[SP]J’ai lu: Autoédition de Cédric Comtesse

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Autoédition de l’auteur suisse Cédric Comtesse que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  123 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 17 novembre 2023

4ème de couverture:

Monsieur K. est ce qu’on pourrait appeler un écrivain du dimanche. Bibliothécaire dans une petite université de province, il consacre son temps libre à la lecture et à l’écriture de romans qui lui permettent de s’évader de son quotidien aliénant et de la vacuité de son existence. Collectionnant les tentatives et cumulant les refus d’édition, il s’apprête à déclarer forfait. Or un tragique concours de circonstances lui donne l’occasion inespérée de réaliser son rêve le plus fou : devenir un romancier célèbre. Alors prêt à tout pour assouvir son désir de notoriété et se faire une place dans un microcosme littéraire sans pitié, monsieur K. révèle une noirceur insoupçonnée. Jusqu’où ira-t-il pour la gloire littéraire ? Autoédition est une plongée inquiétante dans la psyché d’un écrivain raté au sein d’un monde littéraire et académique en proie aux mutations idéologiques de notre temps.

Mon avis:

Dans ce court roman, nous allons suivre un bibliothécaire qui se rêve écrivain et qui commettra le pire pour se voir enfin publié … un roman tragi-comique où on ne s’ennuie pas une seconde et qui nous pose la question suivante: Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour assouvir votre désir le plus profond ?

La plume de Cédric Comtesse est fluide et j’ai dévoré ce livre en une session de lecture. J’ai aimé entrer dans la tête de ce bibliothécaire un peu frapadingue qui pense être talentueux alors qu’il est plutôt médiocre. Le voir s’enfoncer dans ses délires est très drôle et en même temps un peu inquiétant. On comprend vite qu’il pourrait aller très loin – beaucoup trop loin – pour arriver à ses fins.

Ce roman aborde également le thème des livres à succès, ces livres écrits par des romanciers connus et qui se vendent comme des petits pains, quelle que soit leur qualité, porté simplement par la notoriété de leur auteur. On y parle également des phénomènes de mode dans la littérature et des auteurs qui essaient de plagier les idées des romans à succès en déclinant la même histoire à l’infini, en changeant simplement le contexte.

Un roman caustique à souhait et parfaitement jubilatoire.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Sans raison de Marie-Christine Horn

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sans raison de l’autrice suisse Marie-Christine Horn que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions BSN Press – Okama. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages:  130 pages

Maison d’édition: BSN Press/Okama – collection Tenebris

Date de parution (dans cette édition): Septembre 2023

4ème de couverture:

Salvatore a été arrêté et jugé pour meurtre après avoir ouvert le feu sur une place de jeux, sans raison apparente. Ayant commis l’irréparable, il va être suivi et épaulé par le même système à la source de son acte désespéré. En parallèle, Margot, mère d’un enfant aujourd’hui adulte, doit quitter son logement pour défaut de paiement et trouve refuge dans un camping de résidents à l’année. Refusant de se plier aux règles, elle choisit de contourner ce système défectueux.
Les deux protagonistes se confronteront à leur réalité chaotique : l’un en prison, l’autre dans un camping. Arriveront-ils à trouver l’apaisement ? Les actes sans raison le sont-ils vraiment ?

Mon avis:

Dans ce roman, nous allons suivre principalement deux personnages: Salvatore, un homme qui, un jour, a pris son fusil FASS 90 (celui que les hommes peuvent garder chez eux après avoir fait l’armée en Suisse) et a tiré depuis sa fenêtre sur des enfants et leurs accompagnants sur une place de jeux. Il sera arrêté et mis en prison. 

D’un autre côté, nous allons rencontrer Margot, qui après avoir tout perdu trouve à se loger dans une caravane parquée dans un camping. La misère dans lequel elle doit vivre pourrait la faire vriller mais elle reste droite dans ses bottes, fière et combative. Elle va faire preuve d’une force de résilience sans pareille et va même être d’un grand soutien pour les autres habitants du camping. 

J’ai apprécié cette critique acerbe, lucide et sans fards du système social suisse qui plutôt que d’aider les gens dans le besoin les enfoncent encore plus dans la précarité. Il s’agit donc du récit de la descente aux enfers d’un homme que rien ne prédestinait à finir sa vie en prison et l’histoire d’une femme en quête d’une vie meilleure. Les deux ont eu de graves ennuis dans leur vie mais n’y réagissent pas de la même façon.

La prison à perpétuité n’existant pas en Suisse, il était nécessaire de penser à leur réinsertion, grâce à un programme d’upgrade en toutes matières susceptibles d’intéresser le bénéficiaire. Cours de langues, informatique, maths, quelle que soit la formation disponible en ligne, une personne en exécution de peine avait l’opportunité de la suivre et d’être salariée à cet effet selon le nombre d’heures qu’elle y consacrait. Morel regrettait souvent que ces services n’aient pas été fournis avant le délit. Peut-être ainsi les prisons ne seraient-elles pas autant surchargées. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, pages 80-81

J’ai été ravie de découvrir la plume de Marie-Christine Horn qui a su me toucher. L’autrice a le talent fou de rendre intéressantes les vies de tous les protagonistes, même les plus secondaires.

Le vrai danger, pourtant, naît au moment où les gens n’ont plus rien à perdre, et surtout par leur vie. 

Sans raison, de Marie-Christine Horn, page 114

Certaines personnes peuvent commettre des actes qui peuvent être considérés comme « sans raison » mais qui sont simplement le reflet de leur désespoir. Un livre qui pose des questions qui dérangent et j’avoue que cela m’a plu.

Un très beau roman qui a su me surprendre grâce à son sujet atypique et si bien traité et que j’ai quitté avec – étonnamment – le cœur empli d’espoir. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions BSN Press/OKAMA pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Léa (collectif OKAMA)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Léa qui a été coécrit par 14 auteurs différents (à raison d’un chapitre chacun): Catherine Rolland, Marie-Christine Horn, Florence Herrlemann, Gilles Marchand, Carmen Arévalo, Juliette Nothomb, Mélanie Chappuis, Zelda Chauvet, Marilyn Stellini, Leïla Bahsaïn, Johann Guillaud-Bachet, Laurent Feuz, Nicolas Feuz et Cali Keys.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Okama

Date de parution (dans cette édition): mars 2020

4ème de couverture:

Au cours d’une tempête, la jeune Léa Jourdan et son équipage font naufrage au large des côtes de Bretagne. Elle se retrouve alors propulsée dans un monde parallèle, peuplé d’êtres extraordinaires qui la prennent pour l’Élue. Celle qui délivrera enfin leurs terres du joug de Wargok le Cruel. Dans cette aventure, elle rencontrera trois compagnons. Seth, un Patrouilleur, Azzam, un Maître de l’Air, et enfin Staëgus, une créature inquiétante avec laquelle elle découvre son don de télépathie. Ensemble, ils affron- teront de nombreuses épreuves avant d’atteindre la forteresse de Wargok. Un roman rempli de suspense, d’amour et de magie, destiné aux adolescents et aux adultes !

Mon avis:

Dans ce roman, écrit par 14 auteurs différents, nous suivons l’histoire de Léa, jeune fille bretonne qui se retrouve projetée dans un monde parallèle peuplé de créatures fantastiques qui lui certifient qu’elle est l’Elue qui les délivrera du joug de Wargok Le Cruel.

La spécificité de ce livre ? Chaque chapitre a été écrit par un auteur différent. J’ai trouvé ce concept super intéressant et l’histoire de Léa a su me séduire, même s’il s’agit d’un roman destiné à un public plutôt jeune, la trame narrative est dynamique et j’ai enchaîné les pages avec plaisir. Les personnages même s’ils sont parfois un peu cliché sont attachants et j’ai aimé leur courage et leur ténacité dans l’adversité.

Le bestiaire présenté dans le roman est original et plutôt inédit et j’ai aimé l’originalité de cet univers parallèle pour le moins inhospitalier. J’ai particulièrement apprécié Staëgus, cet hybride de créature plutôt effrayant aux premiers abords et qui se révèle être un compagnon fiable et fidèle pour Léa.

Un roman qui souffre peut-être de quelques facilités (qu’on lui pardonne) mais qui était tout de même très agréable à lire, j’ai passé un chouette moment de lecture.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le retour du bourdon d’Hélène Dormond

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le retour du bourdon de l’autrice suisse Hélène Dormond que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Presses Inverses. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages:  398 pages

Maison d’édition: Presses Inverses

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

Marcel Tribolet le bourdon est de retour, et il est désormais aux commandes du département comptabilité d’Effitaf. De team building en séances de cadres, le bourdon est aux prises avec la perversité infernale du new management. Et, pour ne rien arranger, voilà qu’il doit gérer l’héritage de son oncle Amédée, sans parler du cat de sa voisine octogénaire et du rat domestique d’Amandine, son amour secret. 
 
Deuxième volet de la saga Marcel Tribolet, après L’Envol du Bourdon (Hélice Hélas, 2017), Le Retour du Bourdon est une satire tout helvétique et désopilante du monde professionnel contemporain. 

Mon avis:

J’avais particulièrement apprécié de la même autrice le recueil de nouvelles « Sous les pavés, la rage », paru chez Plaisir de Lire donc c’est avec plaisir que j’ai accepté la proposition de l’autrice de recevoir son tout nouveau livre, le retour du Bourdon!

Dans ce roman, nous allons suivre Marcel Tribolet – quadragénaire célibataire, fan de pétanque et d’eau pétillante, comptable de métier – qui nous narre ses mésaventures entre un chef de bureau insupportablement fan d’anglicismes et une amie dont il est fou amoureux.

Comment être compétent et respecté au travail quand on est trop gentil? Comment réussir à séduire cette jeune femme qui le considère comme son confident ? 

La narration est menée par Marcel lui-même et j’avoue que ses péripéties et sa manière de raconter étaient vraiment savoureuses. L’autrice détaille avec humour et lucidité le monde actuel du travail, où le rendement prime sur le bien-être des employés. Marcel n’a pas les dents assez longues pour ce monde de requins et en paiera les frais. J’avoue m’être parfois reconnue en lui 😉

Pour information, il s’agit du second tome mettant en scène le personnage de Marcel Tribolet aka « le bourdon »  mais la lecture du premier opus n’est pas du tout essentiel pour comprendre ce roman-là! Cependant, j’ai bien envie de lire le premier tome, « l’envol du bourdon », (paru chez @helicehelasediteur )afin de mieux connaître les protagonistes et de retrouver la plume caustique de l’autrice.

Une très belle surprise qui confirme que j’apprécie énormément les écrits d’Hélène Dormond et me réjouis déjà de son prochain ouvrage!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Presses Inverses pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Malléable de Christophe Barraud

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Malléable de Christophe Barraud.

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Nombre de pages: 225 pages

Maison d’édition: Christophe Barraud (auto-édition)

Date de parution (dans cette édition): août 2022

4ème de couverture:

Sarah est docteure en robotique, spécialiste des objets connectés. Poussée par une famille exigeante, elle décide de créer sa propre entreprise dans le domaine de la domotique. Sa maison devient rapidement son terrain d’expérimentation.

Son mari s’appelle David. Il travaille dans une maison d’édition et préfère largement le papier aux écrans. Il vit une véritable idylle jusqu’au jour où il comprend qu’il n’arrivera probablement pas à concevoir d’enfants. Au cours de ses recherches sur l’adoption, il découvre d’étranges classeurs cachés dans le bureau de Sarah.

Et si sa femme n’était pas celle qu’il croyait ?

Mon avis:

Il vous sera impossible de lâcher ce livre avant d’en connaître le dénouement !

Un roman glaçant et vraiment réussi sur un homme marié qui découvre que sa femme n’est pas celle qu’elle a bien voulu lui faire croire et que tout ce qui leur est arrivé depuis leur rencontre n’est en aucun cas le fruit du hasard…. Un roman court et sans temps mort qui m’a permis de découvrir l’auteur et je dois dire que je ne suis pas déçue!

En effet, j’ai particulièrement apprécié la plume fluide de Christophe Barraud et la trame narrative utilisée ici, avec des chapitres alternant passé-présent afin de nous faire remonter gentiment le fil des événements.

Le rythme est maintenu du début à la fin et l’intrigue est plutôt originale car elle aborde des thématiques intéressantes (comme les difficultés à procréer) plutôt peu communes dans un thriller.

On ne peut que prendre en pitié David qui voit toute sa vie et ce qu’il pensait acquit s’effondrer autour de lui. Il vit un vrai cauchemar éveillé et on ne peut qu’assister impuissants à sa longue et douloureuse chute. Sarah, quant à elle, est une personne qui aime contrôler et manipuler les autres mais elle a également un côté fragile qui malgré tout fait qu’on ne peut pas tout-à-fait la détester. J’avoue avoir aimé cette ambivalence! 

Pour résumer, un thriller qui m’a mis froid dans le dos et qui a su me tenir en haleine jusqu’à la dernière page !

J’ai hâte de lire les autres livres de Christophe Barraud!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Nuits blanches en Oklahoma (nouvelles)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Nuits blanches en Oklahoma de 5 différents auteurs: Nicolas Feuz, David Ruiz Martin, Sandra Morier, Catherine Rolland et Lolvé Tillmanns.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 235 pages

Maison d’édition: Okama

Date de parution (dans cette édition): septembre 2020

4ème de couverture:

Une maison perdue en Oklahoma, un évènement arrivant tous les matins à 3h11 la nuit d’Halloween, cinq auteurs pour écrire leur version de l’histoire. Des adolescents en mal de sensations ou un agent immobilier très décidé, une gentille famille, une écrivaine en quête d’inspiration ou un jeune garçon sur la route des vacances… Tiendront-ils jusqu’au matin ? Êtes-vous prêts à affronter l’impensable ?

Mon avis:

Un recueil de nouvelles qui regroupe, sur le même thème, 5 nouvelles de 5 autrices et auteurs suisses. Mais que s’est-il passé à 3h11, la nuit d’Halloween, dans une maison perdue dans l’Oklahoma ? C’est à cet exercice plutôt particulier que se sont prêtés nos 5 talentueux écrivains 😊!

Chaque nouvelle a son identité propre malgré le thème récurrent. J’ai retrouvé avec plaisir la nouvelle « les passeurs » de Nicolas Feuz que j’avais déjà lue dans son recueil de nouvelles éponyme. Elle fait à chaque fois son petit effet !

J’ai eu un coup de cœur pour la nouvelle écrite par David Ruiz Martin, « la fille aux yeux de perle », que j’ai trouvée très touchante. Cette maison abandonnée et soi-disant hantée où des ados se lancent le pari de passer plusieurs nuits et où ils vont rencontrer une jeune fille inconnue au bataillon était vraiment passionnante (et un peu flippante aussi).

Toutes les nouvelles nous plongent dans une ambiance mystérieuse et frissonnante et aucune ne vous laissera indifférents! Leur longueur était juste parfaite, ni trop longue ni trop courte, ce qui peut parfois frustrer le lecteur.

Je dois toutefois avouer que j’ai moins accroché à la première nouvelles écrite par Lolvé Tillmanns, qui était moins structurée que les 4 autres à mon sens, même si le propos était orignal.

Un recueil de nouvelles original et parfait pour la saison automnale! (ouf je suis encore juste dans les temps avec mon article! 😉 )

Je dois lire un autre recueil avec le même principe de base (un thème commun), « le Noël de Sire Thomas », dans les prochaines semaines et me réjouis de vous en reparler!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP] J’ai lu: Le cadavre du 25 et Les Inconnus de Central Park de Laurence Burger

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des romans Le cadavre du 25 et Les inconnus de Central Park de l’autrice et avocate suisse Laurence Burger que j’ai eu la chance de recevoir des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 368 pages & 308 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): septembre 2021 & septembre 2023

4ème de couverture du Cadavre du 25:

François Gaudard, inspecteur de police à Monaco, ne s’attendait pas à découvrir un sac mortuaire alors qu’il procédait au séquestre d’un coffre-fort d’une importante banque italienne du Rocher. Sac mortuaire qui plus est occupé par un cadavre ! Alors qu’elle ne fait que commencer, l’enquête va se trouver rapidement prise dans les méandres financiers de sociétés licencieuses. Entre affaire de dopage, escort-girl, lutte contre le blanchiment, trafics divers entre Genève et Miami, et exploits sportifs, les héros, deux policiers dont les existences ne cessent de se croiser, se confrontent à des malfaiteurs d’origine aussi diverses que des membres de cartels sud-américains et des banquiers douteux, qui n’hésiteront pas à faire couler le sang pour défendre leurs méfaits.

Mon avis:

Un sac contenant un cadavre est retrouvé dans le coffre d’une banque à Monaco. L’inspecteur monégasque François Gaudard, aidé de son frère jumeau Olivier, hacker de talent, et de Rose McGawn, inspectrice à Scotland Yard (qu’il a rencontré dans le premier livre de l’autrice, « les noyées du rocher », que je n’ai pas encore lu), va vite se rendre compte que des recels en tous genres, magouilles et abus de pouvoir font la loi sur le Rocher. La réputation des banques en prend un coup!

J’ai adoré les chapitres courts qui donnent un sentiment d’urgence au roman et les événements qui s’enchaînent sans temps mort. C’est un roman que je verrais vraiment bien adapté en série télé tant l’écriture de Laurence Burger s’y prêterait bien. 

L’intrigue se passe entre Monaco, Miami, Londres et Genève et ces changements de lieux donnent encore plus de rythme au roman. On sent que l’autrice connaît ces lieux qui sont bien décrits.

Les personnages sont attachants (Olivier!!) et malgré la multitude d’intervenants, on arrive à se rappeler d’eux (et il y a un index des noms au début du roman, ce qui peut aider en cas de doute).

Les dialogues sont bien écrits et sont plausibles, tout sonne vrai. Je suis ravie d’avoir découvert cette autrice talentueuse qui sait inventer des histoires qui tiennent la route et qui sont bien développées. Aucune question ne reste sans réponse et c’est quelque chose que j’apprécie énormément dans les polars.

Un roman addictif que je ne peux que vous inviter à lire si vous aimez les polars bien ficelés!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 

4ème de couverture de Les Inconnus de Central Park:

New York, 4h du matin. L’inspectrice Rose McGawn est réveillée, en pleine forme, prérogative du décalage horaire. Sous ses yeux s’étend la masse sombre de Central Park, mer d’arbres à peine éclairée par de rares réverbères. Son regard est attiré par trois silhouettes qui se dirigent vers le parc. L’une d’elles semble soutenue par les deux autres. Mais déjà, elles disparaissent sous le couvert touffu des feuillus. Occupée à la préparation d’un procès dans lequel elle et son acolyte, l’inspecteur François Gaudard, doivent témoigner, Rose oublie cette vision nocturne jusqu’au jour où ces évènements lui reviennent en mémoire après la lecture d’un article du New York Times relatant la découverte d’un cadavre dans Central Park. Y a-t-il un lien avec ce qu’elle a observé ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête haletante qui l’entraînera des beaux quartiers de l’Upper West Side à Harlem, de Chinatown aux Hamptons, en passant par Washington et Miami, sur fond d’intrigue politique.

Mon avis:

L’intrigue prend directement place après Le cadavre du 25 (d’ailleurs il vaut mieux lire ce dernier avant pour bien appréhender l’histoire) et nous allons suivre Rose et François qui vont devoir témoigner lors d’un procès à New-York.

Bien entendu, sur place, ils vont se retrouver mêlés à une enquête qui touche les hautes sphères politiques et plus particulièrement les minorités musulmanes turcophones en Chine, les Ouïghours, qui sont encore et toujours persécutées. 

J’ai d’ailleurs aimé que l’autrice aborde ce sujet très engagé qui m’en a appris pas mal sur cette cause. J’avoue apprécier quand les romanciers mêlent des sujets d’actualité à leur intrigue et Laurce Burger excelle à cet exercice. 

Impossible de trop vous en dire de peur de vous dévoiler des éléments importants mais je dois dire que j’ai beaucoup aimé la plume de Laurence Burger et le fait qu’on sent qu’elle sait de quoi elle parle, étant elle-même avocate et spécialiste en droit suisse mais également en droit européen et américain.

Tout est cohérent, bien documenté et tient la route, pour moi c’est une réussite! (Il ne me reste plus qu’à lire le tout premier tome évoqué plus haut (Les noyées du Rocher) !!)

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ces SP!

[SP]J’ai lu: Une ascension de Pauline Desnuelles

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une ascension de l’autrice suisse Pauline Desnuelles que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Ce livre a été retenu dans le sélection des livres pressentis pour le prix du Festival du LÀC.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages:  186 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2023

4ème de couverture:

« Encore quelques centaines de mètres et nous y voici, nous y sommes. Le sommet du Mont-Blanc. Tout en haut. On ne peut pas aller plus haut à moins de marcher dans l’ozone.  » Marguette Bouvier a été la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Présence spectrale, elle raconte sa vie à Aurore, une journaliste qui mène des recherches sur elle et traverse un deuil blanc, après la disparition de son mari dans une avalanche. Entre tristesse et colère, Aurore se frotte à d’autres corps, ouvre les yeux sur son mariage bancal et découvre ses propres forces en affrontant la montagne. Une ascension intérieure. Ce roman polyphonique dépeint avec délicatesse le cheminement d’une femme vers sa liberté.

Mon avis:

Un roman très touchant sur une femme, Aurore, qui vit seule avec sa fille adolescente, Laure, après la disparition de son mari en montagne. Comment faire le deuil d’un amour que l’on a toujours mis sur un piédestal et continuer à vivre ?

Cependant, quand la personne aimée vient à manquer, le vernis de perfection commence à se craqueler et elle se rend compte que cet amour n’était pas égalitaire, que l’être adulé prenait beaucoup mais ne donnait rien ou des miettes. Le ressentiment prend peu à peu le pas sur la tristesse.

En effet, Aurore se rend compte qu’elle a sacrifié beaucoup en devenant mère, sa carrière montante de journaliste et sa liberté, alors que son mari lui, n’a rien modifié dans ses petites habitudes et continue à s’éclipser pour aller en montagne, seul ou avec des amis. De plus, son mari ne lui parlait pas toujours bien et la rabaissait assez souvent en bon pervers narcissique qu’il était. Elle vivait dans le déni de cette réalité mais son décès soudain met tous ces éléments en exergue. 

Tout dans ses mots, son attitude, m’accusait de ne pas être plus débrouillarde, plus bricoleuse, plus sportive, de ne pas être championne de ski. Pourtant il n’aurait pas support de vivre avec une femme puissante qui affronte la montagne, grimpe et skie aussi bien que lui, elle eût été sa rivale. Il voulait que je sois sage, sexy et sage, et que je l’admire surtout. Que je prenne peu de place mais qu’il soit fier de moi. Sois asservie, mais forte et autonome. Son double discours.

Une ascension, de Pauline Desnuelles, pages 137-138

Un magnifique roman sur le deuil – sous toutes ses formes – et la résilience. L’écriture de Pauline Desnuelles est vraiment très belle et j’ai surligné de nombreux passages qui ont résonnés en moi.

La narration s’alterne entre Aurore et sa fille Laure et j’ai aimé ces croisements de point de vue. 

En parallèle, nous suivons également Marguette Bouvier, en 1929, jeune femme déterminée et persévérante qui veut être la première femme à descendre le Mont-Blanc à ski. Faisant fi des des médisants, elle va aller au bout de son idée et tout donner pour arriver à ses fins. Aurore va s’intéresser à son destin extraordinaire pour un article qu’elle doit écrire.

La plume de Pauline Desnuelles va droit au but et sait nous toucher en plein cœur. Ses phrases sont plutôt courtes et ses mots toujours soigneusement sélectionnés. 

Les personnages sont attachants et tout sonne parfaitement juste et vrai.

Ce livre est une ode à la liberté et la volonté d’exister pour soi-même et pas seulement par ou pour les autres. Il dénonce également les relations malsaines et met en avant des héroïnes fortes et inspirantes.

Une plume à suivre de très très près !

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Dormez en Peilz d’Emmanuelle Robert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dormez en Peilz de l’autrice suisse Emmanuelle Robert. Ce roman se passe directement après les événements survenus dans le roman précédent de l’autrice, Malatraix.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 442 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

Mai 2021. Après un hiver compliqué, la Suisse romande se rue vers les plans d’eau. Plongeuse expérimentée, Fabienne Corboz s’attaque au record de profondeur dans le Léman. Mais rien ne se passe comme prévu. Alors qu’un notable disparaît mystérieusement de son paddle au large de l’île de Peilz, des secrets remontent à la surface. Et si cette disparition cachait une vengeance ? À qui le tour ?

Dans son deuxième roman, Emmanuelle Robert quitte les sentiers de montagne pour les profondeurs lacustres et celles, insondables, des âmes humaines. Aidés par la police du lac, Antigona Abimi, Max Kander et leurs collègues enquêtent en eaux troubles. Qui sait quelle part d’eux-mêmes ils y laisseront ?

Après Malatraix (mention spéciale du jury du Festival international du Film alpin des Diablerets 2022), Dormez en Peilz plonge au cœur du Léman, ce lac de légende aussi splendide que dangereux.

Une descente en apnée dont vous ressortirez à bout de souffle.

Mon avis:

Si vous n’avez pas encore lu Malatraix, je vous conseille de le lire avant d’entamer celui-ci, ce second roman faisant assez régulièrement références aux événements survenus dans le premier (ce qui pourrait éventuellement vous spoiler si vous aviez envie de lire Malatraix plus tard).

Quel plaisir de retrouver les personnages du premier tome!

Cette fois-ci, l’autrice nous immerge (au propre comme au figuré) dans le domaine de la plongée, sport au cours duquel des meurtres sordides sont commis. 

Comme dans le roman précédent de l’autrice, le rythme est soutenu, sans temps mort. le fait que les chapitres soient courts contribuent vraiment à faire de ce roman un vrai page-turner.

J’ai toutefois été chiffonnée par quelques petits défauts: En effet, j’ai constaté qu’un des personnages changeait de nom de famille au cours du roman ce que j’ai trouvé pour le moins étrange. J’ai également soulevé des tics de langage un peu redondants de la part de certains personnages (comme le flic neuchâtelois qui entrecoupe toutes ses phrases de « qué?! ») ou encore la jeune voisine de l’enquêtrice Soledad Gimmelfarb qui parle soudainement comme une petite racaille, à coup de « ouais frère », ce que j’ai trouvé un peu agaçant et cassait le rythme des dialogues. (mais ce n’est que mon ressenti)

En parlant de Soledad, je l’ai trouvée très en retrait dans ce tome, les enquêteurs principaux étant pour le coup plutôt Max Kander (son binôme) et Antigona Abimi, que j’ai trouvée bien plus attachante dans ce second tome. Les personnages d’ailleurs sont bien construits et l’autrice arrive à leur donner de la substance, chose que j’apprécie énormément. 

On y suit aussi beaucoup Fabienne Corboz, une femme aisée donc le mari est en cavale, qui pratique la plongée de manière plutôt assidue et rêve de devenir la nouvelle détentrice du record de profondeur dans le lac Léman. Cette femme, si sûre d’elle en apparence, est pourtant très dépendante du regard des autres – des hommes notamment. Un personnage complexe que j’ai bien aimé! 

J’ai également apprécié toutes les histoires secondaires imbriquées dans l’histoire principale, qui laissent à présager que nous reverrons peut-être les protagonistes (je l’espère en tout cas). Bref, comme pour Malatraix, j’ai passé un chouette moment de lecture avec cette enquête bien ficelée et j’ai aimé en apprendre plus sur la plongée en apnée.

Trigger Warning: L’autrice aborde dans ce roman le thème des abus sexuels et les répercussions que ceux-ci ont sur les victimes durant toute leur vie.

Pour résumer, un roman qui se dévore, une plume fluide, pas exempte de défauts mais qui fonctionne vraiment bien! Je lirai avec plaisir les prochains ouvrages d’Emmanuelle Robert.

Vous ne regarderez plus jamais le lac Léman du même œil!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Dans l’ombre du Mont Olympe d’Elio Sottas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans l’ombre du Mont Olympe de l’auteur Elio Sottas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. L’auteur a 23 ans et il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  267 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

« A force de jouer trop près du soleil, Apollon s’est brûlé. Si vous autres, locataires du Mont Olympe, riez de votre momentanée toute-puissance, n’oubliez psa que de dieu à mortel, il n’y qu’une étincelle. »
 
Alors que cet énigmatique message paraît dans la presse, Daniel Rappraz est retrouvé mort sur le lac Léman. Quel lien existe-t-il entre un comptable sans histoire, les dieux de la mythologie grecque et un club de poker très sélect?
C’est ce que va tenter de découvrir Markus Ederlang, inspecteur en charge de l’enquête, qui va se retrouver projeté dans un monde où argent et faux-semblants se mélangent et dans lequel les joueurs ont tout intérêt à brouiller les cartes.

Mon avis:

Ce polar a été écrit par un jeune auteur de 23 ans, et je dois en premier lieu saluer la maturité dans son écriture. 

Dans ce roman, des cadavres sont retrouvés avec des chiffres romains tracés au scalpel sur leur torse… et un mystérieux personnage nargue les forces de l’ordre avec des messages énigmatiques et plutôt menaçants publiés dans les journaux. 

L’auteur a su alterner les scènes plus mouvementées avec des moments plus intimistes et je trouve que cela contribue à s’identifier et à s’attacher plus facilement aux protagonistes. Comme je suppose que nous allons retrouver les personnages dans un second livre (du moins je l’espère!), je trouve qu’il était important de bien mettre le décor en place, même si cela ralentissait un poil l’intrigue à certains moments. 

J’ai été particulièrement touchée par la relation entre Markus Ederlang, l’inspecteur et « héros » du livre, et Louise, sa compagne. 

L’auteur m’a cependant un peu perdue lors des parties de poker très (trop?) détaillées. En effet, je ne pense pas qu’il était nécessaire de décrire toutes les parties auxquelles participe l’inspecteur Ederlang dans le cadre de son enquête. De plus, cela m’a fait perdre un peu le fil de l’intrigue.

Ce roman (qui est pour moi plus un roman sur les mœurs humaines qu’un polar pur et dur, malgré les meurtres) reste néanmoins une très bonne surprise et je lirai avec plaisir les prochaines parutions de ce jeune auteur très prometteur.

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!