[SP]J’ai lu: Opération Eclipse de Pierre-André Truffer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Opération Eclipse de l’auteur suisse Pierre-André Truffer que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 18 janvier 2024

4ème de couverture:

Début des années 1970.

Le dictateur roumain Nicolae Ceauşescu veut obtenir des avantages  économiques et politiques de la part des Etats-Unis. Pour leur forcer  la main, il décide de prendre en otage une mission américaine… sur  la Lune !

Aidé par d’autres pays, dont l’URSS et la Chine, il met au point la  plus vaste machination jamais conçue: l’Opération Eclipse.
Les Américains sont frappés par surprise mais ne tardent pas à  réagir. Le conflit devient planétaire, au coeur de la guerre froide, et  le monde est au bord de l’explosion.

Un scénario surprenant et pourtant étonnamment crédible. D’une  exactitude historique et technique sans faille, il s’avère d’un réalisme à couper le souffle. Même les personnages sont véridiques : tous  jouent leur vrai rôle sous leur vrai nom (leur « vrai » faux nom pour  les agents secrets).

Vivez ce combat au coeur du pouvoir, à Bucarest et à Washington.  Plongez dans le suspense vertigineux d’une opération spéciale sans  précédent. Accompagnez les astronautes dans leur mission en  perdition. Et tremblez au seuil d’une guerre d’apocalypse.

Un thriller puissant, captivant, étonnant.
Comme vous n’en avez jamais lu…

Mon avis:

Ce roman d’espionnage imaginé par l’auteur, dont la base historique est réelle, prend place en 1972.

Alors que les USA préparent une nouvelle sortie sur la lune, les Roumains, appuyés par la Corée du Nord, décident de prendre en otage les astronautes américains lors de la mission lunaire Apollo 17, en les privant de toute communication avec la terre qui leur permettrait de revenir sains et saufs sur celle-ci.

Cette opération de grande envergure a un nom: l’opération Éclipse.

De suite, les Américains soupçonnent la Chine et la Russie d’être de mèche avec les terroristes. Une guerre de nerfs et de pouvoir va alors s’engager entre tous ces grands pays, faisant monter peu à peu la tension et la pression au fil des pages.

Plus que la vie des trois astronautes, c’est l’avenir du monde entier qui est mis en jeu. Entre fausses alliances et jeux de dupes, comment les choses vont-elles pouvoir se terminer quand tous les pays essaient de tirer la couverture à eux?

L’auteur nous livre là un roman d’espionnage et de politique pointu et plutôt complexe mais très intéressant. On sent que Pierre-André Truffer est passionné par son sujet et il arrive à nous expliquer d’une manière simple, claire et ludique des manœuvres militaires ou des avancées techniques et technologiques compliquées, même si j’avoue être certainement passée à côté de quelques petites subtilités (certains passages étaient plutôt ardus pour moi qui n’y connais rien).

Un roman qui retrace une guerre d’influence à l’échelle internationale impossible à lâcher une fois qu’on est lancés!

Un livre que je vous conseille si le sujet des expéditions lunaires vous intéresse (on sent que l’auteur est un expert du programme Apollo) et que vous aimez les romans d’espionnage pleins de rebondissements.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le petit roi de Mathieu Belezi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le petit roi de l’auteur Mathieu Belezi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 128 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2023

4ème de couverture:

Roman fulgurant d’une centaine de pages, Le Petit Roi raconte l’histoire d’un enfant qui, abandonné par sa mère, se retrouve confié à son vieux grand-père, un paysan isolé dans une petite ferme provençale. Intime et bouleversant, ce roman est de la même puissance littéraire qu’ Attaquer la terre et le soleil, Prix littéraire Le Monde 2022. Un chef-d’œuvre, vraiment.

Abandonné par sa mère, un enfant se retrouve confié à son vieux grand-père, un paysan vivant seul dans une petite ferme provençale. Depuis cette scène, si simple, Mathieu Belezi réussit à dire la vérité d’un monde. L’indifférence répétée des saisons, la cruauté, l’absurdité des destins, la violence des désirs, le besoin d’amour, tout est là et brûle dans ce bref roman, dont la beauté et la puissance font écho à celles d’ Attaquer la terre et le soleil, Prix littéraire du Monde 2022.

Roman sidérant d’une centaine de pages, Le Petit Roi se révèle un chef-d’œuvre. À l’instar d’œuvres comme Jeux interditsSa majesté des mouches ou encore Les 400 coups, il réussit à dire avec force le vertige de l’enfance, loin de toute mièvrerie. La musicalité et la fulgurance des phrases que déploie ce texte nous font vivre de façon bouleversante l’attente et la désillusion d’un enfant qui n’aspire qu’à être aimé.

Mon avis:

Un court roman (ou récit?) où nous allons suivre Mathieu, un adolescent qui a été confié à son grand-père par sa mère, dans une ferme à la campagne.

C’est un enfant introverti, à la curiosité souvent morbide, qui a grandi et s’est construit comme il le pouvait au milieu des disputes et violences conjugales quotidiennes de ses parents.

Le contact avec la terre et l’amour d’un grand-père suffiront-ils à lui rendre son sourire et à apaiser ses pulsions de violence ?

Peut-on « réparer » un enfant quand il a baigné pendant des années dans un environnement malsain ?

J’ai trouvé le grand-père de nature plutôt taiseuse très touchant car il fait de son mieux pour faire pousser droit son petit-fils.

Un ouvrage écrit avec une économie de mots qui donne encore plus de poids à ceux-ci.

J’ai aimé la plume de Mathieu Belezi qui ne s’embarrasse pas de fioritures et va droit au but.

Une jolie découverte!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Blizzard de Marie Vingtras

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Blizzard de l’autrice française Marie Vingtras. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Editions de L’Olivier

Date de parution (dans cette édition): 26 août 2021

4ème de couverture:

Le blizzard fait rage en Alaska.

Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n’aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l’enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s’engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d’une écriture incisive, s’attache à l’intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

Mon avis:

L’ambiance de ce roman impossible à lâcher est étouffante, un comble pour une histoire qui se passe au grand air, et plus précisément en plein blizzard en Alaska!

Bess, une jeune femme dont on ne sait au début pas grand chose, va se retrouver dehors en pleine tempête avec le fils de son coloc, et au moment de rattacher ses lacets, va lui lâcher la main et ne plus le retrouver.

Il n’a suffit que de quelques secondes pour que ce qui était en soi une folie (quelle idée de sortir par ce temps?!) se transforme en cauchemar éveillé.

Chaque chapitre est narré en alternance par les différents protagonistes et cela résonne comme des confessions, comme si le drame qu’ils sont en train de vivre leur donnait envie de se remémorer leur vie et leurs regrets et/ou remords quant à celle-ci… chacun fait son petit examen de conscience et des souvenirs – douloureux pour la plupart – remontent à la surface, tous les personnages possédant des petits secrets qu’ils se donnent bien du mal à cacher.

Les disparus occupent parfois plus de place que les vivants.

Blizzard, de Marie Vingtras, page 178.

La tension est permanente de la première à la dernière page et le suspense est haletant.

On sent poindre derrière chaque histoire des choses très sombres mais sans réussir vraiment à mettre le doigt dessus, jusqu’au dénouement final qui m’a prise aux tripes.

J’ai eu un coup de cœur pour la plume de l’autrice dont je lirai avec plaisir les prochains livres !!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Dangereuse vie de bureau de Guillaume Rihs

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dangereuse vie de bureau de l’auteur suisse Guillaume Rihs que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 9 février 2024

4ème de couverture:

Samuel Grandpierre, grand homme chauve de presque deux mètres, aurait pu devenir clarinettiste professionnel. Adepte de menuiserie japonaise, il est directeur d’agence immobilière, roulant dans une voiture de directeur. Est-ce qu’il regrette ?

Au dix-septième étage de l’imposante tour Azur, une trentaine de collaborateurs motivés s’activent dans les bureaux confortables de Casagrande immobilier : un joyeux mélange humain uni autour d’Antonia Casagrande, la fondatrice de l’entreprise. Et si le vernis s’effritait ? 

Mon avis:

Dans ce roman sur le monde du travail, nous allons suivre la vie de Samuel Grandpierre, clarinettiste, menuisier, homme à tout faire et qui va presque malgré lui se retrouver à la tête de l’agence immobilière de l’une de ses amies.

Malgré un début un peu long et descriptif, les pages s’enchaînent ensuite plutôt rapidement, et je salue là la plume très fluide de Guillaume Rihs, dont les dialogues sont un vrai régal!

La narration est assez particulière avec des allers retours entre le présent et le passé.

Au début du roman on suit beaucoup Samuel Grandpierre pour ensuite s’en éloigner pour raconter ce qu’il se passe en son absence, nous faisant presque oublier son existence. 

L’auteur excelle dans l’art de décrire les mesquineries et petites cruautés entre collègues abandonnés à eux-mêmes par leur hiérarchie. J’ai cependant trouvé que parfois tout allait trop loin, heureusement, je n’ai jamais vécu de telles expériences au travail!! 😛 

Un livre à l’humour grinçant et sans filtre qui m’a fait passer un bon moment de lecture!

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le diable de Milan de Martin Suter

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le diable de Milan de l’auteur suisse Martin Suter.

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Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 15 novembre 2007

4ème de couverture:

Depuis un bad trip au LSD, Sonia est victime d’hallucinations. Elle quitte son mari et part travailler dans un grand hôtel des Alpes suisses. Sur place, un portier de nuit disparaît, un ficus est liquidé à l’acide, les douze coups de minuit sonnent à cinq heures… et le décor feutré de cet hôtel déserté n’est soudain plus si rassurant. À moins que Sonia ne devienne folle ?

Martin Suter est né à Zurich en 1948. Ancien publicitaire, il est journaliste et scénariste. Ses romans Small World, La Face cachée de la Lune, Un ami parfait et Lila, Lila sont disponibles en Points.

« Un thriller dont l’épure s’avère d’une radicale efficacité pour faire monter l’angoisse. »

Mon avis:

il s’agit du premier roman que je lis de cet auteur plutôt prolifique et reconnu (j’ai un peu honte)!

Je n’ai cependant pas tellement adhéré à la plume de l’auteur et j’ai trouvé l’intrigue longue à se mettre en place.

Il s’agit d’un thriller psychologique en semi huis clos où une jeune femme, fuyant son passé et un conjoint violent, va partir travailler comme physiothérapeute dans un hôtel de luxe dans les Alpes.

Là-bas, elle est victime de visions et de phénomènes étranges et commence à douter de sa santé mentale.

L’intrigue se construit peu à peu, le rythme est plutôt lent, créant une atmosphère étouffante.

Roman d’ambiance sur fond de légendes rurales, le diable de Milan est un livre agréable à lire mais dont je ressors malheureusement un peu mitigée 🤷🏻‍♀️pas une mauvaise lecture, loin de là, mais j’en attendais peut-être trop… Et vous, l’avez-vous lu ?

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: L’inconduite d’Emma Becker

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’inconduite de l’autrice Emma Becker.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: J’ai lu

Date de parution (dans cette édition): 16 août 2023

4ème de couverture:

« Qu’on me laisse parler de la façon dont la fréquentation des hommes m’a longtemps changée en servante, en muse et en geisha, de la façon dont ma volonté de les comprendre m’ampute de ma capacité à vivre lorsqu’ils sont là et qu’ils me regardent, j’emmagasine alors les impressions de vie pour les écrire et sentir quelque chose. » Emma vit à Berlin et vient d’avoir un enfant. À mesure que son quotidien se dessine, une douloureuse sensation d’étouffement la bouleverse. Peut-on rester femme en devenant mère ? Qu’advient-il du couple lorsque l’on devient parent ? Peut-on rester soi dans le désir des hommes ? Avec humour et mordant, Emma Becker confirme son talent littéraire.

Mon avis:

J’avoue avoir pensé (en lisant la 4ème de couverture) que ce livre aborderait les thèmes de la maternité et du patriarcat qui conditionne encore et toujours la vie des femmes.

Si ces sujets sont évoqués, ils sont plutôt survolés et pas au centre du propos.

Ce récit (je ne pense pas que ce soit vraiment un roman) a été écrit par une autrice qui n’avait pas hésité à aller travailler durant des mois dans une maison close afin d’écrire un livre sur son expérience, donc j’aurais dû me douter que le sexe serait omniprésent dans ce texte-ci également.

Ce récit cru et sans fard décrit les désirs d’une femme qui n’est pas toujours sûre de savoir ce qu’elle se veut dans ses relations amoureuses.

Si on m’avait demandé alors ce que j’entendais par couple libre, j’aurais accouché de tout un tas de théories grandioses auxquelles j’avais fini par croire. Mais je les débitais sans grand entrain, à deux doigts de répondre que c’était facile de ne pas s’en vouloir quand on ne s’aimait plus. Et j’universalisais pour me donner un aplomb, je me disais que tous ces couples libres autour de nous ressentaient la même indifférence. Que c’était juste chouette de faire passer ça pour de l’anarchie. Un couple libre, c’était un couple en fin de vie – mais il y avait les enfants, n’est-ce pas, alors il fallait trouver des solutions. 

L’inconduite, d’Emma Becker, page 100.

Une femme forte mais qui est dépendante du regard que les hommes lui portent.

On se perd alors dans les errances sexuelles de la narratrice et les prénoms de ses amants défilent à une telle vitesse qu’on en vient à les confondre, ce qui rend le récit un peu redondant et monotone. L’autrice ne nous épargne pas les détails de ses expériences sexuelles et cela n’apporte strictement rien à l’histoire.

La chair est triste…et j’aurais aimé que la narratrice (Emma Becker ou son double fantasmé?) se respecte plus😅 vous l’aurez compris, une lecture vraiment en demi-teinte pour moi mais j’ai toutefois apprécié l’humour et le mordant de l’autrice qui ont fait que j’ai terminé tout de même la lecture de ce livre, même si cela a été un peu laborieux. 

Ma note: ♥(♥)

J’ai lu: Gallant de V.E. Schwab

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Gallant de l’autrice V.E. Schwab. Elle a écrit beaucoup de romans à succès dont la série « Shades of magic » ou le one shot « la vie invisible d’Addie Larue » et plus dernièrement la duologie « Monsters of Verity » dont je vous avais parlé l’année passée.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Nombre de pages: 376 pages

Maison d’édition: Lumen

Date de parution (dans cette édition): 10 mars 2022

4ème de couverture :

Toute chose projette une ombre, même notre monde…

Toute petite, Olivia Prior a été déposée sur les marches de l’orphelinat où elle vit désormais. Incapable de parler, elle n’en sait pas moins se faire respecter des autres pensionnaires. De sa mère, il ne lui reste plus qu’un journal intime relié de cuir, plein de dessins étranges et marqué par la folie, dont les derniers mots sont :  » Tu seras à l’abri tant que tu ne t’approcheras pas de Gallant. « 

Mais la jeune fille ne rêve que d’une chose : avoir, un jour, une famille. Alors, quand elle apprend que son oncle l’a enfin retrouvée et l’invite à venir vivre dans le domaine familial de Gallant, Olivia n’hésite pas une seule seconde. Sur place, elle ne trouve que deux domestiques et un cousin, Matthew – qui, de toute évidence, ne veut pas d’elle. Elle découvre surtout que son oncle est mort et enterré depuis plusieurs mois déjà… Elle remarque enfin que tous les habitants du manoir semblent éviter comme la peste le mur qui s’élève derrière la propriété, au milieu d’une nature luxuriante. Quel mal se dresse là, au fond de ce jardin niché au bout du monde ? Qu’est-il vraiment arrivé à la mère d’Olivia, toutes ces années plus tôt ?

Mon avis: 

Dans Gallant, nous allons suivre une jeune fille, Olivia Prior, abandonnée dès son plus jeune âge dans un orphelinat et qui un jour reçoit un courrier de son oncle qui l’invite à venir habiter chez lui dans le manoir de Gallant.

Gallant, LE fameux domaine contre lequel sa mère l’avait mise en garde dans une note dans son journal intime (qui était dans ses effets personnels lors de son arrivée à l’orphelinat)… et bien entendu, toute chose interdite est toujours plus attirante…

Ravie de rencontrer des membres de sa famille (et peut-être obtenir enfin des informations sur ses parents), Olivia va intégrer Gallant et rencontrer son cousin Matthew, dont le comportement hostile la heurte et l’intrigue énormément.

Elle va alors découvrir qu’un autre manoir existe en miroir de Gallant, une demeure où règne la désolation et la mort, menaçant le monde « normal ».

Il faut dire qu’Olivia est spéciale car elle est capable de voir et d’interagir avec les spectres et ce depuis toute petite (ce qui explique le fait qu’elle a toujours été considérée comme « bizarre » par ses anciennes camarades de chambres à l’orphelinat)…de ce fait, elle va tout mettre en œuvre, quitte à risquer sa vie, pour sauver Gallant et ses habitants de l’horreur.

En effet, elle se sent enfin à sa place dans cette demeure étrange et elle est heureuse d’avoir enfin retrouvé un semblant de famille, qui l’apprécie avec toutes ses particularités. 

La narration particulière, mêlée aux extraits du journal intime de la mère d’Olivia, nous fait découvrir peu à peu les secrets qui entourent la naissance de notre jeune héroïne et nous aide à reconstituer le puzzle de sa vie et de celle de ses parents.

Je ne sais pas comment faire pour que tu ailles mieux.

Je ne sais pas comment te faire rester.

Reste avec moi. Reste avec moi. Reste avec moi.

J’écrirais ces mots un millier de fois s’ils étaient assez puissants pour te retenir ici.

Gallant, de V.E. Schwab, page 204.

Poétique, surprenant et très original, Gallant est un one shot étonnant qui restera longtemps dans ma mémoire! Les illustrations sombres et lumineuses à la fois de Manuel Sumberac rajoutent une touche de mysticisme au roman et apportent sans aucun doute une plus-value au texte.

Par ailleurs, je salue le très beau travail éditorial de la maison d’éditions Lumen qui se donne beaucoup de peine pour nous offrir de très beaux objets livres à des prix raisonnables.

Encore une fois, l’autrice a su m’emporter dans son univers auquel j’ai cru dès les premières pages. 

Une réussite!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Yanvalou pour Charlie de l’auteur haïtien Lyonel Trouillot.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 176 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2009

4ème de couverture:

Jeune avocat d’affaires dévoré d’ambition, Mathurin D. Saint-Fort a voulu oublier ses origines pour se tenir désormais du meilleur côté possible de l’existence. Jusqu’au jour où fait irruption dans sa vie Charlie, un adolescent en cavale après une tentative de braquage, qui vient demander son aide au nom des attachements à leur même village natal. Débusqué, contraint de renouer avec le dehors, avec la douleur du souvenir et la misère d’autrui, l’élégant Mathurin D. Saint-Fort embarque, malgré lui, pour une aventure solidaire qui lui fait re-traverser, en compagnie de Charlie et de quelques autres gamins affolés, les cercles de la pauvreté, de la délinquance, de la révolte ou de la haine envers tout ce que lui-même incarne.
Mathurin, Charlie, Nathanaël, Anne : quatre voix se relaient ici pour dire, chacune à son échelle, le tribut qu’il incombe un jour à chacun de payer au passé, qu’il s’agisse de tirer un trait sur lui afin de contourner l’obstacle, de l’assujettir à une idéologie – ou, plus rarement, et quoi qu’il en coûte, de demeurer fidèle au “yanvalou”, ce salut à la terre ancestrale, en retrouvant les liens qui fondent une communauté.
Voyage initiatique au coeur de la désespérance, Yanvalou pour Charlie est sans aucun doute le roman de l’abandon des hommes par les hommes, et le chant qui réaffi rme la rédemption d’être ensemble – en Haïti comme ailleurs.

Mon avis:

Dans ce roman écrit par un auteur haïtien (une grande première pour moi je crois et j’en suis ravie!!), nous allons suivre un jeune avocat à Port-au-Prince, Mathurin, qui va un jour voir débarquer dans son bureau Charlie, un jeune garçon qui a viré délinquant issu du même petit village haïtien que lui et qui va lui demander son aide suite à un braquage.

Un roman qui parle des minorités qui arrivent à s’extirper de la pauvreté et arrivent à tirer leur épingle du jeu.

L’auteur évoque la difficulté de s’extraire de sa classe sociale et la barrière entre riches et pauvres qui est toujours plus haute en Haïti.

Mathurin va s’attacher bien malgré lui à ce gamin qui lui rappelle ses racines modestes et qui le recentre sur ce qui est vraiment important dans la vie, au-delà de la réussite et de la fortune.

Le début du roman a su m’entraîner et j’ai aimé la plume de l’auteur même si j’avoue que certains passages était un peu confus pour moi à certains moments et la fin peut-être un peu précipitée. 

Un roman qui pointe du doigt les inégalités sociales mais qui parle aussi des racines et traditions qui sont toujours fortement ancrées en nous, malgré notre parcours de vie.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: La carte des confins [Préquel] – La destinée de l’Avalon de Marie Reppelin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du préquel à la carte des confins, La destinée de l’Avalon de l’autrice française Marie Reppelin. J’avais adoré la duologie La carte des confins (d’ailleurs ce n’est plus une duologie mais une trilogie vu que le tome 3 vient de sortir en librairie!!) et était donc très curieuse et impatiente de creuser un peu plus le passé de certains personnages.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 

Maison d’édition: Pocket Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 

4ème de couverture (du tome 1):

Bold, jeune marin avide de faire ses preuves, croise, à l’occasion d’une mission, la route de hors-la-loi. Dès lors, toutes ses certitudes vacillent, et le pirate qui sommeillait en lui s’éveille. Ces mauvaises fréquentations traceront son destin, jusqu’à sa rencontre décisive avec Blake. Décidé à reprendre L’Avalon à la mort de son père, Blake doit à son tour faire ses preuves, heureusement entouré de Bold, Doc et Glenn. Pour asseoir sa réputation et s’assurer la loyauté de son équipage, il se lance à la conquête d’un trésor jugé inaccessible. Et rencontre en chemin Al, le sorcier des vents, qui l’aidera dans sa quête… Il trouve aussi la compagnie de vieux amis de Bold et tombe sur celui qui deviendra son pire ennemi, le capitaine Thull.

Mon avis:

Comme dit plus haut, j’avais adoré les deux premiers tomes de La Carte des Confins que j’avais trouvé si originaux et trépidants. J’ai adoré en retrouver les personnages clés dans ce préquel où l’on va remonter dans le passé des personnages les plus emblématiques de la saga.

Apprendre comment Bold est devenu pirate, des années avant de devenir le second du Capitaine Eward Jackson et bien avant d’être prêt à tout pour le fils de ce dernier, Blake. Le fils qu’il n’a pas eu et qui deviendra son nouveau capitaine.

Nous allons également découvrir comment Blake va faire la connaissance de Doc, le médecin, et de Al, le sorcier du vent. Nous allons aussi nous glisser dans la peau de Glenn, le meilleur ami de Blake.

Par ailleurs, les femmes ne sont pas en reste avec des personnages de femmes pirates redoutables et redoutées (Nikita, Bonnie). De plus, j’ai adoré les personnages de Trina et Dayana, deux jeunes magiciennes de l’eau surdouées. 

Cette histoire à plusieurs voix donne encore plus de profondeur au monde imaginé avec talent par Marie Reppelin.

En nous racontant le passé de ses personnages, elle réussit l’exploit de nous les faire aimer encore plus. Si vous n’avez pas encore lu La Carte des Confins et que les récits de pirates, d’aventure et de magie vous plaisent, n’hésitez plus et embarquez à bord de L’Avalon, cette série est une pépite!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: American Mother de Colum McCann avec Diane Foley

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit American Mother de l’auteur Colum McCann, qu’il a écrit en collaboration avec Diane Foley. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 4 janvier 2024

4ème de couverture:

Comment rester debout face à la violence, à l’horreur ? Comment regarder dans les yeux celui qui vous a enlevé ce que vous aviez de plus précieux ? Comment pardonner à l’assassin d’un des siens ? Comment garder espoir quand tant d’atrocités sont commises au nom de la religion ?

Toutes ces questions qui nous assaillent dans une actualité toujours plus tragique, Colum McCann y a été confronté lors de sa rencontre avec Diane Foley. Jour après jour, il l’a accompagnée au procès des bourreaux de Daech et a vu une mère au courage exceptionnel puiser dans sa foi et son humanisme la force d’affronter un de ceux qui ont torturé et décapité son fils, le journaliste américain James Foley.

Plongez dans une enquête vibrante sur les intégrismes religieux à travers l’histoire vraie de cette mère de famille face à l’horreur.

Mon avis:

Après Apeirogon qui retraçait la vie de deux familles et plus particulièrement le destin des deux pères desdites familles dans les tourments du conflit israélo-palestinien, l’auteur irlandais Colum McCann se replonge dans la guerre mais cette fois-ci en Syrie.

Nous allons donc suivre Diane Foley (qui a co-écrit le livre avec Colum McCann), mère de famille américaine qui décide de confronter l’un des tortionnaires de son fils James Foley, qui fut torturé puis décapité, des images terribles qui ont fait le tour du monde.

Alexanda Kotey ayant été arrêté, comme d’autres de ses complices de Daech, Diane va tenter de comprendre comment un être humain peut à ce point basculer dans l’obscurantisme et perpétrer des horreurs.

James Foley était un journaliste free-lance qui avait à cœur de montrer au monde la vérité du quotidien des peuples opprimés. Afin qu’ils ne soient pas oubliés.

Avec un État américain qui refuse de négocier avec les terroristes (ce qui aurait certainement sauvé James, comme cela a été le cas pour ses compagnons de détention européens qui eux ont tous été libérés grâce aux rançons versées par leurs pays respectifs) et qui préconisait une manière « forte » et sans concession, Diane Foley et ses proches se sont sentis abandonnés et la vie de James sacrifiée inutilement.

Perdre un enfant fait partie des pires choses qui puissent arriver à un père ou à une mère. A ma connaissance, il n’existe pas de mot pour désigner cela, ni en anglais, ni en espagnol, ni en français, ni dans aucune autre langue. Que mot pourrait saisir et exprimer une telle perte? Nous avons les orphelins et les orphelines, les veufs et les veuves, mais nous n’avons pas de terme pour désigner des parents qui perdent leur propre enfant, peut-être parce que cela paraît quasiment inconcevable. Cela va à l’encontre de l’essence de la vie. Nous sommes tous censés disparaître avant que nos enfants aient même commencé à s’épanouir. Sans quoi nous devons continuer de vivre en sachant qu’une part de nous a disparu du monde, sans le vouloir, sans le savoir.

American Moter, de Colum McCann avec Diane Foley, page 47.

J’ai trouvé Diane Foley d’une force et d’un courage exemplaire. Face à Kotey, elle restera digne et miséricordieuse.

Un récit triste mais passionnant et essentiel, qui nous plonge dans les méandres des âmes perverties par l’endoctrinement .

Ma note: ♥♥♥♥(♥)