J’ai lu: L’événement d’Annie Ernaux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’événement de l’autrice Annie Ernaux. Elle a gagné le prix Nobel de Littérature en 2022 pour l’ensemble de son œuvre.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 130 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 2000

4ème de couverture:

 » Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d’un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon, entendre par hasard La javanaise, J’ai la mémoire qui flanche, n’importe quelle chanson qui m’a accompagnée durant cette période, me bouleverse. « 

Mon avis: 

Il s’agit du premier « roman » d’Annie Ernaux que je lis (j’ai essayé à plusieurs reprises de lire la femme gelée mais je pense que ce n’était pas le bon moment) et j’avoue que l’expérience m’a énormément plu. J’ai mis roman entre guillemets car il s’agit presque toujours de pans de sa vie qu’elle nous relate des années plus tard.

Le phrasé d’Annie Ernaux – qui nous raconte son avortement en 1963 – est très spécial, les phrases plutôt courtes et sèches, comme « les fins de non-recevoir » qu’elle a du recevoir de la part de nombreux médecins au moment où elle a voulu mettre un terme à une grossesse non désirée, alors qu’elle était en pleines études et n’avait pas de relation stable. 

Les filles comme moi gâchaient la journée des médecins. Sans argent et sans relations – sinon elles ne seraient pas venues échouer à l’aveuglette chez eux – , elles les obligeaient à se rappeler la loi qui pouvait les envoyer en prison et leur interdire d’exercer pour toujours. Ils n’osaient pas dire la vérité, qu’ils n’allaient pas risquer de tout perdre pour les beaux yeux d’une demoiselle assez stupide pour se faire mettre en cloque. A moins qu’ils n’aient sincèrement préféré mourir plutôt que d’enfreindre une loi qui laissait mourir des femmes. Mais tous devaient penser que, même si on les empêchait d’avorter, elles trouveraient bien un moyen. En face d’une carrière brisée, une aiguille à tricoter dan le vagin ne pesait pas lourd.

L’événement, d’Annie Ernaux, pages 45-46

A l’époque, l’avortement était encore illégal et les femmes qui voulaient y avoir recours allaient voir des « faiseuses d’anges » (souvent des sages-femmes qui arrondissaient leurs fins de mois au noir) dans les bas-fonds des villes, les médecins ne souhaitant pas être mêlés à tout ça.

Tout le parcours du combattant qu’elle nous relate est poignant, on sent son désespoir d’être abandonnée à elle-même et elle sait les risques qu’elle prend en mettant fin à cette grossesse dans un cadre non médicalisé.

(…) j’avais accouché d’une vie et d’une mort en même temps. 

L’événement, d’Annie Ernaux, page 114

J’ai trouvé l’écriture de l’autrice percutante, elle choisit soigneusement ses mots et va droit au but, sans fioritures ni chichis. Je pense que cela peut déranger certaines personnes mais pour moi, ce récit dépouillé, sans artifices, retranscrit brillamment l’état d’esprit dans lequel elle devait se trouver à ce moment-là.

Un livre universel et poignant sur un sujet malheureusement encore bien d’actualité dans de nombreux pays où les droit des femmes sont encore et toujours remis en cause.

Ma note:  ♥♥♥♥♥

 

J’ai lu: Sharko de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sharko de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Fleuve 

Date de parution (dans cette édition): 11 mai 2017

4ème de couverture:

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Mon avis:

Je pense que je l’ai déjà dit ici, mais lire du Franck Thilliez, c’est toujours autant satisfaisant. 

Ici nous allons suivre le couple désormais célèbre du romancier, Lucie Hennebelle et Franck Sharko, qui vont devoir improviser lorsque Lucie, va accidentellement tuer un suspect dans une affaire d’enlèvement de jeunes femmes. 

Pour protéger celle qu’il aime et ne pas mettre en péril leur vie de famille, Franck va de suite brouiller les pistes afin que ses collègues ne remontent pas jusqu’à Lucie, ce qui nous donne droit à un cours accéléré de balistique des plus intéressants.

J’ai aimé le fait que les policiers doivent réfléchir comme des tueurs pour réussir à s’en sortir, mettant à profit leurs connaissances. Cette inversion des rôles étaient vraiment trépidante et j’ai énormément stressé pour eux lors de l’avancement de l’enquête.

Ce tome est axé sur les thèmes de la peur et de la folie, des sujets récurrents chez Franck Thilliez. 

L’intrigue est rondement menée avec énormément de rebondissements et toujours en fond, cette équipe de policiers soudés malgré Sharko et Lucie qui doivent – malgré eux – jouer un double jeu pour s’en sortir – encore une fois – indemnes. J’ai retrouvé avec plaisir tous les collègues de Lucie et Franck qui sont vraiment attachants. Je suis à chaque fois très heureuse de voir comment leur vie a continué entre deux romans, l’auteur excellant dans cet exercice. 

Un roman très noir et plutôt effrayant, qui s’ouvre sur une scène difficilement oubliable… vous n’irez plus admirer les requins dans un aquarium sans avoir une pensée pour « Sharko » 😉 

Bref, vous l’aurez compris, un tome très réussi!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Terres sauvages – Les aventures de Kanako Sawada de Lionel Tardy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Terres sauvages – Les aventures de Kanako Sawada de l’auteur suisse Lionel Tardy que j’ai eu la chance de recevoir de sa part. Terres sauvages est son premier roman. Il est adressé à un public dès 13 ans (mais cela dépend bien entendu de la sensibilité de la lectrice ou du lecteur) mais est parfaitement adapté à un public adultes, vous ne vous ennuierez pas une seconde! Ce roman est illustré par Sandrine Pilloud qui a su retranscrire avec brio l’ambiance du roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages:  376 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

En 2040, un cataclysme climatique frappe la Terre. Catastrophes naturelles et guerres ravagent le monde au point de précipiter l’effondrement des civili sations modernes. Non loin de Tōkyō, des survivants fondent le Nouvel Empire. Protégé par sa puissante armée, l’Empire s’étend et prospère jusqu’à offrir, quelques décennies plus tard, des conditions de vie proches d’avant l’apocalypse. Cependant, de nombreuses technologies ont été perdues et la majeure partie du territoire japonais demeure à la merci des récupérateurs d’objets et trafiquants d’esclaves.

Kanako Sawada est une jeune recrue à l’avenir prometteur, mais peu attachée au protocole. Lors de sa première mission, rien ne se déroule comme prévu. Confrontée à une bande de pillards qui met un village à feu et à sang, elle devra improviser et faire ses preuves.

Que ce soit dans les périlleuses terres sauvages, au cœur des Alpes japonaises ou à Shinkyō, la bouillonnante capitale impériale, l’aventure n’est jamais bien loin pour l’impétueuse jeune femme. Au passage, elle pourrait bien faire resurgir quelques secrets du passé.

Mon avis:

Tout d’abord, il faut déjà souligner l’originalité de l’univers imaginé par Lionel Tardy, dont il s’agit là du tout premier roman. En effet, ce Japon post apocalyptique dont la société est revenue peu ou prou par bien des aspects à l’époque médiévale avec des déplacements à cheval et des vies revenues à l’essentiel, sans technologie ou presque. 

Terres sauvages met en scène l’officière de l’Armée Impériale Kanako Sawada, une jeune femme courageuse et déterminée, dans ses premières missions. 

Le roman est donc découpé en trois parties distinctes, où nous retrouvons notre héroïne ainsi que certains de ses coéquipiers. La première mission, « un nouveau jour se lève », est aussi une mise en place de l’univers et on y fait connaissance avec tous les personnages. C’est je pense pour cela que c’est aussi la partie la plus lente (même si la fin est très mouvementée). Personnellement, j’ai apprécié découvrir peu à peu l’univers du roman et ses particularités. Le fait de ne pas être plongés directement dans l’action permet de s’acclimater à l’environnement d’un Japon transformé (et méconnaissable) suite à un cataclysme. 

Par ailleurs, j’ai aimé le fait que ce roman fasse la part belle aux femmes, avec des personnages féminins forts et indépendants. Kanako Sawada, – bien entendu – , qui ne se laisse impressionner par rien ni personne et veut être la hauteur de la confiance que ses coéquipiers lui accordent. Elle sait jauger rapidement les situations et prendre des décisions réfléchies en minimisant les risques pour les membres de son détachement.

Nous allons également suivre Shina, une petite fille téméraire qui rêve de faire partie de l’Armée Impériale dont Kanako va faire la connaissance lors d’une mission et à laquelle elle va de suite s’attacher. Pour finir, entre autres, nous apprenons à connaître Kumiko Satomi, la sniper d’élite de son équipe, froide aux premiers abords mais qui peu à peu se révèle être une alliée de choix.

Les hommes ont toutefois également des rôles importants comme Eizo Hatano, un sergent-chef qui va le premier faire confiance à l’instinct de Kanako Sawada ou encore Kenshin Onoda, une recrue qui va exécuter sa première mission sous les ordres de Kanako. C’est un jeune homme qui prend très à cœur son métier et qui veut rendre le monde meilleur. Il a un grand sens de la justice ce qui fait de lui un coéquipier très fiable. 

J’ai trouvé génial que l’auteur parsème son roman de mots en japonais (y compris des gros mots), expliqués dans un lexique à la fin du livre. J’ignorais qu’il y avait autant de suffixes honorifiques à ajouter après le nom des personnes auxquelles on s’adresse. D’ailleurs, parfois les personnages s’adressent aux autres en utilisant leur grade militaire au lieu de leur nom mais là aussi, un index se trouve à la fin du roman, ce qui permet de ne pas se sentir perdu. Tout ce vocabulaire japonais aide encore à s’immerger dans cette culture bien spécifique. 

Lionel Tardy a eu l’ingéniosité de créer un monde de A à Z, documenté par des cartes fictives que l’on peut trouver en fin d’ouvrage. De plus, le roman est agrémenté par les superbes illustrations de Sandrine Pilloud qui aident à se représenter les lieux décrits. Ses dessins apportent vraiment une plus-value au roman.

Ce roman parle d’honneur, de courage, de justice mais également de deuil et de résilience. Bref, ce livre véhicule de belles valeurs avec des personnages inspirants.

Par ailleurs,  je salue le travail éditorial de la maison d’éditions Favre car l’objet livre est très qualitatif, tant par l’épaisseur du papier utilisé et la police d’écriture qui rend la lecture très confortable que pour sa couverture semi-rigide (qui est très attractive avec son camaïeu de bleu, violet et rose).

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce premier tome d’un auteur très prometteur et lirai avec plaisir la suite des aventures de Kanako Sawada quand elles paraîtront 🙂

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci à Lionel Tardy pour l’envoi de son roman !!

[SP]J’ai lu: BOURAMA L’arbre et le sage de Patrick Lachaussée

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman BOURAMA L’arbre et le sage de Patrick Lachaussée que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Il a été diplomate puis Consul Général de France à Genève mais est reparti – il me semble –  depuis peu à Paris pour relever de nouveaux défis. Bourama L’arbre et le sage est son troisième roman mais le premier édité chez les éditions Plaisir de Lire, les deux précédents ayant été auto-édités.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages:  433 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 25 avril 2023

4ème de couverture:

Quand une violence aveugle frappe soudain son village, Bourama Sanogo, gardien des sagesses, comprend enfin les raisons de son incroyable longévité. Et si la mission que lui a confiée son Créateur n’était pas de rendre justice aux atrocités que son village a subies ? Contraint de rencontrer son destin, le vieux sage entame un dernier voyage pour prévenir une catastrophe planétaire. De son côté, Bernard Millet, directeur de la Cellule de crise du ministère des affaires étrangères au Quai d’Orsay entraîne sa nouvelle recrue, le jeune Sofiane, dans une course contre la montre pour mettre fin aux mystérieux accidents, crimes et disparitions qui surviennent aux quatre coins du globe. Et tous les chemins semblent les mener à Ségou, au Mali.


Avec une plume précise, Patrick Lachaussée nous entraîne à la croisée des univers, conjuguant le temps de la sagesse et du souvenir à celui plus vif de l’action. Le lecteur se laisse ainsi emporter dans une enquête palpitante qui met en lumière les désastres de notre époque.

Mon avis:

Ce livre est un hybride entre le roman d’espionnage et le roman mystique, entre une enquête plutôt terre à terre et des rites africains ancestraux.

D’un côté, nous suivons Bourama, un vieil homme malien qui a survécu à la guerre en France et qui a vu tout son village se faire massacrer par des hommes blancs. Seul survivant, il va entamer un long périple pour essayer de contacter Bernard Millet, un diplomate qui lui avait remis la légion d’honneur lors d’une cérémonie qui avait beaucoup marqué Bourama. Alors que tous ceux qu’il croise se rient de lui, Bourama est persuadé que Bernard Millet l’écoutera et le croira. 

D’un autre côté, nous suivons Bernard Millet – devenu directeur de la Cellule de crise du ministère des Affaires étrangères au Quai d’Orsay –  et son équipe, qui enquêtent sur des événements tragiques en Afrique ainsi que sur des rumeurs d’attentat lors de sommets politiques. Attentats qui pourraient menacer la paix dans le monde. Nous faisons très vite la connaissance de Sofiane, un hacker de talent que Bernard Millet prend immédiatement sous son aile après leur rencontre. 

J’ai adoré toute l’enquête que j’ai trouvée haletante et je me suis de suite attachée à Bernard Millet, qui voue sa vie à son métier – quitte à sacrifier sa vie privée – et à Sofiane, jeune homme qui aurait pu se faire aveugler par son envie de venger la mort de son père mais qui reste sur le droit chemin car on lui donne sa chance. En effet, il croise Bernard Millet qui lui tend la main et lui redonne confiance en ses capacités. Sofiane n’aura de cesse de trouver la vérité, quitte à se mettre en danger.

Bourama, de son côté, est un personnage admirable qui essaie toujours de voir le bon en chacun. J’ai adoré les descriptions des rituels anciens de son village, des musiques, des transes… J’ai réellement voyagé en lisant ces passages. C’est son envie de donner de vraies sépultures aux habitants de son village qui l’aide à rester debout et à aller de l’avant. 

BOURAMA L’arbre et le sage est un roman humaniste et salvateur. Malgré les horreurs commises par le genre humain, il nous fait garder foi en l’humanité en nous montrant que l’espoir peut renaître partout.

C’est un premier roman maîtrisé de bout en bout et j’ai trouvé vraiment admirable la façon dont l’auteur arrive à nous livrer un roman trépidant tout en faisant passer un message positif sans tomber dans un propos moralisateur qui aurait pu être rebutant. Le roman se dévore malgré ses 400 pages.

On sent que Patrick Lachaussée connaît sur le bout des doigts le monde de la diplomatie et met en valeur, avec ce livre, des métiers souvent méconnus du public.

On ressort grandi de ce roman et c’est exactement ce qu’on attend de la littérature. Bravo!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le 4ème est sorti ce printemps!). Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1 et ici celui du tome 2 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 239 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): septembre 2022

4ème de couverture:

La tension monte à Dark Road End.

Entre les attaques démoniaques qui se multiplient, les créatures du domaine de plus en plus incontrôlables et son cabinet de psychologue à faire tourner, Emma Paddington ne sait plus où donner de la tête.

Comme si elle n’avait pas assez à faire pour éviter l’Apocalypse, voilà que sa sœur et sa nièce débarquent au manoir pour un séjour-surprise ! Vu le tempérament volcanique de Lisa Paddington, Jamie et Emma vont devoir trouver très vite un moyen de la renvoyer à Chicago, avant qu’elle ne découvre l’existence du monde magique… et avant, surtout, que les Djinns et elle ne s’entretuent.

Nom de nom, ce fichu manoir la rendra folle !

Mon avis: 

Quel plaisir de se replonger dans l’univers de l’adorable Emma Paddington! 

Les tomes se dévorent sans même s’en rendre compte tant la lecture de cette saga est agréable et nous fait nous évader dans ce monde fantasque ou tout (ou presque) est possible.

Dans ce tome-ci, Emma va accueillir sa sœur, Lisa et sa nièce, Tess, au manoir, et, bien entendu, les choses ne vont pas se passer comme prévu car le jeune Addy –  qui souffre de la solitude forcée dans laquelle son statut de Djinn le plonge –  aura envie d’impressionner Tess… malheureusement, au manoir de Dark Road End, le danger rôde et n’attend qu’une infime faille pour en faire voir à Emma.

Comme dans les tomes précédents, les éléments s’enchaînent sans nous laisser un instant de répit et on tremble plus d’une fois pour nos héros. 

Catherine Rolland – pardonnez-moi si je l’ai déjà dit dans mes articles sur les tomes précédents – a le chic pour écrire des dialogues qui tiennent la route et qui sont toujours très drôles et bien léchés. 

Comme dans le tome 2, Emma prend le pouvoir de sa vie et assume pleinement son statut de gardienne du manoir de Dark Road End. On sent qu’elle tient vraiment à tous ses habitants et fera tout pour les protéger du pire qui les guette. Elle assume ses faiblesses qu’elle arrive à transformer en force. Elle est rusée et réussit toujours à tirer parti des situations les plus désastreuses.

Ce tome confirme donc que cette série est un vrai coup de cœur pour moi et je pense lire le tome 4 durant le mois de septembre car l’autrice nous laisse sur un cliffhanger insupportable à la fin de ce tome 3 et je ne veux pas attendre plus pour connaître la suite!!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’école des bonnes mères de Jessamine Chan

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’école des bonnes mères de l’autrice Jessamine Chane

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Nombre de pages: 496 pages

Maison d’édition: Buchet Chastel

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

  » Nous avons votre fille.  » C’est le message qu’entend Frida alors qu’elle s’est absentée en laissant seule sa fille de dix-huit mois. Les voisins l’ont vue sortir et ont appelé la police, venue récupérer l’enfant. Mère célibataire, Frida s’occupe seule de sa fille, tout en travaillant pour une université locale. A la suite de plusieurs nuits sans sommeil, elle s’est aperçue qu’elle avait oublié un dossier important sur son lieu de travail. Sans réfléchir, elle est partie le chercher, déclenchant une série de conséquences qui la dépassent. Sous l’oeil des services sociaux qui installent aussitôt des caméras chez elle, Frida est mise à l’épreuve. Après une période d’observation, la sanction tombe : Frida perd la garde de sa fille pour un an, temps qu’elle passera dans un centre de rééducation maternelle où elle apprendra à devenir une  » bonne mère « . Entre La Servante écarlate et Orange is the New Black, Jessamine Chan signe un roman glaçant sur les attentes impossibles qui pèsent aujourd’hui sur les femmes, les dérives de la société de surveillance et l’indicible solitude des mères dans une époque qui préfère le jugement au soutien.

Mon avis: 

J’avais lu beaucoup d’avais dithyrambiques sur ce roman et le thème – la pression que fait peser la société sur les épaules des mères  – me parlait bien car je pense que c’est un sujet bien d’actualité. 

On suit donc Frida, mère célibataire d’une petite fille de 2 ans qui va être arrêtée car elle a laissé seule son enfant durant plus de 2h de temps alors que celle-ci était dans une sorte de Youpala. En effet, les voisins, alertés par les pleurs de la fillette, ont appelé les forces de l’ordre.

Après toute une série de tests et d’interrogatoires, on lui enlève la garde de sa fille (qui est confié à son ex mari et sa nouvelle compagne, la femme parfaite agaçante au possible) elle va devoir faire ses preuves durant une année dans une école tenue par les services sociaux où elle devra apprendre à être une bonne mère. Elle ne pourra récupérer la garde alternée de sa fille qu’en cas de réussite aux examens finaux à l’issue de cette fameuse année.

Si le postulat de départ était donc plus qu’alléchant, je pensais trouver la situation injuste pour Frida mais – en tant que maman – je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie pour elle. J’ai effectivement trouvé qu’elle n’était pas la meilleure mère qui soit. A la place de demander de l’aide (qu’elle aurait pu avoir de ses parents ou de son ex mari), elle préfère mettre la vie de sa fille en danger pour quelques heures de liberté. 

Ce roman aborde le sujet du burn-out maternel, de la dépression et de la situation précaire dans laquelle se retrouvent souvent les mères célibataires.

Ce qu’il se passe dans la fameuse école je vous laisse le découvrir mais j’ai trouvé certains passages plutôt malaisants, ce qui je pense était l’effet recherché par l’autrice. 

Néanmoins, j’ai trouvé que la plume de l’autrice était fluide et j’avais vraiment envie de savoir comment tout cela allait se terminer. L’intrigue et le suspense étaient bien maîtrisés. 

J’ai cependant eu un sentiment de pas assez, d’inachevé en refermant ce livre. Comme dit plus haut, j’en attendais peut-être un peu trop au vu des super revues que j’avais pu lire à son sujet.

Dommage!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

 

J’ai lu: Cul-de-sac de Douglas Kennedy

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Cul-de-sac de l’auteur Douglas Kennedy. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 292 pages

Maison d’édition:  folio policier

Date de parution (dans cette édition): avril 2006

4ème de couverture:

 » Remarquable !  » ;  » Drôle et terrifiant  » ;  » Impeccablement construit, j’ai adoré. « … Autant de propos de lecteurs entendus après la découverte de ce premier roman ou comment réussir du premier coup un véritable exploit et devenir du jour au lendemain le créateur de l’un des meilleurs romans noirs de l’histoire du genre. Ni plus, ni moins. Ce récit d’un voyage au paradis des grands espaces australiens qui vire au cauchemar éveillé est un petit bijou. Nick, héros bien malgré lui de ce thriller féroce, n’avait rien contre ce pays avant d’écraser un kangourou par une nuit sans lune. Sa rencontre avec la jeune et robuste Angie va le mener en plein cœur du bush. Au milieu de nulle part. Au sein d’un clan d’allumés coupés du monde, sans aucune route pour quitter ce traquenard. Nick, désormais, n’aura qu’une seule obsession : comprendre ce qu’il fait là et sauver sa peau. Fuir alors que toute la communauté le surveille…

Mon avis: 

Cela faisait très longtemps que ne n’avais pas lu de livre de cet auteur plutôt prolifique qu’est Douglas Kennedy, c’est pourquoi j’ai embarqué en vacances son tout premier roman. 

Et quel roman ! On y suit Nick – le narrateur -, un journaliste américain qui décide de partir faire un road trip en Australie et qui par un hasard malheureux va tomber sur la belle mais néanmoins vénéneuse Angie, qui habite un bled perdu au fin fond du bush australien. 

A partir de là, tout va partir en cacahuètes pour Nick, qui est malgré lui entraîné et séquestré par la communauté de dingos de laquelle provient Angie. 

J’ai trouvé que la tension qui émane de cette histoire est assez dingue pour dire qu’il s’agit d’un premier roman. Le ton est parfaitement maîtrisé. C’est drôle et dramatique à la fois et les dialogues ne manquent pas de mordant. Les tournures de phrases sont toujours maîtrisées à la perfection.

Le silence s’est fait. Un silence de crypte. Le genre de silence qui vous ferait croire qu’il n’y a que vous sur terre. ça m’a foutu les jetons, ce silence à perte d’ouïe, style espaces infinis. Je n’avais pas vu le poteau frontière, mais j’y étais, au Pays de Nulle part…

Cul-de-sac, de Douglas Kennedy, page 43

Ce roman parle des personnes mises au ban de la société, qui pensent pouvoir faire leur propre loi et se jouer des conventions sociales.

J’ai aimé ce roman si particulier de la bibliographie de Douglas Kennedy et ne tarderai pas à lire d’autres livres de sa plume!

Méfiez-vous des kangourous la nuit 😉

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

 

J’ai lu: Hey, Nostradamus! de Douglas Coupland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hey, Nostradamus! de l’auteur Douglas Coupland. J’avais beaucoup aimé il y a de cela très longtemps « toutes les familles sont chaotiques » et j’avais bien envie de lire autre chose de sa plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 304 pages

Maison d’édition: 10/18

Date de parution (dans cette édition): 4 octobre 2007

4ème de couverture:

Enceinte et secrètement mariée, Cheryl Anway griffonne sur un cahier d’écolier ce qui deviendra ses dernières volontés, juste avant que trois élèves, désaxés et déchaînés, mitraillent la cafétéria de son lycée. Quatre personnages dramatiquement touchés racontent alors leur histoire : Cheryl narre calmement sa propre mort ; Jason, le garçon dont tout le monde ignorait qu’il était son mari, encore dévasté par sa mort dix ans après ; Heather, la femme qui essaie d’aimer cet homme anéanti ; et enfin Reg, son père, que la rigidité religieuse a séparé de tous ceux qu’il aimait. Défiant les lois du temps, ce journal intime à quatre voix nous dévoile leurs vies brisées par l’excès de puritanisme et la violence extrême…

Mon avis: 

Ce roman est une critique acerbe de la culture américaine ultra croyante (même si l’intrigue prend place au Canada, à Vancouver), où le port d’arme est légal et les tueries dans les collèges sont légions.

C’est d’ailleurs dans le collège de Cheryl et Jason, secrètement mariés car ils voulaient avoir des rapports sexuels – car ce n’était pas convenable et encore moins concevable d’en avoir hors mariage – , qu’une fusillade éclate. Cheryl, enceinte, va malheureusement succomber à ses blessures. Jason, quant à lui, sera considéré alternativement comme un héros ou un éventuel complice des meurtriers. 

A partir de là, la vie de Jason va éclater en morceaux. Comment croire encore en Dieu quand la fille qu’on aime nous est si cruellement enlevée ? Comment continuer à vivre quand on a tout perdu ?

Le roman va donner la parole à Cheryl, qui va nous relater jusqu’à ses derniers instants de vie, à Jason, qui n’arrive pas à se relever de ce drame 10 ans plus tard, Heather, la nouvelle compagne de celui-ci, qui essaie tant bien que mal de lui faire tourner la page et Reg, le père de Jason, un homme très croyant (à la limite de l’obsession) qui aurait préféré que son fils meurt sous les balles en martyre à la place de se défendre lors de la tuerie (« Tu ne tueras point »). 

L’auteur réussit le pari de parler d’un thème dramatique en y insufflant une touche d’humour noir. J’ai particulièrement aimé le passage narré par Cheryl, une jeune femme pleine de vie, qui se cherche un peu mais qui est prête à tout pour son petit ami Jason. Le fait qu’on alterne les points de vue fait qu’on trouve des circonstances atténuantes à tous les personnages. Rien n’est tout noir ou tout blanc.

Ce roman parle des rêves déchus, des relations père-fils parfois compliquées mais également de deuxièmes chances. Certains passages sont toutefois un peu longs et le livre tourne un peu en rond car les personnages sont comme figés dans leur malheur.

On sent que l’auteur a un attrait particulier pour les familles dysfonctionnelles et il a un talent certain pour toucher du doigt les petites mesquineries et hypocrisies de celles-ci.

Un roman caustique et grinçant à souhait!

Ma note:  ♥♥♥(♥)

 

J’ai lu: Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une saison à la petite boulangerie de l’autrice Jenny Colgan qui est la suite directe du roman la petite boulangerie du bout du monde

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 504 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 6 avril 2017

4ème de couverture:

Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne, dans les Cornouailles, entre le grand phare dans lequel elle s’est installée avec Huckle, son boyfriend, et la petite boulangerie où elle prépare chaque jour, avec passion, d’irrésistibles pains dorés. Mais lorsque le nouveau propriétaire de sa boutique fait irruption sur l’île, Polly réalise que son bonheur pourrait bien être réduit en miettes… Avec une pincée de fleur de sel, des kilos de farine et une bonne dose de volonté, réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?

Mon avis: 

Quel plaisir de retrouver le confort rassurant de la plume de Jenny Colgan qui sait comme personne nous entraîner dans ses douces histoires!

Ses personnages sont comme vous et moi – c’est à dire normaux – ils ont des défauts, des qualités et sont pleins d’ambivalences ce qui fait qu’on peut se projeter, se retrouver en eux.

Polly Waterford, avec sa naïveté mais aussi son courage à toute épreuve, est toujours aussi attachante. Elle n’est pas parfaite et c’est cela qui fait tout son charme. 

Cette fois-ci, elle devra faire face à un entrepreneur sans scrupule qui va voler sa boulangerie chérie, cassant son rêve pour lequel elle avait tant travaillé.

Dans ce roman, qui pourrait passer – à tort – pour un simple roman « feel good » ou une comédie romantique, aborde des thèmes vraiment profonds comme la dépression, la résilience face au deuil et les problèmes d’argent. 

Le tout saupoudré de pleins de rebondissements, de bonne humeur et d’une galerie de personnages vraiment bien campés. Le travail acharné et la gentillesse finissent toujours par payer 😉

Impossible de trop en dire étant donné qu’il s’agit d’un tome 2 mais en tout cas je me suis régalée! C’est drôle, fin et très sympa à lire.

Vous ne regarderez plus les macareux de la même façon après avoir lu cette série 🙂

Ma note:  ♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Les passeurs ou autres nouvelles de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Les Passeurs et autres nouvelles de l’auteur (qu’on ne présente plus) Nicolas Feuz et que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions OKAMA/BSN Press. Toutes les nouvelles qui composent ce livre ont déjà été publiées dans d’autres recueils de nouvelles ou dans la presse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  206 pages

Maison d’édition: OKAMA/BSN Press, collection OKA’Poche Tenebris

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

Ce recueil de nouvelles et novellas du talentueux auteur Nicolas Feuz propose un éventail de courts, écrits dans différents genres littéraires. Il nous emmène sur les sentiers du polar, de la littérature fantastique et du gore dans cette nouvelle collection Oka’poche : Tenebris. Laissez-vous porter dans des univers étranges, parfois à vous glacer le sang. Que cela soit au cours d’une rencontre avec un mystérieux Anglais coiffé d’un chapeau melon, dans une ferme perdue en Oklahoma ou encore dans des bains thermaux singuliers, ces histoires ne vous laisseront pas de marbre.

Mon avis:

J’ai adoré le ton irrévérencieux de ces nouvelles où l’humour noir de l’auteur est omniprésent (et jubilatoire). On sent que Nicolas Feuz s’est beaucoup amusé en écrivant ces histoires,  l’auteur sachant toujours mettre le doigt sur la noirceur la plus crasse du genre humain.

C’est noir, sanglant, on y trouve des déviances sexuelles, des personnes qui se font massacrer. Ames sensibles s’abstenir.

Mes deux nouvelles préférées sont sans nul doute les deux plus longues (et peut-être les deux plus soft) soit celle qui a donné son titre au recueil, les passeurs, où l’on suit une famille suisse qui fait un road trip sur la route 66 et qui va devoir demander de l’aide dans une ferme où vivent trois personnes pour le moins inquiétantes…une histoire mystérieuse et un poil effrayante.

La seconde est « dernier Noël à Trapellun » qui parle d’un homme veuf et de son fils qui partent vider la maison de son père décédé dans le hameau de Trapellun. Tout aurait pu se passer de manière idyllique si le garçon ne commençait pas à avoir des visions et si les lieux ne changeaient pas tous seuls de configuration 😅 une nouvelle angoissante et impossible à lâcher! 

Aucune de ces nouvelles ne vous laissera indifférents. Vous passerez par toute la palette des émotions: le joie (un peu sadique c’est vrai), la peur, le dégoût… c’est là tout le talent de l’auteur.

Avec ce recueil de nouvelles, Nicolas Feuz montre une fois encore qu’il est capable d’écrire sur des sujets divers et variés et de créer des histoires qui tiennent la route, qu’elles soient longues ou courtes.

Chapeau bas!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions OKAMA/BSN PRESS pour l’envoi de ce SP!