J’ai lu: Komodo de David Vann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Komodo de l’auteur David Vann.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

komodo

Nombre de pages:  304 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

Sur l’invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l’île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C’est aussi l’occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s’est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s’engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l’intérieur d’elle-même, jusqu’à atteindre un point de non-retour.

Mon avis:

J’avais lu de bons avis sur ce roman dans plusieurs magazines ainsi que sur les réseaux sociaux du coup j’ai eu envie de me faire mon propre avis. 

J’avoue que j’ai été déçue. Le début était prometteur. Tracy, 45 ans, maman de jumeaux de 5 ans et qui leur a consacré (sacrifié?) sa vie depuis leur naissance, est à bout, elle a besoin de vacances. Quand son frère lui propose de venir faire de la plongée sur l’île de Komodo où il passe son brevet d’instructeur de plongée, elle saute sur l’occasion et part avec leur maman pour des vacances « retrouvailles ».

Très vite, on sent que cela va dégénérer. Tracy est maladivement jalouse de la vie de son frère, si libre, si indépendant. 

Elle lui en veut pour pleins de raisons mais surtout pour l’avoir privée de sa belle-soeur adorée en divorçant. 

Tracy est clairement frustrée de sa vie, elle est épuisée par ses garçons et aimerait avoir du temps pour elle mais son mari ne l’aide pas du tout. Jusque là, j’ai bien aimé le livre et la tension qui montait entre le frère et la soeur. 

J’ai finalement trouvé qu’on ne parlait pas beaucoup de plongée (oui de plongée dans les émotions humaines) mais cela pourrait se passer n’importe où au monde cela ne changerait rien. J’avoue avoir espéré en apprendre un peu plus sur l’île de Komodo et même si les deux ou trois plongées qu’ils font sont décrites, il se passe toujours quelque chose entre les protagonistes qui fait que finalement les poissons ne sont qu’un prétexte. J’ai cependant aimé les descriptions des fonds marins, j’ai trouvé que c’est ce qui sauvait un peu les meubles!

A un moment, j’ai eu le sentiment que le roman commençait à dérailler sérieusement et j’ai vraiment eu de la peine à supporter le personnage de Tracy. Je l’ai trouvée agressive et sur la défensive, elle dit sans cesse des méchancetés à son frère mais a de la peine à s’imposer dans sa propre maison. J’ai levé plus d’une fois les yeux au ciel ce qui n’est jamais bon signe 😀

Bref, je n’ai pas réussi à m’identifier aux personnages – enfin surtout Tracy, qui est franchement borderline –  et j’ai trouvé les situations un peu extrêmes. Ce roman m’a laissé un sentiment de malaise et même si c’était très certainement ce que voulait l’auteur – nous insuffler un sentiment de claustrophobie – je n’ai pas du tout adhéré à l’histoire.

Ca aurait pu être une excellente lecture si tout avait été mieux dosé mais l’auteur a été trop loin à mon sens. Dommage!

Ma note: ♥♥


J’ai lu: Le pacte d’Emma de Nine Gorman

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le pacte d’Emma de l’autrice et booktubeuse (du moins il fut un temps) Nine Gorman. Il s’agit de son premier roman mais elle en a écrit d’autres depuis. 

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le pacte d'emma

Nombre de pages:  400 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 2 novembre 2017

4ème de couverture:

Je pensais qu’en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie, mais c’est ma raison qui est en train de s’envoler.

Je l’ai embrassé, mais ce n’est pas ce qui est le plus déraisonnable.

Ce qui l’est, c’est que j’ai aimé ça.

Mon avis:

J’avoue que j’ai acheté ce roman à sa sortie, par curiosité, car j’aimais beaucoup les vidéos booktube de Nine Gorman. J’avais donc envie de la soutenir surtout que le roman avait l’air sympa. 

Bon et bien je n’ai vraiment pas été transcendée par ce roman. Il se lit facilement, les pages s’enchaînent bien mais finalement j’ai trouvé un peu terne le personnage d’Emma, atteinte d’une maladie rare. Même si comprends ses raisons, je trouve qu’elle se victimise beaucoup et se laisse maltraiter par Andrew alors que le frère de celui-ci, Matthew, semble beaucoup plus intéressant (cultivé, délicat, etc.) et tient réellement à elle. Le triangle amoureux est un peu téléphoné dans les romans young adult et je pense que cela aurait pu être évité. Là aussi beaucoup de clichés avec le gentil garçon et le mauvais garçon et bien évidemment que la gentille fille s’attache au « méchant » qui en fait est très certainement comme cela à cause de son enfance ou d’une précédente relation. (violons svp)

J’ai donc trouvé Emma très crédule et naïve. Un peu suicidaire aussi. En même temps, elle n’a rien à perdre vu qu’elle est gravement malade et que son espérance de vie est fortement réduite de par sa maladie dégénérative. Je n’ai pas aimé le fait qu’elle ne prenne pas vraiment les choses en main. Elle est passive et cela m’a dérangée tout au long du roman.

Je n’ai vraiment pas réussi à m’intéresser au personnage d’Andrew que j’ai trouvé insipide. Il fait le bad boy mais j’ai trouvé qu’il n’avait aucun relief et je n’ai pas compris ce qu’Emma lui trouvait. 

J’aurais apprécié avoir plus de précisions sur Andrew et Matthew, comment cela se fait-il qu’ils sont des vampires, pourquoi? comment? enfin bref avoir un peu plus d’explications. Il y en a-t-il d’autres comme eux ou sont-ils les seuls de la ville/du pays/de la terre ? J’ai trouvé que l’autrice n’avait pas assez approfondi son sujet et je pense que cela aurait donné plus d’étoffe à ses personnages et aurait été plus intéressant, plus que les pensées coquines d’Emma à propos d’Andrew. (mais le roman reste plutôt sage, il ne faut pas oublier que c’est un livre destiné à un public adolescent – après n’importe qui peut le lire on est d’accord) Finalement, j’ai trouvé que le thème vampire était un peu un prétexte pour servir l’histoire mais que cela n’apportait pas grand chose au roman. (Andrew aurait très bien pu travailler pour un groupe de pharmaceutique et détenir la solution miracle à la maladie d’Emma, cela aurait fonctionné également)

Le twist final m’a un peu surprise – je l’ai trouvée un peu moins téléphoné que le reste du roman – mais je n’ai pas trop aimé la conclusion de l’histoire même si elle laisse la possibilité (ou pas) à une suite (je crois en fait que Nine Gorman a d’ailleurs écrit une suite qui s’appelle – sauf erreur – le serment d’Andrew mais je ne sais pas si elle est sortie (peut-être en version numérique seulement?) et même si elle sortira un jour au format papier.

Bon vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce roman sympa à lire mais sans plus, je pense que j’en attendais beaucoup car j’en avais entendu tellement de bien mais la sauce n’a pas prise avec moi 😦 Dommage!

Je me laisserai toutefois peut-être tenter par un prochain roman de l’autrice car j’ai bien aimé son style d’écriture. 

Ma note: ♥♥(♥)


J’ai lu: Là où les esprits ne dorment jamais de Jonathan Werber

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Là où les esprits ne dorment jamais de l’auteur Jonathan Werber. Il s’agit de son premier roman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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là où les esprits ne dorment jamais

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Plon

Date de parution (dans cette édition): 24 septembre 2020

4ème de couverture:

New York, 1888. Jenny Marton est une jeune prestidigitatrice de rue qui vit avec sa mère, son lapin et sa colombe. Elle est engagée par Robert Pinkerton, de la fameuse agence de détectives privés du même nom, pour enquêter sur le phénomène des soeurs Fox. Ces trois femmes sont à l’origine du mouvement spirite qui a révolutionné la société américaine puis européenne à partir des années 1850 en y amenant la communication avec les défunts.
L’experte en illusionnisme se trouve entraînée dans une aventure pleine de surprises qui déterminera le futur du mouvement et qui l’aidera enfin à résoudre les mystères de son passé.
La magicienne arrivera-t-elle à élucider le secret le mieux gardé du siècle ?

Mon avis:

Déjà, chapeau à ce jeune auteur, fils de l’illustre écrivain Bernard Werber, d’avoir trouvé lui aussi sa voie dans l’écriture. J’imagine que cela ne doit pas être facile de se faire sa propre place avec un père si connu. 

Mais à vrai dire je n’ai pas acheté son roman à cause de son père (je n’ai lu qu’un livre de Werber père, la honte! Alors que j’ai une dizaine de livres à lui dans ma pile à lire… hum) mais bien parce que le sujet m’intéressait. 

On suit donc Jenny, une jeune magicienne sans un sou vaillant qui fait des spectacles de rue et qui se fait remarquer par Robert Pinkerton de la fameuse agence de détectives Pinkerton. Enfin, fameuse….avant, du temps du père Allan Pinkerton. Car on ne peut pas dire que les deux fils à qui l’agence est revenue à la mort de leur père ont eu beaucoup de succès depuis. 

Jenny est donc engagée (à bon prix) pour enquêter sur les sœurs Fox, spirites de haut vol qui sont soupçonnées de supercherie et de s’engraisser sur la crédulité des gens mais sans en avoir la preuve formelle.

Très vite, Jenny va se prendre au jeu et va essayer de se rapprocher des soeurs Fox en prenant un autre nom. Cependant, on ressent quand même que tout ce qui compte pour elle c’est surtout l’argent car elle n’hésite pas à retourner sa veste à plusieurs reprises.

J’ai bien aimé le style d’écriture de l’auteur, les chapitres plutôt courts et les inserts d’extraits du livre écrit par le père de Jenny, magicien lui aussi sont vraiment bien pensés. J’ai trouvé que cela donnait un bon rythme au roman et les passages sur la magie étaient très intéressants, on sent que Jonathan Werber s’est vraiment bien renseigné sur le sujet ainsi que sur le mouvement spirite. J’ai adoré également les règles de l’agence Pinkerton que j’ai trouvées très amusantes.

Cependant, même si j’ai beaucoup aimé le personnage de Jenny, jeune femme qui sait ce qu’elle se veut et qui sait très bien se défendre seule et tient tête à ses deux patrons (les Pinkerton donc), je ne me suis pas particulièrement attachée à elle. Quant à Robert Pinkerton, on en sait trop peu sur lui également même s’il m’a plutôt fait pitié à vouloir à tout prix marcher sur les traces de son père alors que ce métier ne semble pas vraiment fait pour lui. 

Donc en gros l’intrigue m’a intéressée, interpelée, mais finalement, j’ai trouvé la fin un peu décevante. Je me suis dit : « Tout ça pour ça ? ». Après, il s’agit d’un roman tiré d’une histoire vraie (les soeurs Fox ainsi que l’agence Pinkerton ayant réellement existé) donc bien évidemment, l’auteur n’a pas pu inventer vraiment des faits même s’il les a bien sûr un peu romancés. 

Un bon premier roman auquel il m’a manqué un petit « je ne sais quoi »  pour que ce soit un coup de coeur.

Ma note: ♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: les voisins de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les voisins de l’autrice Fiona Cummins que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 3ème roman après le collectionneur et l’ossuaire dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les voisins

Nombre de pages: 509 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2021

4ème de couverture:

Une nouvelle maison. Un nouveau départ. De nouveaux voisins: le rêve des Lockwood. 
L’Avenue, un coin de verdure dans une charmante petite station balnéaire de l’Essex, semble être le lieu parfait pour commencer une nouvelle vie.
Le jour de leur emménagement, ils tombent en pleine frénésie médiatique: un tueur en série vient de frapper dans les bois derrière l’Avenue. 
La police commence son enquête.
Et les voisins semblent cacher de lourds secrets.
Le rêve des Lockwood va rapidement virer au cauchemar.
Ils se mettent à surveiller tout le monde. 
Mais qui les surveille ?

Mon avis:

Encore une fois, Fiona Cummins a su créer une ambiance bien particulière dans son dernier roman.

On sent dès le départ que ce n’est pas une super idée de venir habiter dans ce quartier pour les Lockwood. 

Un tueur rôde et transforme ses victimes en poupées… Bien entendu, le vieux monsieur tenant le magasin de jouet et spécialiste en poupées personnalisées est de suite soupçonné mais vous vous doutez bien que cela serait bien trop simple et logique pour que ce soit lui le coupable… quoi que! 😉

C’est l’enquêtrice Wildeve Stanton qui va faire partie du groupe d’enquête même si ses collègues préféreraient qu’elle fasse une pause, la dernière victime en date étant son propre mari, policier lui-aussi. 

J’ai trouvé le personnage de Wildeve très attachant, elle se plonge dans l’enquête pour oublier que son mari est mort de la plus atroce des façons.  

L’ambiance est sombre, on sent que la famille Lockwood aurait mieux fait de rester où elle était et que cela va mal tourner. 

J’ai bien aimé les personnages des enfants Lockwood qui, nouveaux dans cette ville, font contre mauvaise fortune bon coeur et essaient de s’intégrer, même si (du moins pour l’adolescente de la famille) ils en veulent à leur mère de les avoir forcé à déménager et quitter leurs repères. 

L’autrice fait planer une ambiance malsaine sur la ville, on est sûrs qu’une chose affreuse va survenir à tout moment et on soupçonne tous les habitants du quartier de l’Avenue. D’ailleurs, ils ont tous des secrets et pourraient potentiellement tous êtes coupables. J’avoue qu’au début j’ai eu de la peine à me souvenir de tous les noms des voisins mais finalement j’ai bien réussi à situer tout ce petit monde. 

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman. La tension qui monte de plus en plus. Certaines scènes m’ont fait un peu penser à des films d’horreur genre scream où tu penses « mais cours bordel! » et que les protagonistes font le contraire de ce qui serait bon pour eux. Les chapitres sont courts et on passe d’un voisin à l’autre à chaque chapitre. Petit à petit, la trame complète de l’histoire se dessine au fur et à mesure.

Bref, je me suis régalée, j’ai vraiment aimé ce roman qui avait un supplément d’âme avec cette nouvelle enquêtrice à fleur de peau et plus déterminée que jamais à trouver le tueur. Finalement c’est le fait d’avoir le cerveau occupé qui la « distrait » de son chagrin.

J’ai trouvé chouette que Fiona Cummins fasse un clin d’œil à un personnage de son roman précédent, « l’ossuaire ». On sent que l’autrice a créé tout un univers et je pense (et j’espère) que par la suite d’autres connexions se feront entre ses différents personnages. Dans tous les cas, j’espère retrouver Wildeve dans d’autres aventures.

Un excellent thriller avec des personnages attachants malgré leurs défauts, qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les enfants du silence de Gong Ji-Young

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les enfants du silence de l’autrice coréenne Gong Ji-Young qui est inspiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les enfants du silence

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2020

4ème de couverture:

Il faut avant tout savoir que les événements racontés dans ce roman sont vrais. Ils ont réellement eu lieu.
Lorsque Inho arrive dans cette petite ville coréenne noyée dans le brouillard, il a un mauvais pressentiment. Il vient d’être nommé professeur dans une école privée et rien ne le destinait au combat qu’il va devoir y mener pour faire éclater la vérité. Ce que découvre rapidement Inho, c’est que les élèves de cette institution sont victimes de sévices et d’abus sexuels depuis plusieurs années, avec la complicité de membres de la police et des autorités locales. Ces enfants sont d’autant plus réduits au silence qu’ils sont atteints de surdité.
Face à la puissance et au mépris de ceux qui détiennent le pouvoir, la solidarité, le courage, l’obstination seront-ils suffisants pour que justice soit rendue ?
Gong Ji-Young est une écrivaine profondément convaincue que les livres peuvent changer le monde. Et parfois en effet ils y arrivent. Ce roman poignant a provoqué un séisme dans la société coréenne et une nouvelle loi a été votée, qui durcit les peines pour les auteurs d’agressions sexuelles sur les mineurs et les handicapés. »

Mon avis:

Ce livre ne pourra pas vous laisser de marbre tant son propos est grave et presque irréaliste. Pourtant, l’histoire racontée par l’autrice est bien tirée de faits réels et c’est ce qui fait vraiment froid dans le dos. 

Inho, jeune père de famille quitte de la capitale pour enseigner dans un établissement pour sourds-muets d’une petite ville perdue dans un brouillard presque permanent où il a passé une partie de sa jeunesse.

Là-bas, il va très vite découvrir que ces enfants en situation de handicap sont les cibles de prédateurs sexuels dans le cadre même de l’école et ce avec le soutien des autorités locales. 

Accompagné d’une amie d’enfance, Yujin, Inho va tout mettre en œuvre pour aider les enfants et faire juger et punir leurs bourreaux pour leurs crimes. 

Ce roman est très bien écrit, on ressent vraiment l’ambiance brumeuse et froide de l’endroit. Inho, isolé de sa famille, va vraiment avoir à cœur d’aider les enfants quitte à perdre son nouvel emploi. Mais il se rend compte qu’il a mis un coup de pied dans une fourmilière et que presque toute une partie des pontes de la ville est de mèche, plus ou moins consciemment. 

Inho est déchiré entre son devoir d’aider ces enfants qui en ont vraiment besoin et l’envie de retrouver le calme et la tranquillité de sa famille. Il est tiraillé entre son envie d’aider les enfants à s’extraire de leur condition de victime et sa peur de décevoir sa femme car il n’a pas réussi à garder le poste d’enseignant qu’elle lui avait trouvé. 

J’ai beaucoup aimé le personnage de Yujin, une femme forte, débrouillarde et qui croit fort en ses idéaux et à la justice. Elle ne lâche rien, contrairement à Inho qui baisse plus d’une fois les bras. Je l’ai trouvée admirable car malgré le fait qu’elle soit une mère célibataire (qui plus est avec une fille avec de gros problèmes de santé), elle se rend disponible pour les enfants abusés. Elle devra faire face au mépris des personnes qu’elle et Inho accusent mais elle s’en moque, seuls comptent les enfants. 

Les personnages des enfants sont vraiment attachants et font preuve d’une grande résilience dans leur malheur. Ils arrivent malgré tout à trouver des petits bonheurs dans leur quotidien, ils forment une grande famille. Venant pour la plupart de familles pauvres qui n’ont pas les fonds nécessaires pour payer un procès, ils sont pour la plupart même laissés tomber par leur famille à qui les responsables de l’école ont donné de l’argent contre leur silence.

Profiter ainsi d’enfants, qui plus est handicapés est impensable et insoutenable. J’avoue avoir ragé plus d’une fois quand je voyais se profiler l’issue des procès à l’encontre des coupables. 

Encore une fois, on voit que l’argent peut tout acheter… et c’est bien triste… mais c’est une triste réalité. 

J’espère que ce roman a fait du bruit à sa sortie en Corée et qu’il aura des répercussions positives afin que ce genre de faits divers ne se répète pas.

Pour ma part je suis ravie d’avoir découverte cette autrice et suis plus que jamais persuadée que les livres peuvent changer le monde. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Heresix de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heresix de Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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heresix

Nombre de pages: 284 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 mai 2021

4ème de couverture:

La nef de l’église de Saint-Thibéry n’a jamais été aussi pleine. Les policiers de l’Hérault enterrent l’une des leurs. La cérémonie est interrompue par une étrange procession. À la file indienne, six hommes énucléés cheminent avec un mot gravé sur le torse en lettres de sang : HERESIX…
Au Cap-d’Agde, la petite Maeva Tolzan disparaît…
Dans un train fantôme filant dans la nuit entre Béziers et Narbonne, Alexia fête ses 18 ans en compagnie du garçon qu’elle aime, mais les choses ne vont pas se passer comme elle le rêvait…
Sur fond de vengeance noire et de crime mafieux, les personnages du procureur Feuz s’épanouissent au soleil du Midi. Ils y trouvent une épaisseur nouvelle, une impunité différente.
Nicolas Feuz joue avec eux, se promène dans le temps – des cathares à nos jours –, enchaîne les retournements, perd le lecteur dans des culs-de-sac et livre, sur fond de brutalité sourde, un plaidoyer magistral contre les violences faites aux femmes.

Mon avis:

Le roman commence fort, avec une scène d’horreur, 6 hommes les yeux crevés qui entrent dans une église où la messe d’enterrement d’une gendarme a lieu. 

Il est vrai que Nicolas Feuz nous a habitué à des scènes assez sanglantes au fil de ses (maintenant) nombreux romans donc cela ne m’a pas trop choquée mais gardez à l’esprit si vous n’avez pas encore lu un livre du procureur Feuz (honte à vous d’ailleurs :P) que certaines scènes sont susceptibles d’heurter votre sensibilité. 

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un roman mettant en scène l’un de ses personnages récurrents mais d’un roman à part, et d’ailleurs qui ne se passe pas du tout en Suisse, contrairement à la plupart de ses romans dont les intrigues se passent du moins en partie dans notre chère Helvétie. Cette fois-ci, le roman se passe en France et plus particulièrement au Cap d’Agde et Béziers. 

Des hommes sont enlevés et un cadavre est retrouvé, catapulté à la manière des Cathares. En même temps, une petite fille de 3 ans disparaît et les forces de l’ordre de différents services vont devoir travailler main dans la main; Dominique Roustan, un policier, ainsi que deux gendarmes, Amélie Gasquet et Solange Darieussecq, qui ne voient pas d’un très bon oeil ce flic qui vient empiéter sur leur territoire.  J’ai bien aimé ce duo d’enquêtrice peu habituée à de telles violences. Elles sont complètement différentes mais à la fois complémentaires. 

Le style est fluide, nerveux. Les chapitres sont très courts et nous font passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre dans un tourbillon étourdissant. Quand on pense avoir compris le truc, l’auteur fait un petit pas chassé et nous en remet une couche dans la complexité de son intrigue. 

D’ailleurs, le fait de passer d’une époque à l’autre est récurrent dans les romans de Nicolas Feuz car il jouait déjà avec l’histoire dans « les bouches » ou encore dans « l’ombre du renard » (entre autres). 

J’ai pour ma part beaucoup aimé les passages décrivant des faits se passant à l’époque des Cathares. Comme toujours, on ne comprend pas toujours tout de suite où l’auteur veut en venir mais pas de panique, toutes les pièces se mettent très rapidement en place. 

Comme à son habitude, l’auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait passer vraiment des sales (voire mortels) moments.

Ce roman aborde des thèmes graves comme le consentement et le viol…Un roman qui redonne le pouvoir aux femmes à qui on a fait du mal d’une manière ou d’une autre. (même si ce roman n’épargne personne)Je trouve bien que les thrillers d’aujourd’hui osent se positionner un peu par rapport aux événements dont on parle tous les jours dans les journaux. Cela donne un supplément d’âme au roman.

J’ai dévoré ce roman en 2 jours, j’aurais adoré qu’il soit plus long… mais le fait qu’il soit relativement court contribue aussi à ce sentiment d’urgence qui nous mène à un final qui m’a laissée sans voix. Même si j’ai vraiment apprécié tous les romans de l’auteur (je dois encore lire « Rentrez chez vous » et « le calendrier de l’après »), je pense que celui-ci est le plus abouti que j’ai lu jusqu’à présent.

Percutant et machiavélique, vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: 1991 de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman 1991 de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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1991

Nombre de pages: 504 pages

Maison d’édition: Fleuve 

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

La première enquête de Franck Sharko !

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien. L’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.
Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu’à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d’entrer en possession d’une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu’il a pu imaginer…

Mon avis:

Après avoir suivi durant des années les pérégrinations de Sharko et sa chérie Hennebelle, voici un retour aux origines avec la première enquête de Sharko qui comme son nom l’indique, se passe donc en 1991.

Ce retour en arrière est rafraîchissant car on découvre les débuts de Sharko, sa première enquête. Contrairement à plus tard, il est assez réfléchi, même s’il n’hésite pas à plonger dans l’action quand le besoin s’en fait ressentir. Je l’ai trouvé néanmoins plus cérébral dans cet opus-ci.

Nous sommes plongés dans le monde de la prestidigitation et du vaudouisme. Un univers nébuleux sur lequel Sharko n’a que peu de prises. Heureusement d’ailleurs qu’il peut compter sur ses collègues pour le sortir de situations pour le moins délicates ! Oui car bon, il est plus réfléchi que dans les enquêtes d’après mais il se fait quand même avoir comme un bleu à plusieurs reprises. 

J’ai aimé l’enquête, j’ai aimé les personnages découverts dans ce roman, l’entraide dans l’équipe de Sharko, les failles et fêlures de chacun font qu’ils sont tous intéressants. Florence en particulier m’a beaucoup touchée, faire sa place en tant que femme dans un métier dit d’hommes ça ne doit pas toujours être facile!

J’ai beaucoup aimé découvrir un Sharko plus jeune, passionné par son métier de flic. Un flic qui croit en la justice et veut faire le bien autour de lui pour rendre le monde meilleur. Il est tout juste sorti de l’école et a des principes et doit apprendre sur le terrain même s’il n’approuve pas toujours les méthodes de ses collègues plus vieux.

Un jeune homme également amoureux de sa petite amie Suzanne, qui accepte le fait qu’il se mette en danger tous les jours. J’ai bien aimé le fait qu’elle s’intéresse à son enquête et qu’elle essaie de se renseigner pour l’aider. Je n’ai pas lu train d’enfer pour ange rouge et je ne sais pas si ça explique pourquoi il n’est plus avec Suzanne (je crains le pire!) et j’avoue que les premières aventures de Sharko que j’ai lues sont assez lointaines dans ma mémoire dont je ne me rappelle plus si l’auteur fait mention d’une Suzanne ou pas :/ Même si plus tard, on retrouve un Sharko amoureux de Lucie Hennebelle, j’ai trouvé presque émouvant de découvrir l’un de ses premiers amours.

Le fait que le roman se passe en 1991 implique que les moyens pour la reconnaissance d’empreintes ou d’ADN n’étaient pas encore aussi avancés, ce qui rend toutes les procédures beaucoup plus longues et les enquêtes plus ardues voire archaïques quand on pense aux moyens qu’on a désormais. (bon ça ne résout pas tout non plus c’est clair)

Comme d’habitude, je me suis fait balader comme une débutante avec ce roman que j’ai dévoré sitôt acheté. Une jolie brique que vous ne verrez pas défiler, et c’est à ça que l’on reconnaît les bons romans 🙂 Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La mort du hibou d’Ann-Kathrin Graf que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la mort du hibou

Nombre de pages:  148 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Pour Sarah, le hibou représente sa mère : un personnage haut en couleur, tout en contrastes, entre drames et joie de vivre. Alors qu’elle patiente dans la salle d’attente de son médecin, inquiète pour l’enfant qu’elle porte, un flot de souvenirs la plonge dans son passé, son enfance, sa relation avec sa mère et son lent déclin. S’ouvre pour Sarah une parenthèse hors du temps, une chance à saisir, un mystère à comprendre, comme si ce parcours intérieur était la clef non seulement de la naissance de son enfant, mais de sa propre renaissance.

Mon avis:

Sarah, la narratrice, est une jeune femme enceinte pour la première fois. Alors qu’elle est en train d’attendre dans la salle d’attente de son gynécologue, elle se remémore sa maman, qui vient de mourir. 

Elle nous raconte le lent déclin de sa maman. Elle si forte auparavant, redevient une enfant avec le fait qu’elle perd peu à peu la vue. Sarah le vit très mal.

Sarah, qui bientôt va devenir elle-même maman, va devoir faire le deuil de cette mère parfois tyrannique mais toujours aimante. Une mère dont elle n’a pas reconnu le caractère durant les dernières années de sa vie car les rôles s’étaient un peu inversés, c’est elle qui devait prendre soin de sa maman.

Sarah narre son enfance, la perte de son papa, le deuil impossible à faire pour sa maman qui l’aimait tant. L’amour dévorant que lui voue sa maman. Tellement aimante mais étouffante également.

Ma mère ne savait que faire de sa vie après le feu de joie qu’était pour elle sa rencontre avec mon père et mon arrivée inespérée sur terre. (page 67)

La plume de l’autrice est fluide et agréable, on ressent bien toute l’ambivalence de Sarah à l’égard de sa maman. D’un côté, elle aimerait avancer dans sa vie et d’un autre elle est coincée, perdue comme une petite fille sans sa maman à qui elle n’a pas pu dire tout ce qu’elle avait sur le cœur.

Un joli roman sous forme de monologue intérieur, une jolie réflexion sur notre place dans la famille et les liens filiaux. 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Gabrielle Chanel, les années d’exil de Marie Fert que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Slatkine

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

gabrielle chanel les années d'exil

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 25 janvier 2021

4ème de couverture:

Le 14 janvier 1971, Gabrielle Chanel était enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. Cinquante ans après sa disparition, la créatrice reste une icône de la mode. Son nom est à jamais associé à une marque de luxe mondialement connue grâce à un parfum d exception, le Chanel N° 5. Pourquoi Gabrielle Chanel avait-elle choisi la Suisse pour dernière demeure ? À travers l’examen d’archives, cette enquête révèle de nouvelles informations sur ses années d’exil sur les rives du lac Léman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis:

Je dois avouer que je ne connaissais pas grand chose à propos de Gabrielle Chanel, si ce n’est qu’elle était la fondatrice de la prestigieuse maison de couture et de parfums Chanel

Dans ce documentaire, on apprend pourquoi elle s’est exilée en Suisse (et plus particulièrement à Lausanne) durant et après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, accusée de collaboration avec les Allemands, elle a été durant de nombreuses années très mal vue en France, même si elle s’en est mieux tirée que d’autres personnalités qui elles n’ont plus jamais retrouvé du travail ensuite. 

J’ai trouvé intéressant de voir aussi comment cette jeune femme est arrivée si loin, seule ou presque, et comment elle a réussi à construire un empire. La création du parfum No 5 et l’explosion des ventes de celui-ci est bien évidemment l’apothéose de son succès même si elle devra se battre pour en garder les droits. 

Ce livre m’a montré une femme rongée par les regrets, inquiète de nature, prenant des calmants pour pouvoir dormir. L’inverse de l’image que je m’en faisais honnêtement! Elle n’en montre cependant rien aux autres et dirige sa société avec poigne et autorité. 

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les hommes de sa vie, et ils ont été plutôt nombreux. La vie de Gabrielle Chanel a été plutôt romanesque, en côtoyant un grand Duc et un illustre baron allemand… 

« C’est la solitude qui m’a trempé le caractère, que j ‘ai mauvais, bronzé l’âme, que j’ai fière, et le corps que j’ai solide. » (page 11)

Une femme passionnée par son métier et la maison qu’elle a fondée et amoureuse folle des hommes qui ont traversé sa vie. Une femme qui a tout donné dans sa vie professionnelle et sa vie mondaine mais qui se retrouve seule et plutôt isolée en fin de vie. Une vie finalement plutôt triste à mon sens … Peu de gens assisteront à son enterrement mais c’est ce qu’elle avait souhaité.

Bref ce livre m’a appris beaucoup de choses sur Gabrielle Chanel mais me laisse un petit goût amer car j’ai l’impression qu’il a cassé le mythe de la femme parfaite sous tous les aspects, classe et toujours bien comme il faut. C’est peut-être bête, mais son rapprochement avec les Allemands durant la guerre me déçoit un peu je l’avoue 😉

J’ai trouvé l’écriture de Marie Fert fluide et agréable mais j’ai regretté qu’il y ait autant de renvois à des livres existants même si bien évidemment l’écriture de ce livre a demandé beaucoup de recherches dans des archives ou des ouvrages déjà parus. 

Un livre à lire si le parcours et la vie de Gabrielle Chanel vous intéressent!

Ma note: ♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Apeirogon de Colum McCann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Apeirogon de l’auteur Colum Mc Cann dont j’avais lu « Zoli » il y a quelques années.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

apeirogon

Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.

Rami Elhanan est israélien, fils d’un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n’a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l’envie de sauver des vies.
Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.

Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l’histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une œuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d’un conflit infini. Porté par la grâce d’une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

 

Mon avis:

Ce livre est un chef d’œuvre. Un ovni littéraire qui m’a pris aux tripes. 

J’ai beaucoup appris sur le conflit (peut-on vraiment parler juste de « conflit » ??) israélo-palestinien grâce à ce livre.

Ce livre narre l’amitié impossible – et pourtant réelle – entre Rami, un israélien dont la fille a été tuée dans un attentat à la bombe et Bassam, un palestinien, dont la fille a elle aussi été tuée par les forces ennemies.

Le livre est fragmenté en 1001 petits chapitres relatant des faits dans le passé et le présent. L’auteur a également mêlé l’histoire des oiseaux migrateurs à l’histoire et des autres faits importants se passant dans le monde au même moment. J’ai trouvé les parallèles avec les oiseaux très bien trouvés et vraiment émouvants. Tout le contexte géopolitique est également disséqué. 

Ce roman est une fresque incroyable sur tous les événements s’étant passés en Israël et Palestine depuis la seconde guerre mondiale. L’auteur parle également des camps de concentration, de l’hypocrisie des hommes politiques et des différents artistes ayant un lien avec Israël ou la Palestine.

Bassam et Rami en vinrent à comprendre qu’ils se serviraient de la force de leur chagrin comme d’une arme.

Chapitre 160, première partie.

Un livre singulier dans la forme, qui m’a fait un peu penser à Illska, le mal, d’Eiríkur Örn Norđdahl car on y retrouvait également toute une série d’anecdotes liées de près ou de loin au sujet du roman. 

Bref, Apeirogon est un livre que je ne peux que vous recommander si le sujet vous intéresse car il est vraiment passionnant, une fois plongée dedans je n’ai plus pu le lâcher!

Brillant, à tous points de vue !

Ma note: ♥♥♥♥♥