[SP]J’ai lu: IMMpact de Sébastien Devrient

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman IMMpact de l’auteur Sébastien Devrient que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  232 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

En visionnant des bobines super 8 retrouvées dans un cratère d’astéroïde au nord de la Sibérie, la journaliste Liza Andrée découvre un homme qui se filme sporadiquement durant son périple en direction de l’Arctique. Au fil des jours, l’homme semble de plus en plus incohérent, comme paranoïaque. Liza décide de partir sur ses traces, accompagnée par une petite équipe de tournage.
 
Extraits d’enregistrements audios, de comptes-rendus d’interrogatoire, et d’articles de presse laissent planer un doute constant entre fiction et réalité, invitant le lecteur à reconstituer le film des événements, Mais quel film en vérité ?

Mon avis:

J’ai littéralement dévoré ce roman tant j’ai été happée par le mystère entourant cette expédition menée par le personnage principal, la journaliste Liza Andrée, dans un cratère où un explorateur a disparu d’une manière inexpliquée et inexplicable. Liza n’aura de cesse de comprendre ce qu’il s’est passé, quels sont les étranges rituels menés par cette sorte d’ermite et pourquoi personne ne l’a plus jamais revu. 

Ce livre se lit comme une enquête paranormale ou une expérience sur la vie après la mort, quelque chose de mystique et de mystérieux. J’ai vraiment aimé cet OVNI littéraire qui n’entre dans aucune case et qui donne matière à réflexion. 

Mêlant extraits de documents réels et fiction, ce roman nous fait nous interroger sur ce que l’ont peut considérer du domaine du possible et de ce qui touche à l’imaginaire ou même au fantastique. Toute la partie narrée par Liza est passionnante, écrite sous forme de journal de bord, on sent la tension et son angoisse monter page après page. 

Le rythme est haletant et l’auteur souffle le chaud et le froid pour instiller le doute dans nos esprits quant à la véracité de son histoire. Mais s’agit-il vraiment d’un roman ?

Déstabilisant et brillant!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Malatraix d’Emmanuelle Robert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Malatraix de l’autrice suisse Emmanuelle Robert. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 491 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): Décembre 2021

4ème de couverture:

Septembre 2020 : une sportive fait une chute accidentelle en courant de Montreux aux Rochers-de-Naye. Accidentelle,  vraiment ? Une ombre plane sur les sentiers de montagne, mettant en émoi la communauté des adeptes de l’ultra-endurance. Mais qui les croira ? Aline, journaliste au chômage, veut comprendre et se risque sur les pas de sa soeur disparue.
Entre deux vagues de Covid-19, de fêtes clandestines en courses annulées, des destins basculent ; des non-dits éclatent au grand jour ; des femmes et des hommes se défient, se séduisent et se font rattraper par leur passé.

Scrutant la complexité des appartenances et des liens, Malatraix sonde ses personnages jusque dans leurs vérités les plus intimes,  explosant quelques clichés au passage.
Sur fond d’enquête policière, le roman déroule une intrigue haletante dans un univers inexploré par le polar, le trail, au cœur des somptueux paysages des Préalpes.
Un thriller à vous faire passer le goût des balades solitaires en montagne.

Mon avis:

Des coureurs et promeneurs sont victimes d’étranges accidents en montagne, ce qui attire l’attention de la police et plus particulièrement de Soledad Gimmelfarb, une inspectrice de police touchée de près par ces morts car ce sont des personnes qu’elle côtoyait dans sa vie privée.

Quand les meurtres se multiplient et qu’un homme riche bien connu de la région est retrouvé mystérieusement mort chez lui, la panique s’empare de la population et les forces de l’ordre sont vite dépassées par les événements. 

Emmanuelle Robert a su créer une ambiance angoissante où le danger guette à chaque détour de chemin. Il y a beaucoup de personnages (j’avais d’ailleurs parfois un peu de la peine à m’y retrouver) et j’ai trouvé que l’autrice était parfois impitoyable avec eux 😉 Le seul défaut que j’ai trouvé à ce roman est la pléthore d’histoires « d’amour » qui – c’est mon avis – n’apportent pas toujours quelque chose à l’intrigue.

Les protagonistes ont tous des petits travers et l’autrice arrive très bien à capter les petites mesquineries du quotidien, que ce soit entre voisins, entre amis ou au travail. 

Le style d’écriture est sans fioritures et va droit au but. Les chapitres sont très courts ce qui contribue au sentiment d’urgence qui s’empare de nous à la lecture de ce roman.

De plus, Emmanuelle Robert place son intrigue en pleine pandémie de Covid-19 et évoque les différents confinements et ouvertures/fermetures successives des commerces/restaurants, ce qui donne un sentiment de proximité avec les personnages et les événements. Ce mélange de fiction et de non fiction fonctionne très bien.

Une intrigue bien menée et un suspense haletant maîtrisé de bout en bout fond de ce roman une très belle découverte. Plus qu’un thriller, il s’agit avant tout d’un roman de mœurs. 

Je suis d’ailleurs en train de lire Dormez en Peilz, qui prend place directement à la suite des événements décrits dans Malatraix et pour le moment, je suis ravie de ma lecture!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: L’amour et les forêts d’Eric Reinhardt

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’amour et les forêts de l’auteur Eric Reinhardt. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 413 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): décembre 2015, reparution en poche avec la nouvelle couverture (issue du film) en avril 2023

4ème de couverture:

A l’origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l’écrivain, l’entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte. Récit poignant d’une tentative d’émancipation féminine, L’amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d’être libre se dresse contre l’avilissement.

Mon avis: 

J’ai eu envie de lire ce livre après avoir vu la bande annonce du film tiré de celui-ci et réalisé par Valérie Donzelli. En effet, la réalisatrice a très bien retranscrit toute l’ambiance sombre et menaçante qui pèse sur les épaules de notre personnage principal, Bénédicte Ombredanne.

Le début a été un peu nébuleux pour moi car le narrateur est l’écrivain lui-même, qui joue son propre rôle dans le livre. De ce fait, on est en droit de se poser la question: Eric Reinhardt a-t-il vraiment rencontré cette femme (qui avait certainement un autre nom) ou a-t-il tout inventé? Le mystère restera entier!

Dans ce roman, nous allons donc suivre comme dit plus haut Bénédicte Ombredanne, une femme qui approche de la quarantaine, mariée et mère de deux enfants de 12 et 5 ans. Son mari lui rend la vie impossible, l’humiliant, la réduisant à néant de par ses paroles et ses gestes.

Cependant, Bénédicte reste avec lui, pour les enfants surtout et peut-être également un peu par pitié. Son mari arrive toujours à se faire passer pour la victime, en harcelant Bénédicte, en la faisant passer pour une personne mauvaise et une mère indigne auprès de leurs enfants, la décrédibilisant à leurs yeux.

Comme toute personne toxique, il sait toujours renverser les situations à son avantage. 

L’auteur va donc dérouler peu à peu le fil de la vie de Bénédicte pour nous faire comprendre comment elle pu en arriver là, à se laisser piétiner ainsi par un homme si détestable. 

Cette situation va la pousser à rechercher de la tendresse et du respect dans les bras d’un autre, qu’elle va rencontrer via un site de rencontres. Cet homme vit aux abords d’une forêt et va lui faire vivre une (seule) journée de liberté et de passion qu’elle va chérir dans sa mémoire pour le restant de sa vie. Effectivement, suite à cette rencontre qui a illuminé son existence et qui va la révéler à elle-même, elle décide tout de même de revenir auprès de son mari qui va lui rendre la vie encore plus insupportable suite à cette unique incartade.

Récit d’une longue descente aux enfers, ce livre rappelle que personne ne devrait jamais être contraint de quoi que ce soit au sein de son couple. Les rapports de force n’y ont aucune place. 

La plume de l’auteur, très belle et très féministe, décrit très justement les réactions et les émotions de Bénédicte, prisonnière de sa propre vie…

Les deux derniers chapitres m’ont laissée en larmes tant j’ai été touchée par cette histoire poignante et bouleversante qui est le reflet de milliers de vies de femmes à travers le monde.

Lisez ce livre et faites-le lire autour de vous, c’est un bijou. Dur et poignant, mais il en vaut la peine!

Ma note:  ♥♥♥♥♥

 

J’ai lu: Le roman de Jim de Pierric Bailly

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le roman de Jim de l’auteur Pierric Bailly. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 239 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): juillet 2022

4ème de couverture:

« Mon goût pour les situations compliquées, pour les histoires tordues, si j’étais bien incapable de dire d’où il me venait, je pouvais au moins l’assumer, peut-être le revendiquer. » À vingt-cinq ans, Aymeric essaie de renouer avec le monde extérieur après une rupture amoureuse et un séjour en prison. Florence en a quarante, elle est célibataire et enceinte de six mois. À la naissance de Jim, ils forment tous les trois une famille heureuse et unie, entre vastes combes et forêts d’épicéas. Bien qu’il prétende l’aimer comme un fils, Aymeric pourra-t-il devenir le père d’un enfant qui n’est pas le sien ?

Mon avis: 

 Ce roman merveilleusement bien écrit parle de filiation, que les êtres qui composent une famille soient du même sang ou pas.

On y suit Aymeric, un jeune homme un peu crédule, qui après un court séjour en prison va rencontrer Florence, une quadragénaire enceinte et célibataire car elle était la maîtresse d’une homme marié qui s’est – bien entendu – carapaté en apprenant sa grossesse. 

Aymeric et Florence vont très vite devenir un couple et faire grandir le fils de Florence – Jim – ensemble. Aymeric prend son rôle de papa de substitution avec le plus grand sérieux, son amour pour Jim étant sincère, il lui est entièrement dévoué. 

Cependant, quand l’ancien amant de Florence refait surface, tout s’effondre pour Aymeric qui se sent évincé et plus à sa place dans ce trio bien plus légitime – c’est ce qu’il pense – que lui.

Ce roman parle de filiation et de l’amour puissant qu’un homme peut ressentir pour un enfant qui n’est biologiquement pas le sien. 

Aymeric n’ayant aucun droit légal sur Jim et il va voir celui-ci lentement et insidieusement s’éloigner de lui. Sa peine est immense mais pour le bien de Jim, il va se résoudre à cette situation qu’il n’a pas choisie.

J’ai trouvé ce portrait de père très touchant. 

Ce roman aborde également les différences de classes, Florence incarnant une bourgeoisie plutôt aisée et Aymeric la classe ouvrière, d’ailleurs on ressent qu’Aymeric a un petit complexe d’infériorité par rapport à cela.

Les dialogues sonnent vrais tout comme la narration menée par Aymeric.  C’est ce que j’ai apprécié dans la plume de Pierric Bailly, cette façon de décrire avec justesse des personnages qui ne sont pas parfaits, qui ne sont pas des héros. Leurs petits travers et leur petite routine réconfortante. 

Depuis sa naissance, je ne vivais qu’à travers ce gamin qui n’était pas le mien, je lui avais tout cédé, ce môme avait tout écrasé, il avait annulé chez moi toute ambition professionnelle, il était devenu plus important que tout ce que j’avais connu jusqu’alors, il avait rendu le reste sans intérêt.

Le roman de Jim, de Pierric Bailly, page 168

Aymeric est un personnage profondément humain et qui ne veut que le bonheur de Jim, même si pour cela il doit disparaître de sa vie. 

Le livre s’appelle le roman de Jim mais finalement il n’est pas tellement question du garçon dans le livre, ce n’est pas lui le héros de l’histoire. On ne connaîtra Jim que par le prisme d’Aymeric.

Un roman qui fait réfléchir au rôle des beaux-parents qui n’ont souvent aucun statut légal pour des enfants qu’ils ont fait grandir et qu’ils aiment comme s’ils étaient les leurs. 

Un très beau roman!

Ma note:  ♥♥♥♥(♥)

 

J’ai lu: The Big Sky tome 2; La Route de l’Ouest de A.B. Guthrie

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La Route de l’Ouest qui est le second tome de la série The Big Sky de l’auteur A.B. Guthrie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages:  489 pages

Maison d’édition: Babel, actes sud

Date de parution (dans cette édition): juin 2017

4ème de couverture:

En cette année 1845, ils sont un convoi de quelques pionniers à quitter leurs demeures et leurs petites fermes du Missouri pour rejoindre l’Oregon. Sous l’autorité du tyrannique Tadlock et guidées par le flegmatique Dick Summers, ces familles qui emmènent avec elles leurs maigres biens et leurs troupeaux se lancent dans un périple de 3600 km à travers les plaines arides et les montagnes escarpées du grand Ouest. Qu’ils soient animés par un idéal patriotique, l’espoir d’une vie meilleure ou le goût de l’aventure, les membres de cette communauté vont devoir apprendre à s’organiser et à s’adapter pour faire face ensemble à la rudesse du chemin et aux embûches qu’il réserve. 

Dans cette fresque épique et hyperréaliste portée à l’écran par Andrew V. McLaglen (avec Kirk Douglas et Robert Mitchum dans les rôles principaux), A. B. Guthrie, tout en restituant magnifiquement l’âpreté des paysages et l’euphorie des grands espaces, excelle à décrire de l’intérieur le fragile équilibre des liens sociaux.

Mon avis: 

Dans ce roman, qui prend place quelques années après le premier tome de la série Big Sky, nous retrouvons Dick Summers, que l’on avait déjà rencontré dans La Captive aux Yeux Clairs. N’ayant plus aucune attache au Missouri, il décide de se joindre au convoi de son village qui part pour L’Oregon, en qualité de guide vu qu’il a déjà voyagé dans ces régions-là. Il connait les Indiens, leurs traditions, leur langue et sait négocier avec eux. Il sait chasser, établir un camp ou encore comment franchir des gués avec des chariots et des troupeaux.  C’est un personnages complexe qu’on ne peut qu’apprécier de par sa sagesse et son intelligence. Il devient très vite la personne vers laquelle les autres se tournent dès qu’il y a un problème, au grand dam de Tadlock, le chef du convoi.

Les personnages sont hauts en couleurs et on se prend très vite d’affection pour eux, en particulier Lije Evans, sa femme Rebecca, et leur fils Brownie. Ce sont des gens simples et honnêtes, dont le courage dans l’adversité et la générosité et l’entraide envers les autres sont remarquables.  Certaines scènes sont très émouvantes et j’ai versé des larmes à plusieurs reprises.

On suit avec passion les disputes et les dissensions au sein du convoi au fur et à mesure du voyage qui devient de plus en plus pénible (le manque d’eau, de nourriture, la météo…) et dangereux. La cohabitation entre les différentes familles n’est pas toujours évidente, d’autant plus que certaines n’appartiennent pas à la même classe sociale. Cependant, dans le convoi, elles sont toutes égales et aucune ne jouit de privilèges particuliers ce qui crée parfois des tensions.

N’est pas meneur d’hommes qui veut et certains l’apprendront à leurs dépends. 

J’ai trouvé (comme dans le premier tome) les descriptions des paysages grandioses et très imagées, on s’imagine très bien le long et pénible périple qu’entreprennent ces familles qui ont tout quitté pour une terre qu’ils pensent meilleure.

« Il n’y a pas de plus plus beau pays que celui qu’on n’a pas encore atteint. »

La Route de l’Ouest, d’A. B. Guthrie, page 14

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cette incursion dans le grand Ouest américain, cette épopée passionnante et bouleversante à la fois! Comme pour le premier tome, j’ai été ravie par la plume de l’auteur qui est riche et fluide à la fois. Moderne également, avec des personnages de femmes importants dans l’histoire. L’auteur prend d’ailleurs souvent leur parti en relevant leur courage face aux épreuves qu’elles devront traverser.

Quoi qu’il en soit, les femmes prenaient leur part, et plus que leur part, des soucis et des duretés du voyage. Elles faisaient la route avec courage, sur un plan d’égalité avec les hommes, sans montrer de craintes, sans exiger de faveurs.

La Route de l’Ouest, d’A. B. Guthrie, page 413

Tout est parfait dans ce roman, le fond comme la forme et je vous invite vraiment à le découvrir si le sujet vous parle!

Un chef d’œuvre!

Ma note:  ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’événement d’Annie Ernaux

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’événement de l’autrice Annie Ernaux. Elle a gagné le prix Nobel de Littérature en 2022 pour l’ensemble de son œuvre.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 130 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 2000

4ème de couverture:

 » Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d’un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon, entendre par hasard La javanaise, J’ai la mémoire qui flanche, n’importe quelle chanson qui m’a accompagnée durant cette période, me bouleverse. « 

Mon avis: 

Il s’agit du premier « roman » d’Annie Ernaux que je lis (j’ai essayé à plusieurs reprises de lire la femme gelée mais je pense que ce n’était pas le bon moment) et j’avoue que l’expérience m’a énormément plu. J’ai mis roman entre guillemets car il s’agit presque toujours de pans de sa vie qu’elle nous relate des années plus tard.

Le phrasé d’Annie Ernaux – qui nous raconte son avortement en 1963 – est très spécial, les phrases plutôt courtes et sèches, comme « les fins de non-recevoir » qu’elle a du recevoir de la part de nombreux médecins au moment où elle a voulu mettre un terme à une grossesse non désirée, alors qu’elle était en pleines études et n’avait pas de relation stable. 

Les filles comme moi gâchaient la journée des médecins. Sans argent et sans relations – sinon elles ne seraient pas venues échouer à l’aveuglette chez eux – , elles les obligeaient à se rappeler la loi qui pouvait les envoyer en prison et leur interdire d’exercer pour toujours. Ils n’osaient pas dire la vérité, qu’ils n’allaient pas risquer de tout perdre pour les beaux yeux d’une demoiselle assez stupide pour se faire mettre en cloque. A moins qu’ils n’aient sincèrement préféré mourir plutôt que d’enfreindre une loi qui laissait mourir des femmes. Mais tous devaient penser que, même si on les empêchait d’avorter, elles trouveraient bien un moyen. En face d’une carrière brisée, une aiguille à tricoter dan le vagin ne pesait pas lourd.

L’événement, d’Annie Ernaux, pages 45-46

A l’époque, l’avortement était encore illégal et les femmes qui voulaient y avoir recours allaient voir des « faiseuses d’anges » (souvent des sages-femmes qui arrondissaient leurs fins de mois au noir) dans les bas-fonds des villes, les médecins ne souhaitant pas être mêlés à tout ça.

Tout le parcours du combattant qu’elle nous relate est poignant, on sent son désespoir d’être abandonnée à elle-même et elle sait les risques qu’elle prend en mettant fin à cette grossesse dans un cadre non médicalisé.

(…) j’avais accouché d’une vie et d’une mort en même temps. 

L’événement, d’Annie Ernaux, page 114

J’ai trouvé l’écriture de l’autrice percutante, elle choisit soigneusement ses mots et va droit au but, sans fioritures ni chichis. Je pense que cela peut déranger certaines personnes mais pour moi, ce récit dépouillé, sans artifices, retranscrit brillamment l’état d’esprit dans lequel elle devait se trouver à ce moment-là.

Un livre universel et poignant sur un sujet malheureusement encore bien d’actualité dans de nombreux pays où les droit des femmes sont encore et toujours remis en cause.

Ma note:  ♥♥♥♥♥

 

J’ai lu: Sharko de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Sharko de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Fleuve 

Date de parution (dans cette édition): 11 mai 2017

4ème de couverture:

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Mon avis:

Je pense que je l’ai déjà dit ici, mais lire du Franck Thilliez, c’est toujours autant satisfaisant. 

Ici nous allons suivre le couple désormais célèbre du romancier, Lucie Hennebelle et Franck Sharko, qui vont devoir improviser lorsque Lucie, va accidentellement tuer un suspect dans une affaire d’enlèvement de jeunes femmes. 

Pour protéger celle qu’il aime et ne pas mettre en péril leur vie de famille, Franck va de suite brouiller les pistes afin que ses collègues ne remontent pas jusqu’à Lucie, ce qui nous donne droit à un cours accéléré de balistique des plus intéressants.

J’ai aimé le fait que les policiers doivent réfléchir comme des tueurs pour réussir à s’en sortir, mettant à profit leurs connaissances. Cette inversion des rôles étaient vraiment trépidante et j’ai énormément stressé pour eux lors de l’avancement de l’enquête.

Ce tome est axé sur les thèmes de la peur et de la folie, des sujets récurrents chez Franck Thilliez. 

L’intrigue est rondement menée avec énormément de rebondissements et toujours en fond, cette équipe de policiers soudés malgré Sharko et Lucie qui doivent – malgré eux – jouer un double jeu pour s’en sortir – encore une fois – indemnes. J’ai retrouvé avec plaisir tous les collègues de Lucie et Franck qui sont vraiment attachants. Je suis à chaque fois très heureuse de voir comment leur vie a continué entre deux romans, l’auteur excellant dans cet exercice. 

Un roman très noir et plutôt effrayant, qui s’ouvre sur une scène difficilement oubliable… vous n’irez plus admirer les requins dans un aquarium sans avoir une pensée pour « Sharko » 😉 

Bref, vous l’aurez compris, un tome très réussi!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Terres sauvages – Les aventures de Kanako Sawada de Lionel Tardy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Terres sauvages – Les aventures de Kanako Sawada de l’auteur suisse Lionel Tardy que j’ai eu la chance de recevoir de sa part. Terres sauvages est son premier roman. Il est adressé à un public dès 13 ans (mais cela dépend bien entendu de la sensibilité de la lectrice ou du lecteur) mais est parfaitement adapté à un public adultes, vous ne vous ennuierez pas une seconde! Ce roman est illustré par Sandrine Pilloud qui a su retranscrire avec brio l’ambiance du roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  376 pages

Maison d’édition: Favre

Date de parution (dans cette édition): Avril 2023

4ème de couverture:

En 2040, un cataclysme climatique frappe la Terre. Catastrophes naturelles et guerres ravagent le monde au point de précipiter l’effondrement des civili sations modernes. Non loin de Tōkyō, des survivants fondent le Nouvel Empire. Protégé par sa puissante armée, l’Empire s’étend et prospère jusqu’à offrir, quelques décennies plus tard, des conditions de vie proches d’avant l’apocalypse. Cependant, de nombreuses technologies ont été perdues et la majeure partie du territoire japonais demeure à la merci des récupérateurs d’objets et trafiquants d’esclaves.

Kanako Sawada est une jeune recrue à l’avenir prometteur, mais peu attachée au protocole. Lors de sa première mission, rien ne se déroule comme prévu. Confrontée à une bande de pillards qui met un village à feu et à sang, elle devra improviser et faire ses preuves.

Que ce soit dans les périlleuses terres sauvages, au cœur des Alpes japonaises ou à Shinkyō, la bouillonnante capitale impériale, l’aventure n’est jamais bien loin pour l’impétueuse jeune femme. Au passage, elle pourrait bien faire resurgir quelques secrets du passé.

Mon avis:

Tout d’abord, il faut déjà souligner l’originalité de l’univers imaginé par Lionel Tardy, dont il s’agit là du tout premier roman. En effet, ce Japon post apocalyptique dont la société est revenue peu ou prou par bien des aspects à l’époque médiévale avec des déplacements à cheval et des vies revenues à l’essentiel, sans technologie ou presque. 

Terres sauvages met en scène l’officière de l’Armée Impériale Kanako Sawada, une jeune femme courageuse et déterminée, dans ses premières missions. 

Le roman est donc découpé en trois parties distinctes, où nous retrouvons notre héroïne ainsi que certains de ses coéquipiers. La première mission, « un nouveau jour se lève », est aussi une mise en place de l’univers et on y fait connaissance avec tous les personnages. C’est je pense pour cela que c’est aussi la partie la plus lente (même si la fin est très mouvementée). Personnellement, j’ai apprécié découvrir peu à peu l’univers du roman et ses particularités. Le fait de ne pas être plongés directement dans l’action permet de s’acclimater à l’environnement d’un Japon transformé (et méconnaissable) suite à un cataclysme. 

Par ailleurs, j’ai aimé le fait que ce roman fasse la part belle aux femmes, avec des personnages féminins forts et indépendants. Kanako Sawada, – bien entendu – , qui ne se laisse impressionner par rien ni personne et veut être la hauteur de la confiance que ses coéquipiers lui accordent. Elle sait jauger rapidement les situations et prendre des décisions réfléchies en minimisant les risques pour les membres de son détachement.

Nous allons également suivre Shina, une petite fille téméraire qui rêve de faire partie de l’Armée Impériale dont Kanako va faire la connaissance lors d’une mission et à laquelle elle va de suite s’attacher. Pour finir, entre autres, nous apprenons à connaître Kumiko Satomi, la sniper d’élite de son équipe, froide aux premiers abords mais qui peu à peu se révèle être une alliée de choix.

Les hommes ont toutefois également des rôles importants comme Eizo Hatano, un sergent-chef qui va le premier faire confiance à l’instinct de Kanako Sawada ou encore Kenshin Onoda, une recrue qui va exécuter sa première mission sous les ordres de Kanako. C’est un jeune homme qui prend très à cœur son métier et qui veut rendre le monde meilleur. Il a un grand sens de la justice ce qui fait de lui un coéquipier très fiable. 

J’ai trouvé génial que l’auteur parsème son roman de mots en japonais (y compris des gros mots), expliqués dans un lexique à la fin du livre. J’ignorais qu’il y avait autant de suffixes honorifiques à ajouter après le nom des personnes auxquelles on s’adresse. D’ailleurs, parfois les personnages s’adressent aux autres en utilisant leur grade militaire au lieu de leur nom mais là aussi, un index se trouve à la fin du roman, ce qui permet de ne pas se sentir perdu. Tout ce vocabulaire japonais aide encore à s’immerger dans cette culture bien spécifique. 

Lionel Tardy a eu l’ingéniosité de créer un monde de A à Z, documenté par des cartes fictives que l’on peut trouver en fin d’ouvrage. De plus, le roman est agrémenté par les superbes illustrations de Sandrine Pilloud qui aident à se représenter les lieux décrits. Ses dessins apportent vraiment une plus-value au roman.

Ce roman parle d’honneur, de courage, de justice mais également de deuil et de résilience. Bref, ce livre véhicule de belles valeurs avec des personnages inspirants.

Par ailleurs,  je salue le travail éditorial de la maison d’éditions Favre car l’objet livre est très qualitatif, tant par l’épaisseur du papier utilisé et la police d’écriture qui rend la lecture très confortable que pour sa couverture semi-rigide (qui est très attractive avec son camaïeu de bleu, violet et rose).

J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce premier tome d’un auteur très prometteur et lirai avec plaisir la suite des aventures de Kanako Sawada quand elles paraîtront 🙂

Ma note: ♥♥♥♥


Un grand merci à Lionel Tardy pour l’envoi de son roman !!

J’ai lu: Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 3: Le talisman écarlate de l’autrice Catherine Rolland. C’est une série qui compte à ce jour 4 tomes (le 4ème est sorti ce printemps!). Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1 et ici celui du tome 2 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 239 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): septembre 2022

4ème de couverture:

La tension monte à Dark Road End.

Entre les attaques démoniaques qui se multiplient, les créatures du domaine de plus en plus incontrôlables et son cabinet de psychologue à faire tourner, Emma Paddington ne sait plus où donner de la tête.

Comme si elle n’avait pas assez à faire pour éviter l’Apocalypse, voilà que sa sœur et sa nièce débarquent au manoir pour un séjour-surprise ! Vu le tempérament volcanique de Lisa Paddington, Jamie et Emma vont devoir trouver très vite un moyen de la renvoyer à Chicago, avant qu’elle ne découvre l’existence du monde magique… et avant, surtout, que les Djinns et elle ne s’entretuent.

Nom de nom, ce fichu manoir la rendra folle !

Mon avis: 

Quel plaisir de se replonger dans l’univers de l’adorable Emma Paddington! 

Les tomes se dévorent sans même s’en rendre compte tant la lecture de cette saga est agréable et nous fait nous évader dans ce monde fantasque ou tout (ou presque) est possible.

Dans ce tome-ci, Emma va accueillir sa sœur, Lisa et sa nièce, Tess, au manoir, et, bien entendu, les choses ne vont pas se passer comme prévu car le jeune Addy –  qui souffre de la solitude forcée dans laquelle son statut de Djinn le plonge –  aura envie d’impressionner Tess… malheureusement, au manoir de Dark Road End, le danger rôde et n’attend qu’une infime faille pour en faire voir à Emma.

Comme dans les tomes précédents, les éléments s’enchaînent sans nous laisser un instant de répit et on tremble plus d’une fois pour nos héros. 

Catherine Rolland – pardonnez-moi si je l’ai déjà dit dans mes articles sur les tomes précédents – a le chic pour écrire des dialogues qui tiennent la route et qui sont toujours très drôles et bien léchés. 

Comme dans le tome 2, Emma prend le pouvoir de sa vie et assume pleinement son statut de gardienne du manoir de Dark Road End. On sent qu’elle tient vraiment à tous ses habitants et fera tout pour les protéger du pire qui les guette. Elle assume ses faiblesses qu’elle arrive à transformer en force. Elle est rusée et réussit toujours à tirer parti des situations les plus désastreuses.

Ce tome confirme donc que cette série est un vrai coup de cœur pour moi et je pense lire le tome 4 durant le mois de septembre car l’autrice nous laisse sur un cliffhanger insupportable à la fin de ce tome 3 et je ne veux pas attendre plus pour connaître la suite!!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’école des bonnes mères de Jessamine Chan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’école des bonnes mères de l’autrice Jessamine Chane

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 496 pages

Maison d’édition: Buchet Chastel

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

  » Nous avons votre fille.  » C’est le message qu’entend Frida alors qu’elle s’est absentée en laissant seule sa fille de dix-huit mois. Les voisins l’ont vue sortir et ont appelé la police, venue récupérer l’enfant. Mère célibataire, Frida s’occupe seule de sa fille, tout en travaillant pour une université locale. A la suite de plusieurs nuits sans sommeil, elle s’est aperçue qu’elle avait oublié un dossier important sur son lieu de travail. Sans réfléchir, elle est partie le chercher, déclenchant une série de conséquences qui la dépassent. Sous l’oeil des services sociaux qui installent aussitôt des caméras chez elle, Frida est mise à l’épreuve. Après une période d’observation, la sanction tombe : Frida perd la garde de sa fille pour un an, temps qu’elle passera dans un centre de rééducation maternelle où elle apprendra à devenir une  » bonne mère « . Entre La Servante écarlate et Orange is the New Black, Jessamine Chan signe un roman glaçant sur les attentes impossibles qui pèsent aujourd’hui sur les femmes, les dérives de la société de surveillance et l’indicible solitude des mères dans une époque qui préfère le jugement au soutien.

Mon avis: 

J’avais lu beaucoup d’avais dithyrambiques sur ce roman et le thème – la pression que fait peser la société sur les épaules des mères  – me parlait bien car je pense que c’est un sujet bien d’actualité. 

On suit donc Frida, mère célibataire d’une petite fille de 2 ans qui va être arrêtée car elle a laissé seule son enfant durant plus de 2h de temps alors que celle-ci était dans une sorte de Youpala. En effet, les voisins, alertés par les pleurs de la fillette, ont appelé les forces de l’ordre.

Après toute une série de tests et d’interrogatoires, on lui enlève la garde de sa fille (qui est confié à son ex mari et sa nouvelle compagne, la femme parfaite agaçante au possible) elle va devoir faire ses preuves durant une année dans une école tenue par les services sociaux où elle devra apprendre à être une bonne mère. Elle ne pourra récupérer la garde alternée de sa fille qu’en cas de réussite aux examens finaux à l’issue de cette fameuse année.

Si le postulat de départ était donc plus qu’alléchant, je pensais trouver la situation injuste pour Frida mais – en tant que maman – je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie pour elle. J’ai effectivement trouvé qu’elle n’était pas la meilleure mère qui soit. A la place de demander de l’aide (qu’elle aurait pu avoir de ses parents ou de son ex mari), elle préfère mettre la vie de sa fille en danger pour quelques heures de liberté. 

Ce roman aborde le sujet du burn-out maternel, de la dépression et de la situation précaire dans laquelle se retrouvent souvent les mères célibataires.

Ce qu’il se passe dans la fameuse école je vous laisse le découvrir mais j’ai trouvé certains passages plutôt malaisants, ce qui je pense était l’effet recherché par l’autrice. 

Néanmoins, j’ai trouvé que la plume de l’autrice était fluide et j’avais vraiment envie de savoir comment tout cela allait se terminer. L’intrigue et le suspense étaient bien maîtrisés. 

J’ai cependant eu un sentiment de pas assez, d’inachevé en refermant ce livre. Comme dit plus haut, j’en attendais peut-être un peu trop au vu des super revues que j’avais pu lire à son sujet.

Dommage!

Ma note:  ♥♥♥(♥)