J’ai lu: Celle qui brûle de Paula Hawkins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celle qui brûle de l’autrice Paula Hawkins. Elle est entre autres l’autrice de « la fille du train » qui a été un gros succès à sa sortie et que j’avais bien aimé même si cela n’avait pas été un coup de coeur (l’héroïne m’avait un peu agacée).

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

celle qui brûle

Nombre de pages: 464 pages

Maison d’édition: Sonatine

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

Jusqu’où sont-elles prêtes à aller pour obtenir réparation ?

Londres. Trois femmes sont frappées de plein fouet par l’assassinat d’un jeune homme à bord de sa péniche. Carla, sa tante. Miriam, sa voisine, qui a découvert le corps. Et Laura, avec qui la victime a passé sa dernière nuit. Si elles ne se connaissent pas, ces trois femmes ont un point en commun : chacune a été victime d’une injustice qui a gâché sa vie. Chacune couve une colère qui ne demande qu’à exploser. L’une d’entre elles aurait-elle commis l’irrémédiable pour réparer les torts qu’elle a subis ?

Mon avis:

On suit trois femmes qui ont en commun un jeune homme retrouvé assassiné sur une péniche. 

Toutes ont un mobile pour être l’assassin. On revient donc dans le passé et on suit chacune de ces femmes pour comprendre leur rapport à la victime et les liens qui les rattachent. 

Carla, sa tante, est une femme inconsolable de la mort de son fils survenue des années auparavant. Elle ne s’est  jamais remise de ce drame. Son (ex) mari, écrivain à succès, essaie de lui changer les idées au maximum mais sans grand succès sur le long terme. Elle semble très proche de son neveu (le fils de sa soeur) qu’elle considère un peu comme un fils.

Laura, jeune femme pour le moins psychotique et nymphomane, qui a passé la dernière soirée avec la victime, cache également un passé peu reluisant. Elle souffre d’un syndrome de persécution et a peur de l’abandon.

Myriam, la voisine de péniche de la victime semble l’avoir épié plus que de raison et est traumatisée par une événement passé. C’est une vieille filles à qui personne ne fait attention.

J’ai vraiment aimé toute la construction des personnages féminins. On sent qu’elles sont toutes hantées par leur passé et qu’elles aimeraient s’en affranchir. Cette mort va tout remettre en question et remuer des souvenirs douloureux. 

Les chapitres sont relativement courts ce qui donne un bon rythme au roman; il se lit très vite. A plusieurs reprises, j’ai cru connaître le fin mot de l’histoire mais à chaque fois l’autrice faisait apparaître d’autres éléments qui relançaient le mystère et faisaient rebondir l’intrigue dans un autre sens. La jalousie et la folie se côtoient et se mélangent tour à tour dans un cocktail détonnant.

J’ai vraiment apprécié le côté thriller psychologique de ce livre et je l’ai dévoré en quelques soirs à peine. J’ai trouvé les personnages bien construits, j’ai eu envie de les prendre dans mes bras et de les bercer en leur disant que tout ira bien.

J’ai aimé le fait qu’on suive plusieurs personnes, créant une grande toile où chaque personnage est relié aux autres par un fil invisible. 

Bref, si vous recherchez un roman doté d’une intrigue qui saura vous tenir en haleine jusqu’au bout de la nuit, je ne peux que vous le recommander! 

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les grandes oubliées – Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de Titiou Lecoq

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Les grandes oubliées – Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de l’autrice Titiou Lecoq. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les grandes oubliées

Nombre de pages: 325 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 16 septembre 2021

4ème de couverture:

De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’histoire.
 » C’est maintenant, à l’âge adulte, que je réalise la tromperie dont j’ai été victime sur les bancs
de l’école. La relégation de mes ancêtres femmes me met en colère. Elles méritent mieux. Notre
histoire commune est beaucoup plus vaste que celle que l’on nous a apprise. « 
Pourquoi ce grand oubli ? De l’âge des cavernes jusqu’à nos jours, Titiou Lecoq s’appuie sur
les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l’Histoire.
Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié
le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s’éclaire. Les femmes ne se sont
jamais tues. Ce livre leur redonne leurs voix.
 » Femme libre et engagée, esprit avide et curieux, écrivaine confirmée, Titiou Lecoq livre un
grand récit, passionnant et vrai.  » Michelle Perrot

Mon avis:

J’ai eu envie d’acheter ce livre après le passage de Titiou Lecoq et Michelle Perrot à l’émission La Grande Librairie. En effet, leur façon de parler était tellement intéressante que j’ai eu envie de creuser un peu plus le sujet en lisant ce documentaire. 

J’ai aimé la façon dynamique de Titiou Lecoq de nous parler des choses, tout en amenant des éléments vrais et pertinents sur le tapis. Pourquoi les femmes sont-elles absentes ou presque des peintures rupestres, pourquoi il y a t-il si peu de femmes dans les manuels d’histoire en règle générale ? Plus que du féminisme, c’est simplement de l’humanisme. Pourquoi la moitié de l’humanité est-elle si peu représentée et laisse si peu de traces de son existence dans l’Histoire? 

Bref, j’ai aimé en apprendre plus sur la condition des femmes à travers les âges. 

Cependant, j’ai regretté que le documentaire perde un peu de son message en route à force de faire des traits d’humour et j’ai trouvé que certains sujets auraient pu être un poil plus approfondis, j’avais parfois envie d’en savoir encore plus!

Je trouve néanmoins qu’elle a fait un magnifique travail de recherche et on sent que le sujet lui tient à cœur et la passionne (tout comme moi!). J’ai lu ce documentaire d’une traite tant il m’a intéressée et interpelée.

(…) Mais avec l’invention de la loi salique, une fille du roi cède la place à n’importe quel homme, cousin, oncle, etc. Il est entériné que le rang est moins important que le genre, que la condition d’homme est supérieure. C’est un changement intellectuel essentiel. Le masculin l’emporte sur le rang et sur le sang. 

Les grandes oubliées de Titiou Lecoq, page 127

Ce documentaire devrait être étudié dans toutes les écoles tant il est instructif et salutaire. 

Je vais garder précieusement ce livre dans ma bibliothèque pour en relire des passages de temps à autres et le faire lire à mes filles quand elles en auront l’âge.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le bureau des affaires occultes de l’auteur Eric Fouassier. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une série 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le bureau des affaires occultes

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 avril 2021

4ème de couverture:

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Dans la lignée des grands détectives de l’Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman à sa sortie, un peu par hasard. C’est surtout sa couverture qui m’avait attirée ainsi que son titre un peu mystérieux. Mais finalement, le hasard fait vraiment bien les choses car j’ai adoré ce livre.

On y suit un jeune inspecteur de police, Valentin Verne, aussi perspicace que cultivé et doté d’un visage d’ange pour ne rien gâcher. Cependant, j’ai aimé que l’auteur nous ait épargné un héros à 100 % parfait car Valentin est un personnage très secret et rongé par son passé dont on en apprend un peu plus au fil du roman.

Le roman prend place à Paris, en 1830 et j’adore toute l’ambiance brumeuse et nauséabonde que décrit l’auteur. On s’y croirait. Quand Valentin se promène le soir à Paris, on a le pressentiment qu’il va lui arriver des bricoles, car à l’époque c’était malheureusement souvent le cas. Les jolis garçons élégants qui se promènent seuls sont des cibles faciles. Enfin, dans le cas de Valentin ses agresseurs s’en mordent les doigts ensuite (s’ils leur en reste haha). 

J’ai aimé l’enquête que mène Valentin Verne et j’ai trouvé que c’était un personnage très attachant, il partage ses doutes et ses peurs. C’est un jeune homme brillant et qui pourrait aspirer à une grande carrière en temps qu’apothicaire ou pharmacien mais qui préfère travailler dans la police pour enquêter sur des morts mystérieuses, des gens qui se suicident sans raison apparente. En sous-marin, il enquête également sur des disparitions d’enfants, prenant la relève de son papa qui lui aussi enquêtait sur un certain Vicaire avant qu’un accident lui ôte brutalement la vie.

Valentin est malin, inventif et courageux. Il prend des risques énormes pour arriver à ses fins. C’est également un homme qui se méfie de tout et de tout le monde et qui a de la peine à laisser entrer des personnes dans son cercle intime. On a parfois un peu de peine à le cerner mais je pense que c’est volontaire de la part de l’auteur étant donné qu’il y aura une suite aux aventures de l’inspecteur Verne. Il ne faut pas tout dévoiler de suite ! Par bien des aspects il m’a fait penser à Sherlock Holmes.

J’ai également beaucoup apprécié le personnage de l’actrice Aglaé Marceau, jeune femme intelligente et rusée, moderne et en avance sur son temps. J’espère la retrouver dans un prochain tome.

Les dialogues sont bien menés, savoureux, pleins d’humour. L’écriture d’Eric Fouassier est riche en descriptions mais celles ne sont jamais ennuyantes. Tous les détails qu’il donne sont utiles, il n’y a aucun « remplissage ». 

J’ai aimé le savant mélange entre les faits historiques (l’après Révolution française) et l’enquête sordide de Valentin. J’ai facilement visualisé les décors, l’ambiance et l’habillement des personnages, rendant le tout vraiment immersif.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture et j’ai vraiment adoré ce roman. J’ai vraiment hâte de retrouver Valentin Verne dans de nouvelles aventures!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le verdict de la truite de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Le verdict de la truite de l’auteur Nicolas Feuz, paru dans le cadre de la série « Gore des Alpes ».

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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gore des alpes

Nombre de pages: 100 pages

Maison d’édition: Gore des Alpes

Date de parution (dans cette édition): septembre 2021

4ème de couverture:

Le Verdict de la Truite vous emmène à travers le Valais et à travers le temps. Le lac souterrain de Saint-Léonard, haut-lieu touristique, n’a pas toujours été ce qu’il est. Nicolas Feuz vous guide à travers ses secrets. A-t-il vraiment été dé- couvert en 1943 ? Et vous, vous êtes plutôt viande ou poisson ?

« Un livre commence par une introduction et se termine par un index. Avec une femme, c’est l’inverse. Ce livre, lui, commence le 24 décembre 1942. »

Mon avis:

Pour commencer, je dois vous dire que pour lire ce livre, il faut avoir l’estomac bien accroché tant Nicolas Feuz va loin dans le gore. En effet, il franchit tous les tabous et se/nous plonge avec plaisir dans un mauvais goût hautement assumé. 

Dans cette novella, on suit deux amis, un flic et un médecin légiste, qui enquêtent sur un cadavre mutilé retrouvé au bord d’un lac sous-terrain. 

Comme souvent dans les histoires imaginées par Nicolas Feuz, on y trouve un savant mélange de passé et de présent. J’ai trouvé que l’intrigue était bien maîtrisée, malgré le peu de pages. La fin n’est pas précipitée, tout est très bien dosé. On sent que l’auteur s’est vraiment lâché dans le crade, il a vraiment tout donné (en fait non, le connaissant je suis sûre qu’il peut faire encore pire hahaha). 

Cette histoire se lit d’une traite et les haut-le-cœur s’enchaînent à toute vitesse 😉 J’ai été surprise par le dénouement et j’avoue que même si certains passages sont vraiment dérangeants, le trait est tellement forcé que c’en est presque comique à des moments 🙂  J’ai passé cependant un chouette moment de lecture et j’ai bien envie de découvrir d’autres livres de cette collection.

Bref, un livre court et percutant à ne pas mettre entre toutes les mains.. âmes sensibles s’abstenir!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Bilan de mes lectures des mois de septembre à décembre 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) le bilan de mes lectures des mois de septembre à décembre 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de (presque) tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus durant les 4 derniers mois de l’année 2021!

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Septembre 2021

Romans lus durant le mois: 10

Mangas lus durant le mois : 5

Bandes dessinées lues durant le mois: 2

Bilan lecture septembre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de septembre 2021. 

J’ai eu un gros coup de coeur pour le roman graphique Le choeur des femmes, adapté par Aude Mermilliod du roman magnifique de Martin Winckler. Ce roman m’a beaucoup marquée et donc j’ai été ravie de le découvrir sous cette forme illustrée, la dessinatrice a vraiment su retranscrire l’émotion des personnages. Si vous n’avez pas envie de lire (même si je vous le recommande vivement) le roman, lancez-vous sans hésiter cette bande dessinée incroyable qui saura j’en suis sûre vous toucher au coeur. 

J’ai également eu le plaisir de lire la suite des aventures de Riad Sattouf dans l’arabe du futur 5. Même si le sujet de fond est grave et nullement drôle, l’auteur sait rebondir et dresser un portrait savoureux de l’adolescence tout en dédramatisant la situation. Riad Sattouf prouve une fois encore qu’il est très doué pour nous faire rire tout en nous faisant passer des messages.

J’ai découvert la duologie Wandering Souls de Zelihan dont j’avais beaucoup entendu parler à sa sortie et j’avoue avoir été un peu déçue, même si le thème de départ est sympa – une fille rejetée de tous car elle peut parler aux morts – j’ai trouvé que certains points n’étaient pas assez développés et l’intrigue est un peu précipitée. Dommage mais je suis un peu passée à côté.

J’ai également lu le tome VI de la petite faiseuse de livres de Miya Kazuki et Suzuka et j’aime toujours autant l’univers de cette passionnée de livre décédée car une bibliothèque lui est tombé dessus et réincarnée dans le corps d’une petite fille malade dans un monde plus proche du moyen-âge que de notre temps. Elle fait des pieds et des mains pour réussir à fabriquer du papier dans le but de pouvoir faire des livres ensuite. Dans ce tome 6 j’ai trouvé que l’intrigue s’accélérait et j’ai vraiment aimé que les auteurs passent la deuxième 🙂 J’ai encore un tome pour finir ce premier cycle et je crois que la suite devrait bientôt paraître 🙂 

De plus, j’ai continué ma série chérie les carnets de l’apothicaire de Natsu Hyuuga et Itsuki Nanao en lisant le tome 4, j’aime toujours autant les intrigues à la cour de l’empereur, les personnages sont attachants et les dessins vraiment très beaux. Un bijou!

Pour finir, j’ai lu le tome 8 de Reine d’Egypte de Chie Inudoh et Fedoua Lamodiere, où on voit que la reine commence à vieillir… qui saura prendre la relève de cette femme forte qui a tout donné pour le bien de son pays, quitte à s’oublier elle-même? Une jolie série si comme moi vous aimez les histoires se passant dans une Egypte ancienne prise en étau entre modernité et traditions.

Octobre 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois: 0

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan lectures octobre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois d’octobre 2021. 

Etonnamment, je n’ai lu aucun manga ni aucune bande dessinée durant le mois d’octobre 2021 !!

Novembre 2021

Romans lus durant le mois: 8

Mangas lus durant le mois : 0

Bandes dessinées lues durant le mois: 1

bilan novembre 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de novembre 2021. 

Là encore, je n’ai lu qu’une seule bande dessinée durant le mois de novembre 2021, mais quelle bande dessinée!! J’ai en effet lu les strates de Pénélope Bagieu, paru chez Gallimard. Cette bande dessinée, sous forme de journal intime, nous en apprend plus sur la jeunesse de Pénélope Bagieu et certains passages sont vraiment douloureux à lire. On sent la tendresse avec laquelle la Pénélope Bagieu d’ajourd’hui regarde la Pénélope Bagieu d’hier et j’ai vraiment trouvée cette bande dessinée super touchante.

Décembre 2021

Romans lus durant le mois: 11 (dont un roman jeunesse, un essai historique et un recueil de poèmes)

Mangas lus durant le mois : 2

Bandes dessinées lues durant le mois: 0

bilan lectures décembre 2021gore des alpes

Presque tous mes avis romans sont déjà en ligne concernant mes lectures du mois de décembre 2021 et les derniers arriveront très prochainement ;-). 

Niveau mangas, j’ai lu le tome 1 de the Cave King de Takao Demise, que j’ai trouvé assez sympa même si plutôt simple dans sa construction. On suit un jeune prince, exilé sur une île déserte, qui a comme talent une force incroyable qui lui permet de creuser des tunnels et des galeries afin de trouver des trésors. Son niveau monte à la manière d’un jeu vidéo dès qu’il a atteint un certain cap. Quand un bateau s’échoue sur son île il est partagé entre l’envie de garder tout pour lui et l’envie de partager son quotidien et ses richesses avec ses nouveaux amis…. Il y a pas mal d’humour et je lirai le tome 2 (qui est déjà sorti) avec plaisir même si ce n’est pas LA nouvelle série manga du moment. 

Dans un tout autre registre, j’ai lu le tome 13 de Bride Stories de Kaoru Mori, toujours aussi magnifique de par ses dessins soignés. Les paysages sont magnifiques et font vraiment voyager le temps d’un manga. Dans ce tome on suit M. Smith qui va retrouver toutes les familles qu’il avait rencontré et j’ai aimé retrouver tous les personnages de la série. 

J’ai découvert les poèmes de Baptiste Beaulieu avec son recueil paru chez l’iconoclaste collection l’iconopop la joie et le reste et j’ai vraiment apprécié la plupart d’entre eux que j’ai trouvé bien ancrés dans la réalité de notre monde/société. Ce sont des poèmes dans l’air du temps, qui parlent d’amour, de pauvreté, de solitude. Je pense les relire quelques fois encore!

Au mois de décembre j’ai également lu avec ma fille aînée (enfin c’est surtout elle qui l’a lu) le roman de l’avent le renne mystérieux, écrit par Natacha Godeau et paru chez Auzou. Nous avons beaucoup aimé le concept d’ouvrir un chapitre par jour et d’avancer dans l’histoire petit à petit. L’intrigue est assez simple (deux enfants rencontrent un renne qui fait des étincelles, un barbu mystérieux – tiens tiens –  et un lutin plutôt menaçant) mais totalement au niveau d’une enfant de 6 ans et nous avons eu beaucoup de plaisir à partager ce petit moment de lecture durant les 24 soirs de l’avent. Je le recommande donc 🙂

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?

A tout bientôt 🙂

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[SP]J’ai lu: Le paradis des vauriens de Wendall Utroi

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le paradis des vauriens de l’auteur Wendall Utroi que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. J’avais beaucoup aimé son roman précédent, la loi des hommes.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le paradis des vauriens

Nombre de pages:  476 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

« Dans ce nouveau roman, j’ai voulu donner vie à deux enfants blessés : Kalya, d’origine tsigane que recueille un ferrailleur, et Sans-Nom, un gamin un peu chétif, fils d’une prostituée. L’histoire prend sa source dans les plaines du Nord au milieu des années 30 et vient mourir dans le Sud-Est de la France beaucoup plus tard. Deux lieux, deux époques et deux terribles destins. Aimer le destin, c’est le forcer à vous écouter pour que, un jour, à son tour, il vous aime un peu. J’ai une affection particulière pour ces deux personnages. Ils m’habitent depuis toujours. Je voudrais tellement qu’ils entrent dans vos vies. »

Mon avis:

Comme écrit en début d’article, j’avais beaucoup aimé la loi des hommes et du coup j’avais un peu peur que ce roman ne soit pas à la hauteur du précédent.

Et bien, je n’ai pas été déçue une seule seconde!

Dans ce roman, on suit donc deux enfants provenant d’un milieu pauvre, Kalya et Sans-Nom, qui vont s’aimer follement avec à la fois la rage et la peur au ventre mais également l’espoir d’une vie meilleure. Le roman prend place au début dans les années 30, au début de la seconde guerre mondiale et l’occupation de la France par l’armée allemande, une époque qui m’intéresse particulièrement tant elle est riche historiquement parlant.

On suit en particulier Sans-Nom, jeune homme blessé par la vie, qui, alors qu’il pourrait être plutôt en quête de rédemption, choisit le chemin des délits et des petits ou gros larcins. 

J’avoue que j’ai eu un peu de peine au début avec ce personnage, car je ne comprenais pas certaines de ses réactions. Cependant, au fil des pages, j’ai commencé à m’attacher à lui et à comprendre que c’est pour cacher ses failles qu’il a souvent recours à la violence. 

Kalya, quant à elle, est une jeune fille hyper touchante et pour laquelle j’ai immédiatement ressenti de l’empathie. Certaines scènes la concernant m’ont fait monter les larmes aux yeux. Tout comme Sans-Nom, Kalya est très courageuse et possède une résilience à toute épreuve.

Wendall Utroi n’épargne une fois encore pas ses personnages en mettant sans cesse des obstacles sur leur chemin. On pense que les choses vont s’arranger et paf!, on nous en remet en couche dans le malheur. 

Certaines scènes ont été plutôt éprouvantes à lire, en particulier celles touchant des enfants, je ne peux vous en dire plus mais vous comprendrez en les lisant.

J’ai néanmoins beaucoup apprécié la construction de ce roman, avec ses alternances entre le passé et le présent, ce qui nous permet de reconstituer le puzzle du vécu des protagonistes. 

Comme dans la loi des hommes, on parle ici – entre autres –  de violences (physiques et psychiques) faites aux femmes et d’abus sexuels mais nous ne sommes jamais dans le voyeurisme.

J’ai adoré retrouver la plume si belle de Wendall Utroi qui sait donner un supplément d’âme à tous ses personnages. Une perle à découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Restez chez vous de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Restez chez vous de l’auteur suisse Nicolas Feuz. Ce roman a été écrit au début de la pandémie du Covid-19 et avait été offert (au rythme d’un chapitre par jour) sur le Facebook de l’auteur. J’avais commencé à le lire d’ailleurs sur cette plateforme mais quand je l’ai trouvé en librairie je l’ai tout de même acheté pour pouvoir le terminer et surtout afin de pouvoir le ranger ensuite dans ma bibliothèque à côté de tous les autres livres de l’auteur 😉

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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restez chez vous

Nombre de pages:  277 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 27 mai 2020

4ème de couverture:

« Restez chez vous ! Pendant des semaines, je suis resté confiné, comme vous. Passée ma gestion par télétravail des affaires courantes au Ministère public de Neuchâtel, j’ai voulu imaginer ce que pourrait être un polar écrit sous confinement. J’ai décidé de vous l’offrir. »
Nicolas Feuz

Aux premiers jours de l’épidémie de Coronavirus, le procureur Feuz a relevé le défi d’écrire un polar en temps réel, sous forme de feuilleton quotidien. Deux ou trois chapitres chaque jour, dans la pure veine du roman de genre.
Voici enfin le livre de cette expérience inédite.

Une maladie mystérieuse paralyse l’Europe. La survie du monde dépend de l’enquête d’un journaliste têtu, à la recherche du patient zéro, et de l’investigation d’une inspectrice de police obsédée par des disparitions d’enfants. Et si les deux se rejoignaient ?
Une histoire effroyable où la Suisse est l’épicentre d’une contamination planétaire.
Aussi effrayant qu’irréel. Tellement vrai. Du Feuz à l’état brut. Le livre événement de 2020.

Mon avis:

Ce roman, dont les chapitres sont très courts, nous entraîne dans une ronde étourdissante dont on ne peut pas ressortir indemnes. 

Un virus dont le patient zéro est en Suisse, commence à décimer la population mondiale. Un virus qui se répand hyper rapidement et qui est mortel.

On suit d’un côté Arnaud Fournier, qui est un journaliste et qui veut mener sa petite enquête pour comprendre d’où vient ce virus et ce qui l’a causé. Il cherche l’article qui fera sensation. 

De l’autre côté, on suit l’inspectrice Laure Granello, complètement obsédée par une affaire de bébés disparus, dont l’enquête va la lancer sur la piste de trafiquants en tous genres. 

J’ai trouvé ces deux personnages intéressants et bien construits, on les sent vraiment passionnés par leur métier et aussi un brin névrosés, ils vont trop loin, dépassent les limites, sont borderline (comme souvent chez Nicolas Feuz). 

L’intrigue est bien menée, les chapitres sont comme dit plus haut très courts et se terminent souvent par une phrase d’accroche qui donne envie d’en lire encore un et encore un et… bref vous avez compris. 

L’ambiance est pesante, anxiogène. D’autant plus que nous sommes réellement en plein dans une pandémie mondiale (même si ca commence enfin à se calmer gentiment), ce roman joue avec nos peurs les plus profondes. Toute la partie sur les disparitions de bébés m’ont particulièrement touchée et j’avais vraiment envie de connaître le fin mot de l’histoire!!

Bref, un très bon roman qui va très certainement vous tenir éveillés tard la nuit ou tôt le matin, c’est selon 😉

Nicolas Feuz nous prouve encore une fois qu’il est passé maître en thrillers stressants et vraiment bien ficelés. J’ai trouvé incroyable qu’il arrive à écrire un roman si rapidement sur le sujet de la pandémie.

Une suite est déjà parue, « le calendrier de l’après », que je pense lire dans les prochains mois.. ça promet d’envoyer du lourd! J’ai hâte!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: La dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman la dernière danse des lucioles de Stéphanie Glassey que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

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la dernière danse des lucioles

Nombre de pages:  200 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection frisson

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2021

4ème de couverture:

Sarah et Richard, Leila et Marc, Mary et Joséphine, Laurie et Sylvain. Huit amis, quatre couples dont les quotidiens s’entrelacent depuis de nombreuses années. Alors qu’une situation exceptionnelle les empêche de se réunir, ils organisent une soirée disco par écrans interposés pour rester en contact. Pour oublier, danser et rire, malgré le climat anxiogène. Mais soudain l’écran de Laurie vire au noir et la tension grimpe d’un cran. Quand la lumière revient, à la stupéfaction de tous, le corps de Laurie gîti sur le sol, sans vie. Que lui est-il arrivé? Qui a bien pu la tuer?
 
Tandis qu’ils se replongent dans leur passé commun, une autre voix, lointaine et spectrale, se fait entendre: elle aussi est en quête de réponses.
 
Avec un sens aiguisé du portrait et beaucoup d’humour, Stéphanie Glassey dévoile peu à lpeu les secrts de chacun… jusqu’à une révélation finale explosive.

Mon avis:

On est tout de suite plongés dans le vif du sujet et de l’action car on commence par la fin, soit la mort de Laurie, alors qu’elle était en pleine soirée par vidéo interposée avec ses amis, confinement pour cause de pandémie oblige. 

Ensuite, on repart dans le passé pour décortiquer les souvenirs de chacun des protagonistes, et j’ai aimé en savoir plus sur eux. 

Richard, Mary et Sylvain sont collègues et surtout amis et ont construit avec leurs conjoints respectifs un groupe d’amis qui se voit régulièrement avec leurs enfants. A ces 6 personnes se sont ajoutées Leila, qui est devenue amie avec Sarah, la femme de Richard, et son ami Marc.

Toutes ces personnes sont un brin névrosées et certains passages n’ont pas manqué de me faire sourire, tant l’autrice sait saisir les petites mesquineries du quotidien.

Joséphine, la compagne de Mary, est obnubilée par les réseaux sociaux et en a même fait son métier. Sarah est donc toujours et bien malgré elle en compétition avec elle et elle pense que sa vie est plus belle que la sienne car elle ne se base que sur ce qu’elle voit sur les réseaux sociaux. Elle est donc toujours un peu malheureuse car insatisfaite.

Laurie, la femme de Sylvain, est une jeune femme équilibrée, plutôt discrète, certains chapitres sont d’ailleurs écrits comme si elle parlait à ses amis depuis l’au-delà.

On suit donc tous ce groupe d’amis qui s’aiment et se jalousent en même temps, dans une ronde infernale et tellement réaliste. 

Cependant, si l’ambiance de plus en plus pesante est bien maîtrisée, j’ai trouvé que la fin était un peu simple et pour le moins rapide. De plus, certains aspects de l’histoire étaient peu plausibles et avaient (et cela n’engage que moi bien entendu) peu d’intérêt. J’ai également eu de la peine à comprendre l’utilité du couple Leila-Marc qui n’apporte rien ou presque à l’intrigue.

J’ai cependant passé un agréable moment de lecture et j’ai trouvé tous les personnages plutôt attachants de par leurs défauts qui font qu’on peut facilement se retrouver en eux. Plus qu’un thriller, ce roman dépeint une société obsédée par l’image et où les apparences ne reflètent pas toujours (et même rarement) la réalité. 

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La laveuse de mort de Sara Omar

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La laveuse de mort de l’autrice Sara Omar. D’après ce que j’ai compris, il s’agit du premier tome d’une trilogie, le second tome devrait paraître en 2022.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la laveuse de mort

Nombre de pages: 310 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 14 octobre 2020

4ème de couverture:

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.

La Laveuse de mort est un roman violent sur la vie d’une enfant – puis d’une jeune femme – exposée à l’extrême.

Mon avis:

Ce roman a été ma dernière lecture de 2021 et je pense qu’elle se place facilement dans le top 10 (d’ailleurs, souhaiteriez-vous que je fasse un top 10?) tant ce livre m’a bouleversée.

Il m’a appris des éléments du passé du Kurdistan dont j’ignorais tout et j’avoue que j’étais loin d’imaginer l’horreur que les femmes vivent chaque jour dans ce pays. 

Aucun droit, tout tourne autour de l’honneur de leur mari et elles n’ont pas voix au chapitre. Juste le droit de se taire et de se soumettre.

Une vie de labeur, de douleur et de d’oubli de soi. 

On suit la jeune Frmesk, alternant entre le récit de son enfance au Kurdistan(depuis sa naissance même) à aujourd’hui, où elle est hospitalisée au Danemark. Comment est-elle arrivée là ? A l’hôpital, elle pense se lier d’amitié avec une infirmière musulmane, Darya, mais celle-ci, fliquée par son propre père, risque plutôt de la mettre en danger…

Donc on suit Frmesk, sa naissance pour le moins compliquée, son accueil plus que mitigé par son père, déçu d’avoir une fille (alors qu’il a déjà eu un garçon pourtant). En effet, c’est un bébé faible et qui est né avec une mèche de cheveux blancs, présage bienheureux ou malheureux selon les personnes.

Son père vient d’une famille peu cultivée, violente et cupide. Sa mère, par contre, est une jeune femme provenant d’une famille où règne la douceur et le respect. Son grand-père est un homme intelligent, ouvert au monde. Sa grand-mère, plus traditionnelle, est toutefois une femme débrouillarde, courageuse et très pieuse, qui récupère les corps des femmes tuée « par honneur » les lave, chante et prie pour elles puis les prépare pour l’inhumation. C’est elle, la grand-mère, la laveuse de mort du titre. Une femme en tout point admirable. Un sacré caractère aussi qui n’hésite jamais à donner son avis ce qui est très mal vu par les hommes, sauf par son mari, avec lequel elle peut parler en toute liberté et sans filtre.

J’ai trouvé les scènes de lavage à la limite de l’insoutenable, en particulier celle d’une jeune femme enceinte, tuée car soupçonnée par la famille de son mari d’avoir été infidèle. La cruauté des hommes (et de certaines femmes aussi hein, certaines ne valent bien évidemment pas mieux) est sans limite.

Frmesk est donc très vite confiée à ses grands-parents maternels (sa mère craignant pour sa vie), prétextant des problèmes de santé qui nécessitent des soins coûteux. Son père ne fait pas trop d’histoires car il n’a en aucun cas envie de payer des soins pour un enfant, et surtout pas pour une fille. Gawhar, sa grand-mère, et Darwésh, son grand-père, vont donc se faire passer pour ses parents et ils décident de s’en occuper comme de leur propre enfant.

Elle a donc la chance de grandir dans un foyer aimant, entourée de personnes qui lui veulent du bien. (Enfin presque toutes, mais ça serait vous spoiler de vous en dire plus). J’ai trouvé fabuleux la façon donc son grand-père essaie de la préserver des horreurs du monde en lui racontant des histoires et en lui dévoilant des passages de la Bible et non seulement du Coran. C’est un homme qui a vécu la guerre et qui sait que tout ça est vain, il ne croit pas vraiment en Allah car il se demande comment celui-ci peut laisser faire toutes ces horreurs en son nom. Tout comme sa femme, il est assez mal vu – bien que respecté – par ses voisins car il n’est pas croyant et encore moins pratiquant. Toutes ses paroles sont pleines de sens, comme le prouve ce dialogue qu’il peut avoir avec un imam (son fils adoptif) et Frmesk:

– (…) Allez donc faire un tour dans le reste du monde et vous verrez s’il y a des prêtres qui menacent de mort ceux qui critiquent la Bible. 

– L’Islam est la religion de la paix , papa, tu le sais, et il est écrit dans le saint Coran qu’on n’a pas le droit de tuer des êtres humains. 

– Dans ce cas, ça tombe bien que le Coran ne considère pas les mécréants comme des êtres humains et que, par conséquent, il invite sa populace terrestre à châtier et à trucider quiconque ne croit pas en Allah et en Son prophète.

(…)

– Allah est puissant et clément. Tu es apparemment le seul à l’ignorer, papa.

– Clément? C’est une drôle de clémence qui remplit les mains de ta mère de femmes assassinées, semaine après semaine. 

La laveuse de mort de Sara Omar, pages 351-352

C’est un roman très sombre et plutôt pessimiste sur le Kurdistan et la politique du pays, les guerres civiles incessantes, les droits écrasants des hommes sur les femmes, les crimes « d’honneur » qui restent impunis par la loi car rien ne vaut plus que l’honneur. 

Les femmes sont instrumentalisées, humiliées, battues, tuées pour des broutilles ou pour des colportages mensongers. Les hommes se permettent de tuer même sur un simple soupçon d’infidélité, sans aucune preuve tangible. 

Puis, on suit Frmesk de nos jours, elle est hospitalisée au Danemark, dans l’anonymat le plus total et fait partie des patients qui sont protégés. On ne sait pas pourquoi elle est à l’hôpital ni comment elle a fait pour se retrouver au Danemark. 

J’ai terminé l’année 2021 avec ce roman qui m’a émue plus d’une fois aux larmes, il m’a fait voyager dans un pays lointain si différent du mien. J’ai adoré la plume si juste et belle de Sara Omar et n’ai qu’une hâte, connaître la suite de la vie Frmesk, même si je redoute qu’il arrive des choses aux gens qu’elle aime le plus au monde, ses grands-parents (qu’elle pense être ses parents).

Un roman dur mais néanmoins très beau porté cependant par un joli message d’espoir. Les choses peuvent changer. Les femmes (aidées par quelques hommes éclairés) seront ce changement. Magnifique.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La neuvième maison de Leigh Bardugo

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La neuvième maison de l’autrice Leigh Bardugo.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la neuvième maison

Nombre de pages:  524 pages

Maison d’édition: De Saxus

Date de parution (dans cette édition): 27 août 2020

4ème de couverture:

L’incursion envoûtante de Leigh Bardugo dans le fantastique adulte. Une histoire de pouvoir, de privilèges, de magie noire et de meurtre au coeur des sociétés secrètes de l’université Yale.

Alex  » Galaxy  » Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir.

À 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses.

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur…

Mon avis:

J’avais je l’avoue un peu peur d’entamer ce livre car même si j’avais déjà beaucoup entendu parler de cette autrice, je n’avais jamais sauté le pas et lu quelque chose d’elle. J’ai d’ailleurs également dans ma pile à lire la trilogie Grisha que j’ai hâte de commencer du coup 😉

J’ai enfin sorti ce gros roman de ma pile à lire le mois passé et j’ai eu raison car je me suis fait complètement emporter par l’univers original de Leigh Bardugo. 

Dans une université de Yale un peu différente de celle qu’on connait, où la magie est utilisée par les grandes sociétés secrètes qui régissent les lieux, une neuvième maison est là pour chapeauter le tout et vérifier qu’aucun abus n’est perpétré et que les esprits maléfiques restent bien à leur place. Cette neuvième maison, c’est Le Léthé.

Alex est une jeune femme marginale issue d’un milieu plutôt pauvre et qui n’aurait jamais eu aucune chance d’accéder à cette prestigieuse université si elle n’avait pas été douée d’un pouvoir hors du commun : Elle peut voir les fantômes. Immédiatement affiliée au Léthé, elle est en formation avec le brillant Darlington, jeune Dandy séduisant, cultivé et horripilant par bien des aspects. 

Lorsque qu’une jeune femme est retrouvée morte et que Darlington disparaît mystérieusement, c’est à Alex de résoudre l’enquête, aidée par un flic aux manières peu conventionnelles, Turner, et l’assistante du Léthé, Dawes, une jeune femme geek et taciturne aux ressources infinies. 

J’ai adoré ce roman car il amène la juste dose d’horreur, de mystère et de magie pour qu’on ait toujours envie d’en savoir plus. Je me suis attachée énormément à Alex, jeune femme qu’on sent ravagée de l’intérieur par tout ce qu’elle a vécu plus jeune, une jeune femme dévorée de l’intérieur par ce don maudit qu’elle préférerait n’avoir jamais eu. En effet, comment vivre normalement quand on voit sans cesse des fantômes autour de nous?

On suit des pistes pour finalement les abandonner, on alterne les passages relatant le passé et le présent pour mieux nous aider à appréhender toute l’histoire et comprendre le passé et le passif d’Alex. 

Et puis, Darlington… Darlington quoi ! Mon Dieu que j’ai aimé ce jeune homme passionné par la magie, fasciné par les pouvoirs naturels d’Alex alors que lui a tout appris dans les livres. Bien entendu, j’aurais adoré une histoire d’amour entre Alex et lui .. mais l’autrice a évité cette évidence et j’avoue que je lui en ai été reconnaissante finalement car cela n’aurait rien apporté au roman (mais ça aurait été chouette quand même si ça avait été le cas tant j’aime ces deux personnages). Darlington a un charme naturel et séduit les autres sans même y penser, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant de l’attrait qu’il peut avoir aux yeux des autres.

Dawes, quant à elle, m’a beaucoup amusée car au début elle voit d’un mauvais oeil l’arrivée d’Alex, on ne sait pas si elle est jalouse (veut-elle lui piquer son Darlington chéri?) mais quand Alex a besoin d’elle, elle répond présente et met toutes ses connaissances à sa disposition. 

Je pense que j’en ai déjà beaucoup trop dit mais je suis super enthousiaste car j’ai vraiment adoré toute l’ambiance sombre et brumeuse de ce livre, la magie qui est assez effrayante, les sociétés secrètes mystérieuses où la corruption fait loi. 

Un roman atypique, avec une héroïne qui en est une bien malgré elle, hantée par ses actes passés.  

Du fantastique, du suspense, de l’amitié et beaucoup d’action … j’ai dévoré cette brique de plus de 500 pages en moins d’une semaine, c’est dire!

Bref, lisez la neuvième maison, c’est un bijou !

Ma note: ♥♥♥♥♥