[SP] J’ai lu: Dormez en Peilz d’Emmanuelle Robert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dormez en Peilz de l’autrice suisse Emmanuelle Robert. Ce roman se passe directement après les événements survenus dans le roman précédent de l’autrice, Malatraix.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 442 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

Mai 2021. Après un hiver compliqué, la Suisse romande se rue vers les plans d’eau. Plongeuse expérimentée, Fabienne Corboz s’attaque au record de profondeur dans le Léman. Mais rien ne se passe comme prévu. Alors qu’un notable disparaît mystérieusement de son paddle au large de l’île de Peilz, des secrets remontent à la surface. Et si cette disparition cachait une vengeance ? À qui le tour ?

Dans son deuxième roman, Emmanuelle Robert quitte les sentiers de montagne pour les profondeurs lacustres et celles, insondables, des âmes humaines. Aidés par la police du lac, Antigona Abimi, Max Kander et leurs collègues enquêtent en eaux troubles. Qui sait quelle part d’eux-mêmes ils y laisseront ?

Après Malatraix (mention spéciale du jury du Festival international du Film alpin des Diablerets 2022), Dormez en Peilz plonge au cœur du Léman, ce lac de légende aussi splendide que dangereux.

Une descente en apnée dont vous ressortirez à bout de souffle.

Mon avis:

Si vous n’avez pas encore lu Malatraix, je vous conseille de le lire avant d’entamer celui-ci, ce second roman faisant assez régulièrement références aux événements survenus dans le premier (ce qui pourrait éventuellement vous spoiler si vous aviez envie de lire Malatraix plus tard).

Quel plaisir de retrouver les personnages du premier tome!

Cette fois-ci, l’autrice nous immerge (au propre comme au figuré) dans le domaine de la plongée, sport au cours duquel des meurtres sordides sont commis. 

Comme dans le roman précédent de l’autrice, le rythme est soutenu, sans temps mort. le fait que les chapitres soient courts contribuent vraiment à faire de ce roman un vrai page-turner.

J’ai toutefois été chiffonnée par quelques petits défauts: En effet, j’ai constaté qu’un des personnages changeait de nom de famille au cours du roman ce que j’ai trouvé pour le moins étrange. J’ai également soulevé des tics de langage un peu redondants de la part de certains personnages (comme le flic neuchâtelois qui entrecoupe toutes ses phrases de « qué?! ») ou encore la jeune voisine de l’enquêtrice Soledad Gimmelfarb qui parle soudainement comme une petite racaille, à coup de « ouais frère », ce que j’ai trouvé un peu agaçant et cassait le rythme des dialogues. (mais ce n’est que mon ressenti)

En parlant de Soledad, je l’ai trouvée très en retrait dans ce tome, les enquêteurs principaux étant pour le coup plutôt Max Kander (son binôme) et Antigona Abimi, que j’ai trouvée bien plus attachante dans ce second tome. Les personnages d’ailleurs sont bien construits et l’autrice arrive à leur donner de la substance, chose que j’apprécie énormément. 

On y suit aussi beaucoup Fabienne Corboz, une femme aisée donc le mari est en cavale, qui pratique la plongée de manière plutôt assidue et rêve de devenir la nouvelle détentrice du record de profondeur dans le lac Léman. Cette femme, si sûre d’elle en apparence, est pourtant très dépendante du regard des autres – des hommes notamment. Un personnage complexe que j’ai bien aimé! 

J’ai également apprécié toutes les histoires secondaires imbriquées dans l’histoire principale, qui laissent à présager que nous reverrons peut-être les protagonistes (je l’espère en tout cas). Bref, comme pour Malatraix, j’ai passé un chouette moment de lecture avec cette enquête bien ficelée et j’ai aimé en apprendre plus sur la plongée en apnée.

Trigger Warning: L’autrice aborde dans ce roman le thème des abus sexuels et les répercussions que ceux-ci ont sur les victimes durant toute leur vie.

Pour résumer, un roman qui se dévore, une plume fluide, pas exempte de défauts mais qui fonctionne vraiment bien! Je lirai avec plaisir les prochains ouvrages d’Emmanuelle Robert.

Vous ne regarderez plus jamais le lac Léman du même œil!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Dans la forêt des larmes de Glendy Vanderah

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans la forêt des larmes de l’autrice américaine Glendy Vanderah. Il s’agit de son second roman après Là où les arbres rencontrent les étoiles qui avaient été un gros coup de coeur pour moi.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 592 pages

Maison d’édition: Charleston

Date de parution (dans cette édition): 29 août 2023

4ème de couverture:

Du plus loin qu’elle s’en souvienne, Ellis a toujours trouvé refuge dans la Forêt Sauvage : un lieu magique caché derrière le massif de mûres qui borde le terrain des mobil-homes où elle a grandi. Dans cet îlot de verdure, le bruissement des feuillages et le murmure apaisant du ruisseau devenaient ses confidents les jours où sa mère buvait trop.

Aussi est-ce tout naturellement qu’elle se réfugie au milieu des arbres quinze ans plus tard, accompagnée de ses jumeaux de quatre ans et de son bébé, Viola, le jour où elle découvre l’infidélité de son mari. Mais le croassement des corbeaux, l’agitation de ses garçons et son tumulte intérieur lui font commettre l’irréparable. Au moment du départ, elle oublie sur le parking la nacelle où dort sa fille. À son retour, Viola a disparu, comme avalée par la forêt.

Rongée par la culpabilité, Ellis entame un long exil au coeur du bois pour se reconstruire. Car même si elle lui a enlevé son enfant, la nature est le seul remède qu’elle ait jamais connu…

Dans la grande tradition du nature writing, un roman envoûtant et magnétique traversé par les thèmes universels de la résilience et du pardon.

Mon avis:

Comme pour le roman précédent de l’autrice, j’ai été de suite entraînée par sa plume et son univers très riche.

Les personnages sont attachants au possible, ils sont complexes et vraiment bien pensés. 

Dans ce roman, nous allons suivre Ellis, une jeune maman de jumeaux de 4 ans et d’une petite fille de quelques mois, qui, après une ballade en forêt avec ses enfants (pour le moins éprouvante psychologiquement avec leurs disputes incessantes) va oublier – au moment d’installer les enfants dans la voiture – le landau de son bébé sur le parking. Se rendant compte de l’absence de sa fille, elle va de suite faire demi tour. Mais le landau contenant le bébé a disparu et la vie d’Ellis va s’effondrer… Suite à ce drame, elle ne se sentira plus capable ni légitime de s’occuper de ses jumeaux de 4 ans et quitte tout (son mari, ses enfants et sa maison bien entendu) pour vivre dans le plus grand dénuement, dans la nature, qui a toujours été un refuge pour elle et source d’apaisement. Ellis est une femme qui n’a pas eue une enfance facile et n’a pas bénéficié de l’amour de sa mère, qui était alcoolique et qui ne se souciait pas d’elle. De ce fait, quand elle se retrouve à son tour dans la situation de « l’abandonnatrice » (même si c’était involontaire) Ellis ne supporte pas de voir le reflet de sa mère en elle et ne veut pas répéter le même schéma.

Entre culpabilité et désespoir, elle va prendre mauvaises décisions sur mauvaises décisions, prise dans une spirale d‘autodestruction, comme pour se punir d’une faute dont elle n’est pas réellement la coupable. Dans la forêt, elle va tomber sur Keith, un garde forestier au grand cœur mais va également faire de mauvaises rencontres qui vont lui faire frôler la mort.

En parallèle, nous suivons la vie d’une enfant, Raven, élevée par sa mère au beau milieu de la forêt. Isolée, n’ayant aucun contact avec l’extérieur, sa vie va être bouleversée le jour où 3 garçons vont venir se baigner dans la rivière qui jouxte leur propriété. Raven va alors sentir le poids de la solitude peser sur ses épaules et va formuler l’envie d’être scolarisée comme tous les enfants de son âge afin de voir tous les jours ses nouveaux amis.

J’ai adoré suivre ces deux axes narratifs qui donnaient un bon rythme à l’histoire.

Ce roman parle de pardon, de rédemption. Il aborde également les thèmes plutôt délicats de la dépression et des addictions aux médicaments et à l’alcool. On y parle également des familles dysfonctionnelles (avec la jeunesse d’Ellis) et des liens familiaux, qu’ils soient de sang ou non. Ce livre est un hymne à la nature et à la liberté, mais aussi et surtout un grand roman d’amour, l’amour d’une mère pour ses enfants.

Comme dans « Là où les arbres rencontrent les étoiles », j’ai trouvé l’écriture de Glendy Vanderah très belle, ses descriptions de la nature et des émotions humaines sont toujours parfaitement décrites, elle utilise à chaque fois les bons mots aux bons endroits, pour nous tenir en haleine mais également pour nous prendre aux tripes. 

Dans la forêt de larmes est une petite brique de presque 600 pages que j’ai dévorée en quelques sessions de lecture tant j’ai été happée par cette histoire si émouvante, qui m’a fait penser bien des fois à la plume de Joyce Maynard (et vous savez comme je tiens cette dernière en très haute estime!) de par la capacité de l’autrice à imaginer des personnages auxquels nous pouvons nous identifier et pour lesquels on se fait du souci durant tout le livre ou encore aux romans de Pete Fromm de par sa facilité à personnifier la nature pour en faire une protagoniste clé de l’histoire, rendant le tout poignant au possible.

Un roman éblouissant qui restera longtemps dans ma mémoire!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Sauvage de Julia Kerninon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sauvage de l’autrice française Julia kerninon.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Nombre de pages: 299 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2023

4ème de couverture:

​A Rome, Ottavia Selvaggio a décidé à quinze ans d’être maîtresse de son destin.

Ni ses histoires d’amour, ni le mariage, ni même la maternité ne la font dévier de sa route. Pendant que son mari s’occupe de leurs enfants, elle invente dans son restaurant une cuisine qui ne doit rien à personne. En robe noire et sans frémir, Ottavia avance droit, jusqu’au jour où un homme surgit du passé avec un aveu qui la pousse à douter de ses décisions. Comment être certaine d’avoir choisi sa vie ?
Le désir a-t-il une fin ?

Mon avis:

Sauvage explore encore une fois le thème des désirs enfouis, secrets ou assumés d’une femme. 

Nous y suivons Ottavia Selvaggio, jeune femme qui a hérité de son père de la passion pour la cuisine. Comme lui, elle en fait son métier, au grand désespoir de sa mère qui sait ce que ce métier veut dire pour la famille de celle ou celui qui le pratique. Absence, horaires impossibles, mauvaise humeur, stress…

Je ne voulais pas faire les plats de mon enfance, mais des plats qui la racontent. Je voulais mettre dans ma cuisine la révolte empêchée de ma mère, sa mauvaise grâce pleine de superbe, ses abdications, ses fureurs, ses yeux bleu-noir comme des raisins secs le soir, ses regrets cuisants. Il me faudrait des années pour y parvenir mais je voulais inventer des plats qui parleraient des centaines de livres lus par provocation, les pieds sur la table devant les assiettes vides, les mille ruses, je voulais donner à voir le refus de servir, superbe, tempétueux, des femmes de ma famille, le refus catégorique de se livrer totalement à qui que ce soit.

Sauvage, de Julia Kerninon, pages 94-95

Ottavia se repose énormément sur son mari, professeur, pour s’occuper de leurs enfants et gérer la logistique familiale. Absente, libre, elle met en avant son métier et sa passion avant toute autre chose, laissant la charge mentale du foyer à son mari (ça change!).

Souvent agaçante, on ne peut toutefois qu’admirer Ottavia, qui ose inverser la tendance qui fait que c’est souvent l’homme qui se donne corps et âme pour son métier, laissant sa femme « se sacrifier » et s’occuper des enfants en mettant son travail (qui peut-être la passionne aussi!) entre parenthèses. Elle reproduit le schéma de son père avec sa mère, mais en inversant les rôles. D’ailleurs, je pense qu’il est fait exprès que nous ayons l’impression qu’Ottavia abuse un peu alors que ce comportement aurait été – merci le patriarcat – moins choquant de la part d’un homme.

Bien sûr, on ressent la tension dans son couple, qui monte au fil des chapitres, d’autant plus quand Ottavia retombe sur un ancien amoureux. 

Sauvage est un roman qui pose des questions sur nos chemins de vie et comment ne pas regretter les choix qu’on a fait (ou pas) ou les décisions prises au fil de notre existence et qui conditionnent notre destin. Ottavia veut tout, elle ne veut renoncer à rien. Mais est-ce seulement possible?

J’ai aimé retrouver la plume toujours très fine et intelligente de Julia Kerninon, une autrice qui sait toujours nous toucher en plein cœur avec ses personnages un peu torturés mais finalement c’est justement ce qui les rend si attachants et mémorables. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Stardust de Léonora Miano

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Stardust de l’autrice camerounaise Léonora Miano.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 220 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): août 2023

4ème de couverture:

« Lasse de l’errance en couple, elle avait préféré se débrouiller seule. Impossible de rester auprès d’un garçon qui ne parvenait pas à devenir un homme. En une fraction de seconde, elle avait décidé de sauter sans filet. C’était le seul moyen d’empêcher la haine de s’installer là où il n’y avait déjà plus de respect. Elle avait emmené Bliss, serrant contre son cœur la plus belle part de lui. Alors qu’un soleil pâle s’apprêtait à trouer les nuages, Louise avait dit : Je pars avec la petite. Pas un mot de plus. »

Écrit il y a plus de vingt ans, ce roman relate la période au cours de laquelle Léonora Miano, jeune mère de 23 ans sans domicile ni titre de séjour, fut accueillie avec sa fille dans un centre de réinsertion et d’hébergement d’urgence du 19e arrondissement de Paris. 

Mon avis:

Ce roman parle d’une jeune femme, Louise, mais on comprend très vite que l’autrice nous raconte une période très difficile de sa propre vie.

Sous couvert de l’histoire de Louise, Léonora Miano va nous raconter son arrivée en France avec son petit ami, la découverte de sa grossesse puis son départ avec sa fille Bliss quand elle s’est rendue compte qu’elle ne pouvait pas compter sur son homme. 

Va alors commencer pour elle le parcours du combattant pour trouver un logement et vivre de manière décente. Comment avouer à sa grand-mère, restée au Cameroun, – à qui elle écrit régulièrement – , qu’elle est loin d’avoir la vie rêvée qu’elle pensait avoir en quittant son pays ?

Cette jeune maman va être confrontée à la misère la plus crasse et n’aura de cesse de garder – par fierté – la tête hors de l’eau.  Pour vivre dignement avec sa fille et lui transmettre de belles valeurs.

Ce livre retranscrit très bien les problèmes que rencontrent les personnes qui n’ont rien et qui son tributaires des administrations ou d’associations pour savoir si elles auront un toit au-dessus de leur tête le jour d’après. La violence de la précarité. 

Léonora Miano nous conte cette partie de sa vie avec beaucoup de tact et j’ai apprécié sa plume que j’ai trouvée plutôt percutante et très lucide. J’ai cependant trouvé que tous les passages dans les centres sociaux étaient un peu lents, ce qui cassait un peu le rythme du roman. De plus, le fait que l’écriture de Léonora Miano soit assez hachée, presque chirurgicale de par sa précision dans la retranscription des faits a un peu enlevé le côté émotionnel que je pensais y trouver.

De plus, pour ma part, j’aurais voulu suivre plus longtemps Louise et sa fille Bliss et j’ai trouvé dommage qu’on ne sache pas vraiment comme cela allait se terminer pour elles.

Un beau roman néanmoins sur une femme courageuse et inspirante. Je lirai avec plaisir d’autres romans de l’autrice car sa plume était vraiment très belle, malgré le sujet difficile abordé.

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’Hôtel de Oiseaux de Joyce Maynard

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Hôtel des Oiseaux de l’autrice américaine Joyce Maynard que j’ai eu la chance de rencontrer cet été lors de son passage en Suisse au salon Le Livre sur les Quais à Morges ! C’est une femme si inspirante et si gentille (elle parle d’ailleurs très bien le Français!) et j’ai été très émue de pouvoir discuter un peu avec elle, elle est vraiment adorable et très humble. Bref, vous l’aurez compris, je suis très fan de son travail et me réjouissais de découvrir son nouveau roman que j’attendais avec impatience! 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 526 pages

Maison d’édition: Philippe Rey

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2023

4ème de couverture:

1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l’espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s’appellera désormais Amelia.
À l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d’Amérique centrale, entre les murs d’un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d’un volcan. Tandis qu’Amelia s’investit dans la rénovation de l’hôtel, elle croise la route d’hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les gouffres du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
Dans ce roman foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu’on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises, L’hôtel des Oiseaux explore le destin d’une femme attachante, dont la soif d’aimer n’a d’égale que celle, vibrante, de survivre.

Mon avis:

Dans ce roman, comme dans son roman précédent qui avait été un énorme coup de coeur, « Où vivaient les gens heureux », nous allons suivre une jeune femme nord-américaine, Amelia, dont la vie va s’effondrer du jour au lendemain. Comment survivre au pire, comment ne pas se laisser submerger par la douleur et réussir à remonter à la surface pour poursuivre sa vie ? 

En effet, ayant tout perdu, Amelia décide de tout quitter pour partir vivre en Amérique du Sud, où elle tombe par le fruit du hasard ou du destin sur un charmant Hôtel, au bord d’un lac et près d’un volcan, entouré d’un jardin enchanteur et tenu par la fantasque Leila. 

Choyée et requinquée par cette dernière, Amelia va peu à peu apprendre à respirer à nouveau, – sans cette douleur lancinante dans sa poitrine -, à rire et à sourire. Jour après jour, le chagrin, même s’il ne disparaît pas, s’atténue au profit d’autres sentiments. 

Comme dans tous les romans que j’ai lu de cette incroyable conteuse, on s’attache immédiatement aux personnages mais également aux paysages fabuleux de cette Amérique du Sud sauvage et mystique. C’est un aller simple pour le dépaysement que vous allez prendre, tout comme l’héroïne de ce roman!

Amelia va faire la connaissance des habitants du village qui vont l’aider à changer et à devenir une autre, une femme qui peut enfin envisager un avenir et ne plus vivre dans les souvenirs de son passé. Apprendre à connaître d’autres mœurs et une culture totalement différente de la sienne va contribuer à la remettre sur le chemin de la Vie. 

(…) »Je vais me concentrer sur ce jour où nous sommes ensemble. On ne sait jamais quand cela risque de disparaître. On ne peut qu’être reconnaissant de ce qu’on a, aussi longtemps que ça dure. »

L’Hôtel des Oiseaux, de Joyce Maynard, page 399

Ce roman est une ode à l’amitié, à la résilience, à l’amour et au bonheur de se réveiller chaque jour dans un lieu qui donne un sens à notre vie. J’adorerais séjourner à l’hôtel des oiseaux et rencontrer toutes cette galerie de personnages plus attachants les uns que les autres. 

Les lieux où se passent ce roman font clairement penser aux maisons construites par l’autrice au Guatemala où elle accueille des jeunes femmes qui veulent se ressourcer, que ce soit pour leur art (musique, écriture, dessin) ou pour d’autre raisons plus personnelles. Pour pouvoir éditer son roman aux USA, l’autrice n’a pas pu nommer expressément le pays où se passe le roman (à cause de l’appropriation culturelle) mais je pense que les indices donnés ici et là nous mettent facilement sur la piste du Guatemala, surtout connaissant l’attachement de l’autrice à ce pays aux paysages fantastiques et à ses habitants à la culture si inspirante.

Merci à Joyce Maynard d’avoir écrit ce bijou qui non seulement nous fait nous échapper de notre quotidien mais surtout qui fait un bien fou à l’âme.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de l’autrice Catherine Rolland. Le 5ème et dernier tome sortira le 31 octobre 2023 mais vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site de l’autrice! Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1, ici celui du tome 2 et juste ici celui du tome 3 ;-). De plus, vous pouvez également acheter le coffret complet avec les 5 tomes ou alors juste le coffret vide si vous possédez déjà les tomes (initiative que je trouve vraiment chouette car j’adore les coffrets).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 233 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

C’est fait. L’Apocalypse a eu lieu. Malgré tous les efforts d’Emma Paddington, son manoir, la ville de Bridgeport et le reste de la planète ne sont plus qu’un champ de ruines. Quant aux habitants de Dark Road End, ils ont payé le prix fort et pleurent leurs disparus. … La fin du monde, hein ?! Nom de nom, ce fourbe d’Abaddon n’aurait jamais dû s’attaquer à une fille de San Francisco ! S’il faut affronter les forces maléfiques du Dessous pour remettre l’univers d’aplomb, Emma les affrontera, par Charybde ! On est Gardienne ou on ne l’est pas ! C’est pourtant à un adversaire plus retors qu’une armée entière de démons que la psychologue la plus atypique de toute la Californie va avoir affaire : Balthazar, le Défaiseur de Temps.

Mon avis: 

Dans ce 4ème et avant-dernier tome, nous allons à nouveau être pris dans un tourbillon d’événements qui vont emmener Emma Paddington dans des situations pour le moins rocambolesques. 

Pour contrer la catastrophe qui est arrivée à la fin du tome 3, Emma va faire un pacte avec le défaiseur de temps, mais celui-ci est un coquin et se joue d’elle, la plongeant tour à tour dans plusieurs réalités alternatives. 

Emma revivra donc certaines situations de son passé mais en ayant déjà l’expérience et les souvenirs de ce qu’il va se passer, ce qui donne lieu à des scènes plutôt drôles (surtout avec son ex petit ami).

Si j’ai toujours autant aimé les personnages, les dialogues et le fait qu’il n’y ait pas de temps mort, j’avoue que j’ai trouvé qu’il se passait un poil moins de choses que dans le tome précédent, mais je pense que c’est parce qu’il s’agit d’un tome transitionnel,  qui nous guide jusqu’au tome 5, qui sera l’apothéose de cette géniale histoire.

Dans ce tome 4, nous explorons un peu plus les sentiments des personnages et leur attachement l’un à l’autre. En effet, Emma se rend compte qu’elle a besoin des autres pour exister et ne pourrait pas vivre dans une dimensions dans laquelle ils ne seraient pas. Elle a découvert un monde fantastique qui a bouleversé sa vie mais surtout une famille pour laquelle elle se battra, quoi qu’il lui en coûte. 

Le défaiseur de temps n’a qu’à bien se tenir !

Je vais de ce pas me commander le tome 5 😉

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: La tête sous l’eau d’Olivier Adam

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La tête sous l’eau de l’auteur français Olivier Adam.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Robert Laffont, collection R

Date de parution (dans cette édition): 23 août 2018

4ème de couverture:

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier :  » On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. « 
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour mais nous n’en avions pas terminé.

Mon avis:

J’ai vraiment apprécié la plume de l’auteur (que je découvre avec ce roman) qui a été capable de se glisser dan la peau d’un adolescent, la narrateur, dont la famille est partie en éclats après la disparition de sa grande sœur lors d’un concert. 

Ce roman parle du complexe du « survivant », l’enfant qui reste mais qui dans un premier temps ne compte plus vu que toutes les attentions sont portées sur la personne disparue et qui, dans un second temps, est doublement fliqué car ses parents ont peur qu’il lui arrive aussi quelque chose.

Quand Léa disparaît, chaque adulte se rejette la faute et chacun culpabilise. Et si elle n’était pas allée à ce concert ? Et si son oncle, qui l’avait emmenée ce soir-là, ne l’avait pas quittée des yeux ? Est-ce une fugue? Un enlèvement? Ne pas savoir est le pire des poisons.

La maman qui « profite » de ce drame pour se séparer de son mari et de partir du domicile conjugal pour vivre avec son amant. Son (ex-)mari, quant à lui, se noie dans le travail pour ne pas penser à sa fille et ne pas devenir fou d’avoir perdu un enfant et sa femme par-dessus le marché.

Le narrateur, quant à lui, se met à faire du surf, seule activité qui lui permet de se vider la tête et de ne pas penser constamment à sa grande sœur.

Les chapitres courts et l’alternance de points de vue entre le narrateur et les courriers que sa sœur avait écrits avant le drame rythment parfaitement le roman et nous font remettre peu à peu les éléments de l’intrigue dans le bon ordre. On comprend également que Léa a très mal pris le fait de déménager de Paris pour venir s’installer à St-Malo où leur père avait trouvé un travail dans un journal local (il est journaliste). Ses ami(e)s et l’effervescence de la ville lui manquent. 

Léa est retrouvée vivante dans le premier quart du livre (je ne vous spoile rien, c’est dans la 4ème de couverture) mais rien ne s’arrange pour autant, Léa refusant au début de parler de ce qu’il s’est passé. Personne ne peut comprendre ce qu’elle a traversé. De plus, elle ne reconnait plus sa maison car ses parents se sont séparés entre-temps et son frère s’isole de plus en plus.

Un roman Young Adult  criant de vérité et extrêmement bien écrit qui aborde les thèmes des tourments et mal-être de l’adolescence, des premiers amours et de la découverte de la sexualité et de la sensualité.

Une belle découverte!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Ceci n’est pas un fait divers de Philippe Besson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ceci n’est pas un fait divers de l’auteur français Philippe Besson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Julliard

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2023

4ème de couverture:

​Ils sont frère et sœur. Quand l’histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans.
Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant :  » Papa vient de tuer maman. « 
Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a conduit à cet acte.
Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d’un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.

Mon avis:

Ce roman est parfois difficile à lire, tant on ressent l’émotion et la douleur que ressentent les deux protagonistes de l’histoire, soit le narrateur, jeune homme de 19 ans, homosexuel, qui vit à Paris où il a intégré une école de danse en vue de devenir danseur étoile, et sa petite sœur, 13 ans, qui vit encore avec leurs parents. Cette petite sœur qui est malgré elle le témoin de la violence de leur père envers leur mère, jusqu’à ce jour fatal où elle voit leur père poignarder à mort leur Maman.

Le sujet des féminicides est traité avec tact et pointe du doigt les dysfonctionnements des forces de l’ordre (qui sont malheureusement souvent en sous effectif ou pas assez formées pour ce genre de cas) lors des dépôts de plaintes. Et si la plainte de leur Maman avait été prise en charge comme il faut ?

L’effroi et la stupéfaction dans lesquels sont plongés les enfants sont très bien décrits, l’auteur excellant à mettre dans la peau de ses personnages. Comment continuer à vivre quand tout s’effondre autour de vous, votre mère étant morte et votre père (qui n’en a plus que le nom) étant en prison ? Comment se reconstruire alors que la justice ne déchoit pas votre père de ses droits parentaux?

Comment une adolescente de 13 ans pourra-t-elle un jour effacer de sa mémoire le souvenir si choquant de sa mère agonisant sur le sol de leur cuisine ?

L’auteur décrit avec brio toute la palette d’émotions par lesquelles passent nos deux jeunes protagonistes. J’ai aimé la belle relation de confiance entre eux et le fait que le grand frère prenne sa petite sœur sous son aile et l’aide à ne pas s’en vouloir, qu’il lui dise et lui répète qu’elle n’y est pour rien dans ce drame.

(…) J’ai appris qu’il faut plonger dans les profondeurs pour comprendre ce qui se passe à la surface. J’ai compris aussi que l’invisible est plus parlant que le visible. Et que des bribes ne deviennent des indices que si on les relie à quelque chose d’autre, ou entre elles.

Ceci n’est pas un fait divers, de Philippe Besson, page 63.

Un roman dramatique sur le deuil, la fin de l’innocence et le passage forcé et prématuré à l’âge adulte.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Dans l’ombre du Mont Olympe d’Elio Sottas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans l’ombre du Mont Olympe de l’auteur Elio Sottas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. L’auteur a 23 ans et il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  267 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

« A force de jouer trop près du soleil, Apollon s’est brûlé. Si vous autres, locataires du Mont Olympe, riez de votre momentanée toute-puissance, n’oubliez psa que de dieu à mortel, il n’y qu’une étincelle. »
 
Alors que cet énigmatique message paraît dans la presse, Daniel Rappraz est retrouvé mort sur le lac Léman. Quel lien existe-t-il entre un comptable sans histoire, les dieux de la mythologie grecque et un club de poker très sélect?
C’est ce que va tenter de découvrir Markus Ederlang, inspecteur en charge de l’enquête, qui va se retrouver projeté dans un monde où argent et faux-semblants se mélangent et dans lequel les joueurs ont tout intérêt à brouiller les cartes.

Mon avis:

Ce polar a été écrit par un jeune auteur de 23 ans, et je dois en premier lieu saluer la maturité dans son écriture. 

Dans ce roman, des cadavres sont retrouvés avec des chiffres romains tracés au scalpel sur leur torse… et un mystérieux personnage nargue les forces de l’ordre avec des messages énigmatiques et plutôt menaçants publiés dans les journaux. 

L’auteur a su alterner les scènes plus mouvementées avec des moments plus intimistes et je trouve que cela contribue à s’identifier et à s’attacher plus facilement aux protagonistes. Comme je suppose que nous allons retrouver les personnages dans un second livre (du moins je l’espère!), je trouve qu’il était important de bien mettre le décor en place, même si cela ralentissait un poil l’intrigue à certains moments. 

J’ai été particulièrement touchée par la relation entre Markus Ederlang, l’inspecteur et « héros » du livre, et Louise, sa compagne. 

L’auteur m’a cependant un peu perdue lors des parties de poker très (trop?) détaillées. En effet, je ne pense pas qu’il était nécessaire de décrire toutes les parties auxquelles participe l’inspecteur Ederlang dans le cadre de son enquête. De plus, cela m’a fait perdre un peu le fil de l’intrigue.

Ce roman (qui est pour moi plus un roman sur les mœurs humaines qu’un polar pur et dur, malgré les meurtres) reste néanmoins une très bonne surprise et je lirai avec plaisir les prochaines parutions de ce jeune auteur très prometteur.

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!