J’ai lu: Le comte foudroyé de Francisco Arenas Farauste

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le comte foudroyé de l’auteur Francisco Arenas Farauste. Il s’agit de son premier roman et de la troisième lecture que j’ai dû faire dans le cadre du prix du Festival du LÀC 2023 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le comte foudroyé

Nombre de pages: 130 pages

Maison d’édition: 5 sens éditions

Date de parution (dans cette édition): 28 février 2022

4ème de couverture:

Ce récit est celui d’un coup de foudre ! Intense, incontrôlable ! Ce choc va plonger notre héros, un comte sévillan désargenté, dans un voyage à travers l’Europe des « années folles » où sa vie va se mélanger avec celles de trois autres personnages. Leurs existences convergeront lors d’un final inattendu. Mais, le « comte foudroyé » est aussi un roman sur les rêves dont nous nous sommes encombrés. Ceux qui nous font percevoir le monde tel que nous souhaiterions qu’il soit. Avons-nous vraiment conscience des situations réelles dans lesquels nous nous trouvons ? Les apparences ne sont-elles pas reines ? Ne sommes-nous pas tous ensorcelés par ces mirages qui nous masquent la réalité ? Allégorie des illusions numériques si actuelles, l’auteur a voulu projeter l’aveuglement par l’apparence sur le théâtre de l’Europe d’il y a un siècle.

Mon avis:

 Un roman très court mais pleins de rebondissements qui font de sa lecture un moment savoureux. 

Dans ce livre, on suit un jeune comte espagnol désargenté qui tombe fou amoureux d’une jeune femme française qu’il a aperçu dans un parc et à qui il a fait passer un mot doux.

Refusant un mariage arrangé qui aurait sauvé sa famille de la banqueroute, il va partir sur les traces de son coup de foudre, quitte à s’endetter encore plus. Il va donc sillonner l’Europe pour retrouver sa bien aimée et lui déclarer sa flamme les yeux dans les yeux.

J’ai trouvé ce roman vraiment bien écrit, l’intrigue tient bien la route et je me suis fait rouler comme une bleue par l’auteur. La fin est géniale.  Un excellent premier roman  – bien qu’un peu court, pour ma part il aurait pu avoir 100 pages de plus, c’était tellement bien!  – qui vous ravira si vous aimez les romans d’aventures rocambolesques. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: L’heure des femmes d’Adèle Bréau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’heure des femmes de l’autrice Adèle Bréau. J’ai lu il y a quelques années Frangines de la même autrice et sa plume m’avait particulièrement touchée.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'heure des femmes

Nombre de pages: 468 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 11 janvier 2023

4ème de couverture:

Paris, 1967. À l’aube de la cinquantaine, Menie, mère de famille bourgeoise, est recrutée par la radio RTL qui a décidé de renouveler ses programmes. Son rôle ? Faire parler les auditrices.
En quelques semaines, c’est la déferlante. Les femmes de la France entière se confient à « la dame de cœur ». Bientôt, à l’heure de la sieste, elles seront des millions à suivre l’émission avec passion. Parmi elles, Mireille et sa sœur Suzanne, qui découvrent qu’elles aussi pourraient maîtriser leur destin.
Quant à la vie de Menie, partagée entre le tourbillon d’une société libérée par Mai 68 et les tourments qu’on lui livre, elle en est totalement bouleversée.

Cinquante ans plus tard, Esther, une documentariste qui peine à se reconstruire, va replonger dans ces années pas si lointaines où le sort des Françaises semble d’un autre âge.

Avec ce nouveau roman porté par la figure de Menie Grégoire, sa grand-mère, Adèle Bréau unit les destinées de femmes qui, malgré leurs différences, se tendent la main. Amour, maternité, droits, sororité… l’auteure explore sur cinq décennies les avancées, paradoxes et régressions de la condition féminine, les mettant en résonance dans une fresque résolument romanesque.

Mon avis:

Un récit romancé sur la vie de la grand-mère de l’autrice, Menie Grégoire, qui a eu une vie pour le moins passionnante et bien remplie. 

Menie regarde sa mère disparaître tel un fantôme. Elle est partie s’occuper de la petite sœur – son cinquième enfant. La maternité est son destin. Menie ne comprend pas pourquoi elle paraît si peu épanouie dans une vie qu’elle a pourtant choisie. 

L’heure des femmes, d’Adèle Bréau, page 13

En effet, Menie, est une femme pour le moins atypique. Epouse d’un homme influent, elle écrit des articles dans des revues féminines et se voit offrir en 1967 d’animer une émission radio sur RTL où elle ferait parler les femmes de leurs problèmes et répondrait en direct à leurs questions. 

Elle va relever le défi et très vite, l’émission va rencontrer un énorme succès. 

J’ai trouvé le personnage de Menie fascinant, sa liberté de pensée et de paroles pour l’époque est épatante. Elle a cependant la chance d’être bien entourée par un mari qui l’admire et croit en elle plus qu’en quiconque et n’est pas jaloux de son succès. Il ne la bride pas et se fiche de ce que les gens médisants peuvent bien raconter sur sa femme adorée. De plus, elle a su s’entourer d’une équipe solide de femmes qui travaillent dur pour elle.

Dans ses émissions elle va aborder des thèmes tabous et va défrayer la chronique en parlant d’orgasme féminin, de désir mais aussi de violences conjugales, d’avortement et de contraception. Menie n’a pas de limites et prend très à cœur son travail. Elle se donne à fond, quitte à négliger un peu sa famille même si elle essaie d’être performante et efficace sur tous les fronts.

Dans ce roman, on suit 3 personnages, Menie bien entendu, mais également Mireille, une jeune femme de 30 ans, mère de famille nombreuse épuisée qui rêve de s’épanouir autrement que par la maternité, même si elle aime ses enfants par-dessus tout. En dernier, on suit Esther, de nos jours, qui doit écrire un documentaire sur Menie Grégoire et va donc faire des recherches sur sa vie. 

Tous les personnages sont touchants, Adèle Bréau a le talent incroyable de nous faire nous attacher aux personnages comme s’ils faisaient partie de notre famille. C’est un conteuse hors pair, qui sait nous intéresser aux petites choses du quotidien. J’étais vraiment bien dans ce roman et je dois dire que je l’ai dévoré en deux jours à peine après l’avoir acheté, fait assez rare pour être relevé 🙂 

A travers ses mots, on sent qu’Adèle Bréau était très attachée à sa grand-mère Menie. Si le livre est bien sûr romancé, les faits racontés sur l’émissions sont eux avérés. 

Un roman féministe puissant et inspirant que je ne peux que vous recommander en ce début d’année !!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Vers le soleil de Julien Sandrel

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Vers le soleil de l’auteur Julien Sandrel. J’ai lu il y a quelques années la chambre des merveilles du même auteur que j’avais plutôt bien aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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vers le soleil

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Le Livre Poche

Date de parution (dans cette édition): 2 mars 2022

4ème de couverture:

Août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille, Sienna, et l’oncle  de la petite, Sacha. Mais, alors qu’elle fait étape chez une amie à Gênes, la maison s’écroule sur elle. 
Une portion du pont Morandi vient de s’effondrer, enfouissant la zone. Tess est portée disparue.  Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout  leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette fillette : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis  trois ans. Un rôle qu’il n’a plus l’impression de jouer  tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. 
Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle  il n’a aucun lien légal… ou écouter son cœur et s’enfuir avec elle ? En attendant, il décide de cacher la vérité à Sienna et de la protéger coûte que coûte.

Mon avis:

Un roman qui a su me toucher, il est étiqueté « feel good » mais je ne le classerais pas forcément dans ce registre-là. En effet, même si certains éléments du roman feel good sont bien là (bons sentiments, etc), j’ai trouvé que les sujets abordés (drame, deuil, violences conjugales) rendent le tout plus profond qu’un « simple » roman qui fait du bien. 

Dans ce livre, on suit donc Sacha, une jeune acteur qui a été engagé par Tess (jeune mère célibataire) pour s’occuper de sa fille Sienna et se faire passer pour son oncle (le frère du père de Sienna) afin qu’elle puisse bénéficier d’une présence masculine. Très vite, il va cependant s’attacher à Sienna et développer en secret des sentiments pour sa maman (je ne spoile rien c’est dans les premières pages du roman qu’on l’apprend). 

Piégé malgré lui dans ce rôle d’oncle, Sacha va accepter de partir en vacances avec Tess et sa fille. Tess devant juste faire un détour par Gênes pour y retrouver une amie de longue date qui vit là-bas, Sacha va partir de son côté avec Sienna en attendant que la jeune femme les rejoignent. 

Cependant, un drame va arriver: l’effondrement d’un pont autoroutier au-dessus de la ville de Gêne, en plein sur la maison de l’amie de Tess…

Sacha va prendre connaissance du drame et va tout faire pour cacher la situation à Sienna avant d’être fixé sur le sort de sa maman – et accessoirement la femme qu’il aime. De plus, il sait que si Tess venait à disparaître, il ne pourrait certainement plus voir Sienna qui serait confiée à la famille de Tess et ça il ne peut pas l’imaginer tant il adore la fillette. Liens du coeur contre liens du sang, comment réussir à se faire entendre ?

J’ai adoré le personnage de Sacha qui met tout en œuvre pour cacher son désespoir et ses peurs à Sienna et donne le change tout au long du roman pour lui offrir de belles vacances. Il va réussir à s’entourer de belles personnes qui vont l’aider en prenant même des risques pour lui.

C’est un livre lumineux qui redonne foi en la solidarité et l’aide à son prochain. (ça fait très religieux mais rien à voir haha) En même temps, toute la partie sur l’effondrement du pont nous prend aux tripes et nous serre le coeur, tant on a envie que Tess s’en sorte.

Un roman où l’on ne s’ennuie pas une seconde, j’ai passé un excellent moment de lecture. Il faut que je lise d’autres livres de cet auteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Au rythme des oiseaux de Sylvie Barbalat

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Au rythme des oiseaux de Sylvie Barbalat que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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au rythme des oiseaux

Nombre de pages:  214 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): août 2022

4ème de couverture:

Chloé parcourt l’Europe en vélo avec son rat Lazare pour échapper à son addiction à l’héroïne. Sur une île grecque, elle rencontre Daoud, un étudiant syrien chassé de son pays par la guerre. Il est en route pour l’Angleterre, où il veut poursuivre ses études. Chloé lui offre une bicyclette volée et l’aide à franchir les frontières qui le séparent de son rêve. Commence alors un long voyage vers le nord, entre nuits à la belle étoile et galères de la rue. 
Les deux jeunes épris de liberté vivent et s’aiment dans la clandestinité, jusqu’au jour, où leur passé les rattrape et leurs idéaux s’entrechoquent.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Chloé, jeune femme volontaire qui place la liberté au-dessus de tout dans sa vie. La liberté de se déplacer où elle veut à vélo avec son rat, de manger, dormir et travailler quand elle le décide.

J’ai adoré ce personnage qui fait preuve de tellement de courage, elle pédale pour oublier ses addictions. 

Quand elle rencontre Daoud, sa résolution de tracer seule sa route vacille. Elle est touchée par cet être qui a tout perdu, cet homme qui malgré la douleur continue d’avancer et d’espérer que la situation s’améliore dans son pays (la Syrie).

Elle va  très vite se rendre compte qu’en tant que suissesse, sa vie est tout de même bien facilitée, les portes s’ouvrent d’elles-mêmes, alors que pour son compagnon, tout est plus compliqué. Ils n’ont pas les mêmes privilèges. Elle va donc avoir à cœur de l’aider, quoi qu’il lui en coûte. Ces deux solitaires vont peu à peu s’apprivoiser et s’enrichir mutuellement. 

« (…) Exprimer un sentiment est toujours une traduction. Traduire sans trahir, c’est l’art de la poésie et la magie des métaphores. Un simple « je t’aime » n’aurait pas suffi à exprimer ce que je ressentais pour Naïma, tout comme « j’ai le cœur brisé » ne reflète qu’une infime partie de mon désespoir. »

Au rythme des oiseaux de Sylvie Barbalat, page 82

On suit également la mère de Chloé, Corinne, flippée par la vie de base et hyper angoissée pour sa fille qui vit une vie de bohême sans lui donner de nouvelles. Elle a peur que celle-ci replonge dans la drogue. Cependant, même si elle est parfois maladroite dans ses propos et ses réactions envers sa fille, elle l’aime et souhaite par-dessus tout la protéger. Corinne est divorcée et s’est remise en couple avec Marc, un homme aimant et patient, qui est très proche de sa tante Yvonne, vieille dame fantasque aux dons de rebouteuse.

Tous les personnages de ce roman sont très attachants, une grande famille qu’on n’a pas envie de quitter tant on se sent bien avec eux. 

La plume de l’autrice est belle, riche, elle m’a fait voyager. 

Un roman à la fois coup de poing et coup de cœur pour moi. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Les larmes du lagon de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les larmes du lagon de l’auteur de polar suisse Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les larmes du lagon

Nombre de pages: 237 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 10 novembre 2022

4ème de couverture:

Une enquête sanglante en Polynésie

L’ex-inspectrice Tanja Stojkaj s’est exilée en Polynésie française pour protéger sa mère et son fils de la mafia balkanique.
Sur un motu de Bora Bora, elle mène une vie paisible jusqu’à la découverte d’un corps près du récif corallien. La gendarmerie conclut rapidement à une attaque de requin.
Agacée par cet empressement à classer l’affaire, Tanja cède à ses anciens réflexes d’enquêtrice et découvre, derrière les eaux turquoise et les plages de sable blanc de la Perle du Pacifique, l’envers de la carte postale : trafics, pauvreté, croyances occultes, matériel militaire à l’abandon, pollution du lagon.
Au-dessus de tout cela plane l’ombre d’un mensonge : celui de la politique métropolitaine et des essais nucléaires français.Du Paradis à l’Enfer, il n’y a qu’un pas. Et un torrent de larmes

Mon avis:

Ce roman prend place en même temps que le roman Brume Rouge. On y suit donc Tanja Stojkaj qui est venue se cacher en Polynésie française avec son fils et sa mère.

Si j’avais beaucoup aimé Brume Rouge, qui se passe principalement en Suisse, avec des décors bien connus, cet opus-ci qui se déroule donc à Bora Bora m’a à certains moments un peu donné l’impression de lire une brochure touristique, je ne saurais vraiment expliquer pourquoi, peut-être le nombre de mots en polynésien utilisés.

De plus, j’ai trouvé que tout allait un peu vite (ce qui est peut-être dû également au fait que le roman ne fait que 237 pages). En effet, Tanja tombe « comme par hasard » sur morceau de corps sur l’île et bien évidemment ne peut pas s’empêcher de mener l’enquête, mettant sa mère et son fils en danger (encore une fois). Tanja comme à son habitude fonce tête baissée sans mesure le danger, ce qui est parfois pour le moins agaçant. En effet, on aurait envie qu’elle pense un peu plus à sa famille et moins à son travail, mais c’est plus fort qu’elle; l’action l’attire irrémédiablement. 

Comme d’habitude chez Nicolas Feuz, on alterne entre les chapitres qui se passent à notre époque et les chapitres relatant des faits historiques en rapport avec notre affaire. 

J’ai passé cependant un excellent moment de lecture avec ce roman qui se lit tout seul. On enchaîne les chapitres à une vitesse folle et on a juste envie d’avoir le fin mot de l’histoire. La plume est fluide et le rythme effréné nous fait oublier les quelques petits défauts que l’intrigue peut avoir.

Rien à voir avec le contenu du livre, mais j’aimerais juste prendre deux secondes pour dire que je trouve la couverture du roman vraiment splendide 🙂

Je pense néanmoins qu’il faut avoir lu Brume Rouge au préalable et les romans précédents de la série « Jensen » pour apprécier à sa juste valeur ce roman-ci.

Après avoir refermé ce livre, on ne peut avoir qu’une idée en tête: « la suite! » « la suite! »

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: De pierre et d’os de Bérangère Cournut

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman De pierre et d’os de l’autrice Bérangère Cournut. 

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de pierre et d'os

Nombre de pages: 198 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 1er octobre 2020

4ème de couverture:

Une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune fille inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avance, trouver un refuge. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une aventure qui va faire d’elle une femme.

Mon avis:

Un livre OVNI qui m’a fait voyager dans les terres inuits, où les croyances ancestrales font loi. 

On y suit donc Uqsuralik, jeune fille qui, suite à une cassure dans la banquise, va se retrouver séparée de sa famille. Elle va donc devoir apprendre à se débrouiller seule, et vite, car le danger rôde. Entre le froid, la faim et les ours polaires affamés, Uqsuralik va devoir faire preuve de courage et d’ingéniosité. 

Au cours de son voyage, elle va tomber sur d’autres inuits et va s’unir avec l’un d’entre eux. 

De nombreux interludes sous forme de chants et poèmes inuits sillonnent le roman, lui donnant un ton très onirique. On y parle d’incarnations animales, de Mère Nature.

De plus, les inuits ont une façon de penser très particulière au cycle de la vie, un enfant devient mère puis ensuite son bébé devient la mère de son aïeule, etc. c’est assez complexe à expliquer mais j’ai trouvé cela très intéressant, même si parfois j’ai eu de la peine à vraiment comprendre la propos de l’autrice. Cependant, je pense que cette part de mystère était voulue.

Bref, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman lumineux et féministe, qui m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur ses peuples dont j’ignore tout. Sa touche de mysticisme m’a vraiment dépaysée et je dois dire que cela fait du bien de se faire surprendre par une lecture! Un roman que je relirai avec plaisir dans quelques années.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Tenir sa langue de Polina Panassenko

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tenir sa langue de l’autrice Polina Panassenko. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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tenir sa langue

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Editions de l’Olivier

Date de parution (dans cette édition):19 août 2022

4ème de couverture:

« Ce que je veux moi, c’est porter le prénom que j’ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. »

Elle est née Polina, en France elle devient Pauline. Quelques lettres et tout change.

À son arrivée, enfant, à Saint-Étienne, au lendemain de la chute de l’URSS, elle se dédouble : Polina à la maison, Pauline à l’école. Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil. Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour tenter de récupérer son prénom.

Ce premier roman est construit autour d’une vie entre deux langues et deux pays. D’un côté, la Russie de l’enfance, celle de la datcha, de l’appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de Tiotia Nina. De l’autre, la France, celle de la materneltchik, des mots qu’il faut conquérir et des Minikeums.

Drôle, tendre, frondeur, Tenir sa langue révèle une voix hors du commun.

Mon avis:

 J’ai eu de la peine avec le ton du livre. On sent l’autrice en colère contre l’administration française, qui lui met des bâtons dans les roues pour récupérer son prénom russe d’origine, alors qu’elle l’avait fait franciser en « Pauline » des années avant. 

Pour elle, il est important de retrouver son prénom d’origine car elle ne veut plus renier ses racines, elle veut plutôt les embrasser, les étreindre, les chérir. En effet, elle ne veut pas que l’héritage culturel de sa famille disparaisse avec elle. 

Elle va donc nous raconter son enfance en tant qu’enfant d’immigrés russes, son intégration parfois difficile à l’école.

L’apprentissage du Français, langue complexe et si différente du russe. La façon de vivre diffère également beaucoup, avec énormément de liberté en France.

C’est un récit intéressant de par son thème mais je n’ai pas tellement adhéré à l’humour un peu grinçant de l’autrice. De plus, j’ai malheureusement trouvé que le texte tournait un peu en rond, mais il s’agit de mon ressenti personnel.

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: Seul l’espoir apaise la douleur de Simone Veil

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du document Seul l’espoir apaise la douleur qui s’agit d’une retranscription écrite du témoignage audio de Simone Veil pour l’INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

 ♥ = Bof bof, à éviter

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seul l'espoir apaise la douleur

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Flammarion (France Loisirs pour mon édition)

Date de parution (dans cette édition): 19 octobre 2022

4ème de couverture:

Mai 2006. Pour l’INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, face caméra, Simone Veil déroule le film de sa vie. Le soleil de Nice, une famille unie, républicaine et laïque, l’insouciance, la guerre, l’Occupation… Et, le 13 avril 1944, le convoi 71 à destination d’Auschwitz avec sa mère et sa sœur. C’est la première fois qu’avec une grande liberté Simone Veil raconte le froid, la faim, les humiliations, les camarades, le rapport entre les hommes et les femmes, ses dix-huit mois dans les camps, mais aussi le retour, les nouvelles humiliations, son engagement pour la mémoire. Seul l’espoir que la Shoah ne sera pas oubliée apaise la douleur. Un texte inédit, un témoignage pour l’histoire, un récit bouleversant.

Mon avis:

Un témoignage poignant et terriblement touchant, où l’on ressent toute l’émotion de Simone Veil quand elle raconte les événements. Parfois, il manque la fin d’une phrase, elle a du arrêter de parler, terrassée par la douleur et l’horreur de ses souvenirs.

Ces pauses dans le récit nous donnent vraiment l’impression d’entendre dans notre tête la voix de Simone Veil.

Je connaissais déjà l’histoire de Simone Veil dans les camps car j’ai déjà lu plusieurs livres à son sujet mais là j’ai trouvé que c’était différent, car raconté des années après, avec le recul de sa vie adulte en partie derrière elle. 

(…) la chose qui est vraiment effroyable, c’est la mort des enfants. C’est insupportable. Insupportable de penser à ces enfants qui ont été séparés de leur mère, qui sont arrivés là comme ça, tout petits, ou dans les bras d’une éducatrice pour aller à la chambre à gaz. C’est insupportable. Insupportable. (elle marque une pause)

Quand on voit toutes ces photos des enfants… Aujourd’hui, on a ses photos dans on appareil et tout le monde en a, mais à l’époque, on prenait des photos pour les fêtes, alors les enfants sont endimanchés, bien coiffés, avec un joli sourire… Au musée de Malines, en Belgique, c’est terrible, ils ont retrouvé des photos de familles, on voit les disparitions au fur et à mesure… c’est insupportable. Quand on pense aux enfants, on se dit, mais quelle haine il faut pour pouvoir tuer des …. aller chercher un bébé…

Seul l’espoir apaise la douleur, de Simone Veil, pages 134-135

On sent derrière les répétitions de certains termes combien la guerre l’a dévastée et marquée à vie. Comment peut-on comprendre la folie des hommes? Comment peut-on se faire à l’idée que certaines personnes ont souhaité la mort d’autant de personnes pour la seule raison de leur appartenance à la communauté juive?

Bref, un témoignage lumineux et lucide sur l’une des périodes les plus sombres de notre Histoire. 

A lire et à relire.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Clara lit Proust de Stéphane Carlier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Clara lit Proust de l’auteur Stéphane Carlier. Il s’agit de la deuxième lecture que j’ai dû faire dans le cadre du Festival du LÀC 2023 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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clara lit proust

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 1er septembre 2022

4ème de couverture:

« Proust. Avant, ce nom mythique était pour elle comme celui de certaines villes – Capri, Saint-Pétersbourg… – où il était entendu qu’elle ne mettrait jamais les pieds. »Clara est coiffeuse dans une petite ville de Saône-et-Loire. Son quotidien, c’est une patronne mélancolique, un copain beau comme un prince de Disney, un chat qui ne se laisse pas caresser. Le temps passe au rythme des histoires du salon et des tubes diffusés par Nostalgie, jusqu’au jour où Clara rencontre l’homme qui va changer sa vie : Marcel Proust.

Mon avis:

 Un roman écrit comme un hommage à l’œuvre du grand Marcel Proust. On y suit Clara, jolie jeune femme, coiffeuse de métier, qui se prend un peu par hasard de passion pour l’écriture de Marcel Proust à la lecture de la saga « à la recherche du temps perdu ». 

Grâce à ces livres, Clara va s’échapper de son quotidien planplan et va oser s’épanouir et sortir de sa zone de confort. La langue foisonnante de Proust va la faire s’évader et voir le monde d’une autre manière, tout comme la lecture à voix haute va la faire sortir de sa bulle de timidité et la laisser s’affirmer.

Oser clamer haut et fort son amour de la lecture et d’autant plus de la lecture de romans classiques qui sont souvent perçus comme « ennuyants ». 

J’ai aimé toute cette partie du roman même si je l’ai trouvée un peu courte, les tribulations dans le salon de coiffure m’ont semblées être un peu du remplissage, un peu aussi comme si  Clara valait mieux que les autres car elle lit Proust, ce qui est totalement faux.

Bref, un roman qui se laisse lire (et qui se lit très très vite) – et dont j’ai apprécié le thème –  mais qui ne va pas me laisser un souvenir impérissable.

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: Le journal intime de Cléopâtre Wellington, tomes 2 & 3 de Diglee (Maureen Wingrove)

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la trilogie Le journal intime de Clépâtre Wellington de l’autrice Maureen Wingrove alias Diglee. J’ai en effet lu les tomes 2 (autant en emporte la musaraigne) et 3 (vol au-dessus d’un nid de couscous) de cette trilogie « jeunesse » au mois de décembre 2022. J’avais lu le tome 1 (mémoires d’une jeune guenon dérangée) il y a quelques années et je ne sais vraiment pas pourquoi je n’avais pas enchaîné avec la suite!!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le journal intime de Cléopâtre Wellington

 

Nombre de pages: tome 1: 235 pages –  tome 2: 221 pages – tome 3: 215 pages

Maison d’édition: Michel Lafon

Date de parution (dans cette édition): tome 1: 12 octobre 2017 – tome 2: 11 octobre 2018 – tome 3: 21 novembre 2019

4ème de couverture:

La première série de Diglee !

Cléopâtre a 13 ans, trois chats, des parents divorcés, une petite sœur givrée fan de phoques, une pilosité plus proche de celle du singe que de l’être humain, et doit supporter quotidiennement maintes humiliations et insultes assénées par Clément, le plus sadique mais néanmoins plus beau mec du collège.
Heureusement, elle peut compter sur sa BFF Chloé pour lui faire oublier ses drames existentiels à grand renfort de missions d’espionnage nocturnes et de tournage de film d’horreur amateur.
Mais cette année, deux nouveaux font leur apparition en classe de quatrième… Et il se peut qu’ils changent considérablement le quotidien de Cléo.

Mon avis:

Comment vous dire que j’ai adoré cette saga écrite par la géniale Diglee? Si vous recherchez – à tout âge – une série qui vous fera rire et voir la vie du bon côté, ces romans sont faits pour vous!

Je me suis vraiment reconnue dans les élucubrations de Cléopâtre, je pense que j’aurais adoré lire cette série étant adolescente, car elle m’aurait aidée à passer ce cap délicat avec plus d’aisance et d’auto-dérision! La pilosité, les moqueries, les premières règles, les déceptions d’amour ou d’amitié, l’appareil dentaire… j’aurais pu écrire toutes ces lignes! Mention spéciale au passage du moulage des dents en vue de poser un appareil dentaire, tellement criant de vérité que j’ai presque retrouvé le goût infâme de cette espèce de pâte chelou dans la bouche!!

Sa relation conflictuelle mais néanmoins très affectueuse avec sa petite sœur a fait résonner mon petit cœur de maman car elle m’a fait penser à la relation que mes filles auront peut-être dans quelques années.

On sent que Diglee a mis beaucoup d’elle-même dans le personnage de Cléopâtre, elle lui a surtout transmis son humour et sa façon cash de parler et de raconter sa vie.

Ces trois livres sont écrits sous la forme d’un journal intime donc on suit jour par jour les histoires d’amitié et d’amour de Cléopâtre, elle nous raconte sa vie au lycée, ses pensées parfois un peu loufoques. J’ai adoré aussi le regard qu’elle porte à sa famille, on sent que malgré ses critiques, elle adore ses parents et sa famille recomposée car ils sont au moins tout autant « farfelus » qu’elle.

Bref, le journal intime de Cléopâtre Wellington est une série délirante, touchante et délicieusement bien écrite. Je la garderai précieusement dans ma bibliothèque pour la faire lire à mes filles dès qu’elles seront en âge!!

Ma note: ♥♥♥♥♥