J’ai lu: Les déracinés de Catherine Bardon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les déracinés de l’autrice Catherine Bardon. Il s’agit du premier tome (bien qu’il puisse se lire seul) d’une grande saga familiale inspirée de faits réels.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 768 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 7 mars 2019

4ème de couverture:

Almah et Wilhelm se rencontrent dans la Vienne brillante des années 1930. Après l’Anschluss, le climat de plus en plus hostile aux juifs les pousse à quitter leur ville natale avant qu’il ne soit trop tard. Perdus sur les routes de l’exil, ils tirent leur force de l’amour qu’ils se portent : puissant, invincible, ou presque. Ils n’ont d’autre choix que de partir en République dominicaine, où le dictateur promet 100 000 visas aux juifs d’Europe. Là, tout est à construire et les colons retroussent leurs manches. Pour bâtir, en plein cœur de la jungle hostile, plus qu’une colonie : une famille, un avenir. Quelque chose qui ressemble à la vie, peut-être au bonheur…

Mon avis:

J’ai adoré ce roman qui aborde un aspect peu connu de la Seconde Guerre Mondiale : l’accueil du peuple juif en République Dominicaine, où ils fonderont des villages « exemples », sensés redorer la réputation peu reluisante du dictateur Trujillo.

Nous allons suivre Almah et Wilhelm, un couple autrichien obligé de fuir leur pays pour sauver leur vie et celle de leur fils.

Abandonnant leur passé derrière eux, ils vont entamer un long périple qui les emmènera en Suisse, au Portugal puis aux USA, pour finir par rallier l’île qui accepte encore des immigrants.

En effet, beaucoup de pays avaient atteints leur « quota » et ne délivraient plus de visas.

Roman historique bénéficiant de recherches solides et approfondies (cette édition collector est d’ailleurs agrémentée de nombreuses photographies), c’est également un récit dont les protagonistes ont été très largement inspirés d’une histoire vraie.

J’ai été emportée par l’écriture de l’autrice qui sait conter les faits d’une manière passionnante bien que factuelle. J’ai aimé suivre Almah et Will dans leur nouvelle vie même si on ressent que le poids de leur passé et de leur histoire est parfois une charge trop lourde à porter. 

On prétend que l’âme des morts survit aussi longtemps que quelqu’un est capable de prononcer leur nom. Je prononcerai les leurs en silence chaque jour de ma vie.

Les déracinés, de Catherine Bardon, page 566.

Cependant, l’espoir, le bonheur et la joie existent encore au milieu de l’horreur et ils font preuve d’une résilience à toute épreuve, en restant soudés et en mettant un point d’honneur à voir le bon côté des choses.

Les déracinés est un petit pavé que j’ai dévoré et dont j’ai quitté les personnages à regret.

Je pense me procurer très vite la suite!! Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les hommes ont peur de la lumière de Douglas Kennedy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les hommes ont peur de la lumière de l’auteur Douglas Kennedy.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 255 pages

Maison d’édition:  Belfond

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2022

4ème de couverture:

Un après-midi calme et ensoleillé, un bâtiment en apparence anonyme et soudain, l’explosion d’une bombe.

L’immeuble dévasté abritait l’une des rares cliniques pratiquant l’avortement. Une victime est à déplorer et parmi les témoins impuissants, Brendan, un chauffeur Uber d’une cinquantaine d’années, et sa cliente Elise, une ancienne professeure de fac qui aide des femmes en difficulté à se faire avorter.

Au mauvais endroit au mauvais moment, l’intellectuelle bourgeoise et le chic type sans histoires vont se retrouver embarqués malgré eux dans une dangereuse course contre la montre. Car si au départ tout semble prouver qu’il s’agit d’un attentat perpétré par un groupuscule d’intégristes religieux, la réalité est bien plus trouble et inquiétante…

Tout à la fois thriller haletant et chronique d’une Amérique en crise, Les hommes ont peur de la lumière est surtout le puissant portrait d’un homme et d’une femme qui, envers et contre tout, essaient de rester debout.

Mon avis:

J’ai aimé suivre ce chauffeur de Uber cinquantenaire, Brendan, qui, après avoir amené une cliente dans un centre pour les femmes qui veulent avorter (où celle-ci travaille), va être le témoin d’un attentat dans ce même centre.

Marié à une femme bigote qui fréquente des groupes « pro-vie », il va malgré tout décider d’aider sa cliente dans tous ses autres déplacements, quitte à se mettre en danger.

Douglas Kennedy brosse un portrait sans complaisance de l’Amérique conservatrice et hyper religieuse, un pays où les armes à feu sont en vente libre mais où on accepte de moins en moins que les femmes puissent disposer de leur corps comme elles l’entendent.

J’ai aimé le fond et la forme de ce roman que j’ai trouvé percutant et lucide sur notre société qui marche sur la tête.

Encore une fois, Douglas Kennedy s’attaque à des sujets bien d’actualité et se permet d’écrire noir sur blanc ce que la plupart des gens pensent sans oser le dire. 

Un roman féministe et engagé que j’ai trouvé passionnant!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: L’enragé de Sorj Chalandon

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’enragé de l’auteur Sorj Chalandon.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 16 août 2023

4ème de couverture:

« En 1977, alors que je travaillais à Libération, j’ai lu que le Centre d’éducation surveillée de Belle-Île-en-Mer allait être fermé. Ce mot désignait en fait une colonie pénitentiaire pour mineurs. Entre ses hauts murs, où avaient d’abord été détenus des Communards, ont été « rééduqués » à partir de 1880 les petits voyous des villes, les brigands des campagnes mais aussi des cancres turbulents, des gamins abandonnés et des orphelins. Les plus jeunes avaient 12 ans.
Le soir du 27 août 1934, cinquante-six gamins se sont révoltés et ont fait le mur. Tandis que les fuyards étaient cernés par la mer, les gendarmes offraient une pièce de vingt francs pour chaque enfant capturé. Alors, les braves gens se sont mis en chasse et ont traqué les fugitifs dans les villages, sur les plages, dans les grottes. Tous ont été capturés.Tous ? Non : aux premières lueurs de l’aube, un évadé manquait à l’appel.
Je me suis glissé dans sa peau et c’est son histoire que je raconte. Celle d’un enfant battu qui me ressemble. La métamorphose d’un fauve né sans amour, d’un enragé, obligé de desserrer les poings pour saisir les mains tendues. » S.C.

Mon avis:

Dans ce roman inspiré de faits réels, nous allons suivre l’âpre quotidien d’un adolescent, Jules Bonneau, enfermé dans une colonie pénitentiaire pour mineurs à Belle-Ile-en-Mer, en 1934.

Un jour, Jules et une cinquantaine d’autres enfants vont tenter de s’échapper. Mais sur une île, difficile de se cacher longtemps, surtout quand les habitants sont payés grassement pour « rendre » les jeunes hommes qu’ils retrouvent.

Tous seront repris. Tous, sauf Jules.

J’ai aimé la détermination de ce jeune homme à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. On s’attache immédiatement à ce « gamin » qui n’arrive pas à faire confiance aux gens car on ne lui a jamais fait confiance non plus. 

Après un début un peu lent et un peu confus le temps que tous les personnages soient présentés, je n’ai plus pu lâcher ce beau roman qui parle de rédemption, d’amitié et de courage.

L’intrigue est palpitante et passionnante et j’ai aimé découvrir la plume de Sorj Chalandon que je ne connaissais que de nom.

Une réussite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Nos plus beaux jours sont des mensonges de Francisco Arenas Farauste

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nos plus beaux jours sont des mensonges de l’auteur Francisco Arenas Farauste que j’ai eu la chance de recevoir de sa part. Il signe là son second roman après Le comte foudroyé que j’avais adoré et dont je vous avais parlé juste ici.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 113 pages

Maison d’édition: 5 sens éditions

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

Une simple lettre peut-elle changer le cours d’une vie ? Un courrier inattendu, reçu un jour ordinaire, peut-il subitement éclairer les événements de notre passé d’une lumière nouvelle et ainsi changer notre destin ? Dans le Paris du tournant du XXe siècle, des révélations étonnantes bouleversent notre héroïne, Mathie, et lui font brutalement prendre conscience des mensonges qui ont brouillé sa compréhension des principales étapes de son existence.

« Nos plus beaux jours sont des mensonges » est également un roman moderne sur la puissance de l’écriture au service de l’imagination. Dans quelle mesure, l’écrit peut-il modeler et altérer notre perception de la réalité ? Ce déploiement de fantaisie et d’enchantement nous interroge aussi sur notre conception du bonheur : vaut-il mieux vivre heureux dans l’illusion ou malheureux dans la réalité ?

Mon avis:

Début 2023, j’avais lu le comte foudroyé du même auteur et ce court roman avait été une excellente surprise! Ce nouvel ouvrage avait donc la lourde responsabilité de passer après un très bon roman. Et je vous le donne en mille: celui-ci est à mon sens encore meilleur!

Nous y suivons la fille d’un baron, Mathie, qui entretient une relation avec un prince russe pour le moins mystérieux. Ce dernier va disparaître du jour au lendemain, la laissant éplorée.

Des années plus tard, Mathie va recevoir une longue lettre sous forme de confession. Et si l’être aimé n’était pas celui qu’il avait prétendu être ? Et finalement, est-ce si important, du moment qu’on s’aime?

L’amour peut-il surmonter tous les mensonges ?

Aucun esprit ne peut supporter que l’absurdité emporte son propre enfant. Ne cherchons-nous pas toujours une raison ou un sens à ce qui n’en a pas? Nous ne pouvons endurer de confier nos êtres chers au hasard, d’imaginer leur fragilité face à la cruauté de la coïncidence, à la froideur de situations sans raison.

Nos plus beaux jours sont des mensonges, de Francisco Arenas Farauste, page 98

Un roman poétique (rien que le titre est sublime), passionnant et haletant, empli de rebondissements et qui m’a enchantée de la première à la dernière page.

A noter que ce roman est le second opus d’une trilogie sur les thèmes de l’illusion et du mensonge (Les livres sont cependant indépendants).

A découvrir de toute urgence! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci à Francisco Arenas Farauste pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: L’usure d’un monde – Une traversée de l’Iran de François-Henri Désérable

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit de voyage L’usure d’un monde – Une traversée de l’Iran de l’auteur François-Henri Désérable. Il s’agit du second ouvrage sélectionné pour le Prix du Festival du LÀC pour lequel je fais cette année encore partie du jury.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 4 mai 2023

4ème de couverture:

« La peur était pour le peuple iranien une compagne de chaque instant, la moitié fidèle d’une vie. Les Iraniens vivaient avec dans la bouche le goût sablonneux de la peur. Seulement, depuis la mort de Mahsa Amini, la peur était mise en sourdine : elle s’effaçait au profit du courage. » Fin 2022, au plus fort de la répression contre les manifestations qui suivent la mort de Mahsa Amini, François-Henri Désérable passe quarante jours en Iran, qu’il traverse de part en part, de Téhéran aux confins du Baloutchistan. Arrêté par les Gardiens de la révolution, sommé de quitter le pays, il en revient avec ce récit dans lequel il raconte l’usure d’un monde : celui d’une République islamique aux abois, qui réprime dans le sang les aspirations de son peuple.

Mon avis:

j’ai vraiment apprécié ce carnet de voyage en Iran qui m’a touchée et m’a fait réfléchir sur les pertes de libertés que subissent au quotidien les habitant.e.s de ce pays.

L’auteur a pris des risques inconsidérés pour documenter son livre et on ressent la véracité des faits dans ses propos. On sent qu’il a parfois eu peur pour sa vie et on tremble pour lui a chaque page. Les photos qu’il a prises là-bas enrichissent encore son récit.

L’auteur sait qu’il est un privilégié car il vit en France et finira par rentrer chez lui, alors que les iraniens et d’autant plus certaines minorités ethnico-religieuses – sur lesquelles j’ai appris beaucoup de choses – doivent vivre au quotidien dans le chaos qu’est devenu leur pays.

Leur courage et les risques qu’ils prennent pour faire reculer l’obscurantisme du régime islamiste est exemplaire.

La peur est l’arme la plus sûre du pouvoir. Mais depuis peu la peur, on l’a dit, se voyait damer le pion par le courage. De plus en plus souvent, au petit groupe qui se mettait à crier des slogans s’agrégeait un autre petit groupe, puis un autre, et encore un autre, et c’était déjà un attroupement. L’attroupement agglomérait d’autres hommes, d’autres femmes qui venaient scander leur colère, et bientôt ça n’était plus un attroupement: c’était une foule. Quand le phénomène se reproduit de ville en ville, le foule devient peuple. Ainsi se font les révolutions quand on n’a que sa voix. 

L’usure d’un monde – une traversée de l’Iran, de François-Henri Désérable, page 30.

Chaque chevelure révélée est une petite victoire qui donne du poids à leur cause.

L’usure d’un monde est un récit précieux et essentiel qui redonne une voix à tous les opprimé.e.s qui ne peuvent pas ou plus la faire entendre.

FEMME, VIE, LIBERTÉ!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Mémoires de la forêt tome 3: L’esprit de l’hiver de Mickaël Brun-Arnaud, illustré par Sanoe

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mémoires de la forêt tome 3, L’esprit de l’hiver de l’auteur Mickäel Brun-Arnaud et illustré par Sanoe. Je vous avais parlé du tome 1 juste ici ainsi que du tome 2 juste ici.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 344 pages

Maison d’édition: L’école des Loisirs

Date de parution (dans cette édition): 4 octobre 2023

4ème de couverture:

L’hiver et son manteau se sont posés sur la forêt. Les jours sont froids et les nuits sont longues, mais, comme chaque année à l’approche de la fête de Yule, les habitants de Bellécorce se réjouissent : les boutiques regorgent de jolies choses, les gourmandises se préparent, et beaucoup prennent la direction du Grand Nord. C’est tout là-haut, dans les dangereuses vallées de Sombrehiver, que Pimprenelle et Séraphin Renard sont allés chercher un cadeau pour Bartholomé, leur fils à la santé fragile. Mais ils ne reviennent pas le jour prévu… Pour les retrouver, Bartholomé embarque avec son oncle Archibald sur l’Étoile de Bellécorce, un légendaire train à vapeur. Alors qu’à bord les évènements étranges se succèdent, il fait la connaissance d’un mystérieux passager clandestin, qui pourrait bien détenir des informations cruciales pour leur enquête…

Mon avis: 

Comme dans les autres opus de la saga, nous allons suivre notre charmant libraire Archibald Renard pour une nouvelle aventure avec son cher neveu Bartholomé, dont nous avions fait la connaissance dans le tome 2.

Cette fois-ci, c’est ce dernier qui est particulièrement concerné car ses parents ont disparus lors de leur dernier voyage d’affaires.

Déterminés à les retrouver, Archibald et Bartholomé vont monter à bord du fameux train à vapeur « L’étoile de Bellécorce » et vont mettre la patte sur bien des mystères!

En parallèle, la réputation d’Archibald est mise à mal avec une vilaine tortue qui l’accuse d’avoir plagié son livre (le livre qu’Archibald a écrit sur la vie de Ferdinand Taupe, que nous suivons dans le tome 1).

Comme dans les deux tomes précédents, j’ai apprécié que l’auteur aborde des thèmes forts : le deuil, les regrets, la confiance en soi et la puissance de l’amitié.

Un texte subtil – magnifiquement mis en valeur par les superbes illustrations de Sanoe qui lui confèrent une aura particulière – qui a su me toucher et que je glisse avec plaisir dans la bibliothèque de mes filles.

Je me réjouis d’ores et déjà de lire le 4ème et dernier tome dont l’histoire se passera au printemps et qui devrait paraître prochainement.

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Le Vol des Glaneuses de Matteo Salvadore

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le Vol des Glaneuses de l’auteur Matteo Salvadore que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. Il signe là son second roman après Larmes de renard que j’avais adoré et dont je vous avais parlé juste ici.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 392 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 28 novembre 2023

4ème de couverture:

Vevey, quelques jours avant Noël. Trois hommes arrêtent un fourgon blindé et s’emparent d’un tableau d’Eugène Burnand, Les Glaneuses. L’inspectrice principale Maude Colomb est chargée d’en retrouver la trace, mais l’enquête piétine et la toile reste introuvable.
 
Genève, deux ans plus tôt. Un jeune homme rêve de devenir journaliste d’investigation. En lançant des recherches sur une ancienne affaire, il se heurte au mépris et à l’indifférence de tous. Il ne se rend pas encore compte de tout ce que va déclencher sa curiosité. 
 
De la cité de Calvin à Blonay, d’Arolla à Zürich, policiers comme reporters vont devoir mettre de côté leurs états d’âme pour faire éclater la vérité au grand jour.

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’avais beaucoup aimé le premier roman de ce jeune auteur très talentueux,  Larmes de renard, que j’avais trouvé très abouti.

Dans ce nouveau roman, où nous suivons à nouveau l’inspectrice Maude Colomb et son équipe, nous voilà plongés dans le monde de l’art car un tableau, Les glaneuses, a été volé lors de son transfert d’un musée à un autre.

En parallèle, nous suivons le jeune Hicham, qui rêve de devenir grand reporter et qui enquête sur un coldcase datant de 1949, deux jeunes filles tuées par balle et retrouvées près du village de Maracon (VD). Très vite, il se rend compte que l’affaire a été étouffée et que des personnes influentes y sont mêlées. Cependant, Hicham est tenace et ne renoncera pas à voir la vérité éclater, quitte à prendre des risques.

Et si le vol du tableau et ces meurtres étaient liés?

L’auteur a le don pour créer des personnages auxquels on s’attache et il prend le temps d’entrer dans la vie de ceux-ci pour leur donner de la profondeur, ce qui les rend d’autant plus crédibles.

Il aborde également les thèmes des troubles du stress post traumatique et des abus sexuels dans le cadre du travail.

Ce nouveau roman confirme tout le bien que je pensais déjà de cet auteur et il me tarde déjà de retrouver Maude et ses collègues pour une nouvelle enquête.

Un polar de haut vol que je ne peux que vous recommander si vous aimez les romans policiers pas sanglants avec une intrigue en béton.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Hunger Games – La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur de Suzanne Collins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Hunger Games – La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur de l’autrice Suzanne Collins. Il s’agit du préquel à la célèbre trilogie Hunger Games que j’avais adorée.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 672 pages

Maison d’édition: PKJ

Date de parution (dans cette édition): 19 octobre 2023

4ème de couverture:

Dévoré d’ambition
Poussé par la compétition
Il va découvrir que la soif de pouvoir a un prix

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.
Mais le sort s’acharne. Honte suprême, on lui a confié le plus misérable des tributs : une fille du district Douze. Leurs destins sont désormais liés. Chaque décision peut les conduire à la réussite ou à l’échec, au triomphe ou à la ruine.
Dans l’arène, ce sera un combat à mort.

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver l’univers sans pitié de Panem, ses districts et son Capitole!

Dans ce roman, nous allons suivre l’ascension du jeune Coriolanus (oui il s’appelle vraiment comme ça 🤣) Snow, qui deviendra comme nous le savons déjà le fameux et redoutable président Snow.

Au début du roman, nous comprenons que sa famille est ruinée, il vit avec sa cousine Tigris et leur grand-mère après le décès de leurs parents. 

Il a été sélectionné pour être l’un des mentors d’un tribut du disctrict 12, Lucy Gray, jeune femme fantasque à la langue bien pendue dont la passion est le chant. Au départ, rien ne prédestinait Lucy à aller loin dans les Hunger Games, mais son ingéniosité couplée à celle de Coriolanus fera peut-être peser la balance en sa faveur au moment des combats dans l’arène des Hunger Games. Entre Lucy et Coriolanus se tisse peu à peu une relation entre attirance et répulsion, plus forte qu’eux. 

« Je ne possède rien que vous pourriez m’enlever. »

(Lucy Gray Baird)

Hunger Games, La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, de Suzanne Collins, page 43

Contre toute attente, je me suis attachée à ce personnage ambivalent, devant faire face à une lutte intérieure permanente: être fidèle au Capitole et arriver à redorer l’image de la famille Snow ou écouter son cœur et aider des personnes qui ne peuvent que ternir sa réputation?

Tiraillé entre ambition, trahison et sentiments, Corionalus est un personnage torturé que j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre. On a envie de le détester car on sait ce qu’il va devenir ensuite mais on n’y arrive jamais totalement car finalement il n’a pas été très aidé dans sa vie non plus. Tout ce qu’il a accompli, il l’a fait seul et à la sueur de son front. 

Bref, j’ai trouvé ce préquel très intéressant et j’ai aimé en savoir plus sur les différentes guerres et révoltes meurtrières entre les districts et le Capitole. Un univers foisonnant et intelligemment pensé par une autrice dont j’attends beaucoup des prochains ouvrages!

« La neige se pose toujours au sommet »! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Sauvagines de Gabrielle Filteau-Chiba

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sauvagines de l’autrice Gabrielle Filteau-Chiba. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition):2 février 2023

4ème de couverture:

« Pourquoi donc a-t-on tant besoin de posséder la beauté ? Et si on la laissait vivre en paix dans l’espoir de la recroiser un jour ? » Garde-forestière, Raphaëlle vit dans une cabane isolée au coeur de la forêt du Kamouraska. Pour rien au monde elle n’échangerait cette vie loin des hommes. Mais une nuit, sa chienne disparaît. Raphaëlle suspecte rapidement des braconniers et les prend en chasse. Elle ignore que, depuis l’ombre, des yeux la guettent. Dans cette nature aussi belle que féroce, proie et prédateur se confondent…

Mon avis:

Dans ce roman, nous allons suivre Raphaëlle, quadra célibataire qui est garde forestière au Canada. Elle vit simplement, en communion avec la nature, avec pour seule compagnie sa chienne Coyote.
 
Un jour, celle-ci va être prise au piège dans un collet déposé par des braconniers. Raphaëlle va alors entrer en guerre contre ces personnes qui ne respectent pas les animaux et la nature et qui tuent sans se soucier des quotas.
 
J’ai aimé ce roman qui ne contente pas d’être du nature writing mais qui pose également de bonnes questions sur notre façon de vivre ou survivre. On entre en immersion complète dans le Québec sauvage et les descriptions de l’autrice sont si vivantes qu’on s’y croirait vraiment.
 
De plus, le tournant polar que prend le roman au fil des pages rend le tout très haletant et passionnant.
 
J’ai adoré Raphaëlle que j’ai trouvée très inspirante. Elle va jusqu’au bout de ses idées et idéaux et ne plie jamais, même sous la menace. Sa manière de vivre dans la plus grande simplicité (on peut presque parler de dénuement) est vraiment incroyable.
 
Mes sources au Ministère disaient vrai. On vient de signer l’arrêt de mort des lynx au Québec. 
Je suis quoi, moi, un épouvantail? Qu’est-ce je fais ici, sans blague? Ensuite, ce sera au tour à qui, l’ours polaire ? On va rationnaliser la chose en affirmant que, comme la banquise fond, mieux vaut tous les tirer avant qu’ils ne descendent chez nous? Et on va continuer de faire comme si la crise climatique était une crise d’adolescence d’écolos qui exagèrent ?
 
Sauvagines, de Gabrielle Filteau-Chiba, pages 100-101
 
Il ne me reste plus qu’à lire encabanée (qui se passe avant Sauvagines) et Bivouac (qui se passe après) pour retrouver les personnages imaginés par l’autrice dont j’ai apprécié la plume féministe et engagée pour la sauvegarde de la nature.
 
Une réussite! 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Derrière les portes de B.A. Paris

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Derrière les portes de l’autrice B.A. Paris. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 317 pages

Maison d’édition: Hugo Roman

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2017

4ème de couverture:

En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L’amour, l’aisance financière, le charme, une superbe maison.
Le bonheur.
Vous connaissez tous un couple comme celui qu’ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux.
Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L’inviter à déjeuner, seule.
Et pourtant, cela s’avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l’un sans l’autre.
Est-ce cela que l’on appelle le grand amour ?

À moins que les apparences ne soient trompeuses.
Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait.
Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ?
Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ?

Mon avis:

 

Dans ce roman, nous allons suivre un jeune couple en apparence parfait, Jack est avocat et son épouse Grace reste à la maison pour s’occuper de la cuisine et du ménage. Ils s’apprêtent à accueillir la jeune sœur trisomique de Grace dans leur maison….

Pourtant, la perfection n’est qu’un vernis car à l’abri des regards, Jack tient Grace sous son emprise, la privant de son téléphone et la coupant de tout contact avec autrui, sauf en sa présence. Grace sent peu à peu le piège se refermer sur elle. Pour se sauver et surtout sauver sa sœur de ce psychopathe, elle sera prête à tout.

Mais comment se faire entendre quand tout le monde adule votre mari et qu’il est de notoriété publique que vous êtes fragile psychologiquement?

Un polar haletant et glaçant, que j’ai dévoré et qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page !! J’ai apprécié le fait que l’autrice aborde le sujet de la trisomie, un thème souvent peu évoqué en littérature et le thème des relations toxiques. J’ai souvent eu très mal au cœur pour Grace, qui se retrouve prisonnière de sa propre vie.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce thriller psychologique et me pencherai avec plaisir sur les autres écrits de l’autrice!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)