier populaire où les commères passent leur temps à cancaner autour du puits du quartier, qui épouse une femme qui a fait des études et fait carrière, accédant à un poste et un salaire plus élevé que lui.

Bien entendu, les gens vont jaser, une femme qui a plus de succès que son mari, ce n’est pas habituel. Le mari va d’ailleurs plutôt mal le prendre à la longue et va commencer à devenir très jaloux et vouloir pourrir la vie de sa femme, jusqu’au point de rupture.

J’ai trouvé cette nouvelle très intéressante, on sent la jeune femme piégée dans une relation avec un homme qui a changé à partir du moment où sa femme s’émancipe un peu. 

La seconde nouvelle parle d’une retraitée qui reçoit son diplôme 35 ans après avoir fait des études. Cette femme qui accumule beaucoup de choses dans son petit logement, accordant beaucoup d’importance à toutes ses possessions. J’ai trouvé cette nouvelle très touchante car finalement dans notre ère où le minimalisme est souvent de mise, j’ai trouvé cette vieille dame vraiment adorable. Son mari n’ose pas s’imposer car il sait combien ce fouillis ambiant rassure sa femme. Chaque objet a son histoire, le rendant indispensable au bon fonctionnement du foyer.

Bref, deux nouvelles sur les mœurs en Chine et sur la vie, tout simplement. De jolis portraits de femmes qui essaient de reprendre les rênes de leur vie et de s’affirmer.

J’ai bien envie de découvrir d’autres écrits de cet écrivain à la plume si particulière né en 1928 et décédé en 2005.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Les âmes grises de Philippe Claudel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les âmes grises de l’auteur Philippe Claudel.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les âmes grises

Nombre de pages: 286 pages

Maison d’édition: Le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2006

4ème de couverture:

« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »

Mon avis:

Ce livre est plongé dans une ambiance brumeuse, humide et froide.

Son rythme est lent, le romancier prend tout son temps pour poser les bases de son intrigue, il insère insidieusement des éléments ou indices. L’écriture va droit au but, sans fioritures. L’auteur ne s’encombre pas non plus de dialogues inutiles, cela créé vraiment un rythme de lecture particulier. On savoure chaque phrase, chaque mot utilisé exactement à la bonne place.

Ce n’est pas un policier ni un thriller à proprement parlé, même si il y a un meurtre et une enquête. Au début, on sait très peu de choses du narrateur, on ne sait même pas qui il est, on le comprend peu à peu au fil des pages. C’est un procédé littéraire assez unique.

Ce roman est un miroir grossissant de toute la misère et la tristesse humaine. Finalement, personne n’est vraiment tout blanc ou tout noir, d’où le titre si bien trouvé et ce passage (entre autres) qui a résonné particulièrement en moi:

« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous… »

Les âmes grises de Philippe Claudel, page 134

Bref, un roman qui laisse un arrière-goût doux-amer et qui comme vous l’aurez compris a su me toucher. Je le garderai précieusement dans ma bibliothèque pour une future relecture.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dans la forêt de Jean Hegland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt de l’autrice Jean Hegland.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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dans la forêt

Nombre de pages: 308 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 7 juin 2018

4ème de couverture:

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes,  leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Mon avis:

Un roman coup de poing, une dystopie pas si éloignée de notre quotidien, où la société telle qu’on la connait a été bouleversée par le manque de carburant et d’électricité. Toute l’économie s’est effondrée en quelques semaines. Nelle et Eva, deux soeurs livrées à elles-mêmes dans la maison familiale au milieu de la forêt, apprennent à se débrouiller seules.

J’ai trouvé ce roman vraiment angoissant, car il aborde des thèmes pour le moins sensibles en ce moment, avec les pénuries d’électricité et la hausse des prix du carburant. Toutes ces peurs sont cristallisées dans ce roman criant de vérité.

L’écriture de Jean Hegland est très belle, dense mais parfaitement accessible. 

J’ai aimé la relation entre les deux soeurs, entre amour et haine parfois, mais attachées l’une à l’autre d’une manière viscérale. 

Chacune n’a plus que l’autre dans la vie, leurs parents étant morts, et leurs qualités et talents sont complémentaires. 

Chacune doit faire le deuil de leur ancienne vie et se concentrer sur le présent et surtout sur leur survie.

J’ai admiré la façon qu’elles ont de se débrouiller, même si la fin ouverte nous laisse imaginer leur avenir (qui pour moi est plus qu’incertain mais bon). Ces deux filles font preuve d’un courage hors du commun et ont des ressources insoupçonnées. 

Un conte moderne plutôt cruel et très violent à des moments mais qui fait énormément réfléchir sur la valeur effective des biens que nous possédons. Dans une société qui prône la surconsommation, ce roman est comme une sonnette d’alarme qui nous pousse à nous recentrer sur l’essentiel et à faire confiance à Mère Nature.

Une belle leçon de vie et une histoire dont je me souviendrai longtemps.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’archipel des oubliés de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’archipel des oubliés de l’auteur Nicolas Beuglet.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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l'archipel des oubliés

Nombre de pages:  395 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 22 septembre 2022

4ème de couverture:

Cette histoire vous fera douter de tout… !Attention! Spoiler sur la 4ème de couverture! si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas ce qui suit (pour les autres, vous pouvez passer le texte en surbrillance, j’ai mis le texte en blanc).

Les inspectrices Grace Campbell et Sarah Geringën le savent. Malgré leurs caractères opposés, elles doivent unir leurs forces pour neutraliser l' » homme sans visage « , l’architecte du plan diabolique qui mènera l’humanité à sa perte.

Seule piste : un manoir égaré dans les brumes d’Écosse. Derrière les volets clos de la demeure, l’ombre d’une jeune veuve austère, en apparence innocente. Mais cette femme est-elle vraiment ce qu’elle prétend être ? Ce que les deux inspectrices découvrent dépasse leurs pires hypothèses.

Dans une course qui les entraîne du loch Ness à la Norvège, Grace et Sarah vont devoir repousser les frontières de la peur pour rejoindre l’énigmatique archipel des Oubliés – l’ultime rempart au chaos du monde.

Un thriller glaçant. Et perturbant. Car ce qui se joue sur ces terres mystérieuses pourrait bien ressembler au choix de civilisation qui se dresse devant nous.

… même de vous…

Mon avis:

Ce troisième et dernier tome des aventures de l’inspectrice écossaise Grace Campbell m’a fait un peu le même effet que le 3ème tome de sa trilogie précédent, l’île du Diable, elle m’a un peu déçue, alors que j’ai adoré les 2 premiers tomes de chaque trilogie. 

J’ai eu l’impression que l’auteur avait perdu le feu sacré, qu’il ne savait plus comment continuer son histoire ou la clôturer, qu’il a mis toutes ses idées dans un shaker et hop!, nous voilà avec une fin de série qui je trouve est un peu bancale. 

Tous les éléments étaient pourtant là pour que je passe un bon moment (et ça a quand même été le cas, rassurez-vous, mais j’aime bien chipoter). Une écriture addictive, des paysages brumeux et angoissants à souhait et un duo d’enquêtrices aussi complémentaire qu’improbable. J’ai dévoré ce roman (malgré ses quelques faiblesses) en deux jours à peine car j’avais vraiment envie d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’auteur nous laisse sur un fin ouverte ce qui n’est pas pour me déplaire, mais je trouve qu’on a suivi longtemps des pistes – plus ou moins abracadabrantes – dans le roman pour finalement qu’elle n’aboutissent à rien. De plus, j’ai trouvé certains passages un peu longs et redondants, alors que j’ai trouvé d’autres passages un peu simplistes, les personnages s’en sortent toujours un peu trop facilement. L’auteur aurait également pu nous épargner les prémisses d’une romance complètement hors sujet entre deux personnages que rien ne prédestinait à se rapprocher(au contraire).

A des moments, on ne comprend pas où l’auteur veut en venir car il nous bombarde d’informations qui finalement n’iront pas plus loin que le stade embryonnaire, nous perdant un peu en chemin.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un flop total car il y avait de très bonnes idées dans ce roman (que j’ai quand même beaucoup aimé car il m’a divertie et c’est ce qu’on attend d’un thriller après tout) mais j’aurais aimé que toutes les pistes soient plus développées, quitte à ce que la série fasse 4 tomes (ou plus) au lieu de 3. 

Je croise les doigts pour que son prochain roman me plaise davantage!

Ma note: ♥♥♥


J’ai lu: Le big challenge d’Abigail Seran

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le big challenge de l’autrice franco-suisse Abigail Seran.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le big challenge

Nombre de pages:  96 pages

Maison d’édition: BSN Press

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Nicolas, jeune quadra, papa et mari, après avoir constaté le chiffre indécent affiché sur la balance, calcule son IMC. Avec effroi, il se découvre largement en surpoids pour ne pas dire obèse. Il décide d’y remédier en secret et s’inscrit à un programme d’amaigrissement collectif peu élégamment intitulé «Le Big Challenge».

Mon avis:

J’ai bien entendu sauté sur ce nouveau roman (ou plutôt micro-roman) de l’autrice Abigail Seran dès sa sortie et je l’ai lu sitôt rentrée 😉 En effet, j’avais beaucoup aimé de sa plume « Une maison jaune » (2015) et « D’ici et d’ailleurs » (2020), donc j’étais très curieuse de découvrir son nouveau livre.

J’ai adoré suivre Nicolas, quadragénaire qui veut perdre du poids au mitan de sa vie. En effet, il veut être là pour voir grandir ses enfants et être en forme le plus longtemps possible. Il va alors se lancer un défi assez fou: participer à un challenge sportif sensé lui faire perdre du poids rapidement.

Commence alors une lutte de tous les instants pour Nicolas, plutôt bon vivant en temps normal.

Abigail Seran a su retranscrire parfaitement le dilemme qui se joue chaque jour dans la vie de Nicolas. Voir ses potes et faillir à son régime ou alors s’isoler un peu et réussir son challenge, même si son moral en prend un coup; c’est pour la bonne cause après tout.

Cette histoire se dévore comme un bon dessert (c’est un comble pour un livre sur les régimes) et m’a ravie en tous points. Les dialogues sont drôles et bien enlevés, les personnages ont l’air vraiment réalistes. Nicolas et sa femme, ça pourrait être nous, ou nos voisins, bref, des gens normaux, ce qui les rend d’autant plus attachants.

Savoureux!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les refuges de Jérôme Loubry

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les refuges de l’auteur Jérôme Loubry.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les refuges

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2020

4ème de couverture:

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette terre grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi-autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange. En quelques heures, la jeune femme se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Et pourtant, aucun d’entre eux ne quitte jamais l’île. Pourquoi ?

Mon avis:

Un roman à tiroirs assez dérangeant, l’auteur (que je découvre avec ce roman) manie le suspense avec brio.

Après l’avoir terminé, je dois dire que j’étais un peu déboussolée, je n’étais pas sûre de l’avoir apprécié. Avec du recul (je l’ai lu le mois passé), je me rends compte qu’il m’a marqué plus que je ne l’aurais pensé et que je m’en rappelle très bien, ce qui est plutôt rare, même après seulement un mois (je dois dire que je lis une dizaine de livres par mois, ceci explique cela). 

J’ai aimé l’ambiance poisseuse de ce roman. On sent tout de suite que quelque chose cloche sans arriver pour autant à mettre le doigt dessus. A chaque révélation, on se dit « mais oui bien sûr » mais je n’avais pas deviné la finalité du roman.

Les mécanismes d’écriture utilisés m’ont fait pas mal penser à Franck Thilliez et je dois avouer que cela m’a bien plu, même si j’ai été beaucoup moins perdue que dans le dernier roman de celui-ci, Labyrinthes (mais revenons à nos moutons).

J’ai été assez touchée par le personnage de Sandrine qu’on sent complètement perdue et au bord du pétage de plomb.

Certains passages sont vraiment durs à lire, j’ai été plus d’une fois prise aux tripes. 

Tout l’histoire est bien ficelée, j’ai aimé les chapitres alternant le passé et le présent. la vérité est terrible et m’a laissée pantoise. 

Si vous aimez douter de tout et vous faire avoir par un auteur talentueux, foncez! 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les ravissantes de Romain Puértolas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les ravissantes de l’auteur Romain Puértolas.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les ravissantes

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Que s’est-il réellement passé en mars 1976 dans la petite ville de Saint Sauveur, en Arizona ?

C’est la question à laquelle tente de répondre le journaliste Neil Sheehan, confronté à une énigme qui divise la population : la disparition, sans mobile apparent, de plusieurs adolescents. Tandis que le shérif Liam Golden met tout en œuvre pour résoudre l’affaire, les mères des disparus accusent une communauté de marginaux qui s’est installée un an plus tôt dans les parages. Et pendant ce temps, d’étranges lumières apparaissent les nuits sans lune et la tension continue de monter entre les deux camps…

Comment démêler le vrai du faux ? À qui donner tort ou raison ? Distillant le doute, recoupant témoignages et informations réelles, Romain Puértolas invite le lecteur à mener l’enquête dans ce roman dont chaque page déjoue les certitudes.

Mon avis:

Rien à redire, la plume de l’auteur est toujours aussi addictive et ses intrigues toujours bien ficelées, même si comme souvent j’ai compris avant la fin du roman le pourquoi du comment. 

Là je dois avouer que j’ai un peu moins accroché qu’avec ses deux romans précédents que j’avais trouvé très drôle (la police des fleurs, des arbres et des forêts) et assez profond (sous le parapluie d’Adélaïde). 

Ici je n’ai retrouvé ni un sujet vraiment profond, ni la touche d’humour propre à l’auteur, même si la conclusion nous prouve encore un fois que c’est un sacré filou. 

Des adolescents d’une petite ville disparaissent et de suite, les soupçons se portent sur une communauté pacifiste qui a élu domicile juste à côté de ladite ville. 

Cette communauté est vue d’un mauvais oeil par les natifs de la ville car elle recueille des gens de tous horizons et surtout des personnes en réinsertion sociale suite à des délits.

Les mère des adolescents vont alors entrer en guerre contre cette communauté, forçant les forces de l’ordre à intervenir à leur tour. 

J’ai trouvé le roman plaisant à lire mais comme dit au début de l’article je ne l’ai pas autant aimé que les autres romans lus précédemment. J’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages, qui étaient (trop) nombreux. 

Une lecture en demi-teinte pour moi, même si j’ai passé un bon moment de lecture, je ne vais pas en garder un grand souvenir. J’espère que son prochain roman me plaira davantage!

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Ernetti et le voyage interdit de Roland Portiche

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ernetti et le voyage interdit de l’auteur Roland Portiche. J’avais adoré le premier tome de sa saga (qui je pense s’achève avec ce tome-ci) et le second tome m’avait beaucoup plu également, même si je ne l’avais pas trouvé aussi bon que le premier. J’avais donc de grandes attentes pour ce tome 3!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Ernetti et le voyage interdit

Nombre de pages:  368 pages

Maison d’édition: Albin Michel – Versilio

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Un message menaçant le pape est capté par les radioastronomes. Inquiet, Jean-Paul II confie au père Ernetti, créateur d’une machine révolutionnaire qui permet de voir dans le passé, une mission presque impossible : revenir au commencement de l’univers, il y 13,8 milliards d’années !

Mais en plongeant dans la spirale du temps, Pellegrino Ernetti se confronte à des énigmes inquiétantes : si le Big Bang n’était qu’une porte ouverte sur d’autres mondes ? Si, à force de chercher Dieu, il finissait par le trouver là où jamais il ne l’aurait imaginé ? Et si le pape était menacé par la pire des conjurations ?

Avec l’aide du célèbre physicien Stephen Hawking, et accompagné par sa complice israélienne Natacha, agent du Mossad, le père Ernetti entreprend un fabuleux voyage qui va le mener de la préhistoire à la naissance de la Terre et de l’univers.

Mon avis:

J’ai adoré retrouver un peu l’ambiance du premier tome, avec le Père Ernetti et Natacha qui sont à nouveau au cœur du récit, alors que je les avais trouvés un peu relégués au second plan dans le tome 2.

L’écriture de Roland Portiche est vraiment fluide et il a l’art de nous donner envie de lire toujours un chapitre de plus à chaque fois, tant il sait bien ménager son suspense.

Cette fois-ci, le père Ernetti et Natacha vont devoir remonter à la création de l’univers à l’aide du chronoviseur. Mais est-ce possible? Et si oui, peuvent-ils voir ce qu’il s’est passé au tout début sans chambouler l’ordre actuel du monde?

Même si cette fois-ci, le retour en arrière est encore plus exagéré que pour les deux premiers tomes, on a envie d’y croire et de savoir le dénouement. 

Comme dans les premiers tomes, j’ai vraiment apprécié le personnage du Père Ernetti, que je trouve toujours aussi touchant de par son ambivalence. D’un côté, il est curieux, a envie de tout savoir du passé et de la création de la terre mais d’un autre côté, il sait que tout ça n’est pas très catholique et cela le tourmente beaucoup. Heureusement, Natacha est là pour le canaliser et le rassurer sur le bien-fondé de leurs recherches. Tous deux ont vieillis et ont gagné en maturité.

C’est un page-turner implacable et vraiment génial. Laissez-vous embarquer!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)