[SP]J’ai lu: BOURAMA L’arbre et le sage de Patrick Lachaussée

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman BOURAMA L’arbre et le sage de Patrick Lachaussée que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Il a été diplomate puis Consul Général de France à Genève mais est reparti – il me semble –  depuis peu à Paris pour relever de nouveaux défis. Bourama L’arbre et le sage est son troisième roman mais le premier édité chez les éditions Plaisir de Lire, les deux précédents ayant été auto-édités.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  433 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 25 avril 2023

4ème de couverture:

Quand une violence aveugle frappe soudain son village, Bourama Sanogo, gardien des sagesses, comprend enfin les raisons de son incroyable longévité. Et si la mission que lui a confiée son Créateur n’était pas de rendre justice aux atrocités que son village a subies ? Contraint de rencontrer son destin, le vieux sage entame un dernier voyage pour prévenir une catastrophe planétaire. De son côté, Bernard Millet, directeur de la Cellule de crise du ministère des affaires étrangères au Quai d’Orsay entraîne sa nouvelle recrue, le jeune Sofiane, dans une course contre la montre pour mettre fin aux mystérieux accidents, crimes et disparitions qui surviennent aux quatre coins du globe. Et tous les chemins semblent les mener à Ségou, au Mali.


Avec une plume précise, Patrick Lachaussée nous entraîne à la croisée des univers, conjuguant le temps de la sagesse et du souvenir à celui plus vif de l’action. Le lecteur se laisse ainsi emporter dans une enquête palpitante qui met en lumière les désastres de notre époque.

Mon avis:

Ce livre est un hybride entre le roman d’espionnage et le roman mystique, entre une enquête plutôt terre à terre et des rites africains ancestraux.

D’un côté, nous suivons Bourama, un vieil homme malien qui a survécu à la guerre en France et qui a vu tout son village se faire massacrer par des hommes blancs. Seul survivant, il va entamer un long périple pour essayer de contacter Bernard Millet, un diplomate qui lui avait remis la légion d’honneur lors d’une cérémonie qui avait beaucoup marqué Bourama. Alors que tous ceux qu’il croise se rient de lui, Bourama est persuadé que Bernard Millet l’écoutera et le croira. 

D’un autre côté, nous suivons Bernard Millet – devenu directeur de la Cellule de crise du ministère des Affaires étrangères au Quai d’Orsay –  et son équipe, qui enquêtent sur des événements tragiques en Afrique ainsi que sur des rumeurs d’attentat lors de sommets politiques. Attentats qui pourraient menacer la paix dans le monde. Nous faisons très vite la connaissance de Sofiane, un hacker de talent que Bernard Millet prend immédiatement sous son aile après leur rencontre. 

J’ai adoré toute l’enquête que j’ai trouvée haletante et je me suis de suite attachée à Bernard Millet, qui voue sa vie à son métier – quitte à sacrifier sa vie privée – et à Sofiane, jeune homme qui aurait pu se faire aveugler par son envie de venger la mort de son père mais qui reste sur le droit chemin car on lui donne sa chance. En effet, il croise Bernard Millet qui lui tend la main et lui redonne confiance en ses capacités. Sofiane n’aura de cesse de trouver la vérité, quitte à se mettre en danger.

Bourama, de son côté, est un personnage admirable qui essaie toujours de voir le bon en chacun. J’ai adoré les descriptions des rituels anciens de son village, des musiques, des transes… J’ai réellement voyagé en lisant ces passages. C’est son envie de donner de vraies sépultures aux habitants de son village qui l’aide à rester debout et à aller de l’avant. 

BOURAMA L’arbre et le sage est un roman humaniste et salvateur. Malgré les horreurs commises par le genre humain, il nous fait garder foi en l’humanité en nous montrant que l’espoir peut renaître partout.

C’est un premier roman maîtrisé de bout en bout et j’ai trouvé vraiment admirable la façon dont l’auteur arrive à nous livrer un roman trépidant tout en faisant passer un message positif sans tomber dans un propos moralisateur qui aurait pu être rebutant. Le roman se dévore malgré ses 400 pages.

On sent que Patrick Lachaussée connaît sur le bout des doigts le monde de la diplomatie et met en valeur, avec ce livre, des métiers souvent méconnus du public.

On ressort grandi de ce roman et c’est exactement ce qu’on attend de la littérature. Bravo!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Les passeurs ou autres nouvelles de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Les Passeurs et autres nouvelles de l’auteur (qu’on ne présente plus) Nicolas Feuz et que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions OKAMA/BSN Press. Toutes les nouvelles qui composent ce livre ont déjà été publiées dans d’autres recueils de nouvelles ou dans la presse.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages:  206 pages

Maison d’édition: OKAMA/BSN Press, collection OKA’Poche Tenebris

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

Ce recueil de nouvelles et novellas du talentueux auteur Nicolas Feuz propose un éventail de courts, écrits dans différents genres littéraires. Il nous emmène sur les sentiers du polar, de la littérature fantastique et du gore dans cette nouvelle collection Oka’poche : Tenebris. Laissez-vous porter dans des univers étranges, parfois à vous glacer le sang. Que cela soit au cours d’une rencontre avec un mystérieux Anglais coiffé d’un chapeau melon, dans une ferme perdue en Oklahoma ou encore dans des bains thermaux singuliers, ces histoires ne vous laisseront pas de marbre.

Mon avis:

J’ai adoré le ton irrévérencieux de ces nouvelles où l’humour noir de l’auteur est omniprésent (et jubilatoire). On sent que Nicolas Feuz s’est beaucoup amusé en écrivant ces histoires,  l’auteur sachant toujours mettre le doigt sur la noirceur la plus crasse du genre humain.

C’est noir, sanglant, on y trouve des déviances sexuelles, des personnes qui se font massacrer. Ames sensibles s’abstenir.

Mes deux nouvelles préférées sont sans nul doute les deux plus longues (et peut-être les deux plus soft) soit celle qui a donné son titre au recueil, les passeurs, où l’on suit une famille suisse qui fait un road trip sur la route 66 et qui va devoir demander de l’aide dans une ferme où vivent trois personnes pour le moins inquiétantes…une histoire mystérieuse et un poil effrayante.

La seconde est « dernier Noël à Trapellun » qui parle d’un homme veuf et de son fils qui partent vider la maison de son père décédé dans le hameau de Trapellun. Tout aurait pu se passer de manière idyllique si le garçon ne commençait pas à avoir des visions et si les lieux ne changeaient pas tous seuls de configuration 😅 une nouvelle angoissante et impossible à lâcher! 

Aucune de ces nouvelles ne vous laissera indifférents. Vous passerez par toute la palette des émotions: le joie (un peu sadique c’est vrai), la peur, le dégoût… c’est là tout le talent de l’auteur.

Avec ce recueil de nouvelles, Nicolas Feuz montre une fois encore qu’il est capable d’écrire sur des sujets divers et variés et de créer des histoires qui tiennent la route, qu’elles soient longues ou courtes.

Chapeau bas!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions OKAMA/BSN PRESS pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Plaisir de lire, nouvelles inédites

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Plaisir de lire, nouvelles inédites écrites par un collectif d’autrices et d’auteurs suisses romands et que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

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Nombre de pages:  144 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’oeuvres

Date de parution (dans cette édition): février 2023

4ème de couverture:

Plaisir de Lire fête ses 100 ans en 2023! Pour l’occasion, la maison d’édition lausannoise a lancé un concours d’écriture ouvert sur le thème du plaisir de lire. Seize autrices et auteurs de Suisse romande ont répondu à l’appel et marché sur les traces de des grands écrivain-es de notre catalogue – Maurice Chappaz, Corinna Bille, Alice Curchod, Cilette Ofaire, Charles-Ferdinand Ramuz – pour raconter leur amour du livre et de la littérature…

Mon avis:

Pour la grande amoureuse des livres que je suis, la lecture de ce recueil de nouvelles a été une évidence.

Toutes les nouvelles sont plutôt courtes ce qui est je l’avoue mon format préféré (quand il s’agit de nouvelles bien entendu), j’aime quand cela va droit au but, que c’est percutant. De plus, bien qu’elles aient toutes en commun le même thème soit « le plaisir de lire », elles sont toutes différentes mais se complètent toutes, formant les pièces d’un seul et même puzzle.

Gros coup de coeur pour « Poste restante » de Maud Hagelberg, qui parle d’un pilote de l’aéropostale. Cette nouvelle m’a bouleversée car malgré son format très bref (3 pages) elle a su me toucher en plein cœur et m’arracher des larmes.

De nombreux passages d’autres nouvelles ont également trouvé un écho en moi. 

Cette passion presque charnelle pour l’objet livre, ce plaisir de découvrir chaque jours de nouveaux horizons. Voyager sans même bouger de chez soi.

Lire, c’est créer un univers , le parcourir du bout des doigts, du bout des yeux. Lire, c’est devenir Dieu pour soi-même, vivre plusieurs vies en une seule, étirer le temps. Assumer le vertige. Sombrer dans l’immensité, en prendre conscience, relever la tête et admirer la myriade d’étoiles, en ressentir une douce chaleur comme autant de soleils, comme autant de lucioles guidant nos pas dans les nuits de nos vies.

Extrait de la nouvelle « Les mots d’en enfance » de Benjamin Jichlinski, paru dans le recueil « Plaisir de lire, nouvelles édites » (page 32)

On ressent vraiment dans toutes les nouvelles la passion qu’ont les autrices et auteurs pour le sujet abordé!

Un grand merci aux éditions Plaisir de Lire d’avoir édité ce fabuleux recueil de nouvelles que tout amoureux des livres se doit d’avoir dans sa bibliothèque!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: La pêche mystérieuse d’Anne Noschis

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La pêche mystérieuse de l’autrice Anne Noschis que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la pêche mystérieuse

Nombre de pages: 266 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2023

4ème de couverture:

En 1477, Genève est un noeud financier grâce à ses foires et ses banques. Gouvernée par un prince-évêque, l’opulente cité aiguise les appétits des Suisses, vainqueurs des Guerres de Bourgogne et puissance militaire du temps. Non contents d’occuper le Pays de Vaud, les Confédérés menacent d’attaquer et de piller la ville. Pour garantir son intégrité, l’évêque promet d’acquitter une énorme rançon ; la population renâcle, tarde à payer l’impôt. Sur fond de crise intérieure, les pêcheurs de Saint- Gervais font une curieuse découverte dans leurs filets. Antoinaz de Blonay, fille bâtarde et cavalière intrépide, mène l’enquête, hautement périlleuse, au vu des parties en présence. Basée sur des documents d’archives, La Pêche mystérieuse fait la part belle au célèbre tableau de Conrad Witz, La Pêche miraculeuse. Elle mêle traque policière, intrigue à rebondissements et histoire d’une âme. Fresque inédite et inattendue de Genève et des cantons suisses à la fin du XVe siècle dans un Moyen Age crépusculaire, jubilatoire et sulfureux.

Mon avis: 

Un meurtre à élucider et des joyaux qui ont disparu, l’intrigue de base avait déjà tout pour me plaire!

Je n’avais jamais lu de romans d’Anne Noschis et je dois dire que sa plume est étonnamment fluide pour dire qu’elle mêle histoire et enquête dans un même livre.

J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et j’ai aimé retrouver dans le roman des lieux que je connais bien et qui font partie de l’histoire de la Suisse. Ce roman m’a également appris certains faits d’armes qui s’étaient passés en Suisse et dont j’ignorais tout. C’est ce qui fait le sel de la littérature, entretenir notre culture, tout en passant un moment de pur divertissement!

Antoinaz, l’héroïne, est une jeune femme qui se joue des codes et veut être libre de vivre comme elle l’entend, comme un homme. Son caractère effronté m’a beaucoup plu.

On trouve quelques scènes un peu osées dans ce roman mais abordées de manière très respectueuse pour les femmes (ainsi que pour les hommes), chose que j’ai appréciée. J’ai trouvé ces petits moments coquins plutôt rafraîchissants!

J’avais peur que le langage et les tournures de phrases « de l’époque » soient un frein à ma lecture mais pas du tout, je me suis très vite habituée à la façon de parler des protagonistes.

Un roman policier et historique captivant et envoûtant qui pourrait bien vous surprendre!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sursis de Pierre De Grandi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Sursis de l’auteur Pierre De Grandi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Sursis

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2023

4ème de couverture:

Ce récit n’est pas une fiction, mais le compte-rendu autobiographique du vécu de son auteur atteint d’un cancer avancé. Face à la mort, assailli de questions, il cherche à combler les abîmes de ses doutes par les contorsions de son raisonnement et les lumières de son imagination. La véracité cathartique de ce texte lui donne une force qu’aucune fiction ne peut atteindre et laisse une marque indélébile à celui qui le lit.

Mon avis: 

Ce récit retrace le cheminement de pensées de Pierre De Grandi, atteint d’une tumeur rare qui le condamne à plus ou moins courte échéance. 

Il nous parle de son rapport à la mort mais surtout de sa façon de voir la vie. 

Ce livre m’a pris aux tripes tant l’écriture de Pierre De Grandi est puissante et d’une incroyable beauté.

Il se pose bien évidemment des milliards de questions sur l’après-vie, partagé entre la peur et la curiosité.

En imaginant avoir la possibilité, après la mort, de revenir sur mon existence de vivant, je fais la très hasardeuse hypothèse d’une rémanence du souvenir dans l’Au-delà. Toujours sans savoir ni comment ni dans quel but ni avec quel sens. En effet, tu auras beau avoir tout lu, ou presque, te gaver de science, de métaphysique, de philosophie ou de spiritualité, t’être adonné à l’ascèse et au mysticisme, tous ces savoirs et expériences ne te fourniront que les jalons d’une route dont tu ne sauras jamais ni d’où elle vient ni où elle va.

Sursis, de Pierre De Grandi, page 35.

Médecin et professeur à l’université avant d’être écrivain, on ressent toute la culture de Pierre De Grandi à travers ses mots et ses envolées lyriques.

Ce roman a su me toucher car il aborde un thème universel qui nous concerne tous, la mort. Bien que la vie de l’auteur soit déjà bien entamée à plus de 80 ans, l’élan de vie est toujours bien présent et il sent qu’il a encore bien des choses à vivre.

Un hymne à la vie à la fois bouleversant et exaltant. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Witch Hunt, la chasse aux sorcières d’Olivia Gerig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Witch Hunt, la chasse aux sorcières de l’autrice Olivier Gerig que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 486 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection MystER

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

Alors qu’un couple va y célébrer son mariage, les cadavres de deux adolescents sont découverts sur des bûchers dans la cour du château d’Avully à Brenthonne. La mise en scène macabre rappelle la sombre époque de l’inquisition et de la chasse aux sorcières. Appelée en renfort par le procureur de Thonon, la capitaine Aurore Pellet de la police judiciaire d’Annecy va se lancer dans une enquête difficile, la confrontant aux fantômes du passé, à sa propre condition de femme et aux dérives de la société d’aujourd’hui, aux frontières du virtuel, du réel et du paranormal.

Mon avis: 

Je découvre avec bonheur la plume d’Olivia Gerig avec ce roman qui m’a tout de suite fait envie de par son sujet (et on en parle de cette couverture  magnifique??).

Dans ce roman, la capitaine de police Aurore Pellet va devoir faire face à une enquête compliquée à cheval entre la France et la Suisse. Une affaire qui la touche particulièrement car des cadavres d’adolescents ont été retrouvés brûlés, dans un simulacre de mise à mort comme au temps des chasses aux sorcières. Très vite, Aurore va comprendre que le temps presse et que d’autres jeunes personnes sont en danger.

J’ai aimé le fait que l’autrice mêle passé (1986) et présent (2016) pour tisser la toile de son intrigue.

En effet, celle-ci mêle habilement croyances anciennes – les sorcières – et des problématiques bien actuelles comme le fait que les adolescents s’isolent de plus en plus derrière leurs écrans, devenant malgré eux du gibier potentiel pour des personnes malveillantes.

Aurore Pellet va devoir redoubler d’intelligence et de perspicacité (bien entourée par son équipe) pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres sordides.

J’ai aimé le personnage d’Aurore, qui, bien que passionnée par son métier, essaie de ménager un peu d’ espace pour sa relation amoureuse avec Jules, qui travaille lui aussi pour les forces de l’ordre. Difficile de concilier les deux, surtout quand vie privée et vie professionnelle se mélangent, floutant la frontière entre les deux. Cela rend le personnage d’Aurore d’autant plus crédible car en tant que femme il est parfois difficile de faire ses preuves (surtout dans des métiers majoritairement masculins) et d’oser se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. De ce fait, Aurore essaie de ne jamais montrer un signe de faiblesse et s’implique à 1000% dans son enquête pour que rien ne puisse lui être reproché. 

J’ai trouvé également que tous les dialogues étaient bien écrits, ceux-ci sonnaient justes et pas comme des répliques bateau.

Un roman qui ne se borne pas à une simple enquête car il aborde des thèmes très forts comme le suicide, la dépression mais également la place de la femme dans la société… avec finesse et d’intelligence. 

Olivia Gerig nous entraine dans une enquête riche en rebondissements, dont les chapitres plutôt courts renforcent le sentiment d’urgence.

Witch Hunt est un très bon roman policier, qui bénéficie de personnages riches en couleur et attachants et d’une intrigue en béton.

J’ai vraiment envie de découvrir les romans précédents de l’autrice étant donné que la capitaine Aurore Pellet est un personnage récurrent!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux Editions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Nos emprises de Guillaume Delbos

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos emprises de l’auteur Guillaume Delbos que j’ai eu la chance de recevoir en SP de la part des Editions Romann. Il s’agit du premier roman de l’auteur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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nos emprises

Nombre de pages:  256 pages

Maison d’édition: Les Editions Romann, collection Pi-Romann

Date de parution (dans cette édition): 20 avril 2023

4ème de couverture:

Je suis, comme tout le monde, le téléphone greffé à la main. Je vis au gré des vibrations de ma laisse électronique, mon cœur bat au rythme des notifications d’apps, ma fenêtre sur le monde est un écran.

Lorsque Victor entre en contact avec la célèbre peintre Léopoldine M. sur Instagram pour discuter avec elle de projets professionnels, il ne se doute pas que cette rencontre dériverait en une histoire plus personnelle, proche de l’addiction et de la destruction.

Nos Emprises, c’est l’autopsie d’une emprise relationnelle née des réseaux sociaux, de la déchéance d’une de ses starlettes, et l’analyse de ceux-ci et de cette génération du paraître, déresponsabilisée de ce qu’elle crée, de l’envie, du manque et de l’obsession. 

Mon avis: 

Un roman sur une relation numérique qui devient obsessionnelle, l’histoire d’une rencontre virtuelle et de commentaires lâchés sur les photos de l’un ou de l’autre qui très vite se transforment en MP (messages privés) de plus en plus suggestifs. 

Le narrateur, Victor, a – d’après ce que j’ai cru comprendre – entre 35 et 40 ans et il vit comme la plupart des gens avec un téléphone toujours à portée de main – bien qu’il ait d’autres loisirs également – et c’est un geek en puissance. On sent que c’est une personne très cultivée qui apprécie l’art et les belles choses en général, il est d’ailleurs de suite touché par le travail de Léopoldine. 

Quand il entre en contact sur Instagram avec celle-ci – figure montante de la peinture – c’est tout d’abord d’une manière professionnelle. 

D’échanges en échanges, ils vont très vite se faire des confidences de plus en plus intimes puis s’écrire des mots crus et explicites, mimant une relation amoureuse (?) et charnelle alors qu’ils ne se sont jamais vus en vrai.

L’auteur jongle habilement entre un style d’écriture jeune, plutôt SMS et vulgaire et un style plus soutenu, avec des tournures de phrases bien léchées, truffées d’humour et de jeux de mots bien trouvés.

Le rythme des dialogues est frénétique et ne laisse aucun temps mort. On sent qu’il y a en permanence une épée de Damoclès au-dessus de la tête de Victor. Tout cela ne peut pas bien finir, il y a trop de passion, trop de pression aussi.

Victor est un homme intelligent mais un peu naïf parfois, ce qui fait qu’on a parfois envie de le secouer un peu!! Il est flatté qu’une « célébrité » s’intéresse à lui, ce qui fait qu’il tombe plus facilement dans le piège de l’addiction et de l’attente interminable entre deux MP. Léopoldine, quant à elle, est l’exemple même de la femme qui veut se rassurer sur son charme et qui aime avoir les gens à sa botte. Elle joue avec brio avec les nerfs et les sentiments de Victor.

Elle avait ce don de me rendre unique à ses yeux, comme s’il n’y avait que moi, que j’existais pour et par elle, moi, au milieu de la multitude de gens qui la suivaient. Tout le monde aime se sentir unique, pas d’exceptions à cette règle.

Nos emprises de Guillaume Delbos, page 45

Si j’ai adoré suivre cette montée en puissance de l’addiction de Victor à Léopoldine – femme qu’il met sur un piédestal mais qui se joue de lui alors que de son côté il est sincère et commence même à ressentir des sentiments –  j’ai trouvé certains passages un peu répétitifs. De plus, j’attendais depuis le début une explication claire sur le dénouement mais qui malheureusement ne vient que partiellement, ce qui m’a laissée dans un flou artistique certainement voulu par l’auteur 😉 En outre, le personnage de Léo m’a particulièrement agacée même si je pense que c’était l’effet recherché. J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Victor que j’ai trouvé très intègre et droit dans ses baskets.

Un livre dérangeant à certains moments tant il reflète bien les dérives dans lesquelles nous pouvons si facilement tomber, cette course sans fin aux abonné(e)s et à la gloire virtuelle. Ce besoin de plaire et de montrer que ce l’on veut bien montrer de nous. Une lente descente aux enfers.

Un roman moderne et mordant à souhait qui fait réfléchir à notre façon d’appréhender les relations online et les pièges de celles-ci.

Un auteur prometteur dont je lirai les prochains romans avec plaisir tant sa plume est jubilatoire!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Romann pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sous les pavés, la rage d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Sous les pavés, la rage de l’autrice -Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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sous les pavés, la rage

Nombre de pages:  140 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Hors d’oeuvres

Date de parution (dans cette édition): novembre 2022

4ème de couverture:

Sous les pavés gronde la rage. Celle de la nature brimée par l’homme, celle de l’homme malmené par la vie. Un aiguilleur du ciel au bord du précipice, une rockstar privée de sa voix, une jeune feille victime de son addiction au jeu, tous ces combattants invisibles luttent contre l’adversité. Comme le cours d’eau canalisé, enterré, domestiqué, ils débordent d’un élan de révolte. Car sous la surface, la rage de vivre les anime.
Avec une plume vive et beaucoup d’humanité, Hélène Dormond nous entraîne dans sa galerie des héros de l’ombre.

Mon avis:

Ces nouvelles ont comme dénominateur commun la solitude des personnages qui les composent.

Hélène Dormond est une fine observatrice des mœurs et arrive toujours à saisir le petit détail qui fait toute la différence. Chaque nouvelle est un nouveau voyage, une incursion au plus profond de la psyché humaine.

Gros coup de coeur pour ma part pour la nouvelle « Voix de garage » où l’on suit un rockeur à succès qui perd subitement sa voix. Comment exister encore quand tout ce qui nous définit et constitue notre vie s’effondre d’un coup ?

Tous les personnages font preuve de beaucoup d’introspection, se posant des questions existentielles que nous nous poserons tous un jour ou l’autre.

J’ai un peu moins apprécié la nouvelle éponyme, « sous les pavés, la rage » que j’ai trouvée peut-être plus confuse que les autres mais globalement j’ai beaucoup aimé toutes les autres nouvelles. Toutes les histoires ont un début un milieu et une fin ce qui est vraiment appréciable et n’est pas toujours le cas dans ce format-là.

La plume intelligente et parfois caustique d’Hélène Dormond nous entraîne dans un tourbillon de personnages singuliers que nous n’oublierons pas de sitôt. 

Une très belle découverte!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Cendres ardentes de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Cendres ardentes de l’auteur Marc Voltenauer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 5ème roman mettant en scène l’inspecteur Andreas Auer.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Cendres ardentes

Nombre de pages: 397 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Un corps démembré est retrouvé flottant dans le lac Léman. Bientôt un deuxième, puis un troisième. Des cadavres de femmes, atrocement mutilées, dont il ne reste que le tronc. Les victimes sont inidentifiables. Alors, trouver le coupable…L’inspecteur Andreas Auer et son équipe de la brigade criminelle de Lausanne sont immédiatement chargés de l’enquête. Parallèlement, un Albanais, Sokol Hoti arrive en Suisse à la suite de l’assassinat de son frère Mirjan victime d’une ancienne gjakmarrje (de gjak, le sang et marrja, la prise), littéralement une reprise du sang, une vieille histoire de vendetta à l’albanaise.
Mais Sokol disparaît. Une partie de sa famille installée en Suisse se partage entre l’idée de venger Mirjan ou de mettre fin au cycle de la vendetta.
L’inspecteur Auer se lance dans une course poursuite effrénée à travers l’Europe pendant laquelle il se verra confronté à la partie la plus sombre de son passé.

Mon avis: 

J’ai été heureuse de retrouver l’inspecteur Andreas Auer dans ce nouvel opus, même si je l’ai trouvé finalement bien moins présent que dans les romans précédents. L’auteur fait cette fois-ci la part belle à d’autres protagonistes, comme Sokol, qui devient chef de famille après l’assassinat de son frère, ou encore Hubert et Soeur Laura, des détectives amateurs et amis de Sokol aussi improbables qu’attachants. Toute la famille de Sokol est également au coeur de cette intrigue incroyablement bien ficelée. 

Après un début un peu lent (dû à la mise en situation de tous les protagonistes), l’intrigue trouve vite son rythme de croisière et là il n’est plus possible de poser le livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire!

Ce roman est une plongée dans le monde des familles albanaises immigrées en Suisse. La loi du Kanun que chacun interprète de la façon qui l’arrange, le grand écart entre certaines pratiques un peu archaïques encore en place dans leur pays d’origine et leur envie de s’intégrer en Suisse. On sent que l’auteur s’est bien renseigné sur les us et coutumes des pays balkaniques et retranscrit le tout d’une manière cohérente et respectueuse. J’ai appris énormément de choses et j’en remercie l’auteur!

Petit bémol (à mon sens): les descriptions des habits que portent les protagonistes (ou les collègues de l’inspecteur), un peu trop détaillées à mon goût, qui ralentissent un peu le récit. 

La tension monte au fil des pages jusqu’au final qui est génial et que je n’avais pas vu venir, chose que j’apprécie vraiment car à force de lire des thrillers, on commence à connaître certaines ficelles et c’est toujours décevant de découvrir la fin avant que l’auteur fasse ses révélations. Cela n’a pas été le cas ici et j’ai été de surprises en surprises.

Bref, Marc Voltenauer démontre un fois encore qu’il est passé maître dans l’écriture de thrillers captivants qui, à la fois, font réfléchir sur des sujets de société. Si le roman Les protégés de Sainte-Kinga était plus soft niveau hémoglobine que L’aigle de sang, l’auteur se rattrape aisément avec Cendres ardentes, où le sang coule à flots. Un très bon cru!

Âmes sensibles s’abstenir !

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Le dernier souffle du Laret de Noémie Charmoy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le dernier souffle du Laret de l’autrice Noémie Charmoy que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le dernier souffle du laret

Nombre de pages: 256 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 1er février 2023

4ème de couverture:

9 octobre 2015. Les terres détrempées de Chesard, petit hameau broyard d’apparence ordinaire, sont le théâtre d’une macabre découverte. La journaliste Claire Alderman, originaire de la région, est retrouvée sans vie. Sa mort n’est pas le fruit du hasard, et bientôt, tous les regards se tournent vers la police. Qui a pu ôter la vie à une jeune femme talentueuse et appréciée de tous ? Esther Notari, l’une des policières en charge de l’enquête, se rend à l’évidence : un secret peut en cacher un autre, et la rédemption est parfois chose difficile à atteindre. Rongée par de vieux démons et devant composer avec son nouveau binôme, la très lisse Delphine Vaucher, Esther devra faire des choix cornéliens. L’occasion pour la femme de loi de remettre de l’ordre dans sa vie qui lui échappe.

Mon avis: 

Il s’agit du premier roman d’une autrice pour le moins prometteuse. 

Une intrigue bien ficelée et plausible, des personnages attachants, des dialogues bien léchés… nous avons là le cocktail parfait pour un bon roman divertissant.

Le roman prend place dans la Broye, région du canton de Vaud que je connais assez peu. L’autrice en fait quelques descriptions utiles à l’histoire mais sans que cela en parasite le rythme.

Le personnage principal, Esther Notari, est une policière hantée par son passé, qui fait le vide autour d’elle pour se protéger. Elle fonce souvent tête baissée, se fiant à son intuition et on sent qu’elle est souvent à fleur de peau. Delphine Vaucher, sa nouvelle coéquipière, s’en prend plein la tête à chaque fois qu’elle ouvre la bouche mais elle tient bon. C’est la force calme du duo, elle arrive à synthétiser les informations et à faire avancer l’enquête tout en  gérant l’impulsivité de sa collègue Esther. Finalement, les deux femmes sont plutôt complémentaires, malgré une flagrante incompatibilité de caractère.

La force de ce roman est surtout dans les personnages imaginés avec soin dans lesquels nous pouvons nous reconnaître. L’intrigue, bien que bien pensée, est somme toute assez simple mais c’est tout ce qui est autour qui fait que l’on n’a pas envie de lâcher ce livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Il s’agit d’un roman policier taillant une part belle aux rapports humains et non d’un thriller, d’ailleurs.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture et je lirai avec grand plaisir les prochaines parutions de Noémie Charmoy!

Ma note: ♥♥♥♥

Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!