J’ai lu: Regardez-nous danser (le pays des autres tome 2) de Leïla Slimani

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Regardez-nous danser (tome 2 du pays des autres) de l’autrice Leïla Slimani.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

regardez-nous danser

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 3 février 2022

4ème de couverture:

« Année après année, Mathilde revint à la charge. Chaque été, quand soufflait le chergui et que la chaleur, écrasante, lui portait sur les nerfs, elle lançait cette idée de piscine qui révulsait son époux. Ils ne faisaient aucun mal, ils avaient bien le droit de profiter de la vie, eux qui avaient sacrifié leurs plus belles années à la guerre puis à l’exploitation de cette ferme. Elle voulait cette piscine, elle la voulait en compensation de ses sacrifices, de sa solitude, de sa jeunesse perdue ». 1968 : à force de ténacité, Amine a fait de son domaine aride une entreprise florissante. Il appartient désormais à une nouvelle bourgeoisie qui prospère, fait la fête et croit en des lendemains heureux. Mais le Maroc indépendant peine à fonder son identité nouvelle, déchiré entre les archaïsmes et les tentations illusoires de la modernité occidentale, entre l’obsession de l’image et les plaies de la honte. C’est dans cette période trouble, entre hédonisme et répression, qu’une nouvelle génération va devoir faire des choix. Regardez-nous danser poursuit et enrichit une fresque familiale vibrante d’émotions, incarnée dans des figures inoubliables.

Mon avis:

Quel bonheur de retrouver la famille Belhaj!

Les enfants de Mathilde et Amine, Selim et Aïcha, sont devenus de jeunes adultes et vont faire leurs premières expériences amoureuses. 

Aïcha, toujours autant brillante, fait la fierté de Mathilde qui la jalouse aussi un petit peu. Elle est partie en France pour ses études de médecine et est très appliquée dans ce qu’elle fait. Cependant, elle doit également faire face au racisme et le vit (bien évidemment) très mal. Selim, de son côté, est resté au Maroc et se laisse un peu vivre. Tous les deux vont vivre leurs premiers émois amoureux, qui vont les changer irrémédiablement. 

Mathilde se retrouve souvent seule et envie un peu sa fille qui peut s’éloigner de sa famille pour suivre les études dont elle a toujours rêvé. 

Leïla Slimani sait insuffler une âme à ses personnages et on s’attache très facilement à eux. 

Comme pour le premier tome, j’ai trouvé Mathilde très touchante dans son ambivalence. Son envie de s’émanciper et en même temps de coller à l’image de la femme au foyer marocaine (telle que son mari aimerait qu’elle soit) qui s’occupe de son intérieur à la perfection pour mieux s’intégrer. A force de penser aux autres, elle a tendance à s’oublier un peu. Elle aimerait pouvoir se reposer plus, et profiter un peu plus de l’argent durement gagné mais Amine reste très prudent avec leurs finances et ne veut pas trop afficher sa fortune aux yeux de tous.

Mathilde comprit alors que toute sa vie, son mari aurait peur qu’on lui arrache ce qu’il avait conquis. Pour lui, tout bonheur était insupportable puisqu’il l’avait volé aux autres.

Regardez-nous danser de Leïla Slimani, page 322

J’espère que l’autrice continuera cette saga car j’ai vraiment envie de savoir ce qu’il va arriver aux protagonistes tant j’aime sa plume fluide et envoûtante.

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Vérita de Karel Gaultier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vérita de l’auteur Karel Gaultier que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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vérita

Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 21 juin 2022

4ème de couverture:

Il avance dans l’ombre, dissimule son identité. L’énigmatique lanceur d’alerte Vérita vient semer le trouble dans un ghetto de milliardaires au bord du Léman. Au coeur de ses révélations, un divorce entaché de meurtres et de scandales sexuels, celui de l’oligarque Youri Karatov, roi de l’acier russe. C’est le divorce le plus cher du siècle. Pour dissimuler ses avoirs, l’oligarque a investi dans une version inédite d’une célèbre toile de Picasso, « La Crucifixion ». Des trafiquants aux financiers, Vérita divulgue les manipulations et connivences autour de ce tableau pour en faire monter les enchères. Des destins basculent, des vanités sont clouées au pilori. Mais qui est Vérita? Librement inspiré de faits réels.

Mon avis:

Un roman qui m’a scotchée du début à la fin!

Bon quand j’ai lu le premier paragraphe du roman je me suis dit « euh je m’embarque dans quoi là »? car on commence directement avec une scène de sexe. Mais ensuite, même si le sexe est toujours bien présent (après tout, le sexe et l’argent dominent le monde non?) on part dans une folle histoire d’oeuvres d’art, (vraies ou fausses) de manipulation et de mafia, sur fond d’un divorce entre deux riches oligarques russes. Et pour couronner le tout, une personne qui se fait appeler Vérita, distille des informations top secrètes sur les réseaux sociaux, mettant en mauvaise posture les personnes concernées par ses révélations.

C’est un thriller palpitant et Karel Gaultier arrive à créer des retournements de situation incroyables auxquels je ne m’étais pas attendue. On sent qu’il est familier du monde de l’art et surtout de la finance ce qui apporte une crédibilité certaine à l’intrigue.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gretel, jeune femme qui donne l’impression d’être sûre d’elle alors qu’elle est bourrée de complexe de par son poids et sa taille. J’ai aimé le regard que porte l’auteur sur elle et c’est finalement le personnage le plus touchant de l’histoire.

Les autres sont tous à la tête d’immenses fortunes et n’ont pas les mêmes problèmes que le commun des mortels. 

Bref, si vous recherchez un page-turner implacable, je ne peux que vous conseiller Vérita, c’est un très bon thriller qui va vous tenir en haleine jusqu’à la dernière page.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Quand tu écouteras cette chanson de l’autrice Lola Lafon. Il fait partie de la collection « ma nuit au musée » des éditions Stock.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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quand tu entendras cette chanson

Nombre de pages: 180 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2022

4ème de couverture:

«  Le 18 août 2021, j’ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l’Annexe. Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu’il n’en sait pas grand-chose. Comment l’appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment.
Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre ?
Celle d’une jeune fille, qui n’aura pour tout voyage qu’un escalier à monter et à descendre, moins d’une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant. La nuit, je l’imaginais semblable à un recueillement, à un silence. J’imaginais la nuit propice à accueillir l’absence d’Anne Frank. Mais je me suis trompée. La nuit s’est habitée, éclairée de reflets ; au cœur de l’Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver.  » L. L.

Mon avis:

Quand j’ai appris la sortie de ce livre, j’ai tout de suite couru en librairie pour me le procurer tant le sujet m’intéressait, d’autant plus porté par la jolie plume de Lola Lafon.

Etant enfant, j’avais été visiter le musée Anne Frank avec mes parents et malgré les années qui ont passées, j’en garde une souvenir assez vif. Ce lieu m’a marqué et j’étais ressortie de là-bas emplie d’une infinie tristesse.

Je n’ose imaginer la puissance des émotions ressenties par Lola Lafon, elle dont la famille a été si durement touchée durant la guerre. 

J’ai aimé en apprendre plus sur Anne Frank, savoir qu’elle avait réécrit en partie son journal dans l’optique d’être un jour publiée après la guerre. Après avoir lu Quand tu écouteras cette chanson, j’ai racheté le journal d’Anne Frank (nouvelle édition augmentée) et je vais essayer de le relire prochainement (je l’avais lu à l’école il y a de cela bien longtemps). Anne avait l’air d’être une jeune fille plutôt moderne, bien dans sa peau et très intelligente et surtout pleine d’humour malgré les circonstances tragiques. J’ai remarqué qu’elle était née en 1929 comme ma grand-mère maternelle. Elle aurait aujourd’hui le même âge qu’elle, soit 93 ans. Mais pour Anne Frank, tout s’est arrêté en 1945. Elle avait 16 ans lors de son décès dans un camp allemand. Je dois dire que cette pensée m’a secouée. 

J’ai trouvé très touchant également le parallèle entre l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale et la disparition tragique d’un ami de l’autrice au Cambodge, pays alors sous le joug des Khmers Rouges.

Ce récit rappelle que partout dans le monde des enfants innocents meurent chaque jour en raison de la fièvre de pouvoir des hommes.

Cette nuit au musée sera l’occasion pour l’autrice de remettre tous ses souvenirs en perspective et d’appréhender autrement sa judéité. Elle sait qu’elle ne se résume pas à ses origines mais elle porte en elle les drames passés et aimerait peut-être parfois arriver à s’en extraire. D’un autre côté, elle commence à se sentir plus proche de ses ancêtres, elle qui a toujours un peu essayé de faire – en prenant exemple sur ses grands-parents – « comme si » elle n’était pas juive, comme si c’était un honteux secret qu’il ne fallait en aucun cas dévoiler. Des millions de familles juives ont été exterminées durant la seconde guerre mondiale et encore aujourd’hui des crimes à caractère antisémites sont commis. Quand cette folie cessera-t-elle enfin? 

Quand tu écouteras cette chanson est un documentaire touchant et percutant à la fois. Un livre qui fait réfléchir et qui va rester longtemps dans ma mémoire. A lire de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La bibliothèque des rêves secrets de michiko Aoyama

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La bibliothèque des rêves secrets de l’autrice japonaise Michiko Aoyama. Il s’agit de son premier roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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la bibliothèque des rêves secrets

Nombre de pages: 352 pages

Maison d’édition: NAMI

Date de parution (dans cette édition): 17 mai 2022

4ème de couverture:

Femme imposante et énigmatique coincée entre le paravent et le bureau d’angle du coin Conseils d’une petite bibliothèque en plein coeur de Tokyo, Sayuri Komachi attend patiemment ceux qui décident de venir la voir. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, salariés ou retraités… ils sont au croisement de leur vie. Et à chacun, la mystérieuse bibliothécaire propose un ouvrage totalement inattendu, bien loin de celui qu’ils croyaient être venus chercher. Mais ce choix ne relève pas du hasard, car derrière cette lecture imprévue et surprenante se dessinent les premiers jalons d’un nouveau départ. Un roman choral poétique qui célèbre le pouvoir des livres et l’importance qu’une personne attentive et à l’écoute peut avoir sur le destin de chacun d’entre nous. Michiko Aoyama est une journaliste japonaise. Finaliste du Prix des libraires au Japon, La Bibliothèque des rêves secrets, son premier roman, s’est immédiatement hissé en tête des ventes avant de connaître un succès international.

Mon avis:

Ce roman pour le moins particulier est découpé en plusieurs « nouvelles » nous faisant suivre à chaque fois un personnage différent qui ont cependant tous un point commun (en plus de vivre dans le même quartier); Ils vont tous à un moment ou un autre devoir se rendre à la bibliothèque du centre social de leur quartier et se verront conseiller un ouvrage à priori sans queue ni tête par une bibliothécaire plutôt fantasque et pour le moins mystérieuse. 

J’ai aimé ces petites histoires et j’ai trouvé tous les personnages plutôt attachants. Au fur et à mesure on arrive à se faire un plan mental du quartier et de ses habitants. Tous les destins des personnages s’entrecroisent pour que finalement chacun trouve sa place dans le monde. Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie et le bonheur.

Les sujets abordés sont très modernes et actuels (la charge mentale des mères, le syndrome de l’imposteur…) et j’ai beaucoup aimé la tendresse qui émane de ce roman.

– Je vois, tu traverses la phase du manège, a-t-elle affirmé d’un ton calme.

– Du manège?

Elle a émis un petit rire.

– C’est très fréquent. Le célibataire envie le marié, le marié envie le parent, et le parent envie le célibataire. C’est un manège qui tourne en rond. Je trouve ce phénomène intéressant, chacun court uniquement derrière son prédécesseur, il n’y ni premier ni dernier. En d’autres termes, le bonheur n’a ni climax, ni ligne d’arrivée. 

La bibliothèque des rêves secrets, de Michiko Aoyama, page 189

L’autrice nous embarque avec elle et il est impossible de lâcher le roman qui se lit très rapidement. C’est un roman qui fait du bien à l’âme, il redonne de l’espoir dans le genre humain. Nous savons aussi être solidaires, empathiques et faire preuve d’esprit d’initiative. J’avoue qu’en ces temps incertains, ce roman  est un bijou de bienveillance qui nous fait nous échapper de notre quotidien. Chapeau bas, Michiko Aoyama!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Un été de trop d’Isabelle Aeschlimann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman un été de trop de l’autrice suisse Isabelle Aeschlimann que j’ai eu la chance de recevoir directement de sa part (et dédicacé en plus!). 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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un été de trop

Nombre de pages:  334 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire (pour la première édition), BOOKS ON DEMAND pour la présente réédition. 

Date de parution (dans cette édition): 20 juillet 2022 (réédition) 

4ème de couverture:

Gagnant d’un concours, Markus doit quitter femme et enfants pour aller travailler quelques mois à Berlin. Emilie, 25 ans, troque sa vie bien rangée contre un défi professionnel dans la capitale allemande. Entre les réminiscences d’un passé commun, qu’ils croyaient définitivement enterré, et la tentation piquante de la découverte, ils se laissent tous deux emporter par l’univers trépidant de la grande ville. Mais la liberté à un prix, et bientôt viendra le moment de faire un choix…

Mon avis:

J’ai tout de suite été emportée par la plume hyper fluide de l’autrice. J’ai aimé les chapitres alternant le passé et le présent, nous faisant mieux comprendre le pourquoi du comment de l’histoire. Petit à petit on arrive à reconstituer l’histoire en entier et j’ai aimé ce procédé littéraire.

Cependant, j’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages, surtout à Markus, père de famille pour le moins torturé que j’ai trouvé un peu fade. Il se lamente beaucoup sur son sort alors qu’il n’est vraiment pas le plus à plaindre dans l’histoire. J’ai trouvé Emilie beaucoup plus nuancée que Markus. J’ai beaucoup aimé les passages relatant la découverte de Berlin par Emilie, ses nouveaux collègues de travail, une nouvelle culture à appréhender… 

Mon petit regret est que les hommes sont présentés d’une manière peu reluisante,  ils sont forcément avides de sexe et n’arrivent pas à résister à la tentation… Bon et puis il faut dire que les femmes ne sont pas en reste car les personnages féminins sont plutôt peu farouches. Ces passages m’ont un peu interpellée car les femmes du roman donnaient un peu l’impression que sans homme elles ne pouvaient pas trouver le bonheur alors que de base ce sont des femmes de caractère qui ont l’air de s’en sortir très bien seules.

Une fois mis de côté le fait que certaines réactions des personnages ne m’ont pas vraiment convenu (j’idéalise toujours les histoires d’amour avec des couples fidèles etc.), ce roman est néanmoins très agréable à lire et m’a fait passer un bon moment, je l’ai lu très vite car j’avais toujours envie de connaître la suite. Le twist final a su me surprendre même si je l’avoue j’aurais peut-être préféré une fin un peu plus tragique.

Les passages coquins sont plutôt émoustillants car très bien écrits, sans vulgarité aucune je le précise.

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’autrice et je me réjouis d’ores et déjà de lire son prochain roman qui je l’espère sortira bientôt 🙂

Si vous êtes friands d’histoires d’amour, je pense que ce livre est fait pour vous!

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci à Isabelle Aeschlimann pour sa confiance!

J’ai lu: L’archipel des oubliés de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’archipel des oubliés de l’auteur Nicolas Beuglet.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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l'archipel des oubliés

Nombre de pages:  395 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 22 septembre 2022

4ème de couverture:

Cette histoire vous fera douter de tout… !Attention! Spoiler sur la 4ème de couverture! si vous n’avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas ce qui suit (pour les autres, vous pouvez passer le texte en surbrillance, j’ai mis le texte en blanc).

Les inspectrices Grace Campbell et Sarah Geringën le savent. Malgré leurs caractères opposés, elles doivent unir leurs forces pour neutraliser l' » homme sans visage « , l’architecte du plan diabolique qui mènera l’humanité à sa perte.

Seule piste : un manoir égaré dans les brumes d’Écosse. Derrière les volets clos de la demeure, l’ombre d’une jeune veuve austère, en apparence innocente. Mais cette femme est-elle vraiment ce qu’elle prétend être ? Ce que les deux inspectrices découvrent dépasse leurs pires hypothèses.

Dans une course qui les entraîne du loch Ness à la Norvège, Grace et Sarah vont devoir repousser les frontières de la peur pour rejoindre l’énigmatique archipel des Oubliés – l’ultime rempart au chaos du monde.

Un thriller glaçant. Et perturbant. Car ce qui se joue sur ces terres mystérieuses pourrait bien ressembler au choix de civilisation qui se dresse devant nous.

… même de vous…

Mon avis:

Ce troisième et dernier tome des aventures de l’inspectrice écossaise Grace Campbell m’a fait un peu le même effet que le 3ème tome de sa trilogie précédent, l’île du Diable, elle m’a un peu déçue, alors que j’ai adoré les 2 premiers tomes de chaque trilogie. 

J’ai eu l’impression que l’auteur avait perdu le feu sacré, qu’il ne savait plus comment continuer son histoire ou la clôturer, qu’il a mis toutes ses idées dans un shaker et hop!, nous voilà avec une fin de série qui je trouve est un peu bancale. 

Tous les éléments étaient pourtant là pour que je passe un bon moment (et ça a quand même été le cas, rassurez-vous, mais j’aime bien chipoter). Une écriture addictive, des paysages brumeux et angoissants à souhait et un duo d’enquêtrices aussi complémentaire qu’improbable. J’ai dévoré ce roman (malgré ses quelques faiblesses) en deux jours à peine car j’avais vraiment envie d’avoir le fin mot de l’histoire.

L’auteur nous laisse sur un fin ouverte ce qui n’est pas pour me déplaire, mais je trouve qu’on a suivi longtemps des pistes – plus ou moins abracadabrantes – dans le roman pour finalement qu’elle n’aboutissent à rien. De plus, j’ai trouvé certains passages un peu longs et redondants, alors que j’ai trouvé d’autres passages un peu simplistes, les personnages s’en sortent toujours un peu trop facilement. L’auteur aurait également pu nous épargner les prémisses d’une romance complètement hors sujet entre deux personnages que rien ne prédestinait à se rapprocher(au contraire).

A des moments, on ne comprend pas où l’auteur veut en venir car il nous bombarde d’informations qui finalement n’iront pas plus loin que le stade embryonnaire, nous perdant un peu en chemin.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas un flop total car il y avait de très bonnes idées dans ce roman (que j’ai quand même beaucoup aimé car il m’a divertie et c’est ce qu’on attend d’un thriller après tout) mais j’aurais aimé que toutes les pistes soient plus développées, quitte à ce que la série fasse 4 tomes (ou plus) au lieu de 3. 

Je croise les doigts pour que son prochain roman me plaise davantage!

Ma note: ♥♥♥


[SP]J’ai lu: Le percussionniste d’Evelyne Rivat Métrailler

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Le percussionniste de l’autrice Evelyne Rivat Métrailler que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le percussionniste

Nombre de pages: 144 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 1er juin 2022

4ème de couverture:

« Partir avec lui à l’aventure, seuls tous les deux. Le coffre chargé et le programme aux orties. Rouler vers l’inconnu et accueillir l’imprévu avec joie… » La complexité d’un handicap n’empêche pas la légèreté de l’existence. Evelyne Rivat Métrailler le prouve avec Le percussionniste, surnom donné à son fils Virgile. Elle nous invite à les suivre sur des chemins de traverse avec ce texte qui résonne comme une chanson pleine d’espoir.

Mon avis:

Un récit poignant, vrai, essentiel.

Evelyne Rivat Métrailler nous raconte son quotidien en tant que maman d’un enfant polyhandicapé, Virgile.

A travers ses mots, on perçoit tout l’amour qu’elle porte à son fils, son combat de tous les instants pour que sa vie soit la plus belle et la plus douce possible.

Personne ne gravira les échelons de la renommée pour avoir été la meilleure mère du monde. Aucune médaille ne garnira la poitrine généreuse de la maman qui a fait « tout juste » avec sa progéniture. 

La tyrannie du syndrome de la mère parfaite relatée en continu par les médias a engendré une génération d’angoissées de la réussite absolue. Alors qu’en réalité il y a juste un père, une mère qui avancent entre ombre et lumière et qui essaient de suivre la voie du cœur.

Le percussionniste d’Evelyne Rivat Métrailler, page 45

Elle doit faire face au regard et jugement silencieux des autres, jongler entre ses autres enfants et Virgile, qui nécessite une attention particulière et permanente. 

J’ai été extrêmement touchée par la plume de l’autrice, qui sait choisir les mots justes pour décrire des situation de son quotidien et retranscrire ses sentiments. 

Elle ne verse jamais dans le pathos et arrive toujours à trouver du positif en tout. Ce livre est un appel à la tolérance.

Une autrice à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le big challenge d’Abigail Seran

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le big challenge de l’autrice franco-suisse Abigail Seran.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le big challenge

Nombre de pages:  96 pages

Maison d’édition: BSN Press

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Nicolas, jeune quadra, papa et mari, après avoir constaté le chiffre indécent affiché sur la balance, calcule son IMC. Avec effroi, il se découvre largement en surpoids pour ne pas dire obèse. Il décide d’y remédier en secret et s’inscrit à un programme d’amaigrissement collectif peu élégamment intitulé «Le Big Challenge».

Mon avis:

J’ai bien entendu sauté sur ce nouveau roman (ou plutôt micro-roman) de l’autrice Abigail Seran dès sa sortie et je l’ai lu sitôt rentrée 😉 En effet, j’avais beaucoup aimé de sa plume « Une maison jaune » (2015) et « D’ici et d’ailleurs » (2020), donc j’étais très curieuse de découvrir son nouveau livre.

J’ai adoré suivre Nicolas, quadragénaire qui veut perdre du poids au mitan de sa vie. En effet, il veut être là pour voir grandir ses enfants et être en forme le plus longtemps possible. Il va alors se lancer un défi assez fou: participer à un challenge sportif sensé lui faire perdre du poids rapidement.

Commence alors une lutte de tous les instants pour Nicolas, plutôt bon vivant en temps normal.

Abigail Seran a su retranscrire parfaitement le dilemme qui se joue chaque jour dans la vie de Nicolas. Voir ses potes et faillir à son régime ou alors s’isoler un peu et réussir son challenge, même si son moral en prend un coup; c’est pour la bonne cause après tout.

Cette histoire se dévore comme un bon dessert (c’est un comble pour un livre sur les régimes) et m’a ravie en tous points. Les dialogues sont drôles et bien enlevés, les personnages ont l’air vraiment réalistes. Nicolas et sa femme, ça pourrait être nous, ou nos voisins, bref, des gens normaux, ce qui les rend d’autant plus attachants.

Savoureux!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les ailes collées de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les ailes collées de l’autrice française Sophie de Baere. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les ailes collées

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 2 février 2022

4ème de couverture:

« Sa poésie à Paul, c’était Joseph.  Et Joseph n’était plus là. » 

Suis-je passé à côté de ma vie ? C’est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage,  il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans.
Et c’est l’été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts  flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son  existence et celle des siens.

Roman incandescent sur la complexité et la force des  liens filiaux et amoureux, Les ailes collées explore, avec une  sensibilité rare, ce qui aurait pu être et ce qui pourrait  renaître.

Mon avis:

J’ai été immédiatement charmée par la plume magnifique de Sophie de Baere que je découvrais avec ce livre. 

Dans ce roman, un bijou de sensibilité, on suit Paul, un homme qui va dire oui à la femme de sa vie. Le jour de son mariage, réapparaît Joseph, un ami d’enfance qu’il n’avait pas revu depuis 20 ans. 

Dès ce moment, Paul va commencer à remettre toute sa vie en question et on retrace chapitre après chapitre son adolescence solitaire dans une famille un peu guindée en société mais dysfonctionnelle dans l’intimité jusqu’à son passage à l’âge adulte.

On doit avoir l’air heureux quand on est beau et riche. 

Les ailes collées de Sophie de Baere, page 26

Le jour où il fait la connaissance de Joseph, un être libre et qui sait s’affranchir du regard des autres, il arrive enfin à se confier à quelqu’un. Ils vont très vite devenir inséparables. 

La vie va les séparer, laissant Paul vide et lui laissant le manque au ventre. 

C’est l’histoire de deux être qui vont s’aimer, envers et contre tout, liés par une attirance réciproque unique et presque magique. Une attraction à laquelle ils ne peuvent résister, même si pour la vivre ils vont tout ravager sur leur passage.

Un roman qui se lit d’une traite, tellement il est bien écrit. J’ai beaucoup pleuré en le lisant. J’ai trouvé le personnage de Paul très intéressant, je me suis très vite attachée à cet homme qui aime la femme avec qui il vit mais qui est irrémédiablement ébranlé de revoir son ami d’enfance.

Dès le début, on ressent que le drame guette, mais sans vraiment arriver à mettre le doigt dessus.

Sophie de Baere maîtrise parfaitement la tension tout au long de ce roman splendide et viscéral et ne nous laisse pas le choix de le lire très rapidement pour connaître le fin mot de l’histoire.

Inoubliable.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Notes sur le chagrin de Chimamanda Ngozi Adichie

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Notes sur le chagrin de l’autrice Chimamanda Ngozi Adichie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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notes sur le chagrin

Nombre de pages:  112 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 septembre 2021

4ème de couverture:

Comment dire adieu à un être cher alors que le monde entier est frappé par une crise sanitaire, que le défunt repose au Nigeria et que ses enfants sont bloqués en Angleterre et aux États-Unis ? Le père de Chimamanda Ngozi Adichie vient de mourir. Séparée de ses proches, cette dernière vit un deuil empêché et solitaire. Elle écrit alors sous la forme de courts chapitres, composés comme des soubresauts de chagrin et de rage, où l’amour et l’admiration qu’elle portait à son père explosent à chaque page.James Nwoye Adichie a traversé plusieurs époques de l’histoire du Nigeria. S’il a transmis la culture et la langue igbos à ses enfants, essentielles à l’oeuvre de l’autrice, il s’est aussi élevé contre certaines traditions de son pays. En partageant des anecdotes familiales simples et touchantes, Chimamanda Ngozi Adichie rend hommage au professeur émérite de l’université du Nigeria, mais surtout au père humble et affectueux qu’il était, son « dadounet originel ».La perte se voit ainsi transcendée par l’amour et la transmission.

Mon avis:

Ce livre a été écrit comme une sorte de thérapie de deuil pour l’autrice suite au décès de son papa durant l’épidémie de Covid.  

J’ai trouvé ce récit très touchant, on sent que l’autrice était très attachée à son père, qu’elle idéalisait et admirait beaucoup. Son père était un homme formidable qui était très fier de sa fille, comme de tous ses enfants.

A cause de la pandémie, elle n’a pas pu être auprès de lui lors de ses derniers instants et elle le regrette amèrement, enviant son frère qui était là tout du long. 

La mort de son père adoré la renvoie vers sa propre disparition, vers a propre mortalité. 

Les phrases sont belles, les mots bien choisis. La langue est harmonieuse et puissante.

Une érosion, un ignoble déferlement de déluges qui laissent notre famille déformée pour toujours. Les épaisseurs de perte donnent le sentiment que la vie est mince comme du papier.

Notes sur le chagrin de Chimamanda Ngozi Adichie, page 96

Bref, un récit écrit d’une manière très délicate et honnête, sans verser dans le pathos. 

Un bel hommage.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)