J’ai lu: N’oublie pas les fleurs de Genki Kawamura

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman N’oublie pas les fleurs de l’auteur japonais Genki Kawamura

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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n'oublie pas les fleurs

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 13 octobre 2022

4ème de couverture:

Se souvenir des belles choses…

Que fait-elle là, toute seule, sur sa balançoire ? Alors qu’Izumi, comme à chaque Nouvel An, vient rendre visite sa mère, c’est au milieu du parc voisin qu’il la trouve, déboussolée… Tout à son travail et à son enfant à naître, le jeune homme n’y prend pas garde au premier abord. Avant de se rendre à l’évidence : Yuriko, qui l’a élevée seule, perd peu à peu la mémoire… Les médecins confirment qu’elle est atteinte d’Alzheimer. Dès lors, toutes ces choses qu’Izumi a oubliées lui reviennent du passé – les belles choses dont il va falloir, désormais, se souvenir pour deux…

Mon avis: 

Un roman très touchant sur la maladie et la vieillesse.

Nous retraçons la vie d’Izumi, un homme qui va devenir papa pour la première fois et de sa maman, Yuriko, qui vit seule et perd peu à peu la mémoire.

Izumi va se rendre compte qu’il perd petit à petit sa maman au fil des semaines car en oubliant toutes les choses qui constituent son quotidien et sa vie, elle s’éloigne également de la femme qu’elle a été toute sa vie durant. 

J’ai aimé la manière dont le sujet de la maladie d’Alzheimer est traité, avec beaucoup de douceur et de tact. L’auteur pointe du doigt notre société où les gens vivent à 100 à l’heure sans prendre le temps de s’occuper de leurs parents vieillissants. 

C’est en perdant un peu de soi qu’on devient adulte.

N’oublie pas les fleurs, de Genki Kawamura, page 248.

De plus, j’ai aimé le fait que la maladie de la maman soit vue du point de vue d’un garçon et non d’une fille, c’est un point de vue auquel nous sommes moins habitués et j’ai trouvé leur relation d’autant plus touchante.

Bref, vous l’aurez compris, ce roman est un bijou de sensibilité, un livre qui donne encore plus envie de profiter des gens qu’on aime. A découvrir!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Chien 51 de Laurent Gaudé

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chien 51 de l’auteur Laurent Gaudé. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

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Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que Zem Sparak passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, Zem n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel Zem s’est depuis longtemps retranché. Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, Zem a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.
Sous les ciels en furie d’une mégalopole privatisée, “Chien 51” se fait l’écho de notre monde inquiétant, à la fois menaçant et menacé. Mais ce roman abrite aussi le souvenir ardent de ce qui fut, à transmettre pour demain, comme un dernier rempart à notre postmodernité.

Mon avis: 

Un roman sombre et poisseux comme je les aime! Il s’agit là du premier livre de cet auteur que je découvre et je dois dire que j’ai tout de suite accroché à son style de narration. Ce ne sera certainement pas le dernier Laurent Gaudé que je lirai 😉

Il s’agit là d’un polar dystopique où les pays qui n’arrivent plus à faire face à la crise économique sont racheté par une méga entreprise appelée GoldTex, qui souhaite donner « une seconde chance » à tous les habitants des pays rachetés. 

Zem est grec et a connu son pays libre puis son pays vendu et englobé dans une mégalopole totalitaire où les gens sont classés par zone. Zone 1 pour les gens riches et puissants, zone 2 pour les gens qui ont réussi (aisés, mais pas non plus super riches) et la zone 3 pour tous les autres, le fond du panier. De plus, une coupole protège des intempéries (pluies acides etc, charmant n’est-ce pas) les zones 1 et 2, laissant les habitants de la zone 3 à la merci des caprices de Dame Nature.

Zem va donc être engagé pour être flic dans la zone 3. Cependant, il va très vite être conforté à une série de crimes qu’il va devoir résoudre avec l’aide imposée d’une inspectrice de la zone 2, Salia. L’enquête qu’ils vont mener vont très vite les mettre sur la piste de politiciens véreux en pleine campagne électorale. Un jeu dangereux va alors commencer pour eux.

Après un début de collaboration pour le moins houleux, ces deux-là vont apprendre à travailler de concert et à se respecter mutuellement, même si Salia a pour l’habitude de traiter avec dédain les gens de la zone 3. Zem va lui montrer la réalité des choses et Salia, quant à elle, va lui prouver que les gens de la zone 2 ne sont pas que des pourris.

Chien 51 est un livre à part, un univers complet créé par l’auteur, qui donne presque le vertige tant il a réussi à y insuffler un peu de notre réalité mais également pas mal d’anticipation et un poil de science-fiction. Le mélange obtenu est un peu malaisant car finalement on se rend compte que parfois il suffirait de pas grand chose pour que notre société en arrive là.

J’ai trouvé que ce roman était une bonne réflexion sur le monde d’aujourd’hui et ce qu’il pourrait être demain. Les extrêmes sont toujours néfastes, on le voit dans cette histoire! De plus, il prouve que les aprioris sont mauvais et qu’il faut toujours donner une chance aux gens de faire leurs preuves et montrer leur valeur.

J’ai trouvé le héros, Zem, plutôt attachant, c’est un homme qui pleure ses racines disparues. Un homme blessé, qui a tout perdu mais qui décide envers et contre tout de continuer à vivre et à faire sa part, pour que justice soit faite. 

Un très bon roman original au style fluide, que je n’ai pas réussi à lâcher avant de le terminer tant j’avais envie de connaître le dénouement. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Le Dit du Mistral d’Olivier Mak-Bouchard

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Dit du Mistral de l’auteur Olivier Mak-Bouchard. 

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ledit du mistral

Nombre de pages: 350 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 3 mars 2022

4ème de couverture:

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? L’homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.
S’il se nourrit des œuvres de Giono et de Bosco, Le Dit du Mistral n’est pas un livre comme les autres. C’est le début d’un voyage, un roman sur l’amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C’est un récit sur le refus d’oublier, une invitation à la vie où s’entremêlent histoires, légendes et rêves. C’est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d’un univers, un télescope aimanté par les dieux.

Mon avis: 

Un roman entre rêve et réalité, mêlant légendes et Histoire.

Nous y suivons le narrateur, qui habite en Provence, dont l’irascible voisin trouve des vestiges anciens ainsi qu’une source suite à un éboulement sur son terrain.

A partir de ce moment, ils vont devenir complices de ce secret car ils vont décider de ne pas avertir les autorités de leur découverte, car ils ont peur que les fouilles gâchent tout et les privent de cette source d’eau chaude ornée d’une magnifique statue de femme.

D’ailleurs, depuis la découverte de ladite statue, le narrateur va avoir – dès qu’il se trouve en son contact – des visions du passé et des légendes provençales, où le Mistral était une sorte de Dieu capricieux.

J’ai trouvé ce roman vraiment bien dosé entre les moments « historiques » réels ou rêvés et les chapitres relatant le présent du narrateur. J’ai adoré le chat du narrateur « le Hussard », qui apparaît toujours au bon moment au bon endroit. 

Ce roman est une ode à la nature et au respect de la vie sauvage.

Cependant, le petit point faible est que j’ai trouvé certains passages un peu longs même si cela avait une utilité dans le récit. Ceux-ci n’ont cependant pas gâché mon plaisir car j’ai passé un excellent moment de lecture, ce livre m’a fait penser à l’épouse de bois de Terri Windling, avec ses passages oniriques et ce côté presque chamanique. 

Un chouette roman qui invite à la rêverie et qui m’a vraiment fait voyager 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Les disparus de Blackmore d’Henri Loevenbruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les disparus de Blackmore de l’auteur Henri Loevenbruck. Au fil de ses romans il est devenu sans conteste l’un de mes auteurs préféré. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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le disparus de blackmore

Nombre de pages: 519 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 23 février 2023

4ème de couverture:

Octobre 1925. À Blackmore, une île coupée du monde au large de Guernesey, meurtres et disparitions sèment la terreur. Alors que la police piétine, Lorraine Chapelle, première femme diplômée de l’Institut de criminologie de Paris, est appelée en renfort. Cette cartésienne irréductible va devoir mener l’enquête aux côtés d’Edward Pierce, un Britannique spécialisé dans les sciences occultes qui se présente comme  » détective de l’étrange « .

Ensemble, ils affrontent les plus sombres secrets de Blackmore : les statues énigmatiques disséminées sur l’île, la rumeur d’un culte maléfique qui sévirait dans l’ombre, et ce vent lancinant, le murmure des brumes, qui ne cesse jamais. Entre mensonges et confidences, ce duo improbable devra démêler le vrai du faux dans une course contre la montre diabolique.

Mon avis: 

Si vous aimez les ambiances brumeuses et mystérieuses, le mariage d’Edgar Allan Poe et H.P. Lovecraft, ce roman est fait pour vous.

Porté par la plume savoureuse d’Henri Loevenbruck, ce roman démarre sur les chapeaux de roue. Les deux personnages principaux du livre (qui est un one shot, à voir si les personnages vont revenir dans d’autres aventures mais l’histoire se termine) sont vraiment bien campés et vraiment attachants. Entre Lorraine Chapelle, jeune Française qui fait des études en criminologie, qui va revenir sur l’île de Blackmore pour rendre visite à un ami cher à feue sa maman et Edward Pierce, un Britannique spécialisé dans dans l’occulte, venu sur Blackmore pour y retrouver lui aussi un ami, le courant passe tout de suite, malgré leurs diversités d’opinions et de méthodes. Ils vont enquêter ensemble sur des étranges et inquiétantes disparitions qui troublent la quiétude apparente de l’île.

Lorraine est plus cartésienne qu’Edward, elle sait se battre et est pleine de ressources. Edward, quant à lui, est plus cérébral et moins agile sur le terrain. Ce duo fonctionne à merveille et leurs dialogues sont vraiment sympas et bien tournés. De plus, l’amour des livres les relie indéfectiblement.

N’y avait-il rien de plus magique, au fond, que les livres, quand ils offraient aux âmes solitaires un pont réconfortant entre leurs tours d’ivoire?

Les disparus de Blackmore, d’Henri Loevenbruck, page 79.

Il n’y a pas de temps mort dans l’intrigue qui est bien pensée et qui tient la route du début à la fin. 

Je dois avouer que je savais dès le début que j’allais adorer ce roman car tous les ingrédients étaient là pour me faire passer un bon moment: L’entre-deux guerres (une période globalement souvent boudée), une héroïne badass et un île où se passe des choses très catholiques (c’est le cas de le dire haha)… 

Ce roman est résolument inclusif – avec un héros homosexuel (sans que cela soit un réel sujet pour autant, c’est juste mentionné en passant) et une héroïne qui a fait des études atypiques pour sa condition féminine –  et moderne tout en respectant les codes de la période où les faits se passent.

Bref, vous l’avez compris, j’ai passé un merveilleux moment de lecture avec ce roman palpitant!

A découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’inventeur de Miguel Bonnefoy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’inventeur de l’auteur Miguel Bonnefoy

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'inventeur

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Rivages

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

Voici l’extraordinaire destin d’Augustin Mouchot, fils de serrurier, professeur de mathématiques, qui, au milieu du XIXe siècle, découvre l’énergie solaire.
La machine qu’il construit, surnommée Octave, finit par séduire Napoléon III. Présentée plus tard à l’Exposition universelle de Paris en 1878, elle parviendra pour la première fois, entre autres prodiges, à fabriquer un bloc de glace par la seule force du soleil.
Mais l’avènement de l’ère du charbon ruine le projet de Mouchot que l’on juge trop coûteux. Dans un ultime élan, il tentera de faire revivre le feu de son invention en faisant « fleurir le désert » sous le soleil d’Algérie.
Avec la verve savoureuse qu’on lui connaît, Miguel Bonnefoy livre dans ce roman l’éblouissant portrait d’un génie oublié.

Mon avis: 

Ce roman retrace la vie totalement oubliée de la première personne au monde à avoir découvert et utilisé l’énergie solaire: Augustin Mouchot. 

On sent tout de suite que l’auteur est passionné par son sujet et il arrive vraiment à rendre tout le processus de construction de la machine très intéressant et presque palpitant. C’est une réelle aventure pleine de rebondissements qu’il nous conte là.

Augustin Mouchot, malgré une santé plus que défaillante et une malchance presque chronique, est vraiment déterminé à aller au bout de son idée et à montrer au monde qu’il a réussi l’impensable, quitte à finir sa vie dans un dénuement presque complet car il n’a pas su s’entourer des bonnes personnes.

J’ai trouvé ce roman très enrichissant car j’ai appris beaucoup de choses sur cette période assez incroyable en terme d’inventions et de découvertes. 

C’est un roman qui est particulièrement bien écrit, j’ai découvert avec plaisir la plume de Miguel Bonnefoy et cela m’a donné envie de lire le reste de sa bibliographie!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Après de Stephen King

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Après de l’auteur Stephen King.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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après

Nombre de pages: 336 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 3 novembre 2021

4ème de couverture:

Grandir, c’est parfois affronter les démons qui vous hantent.

Jamie n’est pas un enfant comme les autres : il a le pouvoir de parler avec les morts. Mais si ce don extraordinaire n’a pas de prix, il peut lui coûter cher. C’est ce que Jamie va découvrir lorsqu’une inspectrice de la police de New York lui demande son aide pour traquer un tueur qui menace de frapper… depuis sa tombe.

Obsédant et émouvant, le nouveau roman de Stephen King nous parle d’innocence perdue et des combats qu’il faut mener pour résister au mal.

Mon avis: 

Je suis un peu restée dubitative en refermant ce livre. 

Si j’ai passé un excellent moment de lecture comme à chaque fois que je lis un livre de Stephen King, j’ai trouvé que ce roman manquait de peps et d’horreur. 

On nous annonce dès le début qu’il s’agit d’un roman d’épouvante et finalement, je n’ai pas trouvé qu’il s’y passait grand chose. 

Le scénario était prometteur pourtant. Un enfant qui peut voir les morts aide la police à résoudre des enquêtes, tout en étant poursuivi par une entité malfaisante. A aucun moment je n’ai eu peur, contrairement à la plupart des romans de Stephen King. Et si en soi cela ne m’a pas dérangée de ne pas avoir peur (je suis très froussarde), j’aurais préféré que cela bouge un peu plus car tout était un peu « mou » à mon goût, malgré un final qui bougeait un poil plus mais qui n’a pas su me convaincre. 

Jamie est un garçon qu’on a plutôt envie de plaindre bien que lui vive très bien son don, sans en avoir peur. Là où le bât blesse, c’est quand tout son entourage se sert de lui pour accéder à des informations sur les personnes mortes. Cela m’a fait de la peine pour lui. J’ai trouvé l’idée que ce soit lui le narrateur bien pensée de la part de l’auteur. Cela apporte de la proximité et on se met à hauteur d’enfant. 

Bref, comme dans tous les livres de Stephen King, le style est fluide et le pitch de départ vraiment alléchant mais j’ai toutefois trouvé  ce roman en-dessous de ses précédents. J’espère que Billy Summers ou Contes de fées, les deux derniers parus,  m’emballeront davantage.

Ma note: ♥♥♥(♥)

J’ai lu: Reste d’Adeline Dieudonné

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Reste de l’autrice Adeline Dieudonné. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Reste

Nombre de pages: 282 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 6 avril 2023

4ème de couverture:

Je ne suis pas certaine d’avoir pleinement saisi ce qui m’est arrivé, ni ce qui m’a conduite à agir comme je l’ai fait. Certains matins, tout me semble limpide. À d’autres moments, je me vois comme un monstre, une créature que je ne reconnais pas, qui m’aurait possédée dans un instant de vulnérabilité. Mais je crois que cette image vient du regard des autres.
J’ai fait ce que je pouvais.
Il n’y a pas de morale à cette histoire. Tout ce que je sais, c’est que je vous dois les faits. Je vais donc m’attacher à les relater pour vous, et sans doute aussi pour moi, avec toute la précision dont je suis capable. Ils m’emmèneront sur des territoires obscurs, dans les marécages de ma conscience et, pour quelques secondes encore, contre la peau de M. « 

Mon avis: 

Ce roman aborde le deuil d’un angle inédit et rarement abordé dans les romans, celui de la maîtresse. 

Un femme, en week-end avec son amant, va découvrir le corps sans vie de celui-ci et ne pourra se résoudre à le laisser partir en prévenant les autorités et ses proches. Elle commence donc à écrire des lettres à la femme de son amant, lui révélant l’amour qu’elle porte à son mari et la détresse et la peine qui l’accablent. 

C’est un roman sur un amour impossible à vivre au grand jour et donc vécu avec une intensité sans pareille.

La narratrice est une femme libre (elle est divorcée et son fils unique est grand) qui pourrait avoir n’importe quel homme mais non, c’est M. qu’elle veut. M. qu’elle sait ne pas être libre. M. qui ne lui a jamais rien promis et qui ne quittera jamais sa femme et son petit confort pour elle. Pour ne surtout pas le perdre,  elle lui fait croire que cette situation lui convient, alors qu’elle rêverait de tellement plus. Même si elle essaie de se persuader du contraire, être « la légitime » lui plairait énormément, elle qui aime tout de lui et qui passe finalement si peu de temps avec. Dans un sens, elle idéalise cet amour car quand celui-ci n’a jamais été terni par la routine.

La narratrice relève également sans pitié les petites mesquineries que se font subir les conjoints au quotidien, les couples étant souvent mis à mal avec la venue des enfants. En effet, le fait de fonder une famille met encore plus en exergue les disparités au sein du couple surtout pour tout ce qui est la répartition des tâches.

Au fond je ne sais rien. Rien de ce que vous avez ressenti quand l’homme que vous aimiez, qui vous avait tout promis, avec lequel vous aviez connu mille étreintes, avec lequel vous avez décidé d’avoir un enfant, cet homme qui a dû pleurer de bonheur sur votre corps, quand il s’est mis à vous appeler par votre prénom, quand son regard s’est éteint, quand vous avez fini par comprendre qu’une partie de votre histoire était terminée, ou morte, ou, si on veut utiliser un terme plus optimiste, s’était transformée. Il y aune part de transformation dans les histoires d’amour, j’en suis certaine, mais le désir qui meurt, c’est le désir qui meut. Point. 

Reste, d’Adeline Dieudonné, pages 30-31

Les mots d’Adeline Dieudonné sont soigneusement choisis et très poétiques. Il y a un peu de « la vraie vie » dans ce 3ème roman dans le sens que l’autrice veut choquer avec le postulat un peu glauque du départ, mais ensuite, on découvre un côté très sensible et à fleur de peau de l’autrice ou du moins elle sait insuffler ces sentiments à son héroïne. 

J’ai trouvé ce portrait de femme très touchant et terriblement humain. 

Un roman d’amour atypique et poignant qui ne laissera personne indifférent. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Emma Paddington tome 1: Le manoir de Dark Road End de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 1: Le manoir de Dark Road End de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le dernier vient tout juste de sortir!).

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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emma paddington tome 1

Nombre de pages: 236 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Le pire héritage de toute l’histoire des héritages. » Que faire d’un vieux manoir à la sale réputation et complètement délabré ? C’est la question qu’Emma Paddington se pose, en découvrant la propriété que sa tante Bree vient de lui léguer au fin fond de la Californie. Jamie Hartgrave, le charmant – et très maladroit – agent immobilier de Bridgeport, lui suggère de vendre au seul client intéressé, un promoteur particulièrement antipathique. C’est sûrement une bonne idée… à condition d’éviter de lui parler des trois Djinns plus ou moins caractériels qui logent au dernier étage, du crocodile à deux tête qui patrouille dans le parc et du démon enfermé à la cave. Un univers déjanté, des personnages loufoques et hilarants, une intrigue menée tambour battant, voilà ce qui vous attend dans ce premier tome des aventures d’Emma Paddington ! Vous ne regarderez plus jamais les maisons en ruine de la même façon.

Mon avis: 

Il y a de ces livres où l’univers vous emporte immédiatement dans un tourbillon de mots, ça a été le cas avec ce premier tome des aventures d’Emma Paddington. 

Dès les premières pages, j’ai été comme envoûtée par cette histoire, je l’ai d’ailleurs lue en deux sessions de lecture. Ce roman était impossible à lâcher tant le personnage d’Emma m’a parlé. De plus, tous les personnages qui gravitent autour d’elle sont bien campés et vraiment attachants. On se sent bien dans l’univers fantastique imaginé par Catherine Rolland. 

En effet, l’autrice nous livre là une histoire originale dans un univers magique imbriqué dans notre monde, mélange que j’ai trouvé très bien pensé. Le rythme est haletant, il n’y a aucun temps mort.

Les dialogues sont vraiment drôles et bien écrits, j’ai ri très souvent au cours de ma lecture. Emma est une sorte d’anti-héroïne, une jeune femme que rien ne prédestinait à se frotter au monde de la magie et qui pourtant est malgré elle entraînée dans une aventure hors du commun. Emma n’est pas parfaite et c’est ce qui fait tout son charme.

J’ai très hâte de voir ce que l’autrice nous réserve pour le tome 2 (j’ai d’ailleurs déjà acheté les tomes 2-4 🙂 ) ! Je vais essayer de lire les prochains tomes cet été et vous en reparlerai dans la foulée.

Une série drôle et captivante à découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Tortues de Bruno Pellegrino

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Tortues de l’auteur suisse Bruno Pellegrino.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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tortues

Nombre de pages: 144 pages

Maison d’édition: ZOE

Date de parution (dans cette édition): 3 février 2023

4ème de couverture:

Enfant, il range sa chambre et met dans le tiroir du bas les objets essentiels, à sauver le jour où la maison brûlera. Devenu adulte, Bruno Pellegrino cherche toujours une issue à sa hantise de perdre et d’oublier. Elle l’accompagne quand il trie les archives d’une écrivaine, se lance sur la piste d’une poétesse inconnue ou tente de fixer un souvenir. Il y aurait bien l’écriture, mais la masse vertigineuse de ses carnets est ingérable, et le papier, ça brille aussi. Dans ces pages sur les raisons de notre passion pour la vie des autres, notre besoin de conserver et le bonheur de s’alléger, l’humour déjoue la gravité et esquisse un autoportrait en pointillé.

Mon avis: 

Un récit sous forme de courts chapitres retraçant des tranches de vie de l’auteur. Des moments importants, d’autres moins, mais tous ont un fil conducteur: la mémoire et l’importance qu’on peut donner aux objets. Un sujet qui me parle énormément.

J’ai aimé la plume de l’auteur, sa façon de raconter les choses, de les exposer avec une pudeur mâtiné d’humour.

Certains passages sont moins intéressants que d’autres (ce n’est que mon avis) mais globalement j’ai passé un chouette moment de lecture et j’ai adoré certaines anecdotes, que j’ai trouvées savoureuses,  notamment sa rencontre avec la veuve Dürenmatt. 

On ressent une certaine mélancolie, une sorte de spleen et de langueur dans les mots de l’auteur.

Ce récit est une parenthèse qui prend son temps dans notre monde où tout va toujours beaucoup trop vite.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: Qaanaaq et Disko de Mo Malo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des deux premiers tomes de la série sur l’inspecteur Qaanaaq Adriensen, Qaanaaq et Disko de l’auteur Mo Malo. Je vous parlerai dans un autre article des deux tomes suivants, Nuuk et Summit.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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qaanaaq et disko

Nombre de pages: 552 pages/456 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 14 mars 2019/28 mai 2020

4ème de couverture (Qaanaaq):

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Mon avis sur Qaanaaq:

J’ai tout de suite adhéré au style narratif de l’auteur. En effet, sa plume est vraiment belle, sa manière de décrire les paysages, les personnages… C’est très immersif et on sent qu’il connait bien son sujet. 

Toute la série où l’on suit l’inspecteur pour le moins énigmatique Qaanaaq Adriensen se passe au Groenland, île placée sous l’autorité du Danemark.

Rien que le fait que l’intrigue se passe dans ce lieu hors du commun et hors du temps est déjà spécial en soi. On se sent vraiment dépaysé, tout comme Qaanaaq quand il remet les pieds dans son pays d’origine dont il ignore tout. La langue, les us et coutumes… pour lui, tout est nouveau, il se sent en même temps complètement en décalage et en même temps totalement à sa place sur la terre de ses ancêtres.

L’intrigue est bien ficelée, sur le thème de l’écologie (mais ce n’est pas pesant). C’est un tome où on découvre le nouvel environnement de l’inspecteur  Adriensen vu qu’il est muté au Groenland, une sorte de mise au placard de la part de son supérieur.

Bref, Mo Malo a su construire un scénario intéressant dans un environnement inédit (malgré quelques longueurs) et créer une galerie de personnages attachants (Appu ♥) que j’aurai du plaisir à retrouver dans le tome d’après 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture (Disko):

Depuis sept mois qu’il a été nommé chef de la police locale au Groenland, l’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen a fini par s’habituer aux rudesses du climat de la grande île blanche. La découverte, au beau milieu de la baie touristique de Diskø, d’un homme assassiné d’une atroce façon, et dont le corps est figé dans la glace d’un iceberg, marque le début d’une enquête qui va fortement l’ébranler.

Mon avis sur Disko:

Si on retrouve un peu la même construction d’histoire dans Disko que dans Qaanaaq, nous avons l’avantage ici de connaître déjà un peu les lieux et les personnages.

Vous pouvez cela dit lire les tomes indépendamment les uns des autres, même si c’est toujours mieux de les lire chronologiquement à mon sens car ainsi vous ne serez pas spoilés dans les tomes suivants par les notes de bas de pages.

Ici l’écologie est toujours l’un des thèmes centraux de l’intrigue mais toujours amené de manière intelligente. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen trouve de mieux en mieux sa place au sein de son équipe de police et apprécie vraiment la présence de ses coéquipiers, même s’ils ont des méthodes parfois un peu spéciales. Il commence également à apprendre la langue inuit afin de mieux s’intégrer.

Comme dans Qaaannaq, Disko parle des racines et de l’héritage culturel familial. On plonge encore une fois dans le passé de notre inspecteur qui n’est vraiment pas épargné.

L’inspecteur Qaannaaq Adriensen montre plus ses failles ce qui le rend d’autant plus touchant. Tout comme son adjoint Appu qui révèle un visage plus sérieux, moins « je m’en foutiste » qu’il pouvait avoir dans le premier tome. De plus, il montre dans Disko de vraies compétences qui vont se révéler très utiles au fil de l’enquête et vont définitivement faire de lui le binôme idéal pour Qaanaaq.

Je pense toutefois que ce qui fait le vrai point fort de ce roman est son ambiance glaciale et l’originalité de son intrigue. L’auteur sait insuffler des aspects scientifiques qui tiennent la route et rendent le roman d’autant plus crédible. J’ai trouvé ce second tome encore plus abouti que le premier, ce qui est peut-être dû au fait qu’on est un peu « en territoire connu » vu qu’on connait l’équipe de police, etc.

Bref, j’ai passé encore un très chouette moment de lecture et l’auteur nous laisse sur un cliffhanger de malade qui donne juste envie de se jeter sur la suite, Nuuk 🙂 (je suis d’ailleurs en train de lire ce 3ème tome)

Une série à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥