J’ai lu: L’intimité d’Alice Ferney

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’intimité de l’autrice Alice Ferney dont j’avais lu il y a quelques années les bourgeois, que j’avais bien aimé. Quand j’ai lu la 4ème de couverture de celui-ci, j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, tant le thème me parlait.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

l'intimité

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2020

4ème de couverture:

Alexandre et Ada forment un couple heureux et s’apprêtent à accueillir un enfant. À l’heure de partir à la maternité, Ada confie son premier-né à leur voisine Sandra, une célibataire qui a décidé de longue date qu’elle ne serait pas mère. Après cette soirée décisive, la libraire féministe garde un attachement indéfectible au jeune garçon et à sa famille. Quelques années plus tard, sur un site de rencontres, Alexandre fait la connaissance d’Alba, enseignante qui l’impressionne par sa beauté lisse et sa volonté de fer…

Sandra, Alexandre, Alba – sur ces trois piliers, Alice Ferney construit son roman : en révélant les aspirations, les craintes, les opinions, les hésitations, les choix de ces personnages, elle orchestre une polyphonie où s’illustrent les différentes manières de former un couple, d’être un parent, de donner (ou non) la vie. S’amusant à glisser des dialogues philosophiques dans une comédie de mœurs, alternant les points de vue pour déplier toutes les réalités d’un projet ou d’une certitude, elle ausculte magistralement une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l’éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

Mon avis:

Un livre qui m’a passionnée car il questionne la relation que peuvent avoir une femme et un homme, dans une société très influencée par le patriarcat. 

Alexandre et Ada s’aiment et vont avoir un enfant. Lorsque vient le moment d’accoucher, ils confient leur fils aîné à Sandra, leur voisine. 

Sandra est une jeune femme libre, cultivée, féministe et moderne. Elle a décidé de ne pas se lier durablement avec un homme et de ne pas avoir d’enfants pour ne pas sacrifier sa liberté si durement acquise. 

(…) Elle éduquait trois adolescents. Et pendant ce temps, papa bien peinard s’installait chez sa maîtresse, car il était comme les autres, incapable de vivre seul. Il donnait une bonne pension, nous ne manquions de rien, mais maman n’avait pas le temps pour une seconde vie sentimentale, elle n’avait pas envie de cela, d’ailleurs. J’en ai retenu que les hommes s’octroient une liberté que les femmes ne prennent pas. 

(…) L’amour maternel est leur prison, le jeu dans lequel elles misent tout, un gouffre où se réfugier et se perdre. Pardon de te dire ça, tu connais mes idées, je refuse de m’apercevoir un jour  que ma vie se ramène à celle de mes enfants.

L’intimité, page 75, d’Alice Ferney

Quand Ada meurt en couches (je ne vous spoile pas grand chose, ça arrive dans les 10 premières pages du roman), Alexandre se retrouve avec deux enfants et se lie d’amitié avec Sandra qui lui est d’un grand secours. Leurs discussions sur les relations amoureuses et amicales hommes-femmes sont très enrichissantes pour les deux. J’ai aimé cette amitié qui s’est créée dans l’adversité. 

Pour Sandra, il est clair qu’il ne se passera rien avec Alexandre. Il est bel homme pas du tout son genre. Elle préfère garder son amitié qu’elle chérit. De son côté, Alexandre a des sentiments plus ambigus à son égard.

Alexandre se sent coupable d’avoir insisté auprès d’Ada pour avoir cet enfant. Il a son enfant tant désiré mais a perdu l’amour de sa vie. Il trouve beaucoup de réconfort auprès de Sandra et leurs soirées à refaire le monde sont très précieuses pour lui. 

Quelques années plus tard, Alexandre fait la connaissance d’Alba, maîtresse d’école assez stricte et très ancrée dans ses principes de vie. 

Celle-ci va en faire voir de toutes les couleurs à Alexandre (je ne peux pas vous dire pourquoi sans vous révéler des événements clés du roman) et m’a plus d’une fois agacée. Je me suis souvent demandée que faisait un homme gentil, intelligent et respectueux (et beau mec en plus) avec une nana si coincée qui, bien qu’adorable avec les enfants d’Alexandre, n’est pas toujours tendre (et pas du tout démonstrative) avec son chéri et ne fait pas ou très peu de concessions. 

Bref, j’ai adoré Sandra et Alexandre mais pas tellement Alba mais je pense que c’était la volonté de l’autrice de mettre un personnage un peu moins « normé » dans son roman afin de nous faire réagir et ouvrir des débats.

J’ai ri, je me suis insurgée, j’ai vraiment adoré ce roman qui questionne sur la place des femmes dans la société et leur désir de devenir maman ou pas. (le désir d’enfant des hommes aussi!) Ces enfants qui leur sont parfois imposés au détriment de leur envie profonde, leur intégrité physique ou encore leur santé mentale. De plus, ce roman pose la question de savoir si c’est avoir des enfants qui est important pour les gens ou plutôt avoir des enfants « à eux », une forme d’égoïsme donc.

L’écriture est fluide, sensible, le rythme super bien maîtrisé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Un roman intelligent qui m’a réfléchir et vibrer. Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Tout ce que dit Manon est vrai de l’autrice Manon Fargetton dont j’ai récemment adoré le roman « à quoi rêvent les étoiles ». 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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tout ce qui dit manon est vrai

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Editions Héloïse d’Ormesson

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

Au centre, Manon.
Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l’homme qu’elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s’aiment. La femme de l’éditeur aussi l’aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l’histoire qu’ils vivent et l’écriture de la bande-dessinée, l’admiration, l’amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s’expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s’affrontent. Deux visions de l’amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d’autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
Et au centre, Manon.

Mon avis:

J’ai aimé la narration particulière de ce roman, car l’histoire est racontée de tous les points de vue, sauf celui de Manon (à de rares exceptions). A chaque début de chapitre on doit deviner qui est en train de parler (heureusement, l’autrice nous met tout de suite sur la piste). Cela donne une rythme atypique au livre et on voit à quel point tout le monde est sous le charme et adore Manon. J’ai beaucoup aimé en particulier les passages narrés par ses grands frères. On sent vraiment leur attachement au travers de leurs anecdotes. 

Une histoire passionnante sur une relation malsaine entre un adulte (un éditeur de bande dessinées d’une cinquantaine d’année) et Manon, jeune fille de 16-17 ans passionnée par le dessin justement, qui commence à échanger des e-mails et des appels pour le moins évocateurs (du moins pour sa part à lui). 

Gérald, l’éditeur, est un personnage qui m’a vraiment dégoutée. Il est marié mais sa femme (plus jeune que lui) est malade et le laisse aller voir ailleurs pourvu qu’il reste avec elle.  Il agit avec Manon comme un gamin, en la culpabilisant sans cesse et en essayant de l’éloigner de sa famille. C’est un pervers narcissique, un manipulateur. Il est tour à tour tyran ou enjôleur. 

La plus mature des deux est sans aucun doute Manon, qui temporise sans cesse la situation et essaie de ménager ses parents et Gérald. On ne comprend pas trop si elle est vraiment attirée par Gérald ou si c’est juste dans l’espoir de voir sa bande dessinée publiée. 

Les parents de Manon sont fous d’inquiétude et voient d’un très mauvais œil ce cinquantenaire libidineux qui tourne autour de leur fille chérie. (à raison!) 

Bref, au fur et à mesure du récit, on appréhende de mieux en mieux toute l’histoire et la personnalité de Manon dans le prisme du regard de ses proches. Cette dernière a une personnalité très complexe et très intéressante. Elle séduit les hommes (et les femmes) sans même s’en rendre compte, elle a une beauté pure et innocente, même si elle sait aussi très bien jouer de ses charmes. Manon a envie qu’on la comprenne, qu’on l’écoute. C’est pour ces raisons qu’elle tombe dans les filets de Gérald. 

Bref, j’ai aimé le fait que l’autrice souffle le chaud et le froid sur son récit, nous faisant douter, on ne sait plus qui croire à la fin. Manon dit-elle vraiment la vérité ? Et pourquoi remet-on constamment en question la parole des victimes d’abus ? 

Ce roman aborde des thèmes inédits dans la bibliographie de l’autrice (consentement, abus sexuels, harcèlement) et je me demande s’il a une part autobiographique, son héroïne portant le même prénom qu’elle (ou est-ce pour mieux nous embrouiller?), certains détails collants également avec la réalité. 

On sent en tout cas que ce roman a été écrit avec ses tripes et tout son cœur, ce qui lui donne vraiment une aura particulière. 

Edit au 19.10.2021: après avoir lu quelques interviews de l’autrice effectivement il s’agit d’un roman autobiographique bien que romancé. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


Bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) le bilan de mes lectures des mois de mai à août 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces 4 derniers mois!

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Mai 2021

Romans lus durant le mois: 10

Mangas lus durant le mois : 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan lectures du mois de mai 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mai 2021. 

Côté mangas, j’ai continué la jolie série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama que j’apprécie vraiment tant par l’univers que par le trait de crayon. D’ailleurs l’intrigues s’assombrit au fur et à mesure des tomes et ce n’est pas pour me déplaire qu’il y ait un peu plus d’action! 

J’ai également lu le tome 2 des carnets de l’apothicaire de Nekokurage (dessin) et Natsu Hyuuga (auteur) qui est vraiment une belle découverte. Les dessins sont magnifiques et j’adore en apprendre plus sur les poisons, etc. L’héroïne est super attachante!

Niveau bandes dessinées, j’ai terminé la série Dans les yeux de Lya de Cunha et Carbone avec ce 3ème et dernier tome que j’ai vraiment apprécié. L’histoire, le dessin, les personnages, tout est parfait dans cette série que j’ai vraiment adoré. 

J’ai également lu le roman graphique Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de S. Raffieux et Lylian, adapté du roman du même nom écrit par Raphaëlle Giordano. Je n’avais pas lu le roman au préalable donc j’ai vraiment apprécié découvrir cette histoire sous ce format-là. Celle-ci fait beaucoup réfléchir sur le sens que l’on veut donner à nos vies, et la chance qu’on doit savoir se donner et saisir au vol aussi parfois. 

Et pour terminer, et non des moindres, j’ai lu Malgré tout de Jordi Lafebre, une magnifique histoire d’amour entre deux êtres que tout sépare. Elle, très impliquée dans sa fonction de maire de la ville où ils habitent et lui, marin au long cours puis libraire, se laissant vivre et aimant flâner. Elle est mariée et mère de famille, lui est un éternel célibataire (très convoité pourtant car très bel homme). Ils s’aiment depuis très longtemps mais attendrons la retraite pour se l’avouer enfin. Ce roman graphique m’a donné les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Les dessins sont sublimes et véhiculent beaucoup d’émotion. J’ai également beaucoup aimé le choix de l’auteur de narrer son histoire en partant de la fin pour arriver au début. Brillant.

Juin 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois: 7

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

bilan lectures du mois de juin 20221

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juin 2021. 

Un mois riche en lecture de mangas car j’en ai lu 7! J’ai terminé de me mettre à jour dans ma lecture de la série l’atelier des sorciers de Kamone Shirahama en lisant les tomes 6, 7 et 8. Tout s’accélère et j’aime de plus en plus cette saga ! Les personnages se révèlent être de plus en plus attachants de par leurs fragilités (qui sont aussi leurs forces) Vivement la suite!

J’ai lu le tome 39 de Fairy Tail de Hiro Mashima, toujours un plaisir de retrouver cette guilde un peu loufoque aux membres si adorables et complémentaires. 

J’ai également continué la série de la petite faiseuse de livres, par Mia que je trouve toujours aussi chouette. Connaître les différentes manières de fabriquer du papier est toujours super intéressant et l’héroïne commence également à faire du commerce avec d’autres choses comme ses jolies barrettes à fleurs ou son shampoing brillance. Là aussi, tout s’enchaîne de plus en rapidement et j’ai hâte de connaître la suite (qui est dans ma pal d’ailleurs!).

Le tome 7 de it’s my life de Narita Imomushi m’a également beaucoup plu comme d’habitude pour cette série. On en apprend également plus sur la petite sorcière et ses origines. Une série dont on n’entend pas beaucoup parler mais qui mériterait d’avoir plus de succès ! Humour, action et amitié sont au rendez-vous et en plus les dessins sont vraiment soignés. 

J’ai terminé la série The promised Neverland de Kaiu Shirai avec le tome 20 qui clôture cette saga que j’ai A – DO – RE! L’auteur est vraiment arrivé à terminer sa série comme il se doit, ça ne plaira peut-être pas à tout le monde mais pour ma part j’ai trouvé cette fin très satisfaisante. Cette série, plutôt cruelle où des jeunes enfants d’un orphelinat comprennent très vite qu’ils sont en fait du bétail pour des monstres et vont chercher à s’enfuir et à se rebeller est vraiment géniale et je ne peux que vous la recommander. J’ai également lu deux romans tirés de la série et une 3ème dort encore dans ma pile à lire (mais je pense le lire assez rapidement pendant que j’ai encore les personnages en tête).

Niveau bande dessinée, j’ai juste lu Ligne de Flottaison, Carnets de bord de ma croisière Senior de Lucy Knisley qui raconte la croisière que fait l’autrice avec ses grands-parents. Impossible de ne pas être peinée quand on voit son grand-papa perdu et incontinent et sa grand-mère apathique. J’ai trouvé qu’il fallait beaucoup d’amour et de dévotion à sa famille pour partir ainsi avec des seniors pas en grande forme, juste pour leur faire plaisir. Pas un coup de cœur (je n’ai pas trop aimé le dessin) mais une lecture émouvante malgré tout.

Juillet 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois : 8

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan juillet 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de juillet 2021. 

Encore plus de mangas lus en ce mois de juillet ! J’avais déjà fait fort en juin avec 7 mangas lus, j’ai battu mon record en juillet avec 8 mangas lus durant le mois. 

J’ai continué la série It’s my life de Narita Imomushi avec les tomes 8 et 9, qui est également un tome important de la série car on n’y voit quasiment pas le héros! Les autres protagonistes évoluent et font leur possible pour le faire revenir du monde dans lequel il a été envoyé! Vivement la suite!

J’ai également continué le manga Made in Abyss de Akihito Tsukushi avec le tome 9 qui m’a un peu réconciliée avec la série car j’avais trouvé très trouble et un peu confus les deux tomes précédents. Je me demande quand même où veut en venir l’auteur car l’ambiance est de plus en plus sombre et je ne vois pas trop d’issue à l’histoire!

J’ai enfin pu lire le tome 4 de Beyond the Clouds de Nicke dont j’ai du relire le tome 3 car je n’avais plus du tout l’histoire en tête ! J’ai aimé retrouver le dessins si joli et précis de Nicke même si j’ai trouvé que l’histoire n’avançait pas énormément! Je me réjouis toutefois de voir comment va évoluer l’histoire.

Je me suis également remise à jour avec le manga les enfants de la baleine d’Abi Umeda en lisant les tomes 15 et 16 qui m’ont également beaucoup éclairée sur certains points de l’histoire que je trouvais un peu vagues ou pas clairs. Cette série est vraiment spéciale et elle me plaît toujours autant. Une île qui flotte sur la mer de sable et qui utilise la force vitale de ses habitants (tout en leur donnant des pouvoirs incroyables en contrepartie) pour se mouvoir, tout est vraiment original et passionnant. Si jamais, il existe également la série sur Netflix!

J’ai également continué les carnets de l’apothicaire avec le tome 3, cette série est bien partie pour faire partie de mes chouchou de cette année! Les intrigues sont à chaque fois intéressantes et cohérentes et j’aime beaucoup l’ambiance vénéneuse qui règne au sein du « harem » de l’empereur. 

Bon et puis j’ai lu le tome 40 de Fairy Tail 😉 qui il me semble clôture un cycle avec le tournoi des guildes de sorciers 😉 Je me réjouis déjà de découvrir quelle sera la nouvelle mission de la guilde !

Août 2021

Romans lus durant le mois: 7

Mangas lus durant le mois : 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

Bilan août 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois d’août 2021. 

Je n’ai lu qu’un manga au mois d’août, mais quel manga!! Il s’agit du tome 1 d’Aria The Masterpiece, de Kozue Amano l’histoire d’une jeune femme qui vit dans un monde futuriste et qui est envoyée sur une planète où est reconstitué la ville de Venise qui s’appelle désormais néo-Venise. Cette jeune femme va vouloir devenir gondolière et va donc suivre des cours pour arriver à ses fins. C’est drôle, poétique, les dessins sont sublimes, ce manga est une invitation au farniente et à la rêverie dont je me réjouis de lire tous les tomes. Une pépite!

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement niveau mangas et BDs ?

A tout bientôt 🙂

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J’ai lu: Belle Greene d’Alexandra Lapierre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Belle Greene de l’autrice Alexandra Lapierre connue pour ses romans historiques (bien que romancés) toujours bien documentés et passionnants.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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belle greene

Nombre de pages: 544 pages

Maison d’édition: Flammarion

Date de parution (dans cette édition): 20 janvier 2021

4ème de couverture:

New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison. C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Mon avis:

Le personnage de Belle Da Costa Greene m’a vraiment fascinée car elle place sa passion pour les livres et les beaux objets au-dessus de tout. C’est une jeune femme à la personnalité complexe et foisonnante. 

Une femme d’origine afro-américaine mais qui arrive (ainsi que sa mère et ses frères et soeurs) à se faire passer pour blanche (elle s’invente une famille aux origines portugaises – la branche « Da Costa » pour justifier la relative matité de sa peau) en falsifiant ses documents d’identité. 

J’ai trouvé incroyable ou plus exactement vraiment terrible qu’il y ait pu avoir une loi qui disait que si vous aviez un ancêtre noir (une seule goutte de sang noir) vous étiez considéré comme noir aux yeux du monde. Dans une société très raciste et ancrée dans ses traditions pro-blancs, j’ai trouvé très courageux de la part de Belle Greene d’évoluer et de grimper tous les échelons de l’échelle sociale, en temps que femme blanche. 

J’ai adoré la suivre devenir bibliothécaire puis devoir s’occuper grâce à son franc parlé et son culot de la prestigieuse collection de livres (et autres objets d’art) du riche J.P. Morgan qui va la prendre sous son aile. Il va lui laisser les coudées franches pour acheter les livres qu’elle veut aux plus célèbres mises aux enchères, faisant d’elles la femme la plus puissante dans ce domaine d’activité. Elle sait ce qu’elle veut – et surtout ce qu’elle ne veut pas – et ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Elle veut le meilleur pour son patron – qu’elle chérit plus que tout au monde (à égalité avec les livres bien sûr) – et se donne les moyens pour l’obtenir – au meilleur prix qui plus est.

Cependant, le poids de ce mensonge sur ses origines lui pèse chaque jour un peu plus, surtout quand elle se rend compte que son père pourrait révéler à tout moment la vérité. Et pour elle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Elle perdrait tout.  Tous ses partenaires commerciaux refuseraient de travailler avec une femme étiquetée comme noire, sans parler de son patron, sa plus grosse peur étant de le décevoir car elle le tient en très haute estime (même si elle pense qu’il se doute peut-être de quelque chose au fond de lui). 

Belle est une femme libre, aux multiples amants, sans jamais se fixer (car elle ne veut pas risquer d’avoir un enfant noir) mais qui vit néanmoins de grandes passions, en particulier avec des hommes mariés. (ainsi elle est sûre que des deux côtés rien de « sérieux » ne se construira).

J’ai adoré ce livre qui m’a emportée dans une ronde folle et qui m’a vraiment passionnée. Tout ce qui touche aux livres m’intéresse particulièrement évidemment mais ce livre traite également de racisme et de féminisme. Bref, c’est un roman riche et palpitant – tiré d’une histoire vraie qui plus est – dont je n’ai pas vu passer les 544 pages!

J’ai adoré voir les photos de Belle Da Costa Greene en fin de roman, ce qui m’a permit de vraiment me l’imaginer. 

Alexandra Lapierre a fourni un travail colossal et brillant pour faire revivre cette héroïne des temps (pas si) modernes. A lire absolument!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Vigile de Hyam Zaytoun

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Vigile de l’autrice Hyam Zaytoun. Il s’agit de son premier livre.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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vigile

Nombre de pages: 101 pages

Maison d’édition: Le Tripode

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

4ème de couverture:

Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir… Il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.


Avec une intensité rare, Hyam Zaytoun confie son expérience d’une nuit traumatique et des quelques jours consécutifs où son compagnon, placé en coma artificiel, se retrouve dans l’antichambre de la mort

Mon avis:

Savoir qu’il s’agit d’un récit et non d’un roman vous prend dès les premières pages dans un étau d’émotions.

On suit donc Hyam Zaytoun, qui suite à un arrêt cardiaque de son mari, a la présence d’esprit et le tact nécessaire pour lui faire un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Elle nous raconte les jours qui suivent, l’attente interminable à l’hôpital, où elle doit gérer ses émotions et celles de ses proches, avec des mots tellement bien choisis. Essayer de ménager au mieux ses enfants.

Impossible de ne pas être touché en plein coeur avec ce récit écrit à fleur de peau, alors que l’homme qu’elle aime est entre la vie et la mort. Un récit court mais terriblement percutant.

On se sent un peu voyeurs mais en même temps on se sent proches de la narratrice. Elle nous raconte sa tristesse, ses regrets de ne pas avoir assez profité de son mari si celui-ci venait à ne pas s’en sortir. Elle s’en veut d’avoir été parfois dure avec lui, de ne pas l’avoir épargné entre les travaux de la maison, les enfants et tout le reste.

Ceux qui te connaissent savent. On ne peut qu’être stupéfait. Tu sembles si solide. Le temps n’a pas de prise sur toi. Tu fais si jeune et les seize ans qui nous séparent l’un de l’autre ne se devinent pas. (…) 

Oui je me sens soudain si coupable. De ne pas t’avoir protégé, pas assez aimé, pas assez regardé. Si j’avais su, est-ce que j’aurais pu? (…)

Vigile de Hyam Zaytoun, pages 28-29

Ce livre nous fait nous rendre compte qu’on a tendance à prendre comme acquise la présence des gens qui comptent pour nous. Ce témoignage est là pour nous rappeler que tout peut basculer d’un moment à l’autre et qu’il faut profiter de chaque instant que la vie nous offre. J’ai lu ce livre dans un état second, il m’a bouleversée.

Un récit magnifique dont je me souviendrai longtemps. 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: A quoi rêvent les étoiles de Manon Fargetton

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman A quoi rêvent les étoiles de l’autrice Manon Fargetton, autrice dont j’ai toujours beaucoup apprécié la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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a quoi rêvent les étoiles

Nombre de pages: 400 pages

Maison d’édition: Gallimard Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 17 septembre 2020

4ème de couverture:

Titouan ne sort plus de sa chambre. Alix rêve de théâtre. Luce reste inconsolable depuis la mort de son mari. Gabrielle tient trop à sa liberté pour s’attacher. Armand à construit sa vie entière autour de sa fille. Cinq personnages, cinq solitudes que tout sépare. Il suffira pourtant d’un numéro inconnu s’affichant sur un téléphone pour que leurs existences s’entrelacent… »Hasard, destin, alignement de planètes… Appelez ça comme vous voulez, moi j’appelle ça magie. »

Mon avis:

Un livre étiqueté « jeunesse » mais qui n’aurait pas déparé dans un rayon dit « adultes » !

J’ai adoré suivre Titouan, Alix, Luce, Armand et Gabrielle. Je les ai trouvé super attachant, le roman m’a même arraché à plusieurs reprises quelques larmes. Le fait que finalement leurs destins soient imbriqués était bien pensé. 

Chaque chapitre suit à tour de rôle l’un des protagonistes, ce qui nous permet de faire bien connaissance avec celui-ci. J’avoue avoir eu un gros coup de coeur pour Luce, vieille dame solitaire qui pourtant a eu une vie bien mouvementée ! J’avais vraiment envie de lui faire un gros câlin. 

Ce roman aborde des thèmes hyper importants comme le mal-être adolescent, le deuil, la peur de l’abandon et celle de s’ouvrir aux autres et de se montrer vulnérable.

Gabrielle et Alix se ressemblent assez pour cela car elles essaient de cloisonner au maximum leurs sentiments, de peur que tout explose si elles les expriment. 

Bref, difficile de trop vous en dire sur ce livre sans vous dévoiler des choses importantes… ce roman est une perle de sensibilité, Manon Fargetton a su encore une fois me toucher au coeur avec l’un de ses romans. 

Un roman choral passionnant et impossible à lâcher avec le mot « fin »!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Une famille presque normale de M. T. Edvardsson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une famille presque normale de l’auteur M. T.  Edvarsson que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Pocket dans le cadre du prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021, concours pour lequel j’ai eu la chance d’être choisie pour faire partie du jury :-). C’est d’ailleurs ce roman qui a gagné le prix dans la catégorie roman étranger. Bravo !

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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une famille presque normale

Nombre de pages: 624 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 15 octobre 2020

4ème de couverture:

Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…

Mon avis:

Ce roman est scindé en trois parties contées à tour de rôle par le père, la mère et la fille de la famille Sandell. 

Tous trois racontent la même histoire, mais de leur point de vue, avec à chaque fois des éléments en plus qui font à la fin que le puzzle de l’intrigue est complété. 

Un homme est retrouvé mort et très vite, Stella, la fille, est suspectée du meurtre. Commence alors un chassé-croisé pour comprendre ce qu’il s’est passé. 

Ses parents, Adam et Ulrika, ne peuvent pas croire qu’elle soit coupable, il y a forcément un malentendu, un complot.

Cette famille qui donnait l’apparence d’être presque parfaite, le père pasteur, la mère avocate… Et pourtant ce n’était pas la réalité car on découvre très vite que Stella n’est pas vraiment la fille parfaite dont ses parents avaient rêvé. Elle est colérique, violente parfois et sujette à des crises difficiles à gérer. Leur quotidien est souvent pénible et la famille manque globalement de communication, chacun s’enferme un peu dans sa bulle. 

J’ai aimé avoir les différents avis des protagonistes, connaître le pourquoi du comment de leurs actes, le père qui va tout mettre en œuvre pour désigner un(e) autre coupable en agissant de manière inconsidérée et la mère qui va plutôt tout faire pour innocenter sa fille, quitte à être hors-la-loi.

Ce roman met en exergue le fait qu’on ne sait jamais vraiment ce qu’il se passe chez les autres, malgré une apparence parfaite. Les gens qui n’ont jamais un mot plus haut que l’autre en société cachent souvent des tempéraments bien plus agités dans la sphère privée.

Le père et la mère vont également découvrir un aspect de leur moitié dont ils ignoraient tout. Adam est bien moins mesuré qu’il n’en a l’air et se maîtrise difficilement dès que sa famille est mise en cause. Ulrika, quant à elle, se réfugie dans le travail et se met en mode « maman-louve » pour protéger sa fille, que celle-ci soit coupable ou non. Elle est d’ailleurs la seule qui ne serait pas vraiment étonnée si Stella était coupable mais elle ne la laisse pas tomber pour autant. Elle se sent d’ailleurs coupable de n’avoir pas su voir la détresse de sa fille, de n’avoir pas assez parlé avec elle. Elle a l’impression d’avoir raté son éducation. Encore la fameuse culpabilité des mères 😉

Adam, lui, perd plus facilement les pédales, il n’a rien vu arriver, rien compris. Dans sa tête, sa fille est passée de petite fille à jeune femme accusée de meurtre et lui vit toujours dans le monde des Bisounours. Il tombe des nues.

C’est également la descente aux enfers de toute la famille, car Stella est très vite incarcérée et malgré le fait que ses parents clament son innocence, ils sont très vite pointés du doigt et évités, même par leurs amis. 

Bref, j’ai vraiment aimé le fait qu’on se focalise vraiment sur les réactions des membres de la famille et leurs interactions. L’enquête en devient même un peu secondaire.

Ce roman est une petite brique de plus de 600 pages mais je l’ai dévoré en deux jours à peine. 

Inutile donc de vous dire que c’est sur ce roman que mon choix s’était porté pour le prix des nouvelles voix du polar pour la catégorie roman étranger et j’avoue avoir été ravie d’apprendre qu’il avait gagné le prix 🙂 

C’est vraiment mérité car l’intrigue est menée d’une main de maître de bout en bout et tout est clair comme de l’eau de roche à la fin du roman, fin que je n’avais pas vue arriver. 

Chapeau!

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Ressuscité de Marion Emonot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Ressuscité de l’autrice Marion Emonot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. Elle est journaliste de métier et Ressuscité est son second livre tiré d’une histoire vraie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

ressuscité

Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 mai 2021

4ème de couverture:

« Chaque matin, je me laisse ainsi aller à un moment de dépression où je suis néanmoins en communion avec Mahdi. Mon tout-petit, où peux-tu bien être ? As-tu péri dans cette mer Méditerranée de malheur ? » Sur la route migratoire qu’ils se sont résignés à prendre pour sauver leurs enfants des mariages forcés et des voleurs d’organes, Sultan et Choukrieh égarent leur fils Mahdi, neuf ans. « Ressuscité » est le récit romancé de cette histoire vraie, du drame de cette famille qui se retrouve soudain amputée de l’un des siens, aux portes de l’Europe. De sa jeunesse afghane à son installation en tant que requérante d’asile en Allemagne, la mère de l’enfant raconte un périple déchirant et pourtant tristement commun.

Mon avis:

Ce roman raconte, par le prisme d’une mère afghane, le périple de sa famille pour fuir le régime des talibans. Dans un premier temps ils vont aller se réfugier en Iran mais ils n’y sont pas accueillis à bras ouverts, le pays devant faire face à un flux important d’immigrés. Ils devront prendre la difficile décision de tout quitter pour se donner la chance de vivre libres.

J’ai aimé le fait que l’histoire soit racontée par Choukrieh, maman de 5 enfants (2 filles, les aînées et 3 garçons). Elle a eu la chance d’être mariée à un homme moderne et plus ou moins du même âge qu’elle, qui la respecte et aime leurs enfants. Choukrieh s’accommode de toutes les situations et arrive à se lier d’amitié avec de nombreuses femmes sur son chemin. Elle est généreuse et pleine de ressources. Tout comme elle, son mari, Sultan, rêve d’une vie meilleure pour ses enfants et en particulier pour ses filles, qu’il refuse de voir mariées à de vieux messieurs alors qu’elle ne rêvent que de faire de hautes écoles et d’avoir un métier important. (avocate pour l’une et pédiatre pour l’autre) Malheureusement, elles sont nées dans le mauvais pays et Sultan, leur père, va prendre la dure décision de tout quitter afin de donner la chance à ses filles de pouvoir réaliser leurs rêves de liberté et d’émancipation. Ils emmènent également avec eux les deux sœurs de Sultan.

Alors qu’ils vont embarquer depuis la Turquie pour traverser la mer à destination de la Grèce, leur bateau échoue (alors qu’il vient de partir) et leur petit Mahdi reste introuvable. 

Choukrieh ne peut croire qu’après toutes leurs péripéties ils perdent l’un de leurs enfants. Si près du but. Cependant, l’espoir de le retrouver ne la quitte jamais, elle ne se résigne pas, tout comme le reste de sa famille. Celle-ci doit toutefois continuer son voyage et s’installe en Allemagne, qui a ouvert les bras aux réfugiés afghans.

Ce roman – qui n’en est pas vraiment un étant donné qu’il s’agit d’une histoire vraie – raconte l’histoire d’une famille qui veut croire à des jours meilleurs. Une famille qui refuse de se plier au régime en place dans leur pays. Une famille qui restera unie du début à la fin, même quand tout se ligue contre eux. 

Ils sont rejetés à de nombreuses reprises et se sentent étrangers partout. Ils sont les victimes de paroles grossières et d’un racisme abject, traités comme des moins que rien, des voleurs.

Un livre qui montre qu’il y a encore un espoir pour le genre humain quand on lit les passages d’entraide, alors même que les gens n’ont rien, ils se découvrent des trésors de générosité. Nous aurions des leçons à tirer d’eux, ces personnes ont tellement à nous apprendre ! 

« Peu importe le nom que l’on donne à Dieu. Chrétiennes ou musulmanes, nos valeurs nous rassemblent. Nous avons tout à gagner à réunir nos forces »

Ressuscité de Marion Emonot, page 176

Un livre qui m’a particulièrement touchée en temps que maman mais aussi simplement en temps que femme. Je mesure la chance que j’ai de vivre dans un pays où les femmes sont respectées et ont les moyens de faire entendre leur voix.

Un récit qui fait réfléchir, écrit d’une manière fluide et très respectueuse des faits. J’ai découvert une culture dont j’ignorais presque tout et cela m’a donné envie de lire d’autres livres sur le sujet. 

Ressuscité figure dans la sélection du Prix Gonet qui sera décerné dans le cadre festival du LÀC qui se tiendra les 2-3 octobre 2021 à Collonge-Bellerive.

Je ne peux que croiser les doigts pour que le fabuleux travail de Marion Emonot soit récompensé et reconnu à sa juste valeur. A découvrir de toute urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les jours heureux d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les jours heureux de l’autrice Adélaïde de Clermont-Tonnerre, dont j’avais beaucoup aimé « le dernier des nôtres » il y a quelques années.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

les jours heureux

Nombre de pages: 448 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

«  Edouard Vian et Laure Brankovic ont formé puis déformé pendant trente ans le couple le plus terrible et le plus célèbre du cinéma européen. Ils se sont mariés trois mois avant ma naissance. Ils ont divorcé quand j’avais un an. Se sont remariés quand j’en avais cinq et se sont à nouveau séparés pour mes quinze ans. Ils ont signé leur dernier divorce la veille de mes vingt-cinq ans. Entre temps ils ont fait une trentaine de film ensemble et un seul enfant  : moi. A eux deux ils ont créé une sorte de légende, lui à la réalisation, elle au scénario. Moi… c’est une autre histoire.  »
 
Ainsi commence une ronde, où des héros fantasques et attachants jouent, se cachent, s’aiment, des marches du festival de Cannes aux studios hollywoodiens, de Paris à New York et de la Grèce au Mexique, avant d’être percutés par les secousses de la grande histoire…
 
A leur côté, dans les rues de la capitale, sur un plateau de tournage au sommet des Alpes, des amis, des amants, des femmes venues du passé. Mais aussi une maladie qui chemine, et bien des énigmes. Tout mot est réplique. Tout personnage porte un masque. Et chacun aime la vie, imparfaite mais follement vécue. 
 
Un talent romanesque tendre et magnifique.

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Oscar, jeune homme (entre 25 et 30 ans il me semble) un peu pris en sandwich et en otage par ses parents, couple emblématique du cinéma français. Comment se faire sa place quand on a des parents si hors du commun ? C’est l’un des thèmes du roman, mais pas que (ça serait trop simple).

Ce roman interroge notre rapport à nos parents, doit-on être au courant de tout, participer à tout en temps qu’enfant?

Oscar est très attaché à ses deux parents, qu’il trouve remarquables. Il les envie un peu aussi et leur en veut aussi parfois de l’obliger à vivre dans leur ombre (même s’ils ne s’en rendent même pas compte). Il espère lui aussi vivre une telle romance.

J’ai adoré tous les personnages de ce roman, auxquels je me suis très vite attachée. Les dialogues sont savoureux et l’autrice sait vraiment faire prendre vie à ses protagonistes. C’est un roman qui pourrait être très facilement adapté au cinéma tant il est riche visuellement. 

Au tout début du roman, la mère d’Oscar lui confie qu’elle est atteinte d’une maladie incurable et qu’il doit garder ce secret pour lui, n’en parler à son père sous aucun prétexte. Le jeune homme est détruit par cette nouvelle et désespéré de ne pouvoir en parler à personne, de ne pas pouvoir partager sa peine. Mais il respecte la décision de sa mère car il sait qu’elle est trop fière pour se montrer affaiblie, elle qui a toujours mené sa vie et sa carrière d’une poigne de fer. 

Même si ses parents continuent de se quitter et de se remettre ensemble, même s’ils ont des amants entre deux, ils se vouent un amour inconditionnel et ne peuvent vivre longtemps l’un sans l’autre, tant l’avis de l’autre est essentiel. 

J’ai aimé suivre Laure et Edouard (les parents d’Oscar), même si le roman tourne bien évidemment autour d’Oscar. 

Oscar est une jeune homme intelligent, sensible, qui se pose beaucoup de questions sur la vie et l’amour. Il est très respectueux avec les femmes. 

Les chapitres sont courts ce qui fait qu’on les enchaîne sans voir le temps passer 🙂 

Bref, un gros coup de coeur pour ma part pour cette tranche de vie pas conventionnelle de ces personnages que j’ai quitté à regret. Un roman drôle et poignant à la fois, une réflexion sur notre relation avec nos parents. Terriblement bien écrit et incroyablement bon. Ne laissez pas passer cette pépite!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: L’horizon à l’envers de Marc Levy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman l’horizon à l’envers de l’auteur Marc Levy, auteur que l’on ne présente plus!

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

l'horizon à l'envers

Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): février 2017

4ème de couverture:

Sera-t-il un jour possible que notre mémoire, nos sentiments, notre conscience, soient enregistrés sur un ordinateur et transférés dans un autre corps ? Hope, Josh et Luke, trois étudiants en neurosciences, travaillent au projet Neurolink. Quand la tragédie vient frapper ce trio d’apprentis sorciers, ils n’hésitent pas longtemps à vouloir mettre leur théorie en pratique. Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une course effrénée pour défier la mort.
Il n’est pas d’horizon qu’un grand amour ne puisse repousser…

Émouvant, mystérieux, plein d’humour et d’amour, un roman sur la vie et la mort, au dénouement inoubliable.

Mon avis:

J’ai parfois été déçue par les romans de Marc Levy (même si dernièrement, je trouve qu’il se réinvente vraiment!) et du coup je ne savais pas tellement à quoi m’attendre avec ce roman qui de prime abord devait me plaire. Bizarrement, c’est un livre dont je n’avais jamais entendu parler. 

On y suit donc 3 jeunes chercheurs en neurosciences, Hope, Josh et Luke. 

Je ne vous spoile rien en vous disant que tout de suite, Josh et Hope vont tomber amoureux. 

Quand ils apprennent que Hope est atteinte d’un mal incurable, ils vont essayer de mettre en pratique la théorie selon laquelle ils pourraient enregistrer leurs souvenirs et conscience sur un clé USB pour la transmettre à une tierce personne. 

Une façon d’être éternel, en quelque sorte. 

Je dois avouer que le thème assez complexe abordé m’a pas mal passionnée mais surtout j’ai adoré les dialogues entre les personnages et chacun d’eux est super attachant. 

Hope, pleine de vie et très amoureuse de Josh, qui doit essayer d’accepter le fait que son père ait refait sa vie après le décès de sa maman.  Hope dont l’avenir se teinte en noir quand elle apprend qu’elle est condamnée par une tumeur au cerveau mais qui va essayer de vivre les derniers jours de sa vie sans penser trop au lendemain.

Josh, son amoureux, essaie de donner le change et de rester fort pour elle. Il veut rendre les derniers mois de sa bien aimée les plus magiques possibles. Josh n’est pas un élève très discipliné mais il est cependant la tête pensante du groupe. 

Luke, de son côté, essaie d’étouffer ses sentiments pour Hope car il ne veut pas perdre son meilleur ami. Il est également super intelligent mais bien plus posé et responsable que Josh. Il les voit tellement heureux ensemble qu’il n’est pas vraiment jaloux au fond mais il aimerait trouver lui aussi la perle rare.

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman que j’ai trouvée vraiment bien pensée. 

Marc Levy prouve encore une fois qu’il est passé maître dans les romans qui nous font sortir de notre quotidien pour nous offrir des histoires qui font rêver. L’horizon à l’envers fait partie des livres intemporels, une magnifique histoire d’amour que je classe au niveau de « love story » d’Erich Segal ou encore « un jour » de David Nicholls.

Magique!

Ma note: ♥♥♥♥♥