J’ai lu: Quelque part avant l’enfer de Niko Tackian

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Quelque part avant l’enfer de l’auteur Niko Tackian.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

quelque part avant l'enfer

Nombre de pages:  352 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 8 mars 2018

4ème de couverture:

Une matinée comme les autres. Après avoir déposé son fils à l’école, Anna s’engage sur le boulevard sans remarquer le semi-remorque lancé à pleine vitesse. C’est le choc. Le tunnel. La musique des sphères. Mais, au seuil de la lumière, une silhouette s’interpose. Un homme, petit et barbu, la prévient :  » Je vais te tuer. « 
Miraculeusement revenue d’entre les morts, Anna reprend ses marques, peu à peu. Or une présence semble partout suivre ses pas, semant dans Paris des cadavres de femmes. Il l’a prévenue : elle sera la dernière…

Mon avis:

Un thriller mêlant action et psychologie qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

J’ai découvert pour la première fois la plume de Niko Tackian et j’avoue avoir été séduite par sa façon de nous mettre directement dans l’ambiance. 

C’est angoissant, poisseux, on sent qu’il va arriver des bricoles à l’héroïne… 

J’ai aimé le personnage de Anna, perdue entre cauchemars et réalité. Elle est partagée entre le besoin de comprendre ce qui lui arrive et l’envie de continuer sa petite vie comme avant, tout en étant irrésistiblement attirée par la noirceur qui l’entoure depuis son accident.

J’ai aimé les interactions avec les autres personnages, sa relation avec son mari qui se détériore au fil des jours, même s’ils essaient de préserver les apparences pour leur fils. Le doute ensuite, qui s’insinue dans la tête d’Anna. Si elle n’était pas folle ? Si tout cela était vrai? Si elle et sa famille étaient vraiment en danger ? Elle va essayer de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui lui arrive et pourquoi on lui en veut ainsi.

Son mari, quant à lui, est un personnage assez énigmatique, j’ai eu beaucoup de peine à le cerner même si je pense que ses sentiments pour Anna sont sincères et qu’il a vraiment envie qu’elle aille mieux. L’auteur souffle le chaud et le froid pour nous embrouiller et qu’on n’arrive pas à comprendre qui sont les « gentils » est qui sont les « méchants » de l’histoire. 

Le personnage du flic, Zed, est également très intéressant psychologiquement parlant. Il ne se démonte jamais, fait preuve d’un sang froid et d’une maîtrise parfaite de son corps et de ses émotions, bien que cette enquête dépasse largement tout ce dont il a déjà eu à traiter dans sa carrière.

Un roman qui a su me surprendre avec une fin pas du tout téléphonée. 

Un rythme effréné et un final à couper le souffle. J’ai déjà hâte de lire les autres livres de cet auteur!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: L’Assassin de la Rue Voltaire d’Henri Loevenbruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’Assassin de la Rue Voltaire de l’auteur Henri Loevenbruck. Il s’agit du troisième tome des aventures du journaliste Gabriel Joly.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'assassin de la rue voltaire

Nombre de pages:  470 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 21 octobre 2021

4ème de couverture:

Meurtres à la Comédie-Française

 

Août 1789. La Révolution continue d’embraser le pays. Alors qu’à Versailles, les députés rédigent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le jeune journaliste Gabriel Joly, endeuillé, peine à retrouver le goût de vivre. Mais une étrange affaire de meurtres va peu à peu le tirer de sa torpeur…

Dans le cercle très secret de la Comédie-Française, une série d’assassinats ébranle la troupe. Les uns après les autres, des comédiens et des employés sont tués en plein théâtre.

Alors que Danton lui-même est soupçonné, Gabriel, aidé du pirate Récif, son fidèle ami, mène une véritable enquête policière dans les coulisses de la célèbre institution.

Vrais et faux témoignages, poursuites… Dans un huis clos infernal, réussira-t-il, cette fois, à démasquer l’auteur de ces crimes odieux ?

Mon avis:

L’intrigue de ce roman prend directement place après le deuxième tome des aventures de Gabriel Joly, « le mystère de la main rouge ». Cependant, si vous n’avez pas lu les deux tomes précédents, un résumé en début de roman pourra vous mettre au courant des événements passés. D’ailleurs, comme cela faisait tout de même plusieurs mois que j’avais lu les premiers tomes, j’étais contente d’avoir un petit rappel des événements 🙂 

J’ai été au début un peu surprise en me rendant compte que dans ce roman, les événements politiques se passant pendant la Révolution Française passent au second plan. Cet opus se passe peu ou prou à huis-clos dans un Théâtre, me faisant un peu penser à une partie de Cluedo. 

Passé ce premier moment de surprise, j’avoue avoir vraiment apprécié l’intrigue et puis le personnage de Gabriel Joly est si attachant, toujours aussi malin et intelligent. J’ai aimé l’enquête et l’ingéniosité de l’auteur à nous lancer sans cesse sur de fausses pistes. De plus, j’ai adoré en apprendre plus sur les coulisses du théâtre et les termes spécifiques à ce milieu.

Dans cet opus, Gabriel est un homme détruit, confronté à ses démons. Il doit apprendre à accepter la réalité, tourner la page sur certains éléments de son passé. Je l’ai trouvé bien plus mature dans ce roman-ci que dans les précédents.

J’avoue dans un premier temps avoir un peu regretté que Mlle Anne-Josèphe Terwagne et le pirate Récif aient été plus en retrait dans ce roman. J’apprécie beaucoup leurs interactions avec le héros donc j’espère qu’ils seront de retour dans le tome 4 (si tome 4 il y a bien sûr). Cependant, cela n’a en rien gâché mon plaisir!

Bref, un excellent roman que j’ai dévoré en 2-3 jours malgré ses 470 pages. Vivement le prochain!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’enfant de la prochaine aurore de Louis Erdrich

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’enfant de la prochaine aurore de l’autrice  Louise Erdrich.

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l'enfant de la prochaine aurore

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2021

4ème de couverture:

Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d’une apocalypse biologique, l’évolution des espèces s’est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d’un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler. C’est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu’elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.

Renouvelant de manière saisissante  l’univers de l’auteure de LaRose et Dans le silence du vent, le nouveau roman de Louise Erdrich nous entraîne bien au-delà de la fiction, dans un futur effrayant où les notions de liberté et de procréation sont des armes politiques. En écho à La Servante écarlate de Margaret Atwood, ce récit aux allures de fable orwellienne nous rappelle la puissance de l’imagination, clé d’interprétation d’un réel qui nous dépasse.

Mon avis:

Il s’agit là d’une sorte de dystopie où notre monde est en péril par le manque de fertilité des femmes. En effet, peu d’enfants naissent « normaux » et les femmes enceintes sont vivement recherchées et enfermées dans des hôpitaux pour qu’on s’empare de leurs nouveaux-nés. 

Cedar Hawk Songmaker est une jeune femme – adoptée quand elle était toute petite – à la recherche de ses parents biologiques pour pouvoir en apprendre plus sur ses origines amérindiennes. Elle est enceinte et le fait de devenir bientôt maman lui donne encore plus envie de comprendre ses racines et les raisons qui ont poussé ses « vrais » parents à la donner à l’adoption. Elle ressent un urgent et vif besoin d’appartenance, le besoin de se rattacher à ses racines.

Alors quand le monde commence à tourner au chaos et que les femmes enceintes sont pourchassées, Cedar s’enfuit et part à la recherche de ses origines. 

Le roman est narré par Cedar, par le prisme d’un journal intime adressé à son bébé. 

J’ai trouvé cette narration très rythmée et j’ai aimé la façon qu’à Cedar de s’exprimer. Elle ne comprend pas tout de suite la gravité de la situation et pense qu’en se cachant cela lui permettra d’échapper aux autorités. 

J’ai adoré ce livre car il parle d’amitié, de famille, d’amour filial et de courage. 

Louis Erdrich a su mêler aventure, roman familial et dystopie tout en parlant très bien des déviances humaines. Dès qu’il y a de l’argent en jeu, les gens sont prêts à vendre leurs voisins. Elle brosse un portrait très noir de la société telle qu’elle pourrait l’être, tout en faisant des parallèle avec notre actualité.

« Cedar.

– Oui ?

– Est-ce que tu t’es fait vacciner?

– Evidemment. A dix-huit ans. Pour toi, ne pas se faire vacciner était une attitude de classe. Si les grands bourgeois aux idées délirantes peuvent se permettre de céder à leur paranoïa, c’est parce que les masses s’exposent aux prétendus dangers de la vaccination. »

Elle fait mine de ne pas entendre ce qu’elle aurait d’habitude qualifié chez moi de comportement odieux, et reste plantée là sous le coup du soulagement. 

« Tu ne me l’as jamais dit!

– Ben, pfou, je ne voulais pas te mettre en colère. 

– Ah mon coeur, je suis tellement contente. Je suis tellement soulagée. »

(…)

« tu devrais te faire piquer contre le tétanos. Le vaccin agit pendant dix ans. C’est une sale façon de mourir. 

– Oui, oui, Cedar, c’est promis, quoique je ne pense pas qu’attraper le tétanos devienne le problème numéro un. 

– Le choléra, alors?

– Non, la reproduction. »

L’enfant de la prochaine aurore de Louise Erdrich, pages 98-99

De plus, cette société pas si lointaine de la nôtre où les femmes ne sont plus maîtresses de leur corps, on où instrumentalise leur corps, fait penser par bien des aspects à la Servante Ecarlate de Margaret Atwood, bien que je ne l’aie pas encore lu. 

Cedar, portée par l’amour qu’elle porte déjà à son bébé fait preuve d’un courage et d’une férocité sans égale quand elle sent que la vie de son (futur) enfant est menacée. 

Cedar est une jeune femme attachante, intelligente et maline. Elle aime beaucoup ses parents adoptifs et apprécie que ceux-ci ne lui aient jamais menti sur ses vraies origines. 

Louis Erdrich a su rendre tous les personnages, même secondaires, attachants. On a envie qu’ils s’en sortent.

Ce roman est plutôt pessimiste sur l’avenir tout en délivrant tout de même un faible message d’espoir. Je dois avouer que la fin m’a surprise mais elle est dans l’ordre des choses.

Un roman qui fait réfléchir à l’avenir de notre planète et à notre avenir … angoissant mais essentiel.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les vies de Chevrolet de Michel Layaz

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Les vies de Chevrolet de l’auteur suisse Michel Layaz.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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les vies de Chevrolet

Nombre de pages:  128 pages

Maison d’édition: Zoé

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2021

4ème de couverture:

« Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXème siècle, l’Amérique est ébahie devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, le jeune homme a grandi en Bourgogne où il est devenu mécanicien sur vélo avant de rejoindre, près de Paris, de florissants ateliers automobiles. En 1900, il quitte la France pour le continent américain. Très vite, au volant des bolides du moment, Fiat ou Buick, il s’impose comme l’un des meilleurs pilotes de course. En parallèle, il dessine, conçoit et construit des moteurs. Ce n’est pas tout, avec Billy Durant, le fondateur de la General Motors, Louis crée la marque Chevrolet. Billy Durant la lui rachète pour une bouchée de pain et obtient le droit d’utiliser le nom de Chevrolet en exclusivité. Des millions de Chevrolet seront vendues sans que Louis ne touche un sou. Peu lui importe. L’essentiel est ailleurs.

Mon avis:

Ce qui m’a marqué tout d’abord dans ce livre, c’est le style de l’auteur. Des phrases courtes, coupées au couteau, un rythme effréné comme la vie de Louis Chevrolet l’a été. 

128 pages denses et passionnantes sur la vie de cet homme dont j’ignorais tout à part son nom. 

J’ai été choquée d’apprendre le nombre de morts qu’il pouvait y avoir à chaque compétition automobile. 

Les nouvelles technologies que met au point Chevrolet, qui vise avant tout à être performant lors de ses courses, marquent un tournant dans le monde automobile. C’est un homme qui cherche sans cesse à s’améliorer, se dépasser, se réinventer. L’échec pour lui n’existe pas, il va toujours de l’avant, change de stratégie quand cela ne va pas comme il le souhaite. C’est un visionnaire.

Louis Chevrolet est un homme de passion, qui ne voit pas le danger quand il est dans le feu de l’action.  Même s’il aime sa femme et ses enfants, il n’hésite pas à prendre des risques inconsidérés et à brûler la chandelle par les deux bouts pour essayer arriver à ses fins. Toute sa famille le suit dans ses aventures et tremble pour lui à chaque course. Bientôt ce sont également ses frères qui vont commencer les compétitions et Louis peine à supporter leur concurrence. Il est partagé entre l’envie de gagner lui-même et la fierté que ce soit l’un de ses frères qui gagne la course, sentiment mêlé à un peu de jalousie.

J’ai trouvé ce roman vraiment bien écrit, prenant et touchant à la fois. 

Cependant, la narration vive et presque chirurgicale qu’a choisi l’auteur a pour moi ôté de l’émotion à certaines scènes. En effet, on dirait qu’il énumère sans état d’âme tout ce qui arrive à Louis Chevrolet, sans s’apitoyer une seconde sur lui. Je suppose que c’était voulu de sa part, car Louis Chevrolet lui-même ne s’apitoyait pas mais j’avoue que moi-même j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui!

J’ai beaucoup appris sur le monde automobile du début des années 1900 et j’ai dévoré ce livre qui se lit comme un bon roman d’aventure. Personnellement, ce n’est pas un sujet qui me passionne mais l’auteur a su éviter des descriptions ennuyeuses tout en rendant le tout instructif tout de même. 

Un chouette roman si vous avez envie d’en savoir plus sur celui qui a donné son nom à la marque Chevrolet!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: L’été de la sorcière de Nashiki Kaho

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’été de la sorcière de l’autrice japonaise Nashiki Kaho.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'été de la sorcière

Nombre de pages:  165 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 4 mars 2021

4ème de couverture:

On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c’est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d’origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l’angoisse, a été envoyée auprès d’elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent. Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d’un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Ecouter sa voix intérieure.
Ce n’est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.
Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d’enfance de l’écrivaine coule en nous comme une eau claire. »

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Mai, jeune fille japonaise qui part passer des vacances chez sa grand-mère d’origine anglaise après avoir été brimée à l’école.

Là-bas, elle va en apprendre beaucoup sur la nature et les décoctions que l’on peut obtenir en broyant certaines fleurs ou plantes. Au contact de cette grand-mère pas comme les autres, Mai va reprendre confiance en elle.

J’ai beaucoup aimé les discussions un peu philosophiques entre Mai et sa grand-mère. Cette grand-mère d’une sagesse folle, qui sait l’apaiser comme personne. Le personnage de la grand-mère m’a beaucoup plu. C’est une femme qui a tout quitté par amour pour venir habiter au Japon, faisant sienne la culture de sa patrie d’adoption. Mai, quant à elle, est une jeune fille timide, un peu perdue. Elle adore sa grand-mère et aimerait passer sa vie dans le cocon de bienveillance qu’elle lui a construit. 

J’ai cependant eu beaucoup de peine avec tous les passages avec le voisin de la grand-mère, que redoute énormément Mai. Je ne sais pas si l’autrice a voulu incarner en ce voisin les peurs de Mai afin qu’elle arrive à les dépasser? Je ne sais pas, mais j’avoue être passée un peu à côté de cet aspect-là de l’histoire.

Bref, ce roman a su me dépayser et me faire voyager au Japon le temps de sa lecture. Je l’ai trouvé très apaisant. 

Si vous recherchez un roman sur le sujet des héritages familiaux et la communion avec la nature, je pense que ce roman pourra vous plaire. 

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Adichie

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de l’autrice Chimamanda Ngozi Adichie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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chère Ijeawele,

Nombre de pages:  84 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 24 mars 2017

4ème de couverture:

« Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes. » À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

Mon avis:

Cette longue lettre adressée à une amie de l’autrice, devenue maman d’une petite fille est à faire lire à tous jeunes parents. J’ai beaucoup aimé la façon de donner des conseils plutôt lucides (même si certains sont discutables) sur la façon de s’occuper des enfants (la parité dans les tâches, etc.), le modèle que l’on veut donner à nos enfants, etc. 

Parce que quand l’égalité est réelle, la rancoeur n’existe pas.

Chère Ijaewele, de Chimamanda Ngozi Adichie, page 23

Cette longue lettre de recommandation m’a ravie sur la façon qu’elle a de dire que les filles doivent être éduquées sur un pied d’égalité avec les garçons, de ne pas leur donner une éducation trop genrée. Bien entendu, j’ai aussi trouvé que cette lettre contenait beaucoup de choses évidentes. Mais certains conseils sont aussi très bien choisis.

Etant moi-même maman de deux petites filles, j’ai aimé lire les mots de l’autrice. Chez nous, il y a beaucoup d’habits bleus, verts ou orange (mais aussi du rose) et autant de petites voitures que de poupées. 

Les filles sont cascadeuses, autant que les garçons. Laissons-les essayer, laissons-les faire leurs propres expériences. Ne les bridons pas sous prétexte qu’elles sont plus faibles que les garçons. C’est faux. 

Tout comme l’autrice, j’ai conscience que c’est nous, les parents d’aujourd’hui, qui avec l’éducation que nous leur donnons, forgeons les adultes de demain. A nous de leur donner les clés pour un avenir égalitaire. 

Un livre à lire et à offrir 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

 


J’ai lu: Si ça saigne de Stephen King

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Si ça saigne de l’auteur américain que l’on ne présente plus, Stephen King. Ce livre comprend 4 nouvelles totalement inédites dont une suite au roman l’outsider marquant le retour de ma chère enquêtrice Holly Gibney 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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si ça saigne

Nombre de pages:  464 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 10 février 2021

4ème de couverture:

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention…
Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L’Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l’étendue du talent de Stephen King.

Mon avis:

Je dois avouer que si ce recueil de nouvelles n’avait pas contenu la suite inédite de l’Outsider (que j’avais adoré), je serais peut-être passé à côté de ces histoires savoureuses. En effet, le format « nouvelle » ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je préfère largement quand une histoire prend le temps de bien se développer. Avec Stephen King, heureusement, je n’ai pas du tout eu le sentiment que les choses allaient trop vite. Bon, il faut dire aussi que ses nouvelles sont assez longues donc les récits peuvent prendre leur place sans que l’on ait l’impression d’être oppressés par le format trop court. Cela m’a donné envie de lire d’autres nouvelles de l’auteur!

Pour en revenir à nos moutons, comme je l’ai dit en début d’article, il y a 4 nouvelles dans ce recueil. L’une d’elle, « Si ça saigne » (la plus longue des 4 d’ailleurs) met en scène Holly Gibney, (que l’ont avait déjà rencontrée dans la trilogie Mr Mercedes puis dans l’Outsider, on dirait bien que le King en pince pour elle!) enquêtrice pleine de TOC mais tellement attachante de par ses peurs mais aussi pour son courage à toute épreuve. Holly fait toujours ce qui doit être fait, quel qu’en soit le prix. Quand il s’agit de rendre justice, elle oublie tout et fonce tête baissée. J’ai vraiment adoré cette nouvelle où un attentat est perpétré dans un collège et Holly suspecte une créature non humaine d’être là-derrière… glaçant!

J’ai vraiment adoré retrouver Holly et ses amis Jérôme et Barbara. J’espère que Stephen King leur écrira d’autres aventures !

Dans la première nouvelle, « le téléphone de M. Harrigan », on suit une jeune garçon qui gagne de l’argent de poche en faisant la lecture à un vieil homme riche de son village. Ils commencent à se lier d’amitié malgré la différence d’âge et le garçon, Craig, décide d’économiser pour offrir une iphone à M. Harrigan. 

Celui se pique vite au jeu et devient assez vite accro. Quand celui-ci décède, Craig pense faire une bonne action en lui glissant dans la veste son iphone afin qu’il soit enterré avec. Le jeune garçon va ensuite prendre l’habitude de faire régulièrement le numéro de son vieil ami pour entendre le son de sa voix sur le répondeur… et lui laisser des messages sur celui-ci…

J’ai vraiment trouvé cette nouvelles touchante et très intéressante également. On y voit l’attrait irrépressible qu’on peut avoir pour nos téléphones portables. Tout l’aspect paranormal est également très bien maîtrisé. 

Dans la seconde nouvelle, « la vie de Chuck », on commence l’histoire par la fin et on finit par le commencement. Sur un fond de fin du monde, on suit la vie de Chuck, un jeune homme qui, tout comme son grand-père avant lui, a des flash lui dévoilant le futur et surtout des images de sa propre mort. 

C’est la nouvelle que j’ai le moins aimée car je l’ai trouvé un peu décousue de par sa narration assez particulière. C’est tout de même bien entendu une très bonne histoire mais je l’ai trouvée un poil en dessous des 3 autres, même si sa construction est plus complexe. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de m’attacher à Chuck, prisonnier si on veut bien de son propre destin. 

Pour terminer, la 4ème nouvelle (oui la nouvelle No 3 étant « si ça saigne » dont je vous ai déjà parlé!), « Rat », est celle que j’ai préféré après la nouvelle donnant le titre au recueil. 

On y suit un prof, Drew, écrivain un peu raté qui n’a jamais réussi à percer dans le milieu littéraire, en quête d’inspiration, qui part s’isoler dans un chalet pour écrire son roman de la dernière chance. Dans ce chalet, il va faire la rencontre d’un rat (mais est-il bien réel?) qui va lui proposer un pacte: la vie d’un de ses proches contre la parution de son roman. 

J’ai trouvé l’ambiance de cette nouvelle glaçante à souhait c’est celle qui m’a fait le plus frissonner. Après être rentré de son séjour dans le chalet, Drew commence à avoir des hallucinations et des acouphènes, il entend à tout moment le mot « RAT » dans la bouche de son entourage, bref, il pète peu à peu les plombs. J’ai trouvé cette nouvelle angoissante et en même temps plutôt tragi-comique. Jusqu’où est-on prêts à aller pour réaliser nos rêves? Un régal!

Bref, 4 nouvelles qui valent le détour et qui confirment (comme s’il avait encore besoin de confirmer quoi que ce soit) le génie du King. Génialissime! 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le passager sans visage de Nicolas Beuglet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le passager sans visage de l’auteur Nicolas Beuglet. C’est la suite directe du roman Le dernier message, lu l’année dernière et que j’avais beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Les (♥) représentent les demis 

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le passager sans visage

Nombre de pages:  366 pages

Maison d’édition: XO

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

 » Tu n’es pas seule à chercher « …
Ce mot anonyme laissé sur son paillasson est plus qu’un appel : un électrochoc. Cette fois, l’inspectrice Grace Campbell le sait, elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir la porte blindée du cabinet situé au fond de son appartement. Et accepter de se confronter au secret qui la hante depuis tant d’années…

Des confins de la campagne écossaise aux profondeurs de la Forêt-noire où prend vie le conte le plus glaçant de notre enfance, jamais Grace n’aurait pu imaginer monter dans ce train surgi de nulle part et affronter le Passager sans visage…

Avec ce thriller au suspense angoissant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les perversions les plus terribles de nos sociétés. Et, au passage, nous interroge : et si parmi les puissants qui régissent le monde se cachaient aussi des monstres sans visage ?

Un train, un passager sans visage, une organisation terrifiante

Mon avis:

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le personnage de Grace Campbell et j’ai été ravie d’en savoir plus sur elle et sur son passé. En effet, j’avais été un peu frustrée de tout le mystère que l’auteur avait fait planer autour d’elle dans « le dernier message », même si c’était voulu.

Là on apprend vite ce qu’elle avait caché dans le premier tome et j’ai trouvé cela appréciable, j’aurais été vraiment frustrée que l’auteur nous laisse encore plus longtemps mariner!

On est très vite plongé dans l’action et l’auteur a l’art de terminer ses chapitres par un suspens insoutenable qui nous donne à chaque fois envie de lire un chapitre supplémentaire. 

J’avoue que parfois cela m’a fait lever les yeux au ciel mais cela donne également un rythme plutôt frénétique au récit donc cela ne m’a pas dérangée plus que cela non plus.

Dans ce tome-ci on va pas mal voyager à nouveau entre l’Ecosse, la France et l’Allemagne et surtout, on va à nouveau voyager dans les méandres de la malfaisance humaine. De plus, comme elle nous livre enfin ses secrets, j’ai trouvé Grace bien plus attachante que dans le premier tome. J’ai enfin compris certaines de ses réactions que je trouvais un peu extrêmes dans le premier tome. C’est une jeune femme résiliente avec une telle volonté de découvrir la vérité qu’elle passe outre tous les obstacles.

En essayant de résoudre le mystère de son enfance, Grace va mettre le pied dans une affaire bien plus grande et elle sera irrémédiablement entraînée dans une enquête assez incroyable et très dangereuse. 

J’ai trouvé ce tome-ci, tout comme tous les précédents de l’auteur, très visuel. En effet, on imagine vraiment bien les scènes et je pense que ces romans seraient parfaits adaptés au cinéma ou en série télé.

Comme d’habitude dans les romans de Nicolas Beuglet, il y a toujours un sujet assez grave qui est abordé et qui nous fait réfléchir. Ici le fond est assez flippant je dois dire, surtout quand on voit vers quoi tend la société actuelle (mais je ne vous en dirai pas plus, de peur de vous spoiler). 

Bref, j’ai dévoré ce roman vraiment prenant tant par le fond que la forme. Et même si parfois les ficelles sont un peu grosses (l’héroïne qui s’en sort toujours même si en vrai elle n’avait aucune chance de s’en sortir indemne, les méchants un peu caricaturés, etc.) j’ai passé un vrai bon moment de lecture.

La dernière phrase du roman présage une suite riche en rebondissements et j’avoue avoir super hâte de lire le troisième tome des aventures de Grace. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Heimska, la stupidité d’Eirikur Örn Norddahl

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heimska, la stupidité, de l’auteur islandais Eirikur Örn Norddahl (désolée je ne sais pas comment faire les accents islandais) dont j’avais adoré Illska, le mal, il y a de cela quelques années maintenant. J’avais cependant été un peu déçue de Gaeska, que j’ai chroniqué il y a quelques semaines.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

heimska, la stupidité

Nombre de pages:  160 pages

Maison d’édition: Métailié

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2017

4ème de couverture:

Futur proche, bienvenue dans la surVeillance : les caméras sont partout, impossible de se déconnecter. Au royaume de la transparence, tout ce qui est caché est suspect.

Áki et Lenita viennent de se séparer et se vengent par personnes interposées en se livrant à toutes sortes d’expériences sexuelles sous l’œil attentif des webcams. Tous deux écrivains, ils achèvent chacun leur roman. Un roman unique. qui fera date.

À Isafjördur, le soleil de minuit commence à pâlir et les mystérieuses coupures d’électricité se multiplient, privant les habitants des joies du voyeurisme ; un groupe d’étudiants en arts squatte une ancienne usine de crevettes en cultivant des projets louches ; les autorités sévissent, pas toujours raisonnables.

Dystopie contemporaine, Heimska est une satire vibrante de notre addiction à la vie des autres, de notre obsession de la transparence, de notre vanité sans bornes. Norðdahl passe le monde à la moulinette : l’art, l’amour et la politique sont autant d’illusions narcissiques qu’il convient de déboulonner, brillamment, avec une joie féroce.

Mon avis:

L’auteur nous sert encore une fois (après Gaeska) une sorte de dystopie un peu dérangeante, où tout le monde est filmé en permanence et peut être épié par d’autres personnes. 

Les gens sont donc presque toujours en représentation et perdent en spontanéité. Aki et Lenita sont écrivains tous les deux et sont mariés. Ils écrivent tous les deux un nouveau roman. Lorsqu’ils le terminent, ils se rendent compte que tous les deux mettent en scène un personnage principal du nom d’Ahmed et que leurs histoires sont peu ou prou similaires.

Evidemment, comme tous les deux sont des auteurs à succès, ils se font publier en même temps et le scandale du plagiat éclate après coup. Mais qui a copié sur qui ? Est-ce qu’à force de vivre ensemble, ils ont développé les mêmes idées au point d’avoir la même idée de livre ? Ou bien l’un ou l’autre a parlé de son livre à sa moitié et cela l’a influencé(e) dans l’écriture de son propre roman?

A partir de là, la séparation est inévitable. Ils commencent donc à se tromper par caméra interposées pour faire du mal à l’autre. 

J’ai trouvé les personnages de ce roman peu attachants, je les ai trouvé trop butés dans leurs idées et un peu trop naïfs. Tout le monde se sert d’eux et ils ne voient rien, en particulier Aki. 

On se rend compte que dans un monde hyper connecté on perd finalement les liens qui nous rattachent aux autres. Seuls derrières nos écrans, on perd la notion de ce qui est bien ou mal. On est esclaves du « tout, tout de suite ». 

Certains passages sont vraiment bons et font vraiment réfléchir à notre monde (car sous couvert de dystopie, l’auteur fait un parallèle avec notre propre réalité) et d’autres étaient trop brouillons ou précipités, me faisant perdre le fil du roman. 

Bref, un roman intéressant mais qui aurait gagné à être moins fouillis, un peu la même chose que pour Gaeska, la bonté.

L’écriture d’Eirikur Örn Norddhal est toujours aussi incisive et j’aime toujours autant sa façon impitoyable de décrire notre monde et les petites mesquineries ordinaires.

Je m’obstine donc avec cet auteur (il ne peut quand même pas n’avoir écrit qu’un seul super bon livre??) et j’ai acheté il y a quelques semaines son dernier roman, Troll, que je me réjouis de commencer.

Ma note: ♥♥♥


[SP]J’ai lu: La fille aux cerfs-volants d’Olivier Rigot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la fille aux cerfs-volants de l’auteur Olivier Rigot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine (en version épreuves brochées non corrigées). Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

la fille aux cerfs-volants

Nombre de pages: 264 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 septembre 2021

4ème de couverture:

Sébastien, photographe de mer, embarque sur un trimaran pour une course autour du monde. Un départ synonyme de fuite éperdue ? Qui est véritablement Sylvia, prodige du windsurf et biologiste marine avec laquelle il entretient une histoire d’amour passionnelle ? Quel lourd secret dissimule-t-elle ? Traque, poursuite, trahisons, La fille aux cerfs-volants happe le lecteur dès la première page. De la Corse à la Normandie, en passant par Paris et la Sardaigne, la cavale de Sébastien nous emmène dans des lieux et des paysages maritimes à couper le souffle.

Mon avis:

Un roman que j’ai dévoré en deux jours à peine car l’intrigue a su me happer et me tenir en haleine du début à la fin. On y suit tout d’abord Sébastien, qui embarque sur un bateau pour une course autour du monde et il se remémore son histoire d’amour avec Sylvia, une jeune femme très belle et très talentueuse, tant dans son sport de prédilection que dans son travail de biologiste marine. On alterne donc les chapitres suivant Sébastien dans le présent et les chapitres où il raconte son histoire avec Sylvia.

Cependant, j’ai trouvé que certains événements étaient un peu occultés, l’action se passe tellement vite qu’on ne comprend pas tout et la fin un peu précipitée m’a laissé un petit goût d’inachevé même si elle m’a convenue tout de même. Certaines questions que je pouvais me poser quant aux personnes qui traquent Sylvia sont cependant restées sans réponse. 

Au delà de ceci, la chose qui m’a le plus dérangée sont les scènes de sexe à répétition. Presque une par chapitre, même si l’auteur n’entre pas non plus dans les détails, j’ai trouvé cela un peu dérangeant et cela ne servait en rien l’histoire.  Je me suis même surprise à lever les yeux au ciel  » quoi?, encore??!! ».

Il y a également du très bon dans ce roman comme le mystère entourant Sylvia, les courses poursuites et tout le thème maritime que j’aime beaucoup. Ce roman a su me dépayser et ça fait du bien!

Sébastien et Sylvia sont des personnages dont on sait finalement peu de choses donc il est difficile de s’identifier à eux et même de les trouver réellement attachants.

La plume d’Olivier Rigot est très agréable à lire et très fluide (il y a beaucoup de dialogues), on sent qu’il aime la nature et sait très bien décrire les paysages.

De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur glisse un glossaire en début de roman afin que nous ne soyons pas perdus avec tous les termes liés au monde nautique.

Un roman qui vous plaira si vous aimez les histoires d’amour mâtinées d’aventure et de mystère.

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!