J’ai lu: Une si belle image de Katherine Pancol

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une si belle image de l’autrice française Katherine Pancol.  

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 245 pages

Maison d’édition: Points

Date de parution (dans cette édition): 1994

4ème de couverture:

Jackie, c’est l’histoire de toutes les femmes.

Elle nous ressemble terriblement, mais n’a jamais voulu qu’on le devine.

Elle était beaucoup trop fière.

Alors elle est devenue un personnage de roman. Pour mieux nous égarer, pour mieux nous épater. Elle a jeté de la poudre de perlimpinpin aux yeux du monde entier.

Elle a dissimulé ses fragilités, ses mystères, et a construit son propre mythe.

C’est ce roman d’une vie que Katherine Pancol nous raconte dans Une si belle image.

Mon avis:

Une si belle image est l’histoire de la vie de Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, de sa plus tendre enfance à sa vie de femme du monde. Attention toutefois: il ne s’agit pas d’une biographie au sens strict du terme mais bien d’une biographie romancée.

Toute petite déjà, Jacky (elle préfère qu’on l’appelle ainsi) est choyée et gâtée par son père qui est son héros. Malheureusement, elle va être séparée de celui-ci au divorce de ses parents, son père n’ayant pas les moyens de l’entretenir étant donné qu’il a toujours vécu au crochet de la famille de son ex-femme.

Ce père qui sera la cause de son plus gros sentiment d’abandon et de manque. Celui qui la traitait comme une princesse et lui passait tous ses caprices. Elle n’aura alors de cesse de rechercher « un père » dans les futurs hommes de sa vie. Elle les compare impitoyablement à son père et doit admirer pour pouvoir aimer. Y’a un complexe d’Œdipe sous roche me direz-vous, et vous auriez raison.

Jacky restera toute sa vie une petite fille gâtée, qui n’aura de cesse d’imposer ses envies à son entourage. Sauf avec JFK, et c’est peut-être également pour cela qu’il l’attire irrésistiblement. Elle représente un atout pour ce candidat à la présidence. En effet, elle parle plusieurs langues, a un très bon niveau de culture et sait se tenir en société. Elle est subjuguée par son mari et lui se permet de l’humilier publiquement en la trompant à tour de bras.

Jacky Kennedy est une femme qui va devoir vivre avec tous les drames qui jonchent sa vie, en se relevant à chaque fois, droite et fière dans ses tailleurs toujours impeccables. Elle aura toute sa vie à cœur de donner d’elle une image irréprochable.

Puisque la vie de John lui avait échappé, sa mort lui appartenait.

Une si belle image, de Katherine Pancol, page 12

J’ai été très touchée par ce portrait d’une femme qui se rêvait libre mais qui a toujours été dans une cage dorée. Une femme qui n’a pas su trouver un homme qui l’appréciait à sa juste valeur.

Je pense que j’ai rarement collé autant de post-it dans un livre, tant la plume de Katherine Pancol est juste et belle. On ressent à travers ses mots toute l’admiration et l’affection qu’elle a pour Jacky.

De plus, cette dernière est une femme pleine de nuances et de contradictions. En effet, elle est dotée d’une personnalité complexe et mystérieuse, une part d’elle restera jusqu’au bout « indomptable ». Cependant, quand le vernis de perfection se fend, on commence à percevoir les fêlures de cette femme incroyable. La vie de Jacky ne peut en aucun cas se résumer à « une si belle image » ce qui fait que ce titre – ironique – lui va comme un gant. 

Bref, un roman de Katherine Pancol dont on n’a vraiment pas entendu assez parler à mon goût et que je vous encourage à découvrir!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de Catherine Rolland

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Emma Paddington tome 4: Le défaiseur de temps de l’autrice Catherine Rolland. Le 5ème et dernier tome sortira le 31 octobre 2023 mais vous pouvez d’ores et déjà le précommander sur le site de l’autrice! Vous trouverez juste ici mon article sur le tome 1, ici celui du tome 2 et juste ici celui du tome 3 ;-). De plus, vous pouvez également acheter le coffret complet avec les 5 tomes ou alors juste le coffret vide si vous possédez déjà les tomes (initiative que je trouve vraiment chouette car j’adore les coffrets).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 233 pages

Maison d’édition: Books on demand

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

C’est fait. L’Apocalypse a eu lieu. Malgré tous les efforts d’Emma Paddington, son manoir, la ville de Bridgeport et le reste de la planète ne sont plus qu’un champ de ruines. Quant aux habitants de Dark Road End, ils ont payé le prix fort et pleurent leurs disparus. … La fin du monde, hein ?! Nom de nom, ce fourbe d’Abaddon n’aurait jamais dû s’attaquer à une fille de San Francisco ! S’il faut affronter les forces maléfiques du Dessous pour remettre l’univers d’aplomb, Emma les affrontera, par Charybde ! On est Gardienne ou on ne l’est pas ! C’est pourtant à un adversaire plus retors qu’une armée entière de démons que la psychologue la plus atypique de toute la Californie va avoir affaire : Balthazar, le Défaiseur de Temps.

Mon avis: 

Dans ce 4ème et avant-dernier tome, nous allons à nouveau être pris dans un tourbillon d’événements qui vont emmener Emma Paddington dans des situations pour le moins rocambolesques. 

Pour contrer la catastrophe qui est arrivée à la fin du tome 3, Emma va faire un pacte avec le défaiseur de temps, mais celui-ci est un coquin et se joue d’elle, la plongeant tour à tour dans plusieurs réalités alternatives. 

Emma revivra donc certaines situations de son passé mais en ayant déjà l’expérience et les souvenirs de ce qu’il va se passer, ce qui donne lieu à des scènes plutôt drôles (surtout avec son ex petit ami).

Si j’ai toujours autant aimé les personnages, les dialogues et le fait qu’il n’y ait pas de temps mort, j’avoue que j’ai trouvé qu’il se passait un poil moins de choses que dans le tome précédent, mais je pense que c’est parce qu’il s’agit d’un tome transitionnel,  qui nous guide jusqu’au tome 5, qui sera l’apothéose de cette géniale histoire.

Dans ce tome 4, nous explorons un peu plus les sentiments des personnages et leur attachement l’un à l’autre. En effet, Emma se rend compte qu’elle a besoin des autres pour exister et ne pourrait pas vivre dans une dimensions dans laquelle ils ne seraient pas. Elle a découvert un monde fantastique qui a bouleversé sa vie mais surtout une famille pour laquelle elle se battra, quoi qu’il lui en coûte. 

Le défaiseur de temps n’a qu’à bien se tenir !

Je vais de ce pas me commander le tome 5 😉

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: La tête sous l’eau d’Olivier Adam

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La tête sous l’eau de l’auteur français Olivier Adam.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Robert Laffont, collection R

Date de parution (dans cette édition): 23 août 2018

4ème de couverture:

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier :  » On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. « 
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour mais nous n’en avions pas terminé.

Mon avis:

J’ai vraiment apprécié la plume de l’auteur (que je découvre avec ce roman) qui a été capable de se glisser dan la peau d’un adolescent, la narrateur, dont la famille est partie en éclats après la disparition de sa grande sœur lors d’un concert. 

Ce roman parle du complexe du « survivant », l’enfant qui reste mais qui dans un premier temps ne compte plus vu que toutes les attentions sont portées sur la personne disparue et qui, dans un second temps, est doublement fliqué car ses parents ont peur qu’il lui arrive aussi quelque chose.

Quand Léa disparaît, chaque adulte se rejette la faute et chacun culpabilise. Et si elle n’était pas allée à ce concert ? Et si son oncle, qui l’avait emmenée ce soir-là, ne l’avait pas quittée des yeux ? Est-ce une fugue? Un enlèvement? Ne pas savoir est le pire des poisons.

La maman qui « profite » de ce drame pour se séparer de son mari et de partir du domicile conjugal pour vivre avec son amant. Son (ex-)mari, quant à lui, se noie dans le travail pour ne pas penser à sa fille et ne pas devenir fou d’avoir perdu un enfant et sa femme par-dessus le marché.

Le narrateur, quant à lui, se met à faire du surf, seule activité qui lui permet de se vider la tête et de ne pas penser constamment à sa grande sœur.

Les chapitres courts et l’alternance de points de vue entre le narrateur et les courriers que sa sœur avait écrits avant le drame rythment parfaitement le roman et nous font remettre peu à peu les éléments de l’intrigue dans le bon ordre. On comprend également que Léa a très mal pris le fait de déménager de Paris pour venir s’installer à St-Malo où leur père avait trouvé un travail dans un journal local (il est journaliste). Ses ami(e)s et l’effervescence de la ville lui manquent. 

Léa est retrouvée vivante dans le premier quart du livre (je ne vous spoile rien, c’est dans la 4ème de couverture) mais rien ne s’arrange pour autant, Léa refusant au début de parler de ce qu’il s’est passé. Personne ne peut comprendre ce qu’elle a traversé. De plus, elle ne reconnait plus sa maison car ses parents se sont séparés entre-temps et son frère s’isole de plus en plus.

Un roman Young Adult  criant de vérité et extrêmement bien écrit qui aborde les thèmes des tourments et mal-être de l’adolescence, des premiers amours et de la découverte de la sexualité et de la sensualité.

Une belle découverte!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Ceci n’est pas un fait divers de Philippe Besson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ceci n’est pas un fait divers de l’auteur français Philippe Besson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 208 pages

Maison d’édition: Julliard

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2023

4ème de couverture:

​Ils sont frère et sœur. Quand l’histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans.
Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant :  » Papa vient de tuer maman. « 
Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a conduit à cet acte.
Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d’un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.

Mon avis:

Ce roman est parfois difficile à lire, tant on ressent l’émotion et la douleur que ressentent les deux protagonistes de l’histoire, soit le narrateur, jeune homme de 19 ans, homosexuel, qui vit à Paris où il a intégré une école de danse en vue de devenir danseur étoile, et sa petite sœur, 13 ans, qui vit encore avec leurs parents. Cette petite sœur qui est malgré elle le témoin de la violence de leur père envers leur mère, jusqu’à ce jour fatal où elle voit leur père poignarder à mort leur Maman.

Le sujet des féminicides est traité avec tact et pointe du doigt les dysfonctionnements des forces de l’ordre (qui sont malheureusement souvent en sous effectif ou pas assez formées pour ce genre de cas) lors des dépôts de plaintes. Et si la plainte de leur Maman avait été prise en charge comme il faut ?

L’effroi et la stupéfaction dans lesquels sont plongés les enfants sont très bien décrits, l’auteur excellant à mettre dans la peau de ses personnages. Comment continuer à vivre quand tout s’effondre autour de vous, votre mère étant morte et votre père (qui n’en a plus que le nom) étant en prison ? Comment se reconstruire alors que la justice ne déchoit pas votre père de ses droits parentaux?

Comment une adolescente de 13 ans pourra-t-elle un jour effacer de sa mémoire le souvenir si choquant de sa mère agonisant sur le sol de leur cuisine ?

L’auteur décrit avec brio toute la palette d’émotions par lesquelles passent nos deux jeunes protagonistes. J’ai aimé la belle relation de confiance entre eux et le fait que le grand frère prenne sa petite sœur sous son aile et l’aide à ne pas s’en vouloir, qu’il lui dise et lui répète qu’elle n’y est pour rien dans ce drame.

(…) J’ai appris qu’il faut plonger dans les profondeurs pour comprendre ce qui se passe à la surface. J’ai compris aussi que l’invisible est plus parlant que le visible. Et que des bribes ne deviennent des indices que si on les relie à quelque chose d’autre, ou entre elles.

Ceci n’est pas un fait divers, de Philippe Besson, page 63.

Un roman dramatique sur le deuil, la fin de l’innocence et le passage forcé et prématuré à l’âge adulte.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Dans l’ombre du Mont Olympe d’Elio Sottas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dans l’ombre du Mont Olympe de l’auteur Elio Sottas que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire. L’auteur a 23 ans et il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  267 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection Frisson

Date de parution (dans cette édition): juillet 2023

4ème de couverture:

« A force de jouer trop près du soleil, Apollon s’est brûlé. Si vous autres, locataires du Mont Olympe, riez de votre momentanée toute-puissance, n’oubliez psa que de dieu à mortel, il n’y qu’une étincelle. »
 
Alors que cet énigmatique message paraît dans la presse, Daniel Rappraz est retrouvé mort sur le lac Léman. Quel lien existe-t-il entre un comptable sans histoire, les dieux de la mythologie grecque et un club de poker très sélect?
C’est ce que va tenter de découvrir Markus Ederlang, inspecteur en charge de l’enquête, qui va se retrouver projeté dans un monde où argent et faux-semblants se mélangent et dans lequel les joueurs ont tout intérêt à brouiller les cartes.

Mon avis:

Ce polar a été écrit par un jeune auteur de 23 ans, et je dois en premier lieu saluer la maturité dans son écriture. 

Dans ce roman, des cadavres sont retrouvés avec des chiffres romains tracés au scalpel sur leur torse… et un mystérieux personnage nargue les forces de l’ordre avec des messages énigmatiques et plutôt menaçants publiés dans les journaux. 

L’auteur a su alterner les scènes plus mouvementées avec des moments plus intimistes et je trouve que cela contribue à s’identifier et à s’attacher plus facilement aux protagonistes. Comme je suppose que nous allons retrouver les personnages dans un second livre (du moins je l’espère!), je trouve qu’il était important de bien mettre le décor en place, même si cela ralentissait un poil l’intrigue à certains moments. 

J’ai été particulièrement touchée par la relation entre Markus Ederlang, l’inspecteur et « héros » du livre, et Louise, sa compagne. 

L’auteur m’a cependant un peu perdue lors des parties de poker très (trop?) détaillées. En effet, je ne pense pas qu’il était nécessaire de décrire toutes les parties auxquelles participe l’inspecteur Ederlang dans le cadre de son enquête. De plus, cela m’a fait perdre un peu le fil de l’intrigue.

Ce roman (qui est pour moi plus un roman sur les mœurs humaines qu’un polar pur et dur, malgré les meurtres) reste néanmoins une très bonne surprise et je lirai avec plaisir les prochaines parutions de ce jeune auteur très prometteur.

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: le couple et l’argent – Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes de Titiou Lecoq

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Le couple et l’argent – Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes de l’autrice Titiou Lecoq. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 282 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): octobre 2022

4ème de couverture:

Les hommes sont plus riches que les femmes. Dès l’enfance, les garçons reçoivent plus d’argent de poche que les filles. Adultes,
à poste égal, les femmes sont moins bien payées que les hommes. Et le couple accentue encore les inégalités : au cours de la vie à deux, l’écart ne cesse de se creuser, sans que ni l’une ni l’autre ne s’en rende compte. Ou bien préfère l’ignorer. Chaque fois, il y a des explications et une combinaison de « bonnes raisons’ mais le tableau général est accablant. J’écris depuis des années sur les violences sexuelles, le travail domestique, l’invisibilisation des femmes.
Il était temps que je m’intéresse à ce qui est souvent plus tabou que la vie sexuelle : l’argent. « 
Avec un talent rare pour la pédagogie, Titiou Lecoq décortique les statistiques les plus récentes. Elle convoque l’historienne Michelle Perrot, des économistes, une conseillère en gestion de patrimoine, des banquières, sa mère et même des arnaqueuses. Son ton mordant fait le reste. On tourne les pages avec étonnement et parfois colère. Mais Titiou Lecoq propose aussi des solutions simples qui peuvent tout changer.

Mon avis:

J’avais lu et beaucoup apprécié l’année passée (ou l’année d’avant?) les Grandes oubliées de l’histoire que j’avais trouvé pertinent et écrit d’une manière ludique par la plume mordante de Titiou Lecoq. 

Cette fois-ci, si j’avoue que le sujet m’intéressait, c’est surtout le fait que j’ai croisé l’autrice au salon Le Livre sur les Quais à Morges, début septembre, qui m’a décidé à sauter le pas et acquérir ce nouvel essai. 

Je pense que le sujet de l’argent est dans notre monde encore plus tabou  que celui du sexe. 

On est plus enclins à parler de nos ébats (ou de leur absence) que de notre salaire.

L’argent est partout, mais on n’en parle jamais de manière frontale. Titiou Lecoq, elle, ne détourne pas les yeux. 

Elle prouve par A + B que les femmes sont désavantagées dès la plus tendre enfance. Par exemple, que souvent les garçons ont un argent de poche plus élevé. Ou encore, que les filles partent plus tôt de la maison familiale, en quête d’indépendance et de plus de liberté. Par contre, pendant ce temps, comme elles doivent payer un loyer et d’autres charges, elles ne mettent pas d’argent de côté. Les garçons, quant à eux, ont tendance à rester chez papa-maman même lorsqu’ils ont trouvé du travail, attendant de trouver une compagne pour quitter le nid familial. (ben oui faut bien que qqun fasse la lessive hein!) Et pendant ce temps, qui se fait une belle épargne ? Et oui, vous avez compris.

La dynamique du don chez les femmes est simple, on leur a assigné une mission: elles doivent s’occuper des autres. Et elles doivent le faire gratuitement. On attend d’elles une forme de sacrifice. 

Une femme qui veut protéger ses intérêts ou, pire, gagner de l’argent, est perçue comme dénaturée, puisque cela va à l’encontre de notre représentation de la féminité. Si elle ne fait plus passer les autres avant elle, elle n’est plus tout à fait une femme. 

Grosso modo, la femme féminine est forcément dépendante financièrement. 

Le couple et l’argent, de Titiou Lecoq, pages  14-15

Titiou Lecoq décortique toutes les petites choses qui, additionnées, font que les femmes sont toujours un peu perdantes. Que ce soit parce que tout ce qui est estampillé « pour femme » est plus cher ou que nous avons des besoins que les hommes n’ont pas (contraceptifs, protections périodiques,…). 

Sans parler bien entendu du moment que le couple souhaite avoir un enfant et que très souvent c’est la femme qui mets sa vie professionnelle de côté durant quelques années, creusant encore le trou de son épargne pour la retraite. 

De plus, les femmes ont tendance à dépenser leur argent dans les choses plus « futiles » mais nécessaires comme les habits et chaussures pour les enfants, les courses etc. Toutes les grosses dépenses du ménage (voiture, meubles etc) sont souvent prises en charge par les hommes (qui travaillent souvent à temps plein et qui de plus ont souvent – mais pas toujours bien sûr – un plus gros salaire), qui ont donc un avantage en cas de séparation du couple. C’est eux qui ont payé, c’est eux qui gardent. 

Bien évidemment, l’autrice fait pas mal de généralités et il faut un peu trier ses propos, mais j’ai tout de même trouvé agréable la lecture de cet essai et il m’a ouvert les yeux sur quelques uns de mes comportements vis à vis de l’argent que je vais essayer de corriger 😉 En outre, je trouve que l’autrice est une excellente conteuse, qui fait preuve d’humour et de dérision.

Un ouvrage malin et intelligent!

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Nani de Mélanie Richoz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Nani de l’autrice suisse Mélanie Richoz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  168 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 22 août 2023

4ème de couverture:

« Comme si chaque détail exige d’être évoqué, revécu, pour se désagréger dans la vase avec les cellules meurtries de ce corps.
Son corps.
Épuisé, souillé, appartenant plus à sa progéniture et à son mari qu’à elle-même, ce corps nourricier. Objet. Torture. Étranger.
Ce corps déjà mort. »

Mon avis:

Un roman court mais percutant sur le thème des violences conjugales.

Ce roman relate le quotidien d’une famille albanaise venue s’installer en Suisse. Nous suivons plus particulièrement Albina, la mère de famille, battue, humiliée et abusée par son mari de manière quotidienne et qui essaie coûte que coûte de garder la tête hors de l’eau, pour ses 5 enfants. Elle doit également supporter la méchanceté de ses beaux-parents, en particulier de sa belle-mère qui ne cesse de la rabrouer et de la rabaisser pour des broutilles.

Elle ne travaille pas, ses papiers sont tenus sous clé par son mari. Elle n’a rien à elle, est surveillée jour et nuit. A part ses enfants – qui eux se sont bien intégrés en Suisse – qu’elle adore et qui sont sa raison de vivre et de se lever chaque jour, elle n’a droit à aucun plaisir dans la vie et se sent très seule et isolée.

Tout de suite, on est pris d’affection pour cette femme courageuse, qui ne sait pas comment se défaire de la situation dans laquelle elle est prise au piège. Ne parlant pas le Français, elle peine à se confier à des personnes qu’elle pourrait croiser à la laverie.

Un jour pourtant, et en cachette de son mari et de ses beaux-parents, elle va trouver un emploi de femme de ménage chez une dame cultivée et qui prend à coeur de sortir Albina de cette inextricable situation. 

La plume de Mélanie Richoz est belle, juste, les phrases sont courtes mais sont toujours porteuses de beaucoup de poids, d’un sens profond. 

Comme dans Mouches, son précédent roman, qui a avait été un énorme coup de coeur, on ne peut pas ressortir indemne de cette lecture, impossible de ne pas être chamboulés par cette histoire.

Sa parole aurait-elle autant de valeur et de poids que celle d’un homme?

Nani, page 49, de Mélanie Richoz

Nani est un roman qui gagne en puissance au fil des pages et même dans ses silences.

Ce livre traite d’un sujet dont on entend pas encore assez parler et pour lequel il faudrait que beaucoup de choses soient mises en place afin de protéger les victimes de leurs bourreaux.

Un roman qui redonne une voix à celles qui n’arrivent pas à se faire entendre.

Un ouvrage essentiel et marquant, qu’on lit comme en apnée.

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le silence de Dennis Lehane

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le silence de l’auteur Dennis Lehane. Il est – entre autres – l’auteur des romans (qui ont été adaptés en films) Mystic River, Gone baby Gone ou encore le fameux Shutter Island, qui est le seul que j’ai lu de sa plume avant celui que je vous présente aujourd’hui.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 444 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

En cet été de 1974, à South Boston, quartier irlandais de Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble. D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.

Mon avis: 

Le silence, c’est l’histoire d’une femme de 42 ans, Mary-Pat, mère de deux enfants dont un garçon décédé d’une overdose à son retour de la guerre, qui doit faire face à la disparition soudaine de sa fille adolescente, Jules. 

Alors que des hommes politiques ont décidé de mélanger les élèves afro-américains et blancs dans les mêmes écoles, utilisant les bus scolaires pour les transferts des élèves dans d’autres quartiers que les leurs, le mécontentement de la population monte en flèche et le climat est très tendu. 

De ce fait, lorsqu’un jeune homme noir est retrouvé mort et que Jules disparaît ce même soir, Mary-Pat va essayer de remonter le fil de l’histoire afin de comprendre ce qu’il s’est passé. Pour se faire elle-même justice. Pour sa fille d’abord, mais également pour ce jeune homme noir dont personne dans son quartier – dont les habitants sont majoritairement racistes –  ne se soucie. 

Sa fille étant tout ce qui lui reste au monde, elle va littéralement entrer en guerre contre le groupuscule mafieux qui fait la loi dans son quartier et duquel elle retirait du soutien car son mari disparu en faisait partie.

Ce roman explore la part sombre qu’il y a dans chaque être humain. Mary-Pat, héroïne malgré elle, femme forte et indépendante, est pleine de nuances. Elle aime être seule mais rêverait d’avoir un homme à ses côtés pour l’aimer et la soutenir. Elle ne se considère pas comme raciste mais a tout de même de gros préjugés sur les personnes qui n’ont pas la même couleur de peau ou la même religion qu’elle. Bref, elle n’est pas exempte de défauts mais c’est également pour cela qu’on se prend à l’apprécier de plus en plus au fil des pages.

L’auteur pointe du doigt les personnes qui n’incitent pas à la haine mais qui ne font rien non plus pour l’arrêter, les gens qui laissent s’envenimer les choses par désintérêt ou égoïsme. Détourner les yeux au lieu de réagir est tellement plus facile.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman qui parle d’amour mais également de vengeance et qui aborde également le thème de la précarité financière de beaucoup de familles (surtout monoparentales) aux USA. 

Un très beau roman qui restera longtemps dans ma mémoire.

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La société protectrice des Kaijus de John Scalzi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La société protectrice des Kaijus de l’auteur John Scalzi. Il est – entre autres – l’auteur de la série le vieil homme et la guerre que j’adore!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

Nombre de pages: 324 pages

Maison d’édition: L’Atalante

Date de parution (dans cette édition): avril 2023

4ème de couverture:

Ils sont GROS

Ils sont MECHANTS

Ils sont MENACES D’EXTINCTION

Jamie accepte immédiatement le job que Tom, une ancienne connaissance, lui offre. Travailler pour une société protectrice d’animaux plutôt que livrer des repas est une veine. Seul problème, les animaux concernés sont des kaijus. Or, si ces monstres sont les êtres les plus gros et les plus dangereux de cet univers, ils ont besoin d’aide pour survivre, car des entreprises peu scrupuleuses voudraient les exploiter. Tous ceux qui ont vu Jurassic Park savent que c’est une mauvaise idée…

Mon avis: 

Si comme moi, vous aimez les romans truffés de références geeks et remplis d’humour, je pense que ce livre est fait pour vous!

Cette fois-ci, John Scalzi délaisse l’espace tout en restant dans le domaine de la Science-Fiction. Pas d’aliens ici, mais des Kaijus qui vivent dans une dimensions parallèle à la nôtre, n’attendant qu’un accident nucléaire pour pouvoir traverser le voile entre nos deux mondes. 

Mais qu’est-ce qu’un Kaiju me direz-vous ? Et bien il peut avoir différentes formes mais leur représentant le plus connu est bien entendu Gozilla. Donc des monstres énormes (certaines ressemblent à des montagnes) et pas gentils. Certains sont dotés d’ailes et d’autres non. 

Lorsque Jamie, un jeune trentenaire nourri à la culture geek, se voit offrir un nouvel emploi dans l’ONG « SPK » par un copain d’études, Tom, sans même savoir de quoi il s’agit, il ne sait pas dans quoi il va mettre les pieds.

Il va découvrir ce monde fantastique où vivent des monstres que doit protéger et aider à se reproduire à coup de phéromones projetés dans l’air cette fameuse Société Protectrice des Kaijus. Il va également rencontrer une équipe drôle et hétéroclite, des scientifiques brillants dans leur domaine mais qui n’hésitent pas à se remonter les manches pour mettre les mains dans le caca (au propre comme au figuré d’ailleurs 😉 )

Bien évidemment, des méchantes personnes vont vouloir s’emparer des Kaijus pour produire de l’énergie  nucléaire et la SPK devra tout mettre en œuvre pour contrecarrer leurs plans afin de sauver ces bestioles pas sympas, certes, mais qui méritent tout de même d’être protégées.

– (…) Les Kaijus représentent un risque pour les êtres humains, c’est évident. Mais c’est réciproque.

– Ils pourraient nous marcher dessus sans même s’en rendre compte, a fait remarquer Kahurangi.

– Les moustiques tuent plus de gens chaque année que tous les animaux réunis, lui a rappelé Tom. Et ce en comptant l’homme. A l’inverse, l’homme a fait disparaître de notre version de la Terre la plupart des bêtes beaucoup plus grosses que lui. Nous les massacrons et nous occupons ensuite leur environnement. La taille n’a pas d’importance. Elle n’en a jamais eu. 

– Nous sommes aussi la police des monstres alors? ai-je lancé à Tom.

– Eh oui! La seule question est de savoir qui sont les monstres. 

– C’est celle qui se pose dans tous les films du genre, tu sais. C’en est devenu un cliché.

– Je sais. Que faut-il en conclure quant à notre espèce si cette question reste aussi pertinente chaque fois qu’on la pose?

La société protectrice des Kaijus, de John Scalzi, page 62

Sous couvert d’une histoire pour le moins abracadabrante mais qu’il arrive à rendre crédible de par les détails scientifiques qu’il insuffle tout au long du roman, John Scalzi dépeint surtout le portrait d’une société toujours plus avide de pouvoir et de puissance. 

La cupidité des hommes est encore une fois mise en exergue et j’ai trouvé que l’auteur a réussit à rendre le tout très digeste et pas du tout moralisateur. 

J’ai adoré tous les personnages et j’espère que l’auteur prévoit une suite car ce roman est un gros coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥

[SP]J’ai lu: Le philatéliste de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le philatéliste de l’auteur neuchâtelois Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part de sa nouvelle maison d’édition Rosie & Wolfe. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est qu’il s’agit de la maison d’édition fondée par le célèbre écrivain Joël Dicker. Nicolas Feuz est le premier romancier (à part lui-même bien entendu) qu’il a décidé de publier.

Je souhaite d’ores et déjà plein succès et un bel avenir à cette jolie collaboration entre deux auteurs que j’estime énormément!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

Nombre de pages:  332 pages

Maison d’édition: Rosie & Wolfe

Date de parution (dans cette édition): 5 octobre 2023 pour la Suisse et le 12 octobre 2023 dans les autres pays

4ème de couverture:

À l’approche de Noël, un vent d’effroi parcourt la Suisse. Un tueur organise un jeu de piste sordide avec des colis postaux. Sa signature ? Des timbres-poste fabriqués à partir de peau humaine.
L’inspectrice de la Police judiciaire genevoise Ana Bartomeu est saisie de l’affaire. Son enquête va la conduire des beaux quartiers de Genève à la vieille ville d’Annecy, des impasses sombres de Lausanne aux rues pavées de Delémont. Réussira-t-elle à démasquer cet assassin mystérieux que les médias suisses et français ont surnommé Le Philatéliste.

Mon avis:

J’ai lu ce livre en moins de 24h tant il était impossible à lâcher. Quel plaisir de retrouver la plume fluide de Nicolas Feuz ! 

Cette fois-ci, le roman ne prend pas sa source dans le canton de Neuchâtel (même si nous allons y passer à un moment donné) mais plutôt à Genève. Par conséquent, autre lieu, autres protagonistes, et l’auteur met en scène une nouvelle héroïne, l’inspectrice Ana Bartomeu, et son équipe. Ana est une femme usée par la vie, pleins de désillusions mais dont le métier reste toujours sa passion et son moteur. Nicolas Feuz excelle dans la création de personnages pleins de failles et d’aspérités. Ils ne sont pas tous lisses ni parfaits, ce qui fait qu’on arrive mieux à s’identifier à eux.

De plus, j’ai adoré le fait que les personnages des romans précédents soient également présents au cours de l’histoire et y font des petites apparitions très appréciées. C’est un peu comme s’ils continuaient leurs petites vies entre les romans et je trouve que cela donne un souffle de réalisme aux romans de Nicolas Feuz. 

Au fil de l’enquête, les forces de l’ordre vont suivre les traces d’une personne qui envoie des colis avec des timbres fabriqués à base de peau humaine à travers plusieurs cantons romands ainsi qu’en France voisine (on va beaucoup voyager!). Vous l’aurez donc compris, si ce nouveau roman se veut moins sanglant que les précédents, la violence y est tout de même omniprésente.

L’auteur aborde comme à son habitude des thèmes très forts dans ce roman comme le harcèlement scolaire (certaines scènes sont à la limite du soutenable) et la dépression (entre autres). Ces sujets donnent un supplément d’âme au roman même s’ils lui confèrent également une ambiance particulièrement sombre. C’est un roman noir, très noir, comme sa sublime couverture d’ailleurs.

On vivait dans un monde où les pervers narcissiques seraient bientôt aussi nombreux que les ruptures de couple. Le phénomène de mode était comparable à la surpopulation d’enfants HPI dans les classes. La normalité, si tant est que la notion existe, étaient devenue l’exception.

Le philatéliste, de Nicolas Feuz, page 31

Une intrigue en béton, des rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde, des personnages auxquels on s’attache rapidement et aucun temps mort, tous les éléments étaient présents pour me faire passer un excellent moment de lecture et je n’ai pas été déçue. 

Le suspense est maintenu jusqu’à la toute fin et l’auteur a su me lancer sur de mauvaises pistes (sur lesquelles je me suis précipitée 🤪).

Brillamment maîtrisé de bout en bout, ce roman est une franche réussite et j’espère de tout cœur qu’il rencontrera le succès qu’il mérite! 

Un coup de cœur!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Rosie & Wolfe et à Nicolas Feuz pour l’envoi de ce SP!