J’ai lu: Frangines d’Adèle Bréau

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Frangines d’Adèle Bréau. Il s’agit d’un emprunt bibliothèque 🙂

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 350 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 10 juin 2020

4ème de couverture:

Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.
Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente.
Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.

Mon avis:

J’ai trouvé l’écriture de ce roman très agréable, on entre très vite dans l’histoire et les dialogues sont vraiment bien écrits.

Je me suis très vite attachée à ces sœurs très différentes les unes des autres mais qui secrètement s’admirent mutuellement.

Toutes trois se retrouvent dans la maison d’enfance habitée par leur maman, leur père ayant quitté le foyer familial l’année précédente.

Cette séparation est très mal vécue par les trois filles, même si celles-ci sont adultes. Effectivement, on espère toujours que nos parents resteront pour toujours ensemble…

Le personnage qui m’a le plus touché est Violette, la cadette, qui se dévalorise sans cesse et qui sort d’une relation compliquée où elle se faisait malmener par son compagnon. Heureusement, sa fille qui entre dans l’adolescence est là pour lui rappeler qu’elle est une super maman.

Mathilde, l’aînée, dont la vie doit être millimétrée sans quoi la machine se grippe et s’emballe… fissurant le vernis de perfection dont elle a enduit sa vie. Elle est très sûre d’elle et mène tout le monde à la baguette!

La benjamine, Louise, est la seule qui est restée proche de sa maman géographiquement parlant et c’est finalement elle qui souffre le plus de la situation car elle aide énormément sa maman. Difficile dans ces conditions de vraiment construire sa vie de son côté sans passer pour une lâcheuse tant par sa mère que par ses sœurs (ces ingrates!). Elle garde tout ses soucis pour elle et cela commence à lui peser…Elle a je pense le rôle le plus dur car née des années après ses sœurs, elle s’est toujours sentie un peu mise à l’écart par les deux « grandes ».

Ce roman parle de secrets de famille, de la façon dont nous appréhendons les changements dans nos vies et surtout, il parle d’amour et de liens familiaux.

Un joli roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 17 août 2017

4ème de couverture:

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

Mon avis:

J’ai beaucoup aimé le fait que le héros soit un fan de MMORPG (je vous rappelle que je joue à World of Warcraft depuis au moins 13 ans) et j’ai apprécié les descriptions (très réalistes) que l’auteur fait du monde de Elfscape (le jeu auquel joue Samuel et Pwnage, un joueur de sa guilde qu’il rencontre irl – in real life – quand il ressent le besoin de sortir de sa solitude et de parler à quelqu’un) qui montrent que celui-ci n’est pas étranger au monde des jeux vidéos.

Qu’est-ce que je fais là? Se demande-t-il alors que la queue du dragon s’abat sur lui, qu’Axman est empalé par une stalactite et que l’infirmier est réduit en cendres, englouti dans une crevasse de lave, ne laissant plus qu’un seul elfe dans le jeu, Pwnage, leur dernière chance de gagner, s’il arrive à rester en vie, alors toute la guilde se met à l’encourager, criant dans les casques, observant la barre de vie du dragon passer de quatre pour cent à trois pour cent puis deux pour cent… 

Et même si près du but, Samuel se demande. À quoi bon? 

Qu’est-ce que je suis en train de faire?

Que penserait Bethany?

Ce livre se lit super rapidement malgré ses 720 pages car on alterne les passages du passé et du présent de Samuel (on apprend comment il a rencontré la femme qu’il aime, Bethany, quand il était pré-ado) et on suit également la jeunesse un peu fofolle de sa mère Faye, idéaliste et romantique indécrottable.

Ce roman aborde des thèmes dramatiques tels que les abus sexuels, la diffamation ou encore l’abus de pouvoir. Pourtant, jamais l’auteur ne verse dans le pathos et l’écriture reste vive et lumineuse du début à la fin du roman.

Samuel apprend à connaître – grâce au livre qu’il doit écrire – cette mère qui l’a délaissé lui qui gamin était sûr d’être la cause de son départ ; elle devait sûrement ne plus l’aimer car il l’avait – encore – déçue.

D’ailleurs Samuel ressent cette peur de décevoir dans tous les aspects de sa vie, que ce soit du point de vue sentimental que professionnel.

Malgré le fait qu’il soit un jeune homme équilibré (bien que très seul et très geek), devenu professeur à l’Université, il reste toujours au fond de lui ce petit garçon que sa maman a abandonné.

J’ai aimé le fait que certains passages du  livres soient écrits comme un livre dont vous êtes le héros, toute mon enfance ! Cela donne un côté très dynamique et comique à l’histoire.

Bref, ce livre est complexe et riche en rebondissements, une belle fresque de la vie aux USA de 1968 à nos jours. Il m’a fait passer par toutes les émotions possibles, de la triste à l’euphorie.

Un jeune auteur prometteur à suivre de très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: La vie mensongère des adultes d’Elena Ferrante

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de La vie mensongère des adultes d’ Elena Ferrante

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Nombre de pages: 416 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 9 juin 2020

4ème de couverture:

« Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j’étais très laide ». Giovanna, fille unique d’un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L’année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu’inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. En fouillant l’appartement, elle déniche de rares photos de jeunesse sur lesquelles son père se tient aux côtés d’une personne mystérieusement recouverte de feutre noir. Elle décide alors d’aller à la rencontre de cette Zia Vittoria habitant les quartiers pauvres de Naples. Dans cette partie de la ville qui lui était inconnue, l’adolescente découvre un autre univers social, une façon d’être plus spontanée. Incitée par sa tante à ouvrir les yeux sur les mensonges et les hypocrisies qui régissent la vie de ses parents, elle voit bientôt tout le vernis du monde des adultes se craqueler. Entre grandes espérances et cuisantes désillusions, Giovanna cherche sa voie en explorant les deux visages de la ville, comme deux aspects de son identité qu’elle tente de concilier.

Mon avis:

J’avais bien aimé le premier tome de « l’amie prodigieuse » même si ça n’avait pas été un coup de cœur (trop de personnages, trop fouillis etc.) mais j’avais quand même acheté les trois tomes suivants (que je n’ai toujours pas lus, shame on me!). La plume de l’auture m’avait plu et j’ai donc eu envie de lire ce one shot (même si vu la fin, peut-être qu’il y aura une suite) et du coup je me suis dit que ça serait une chouette lecture de fin d’été.

Autant le dire tout de suite, j’ai été un peu déçue de ce roman que j’ai trouvé longuet et finalement pas vraiment intéressant. Je n’ai pas aimé les deux personnages principaux qui sont Giovanna, la jeune adolescente qui se cherche et qui essaie de trouver sa place dans le monde et Vittoria, sa tante acariâtre qui vit encore dans le souvenir de son amour défunt.

Je n’ai vraiment pas compris pourquoi Vittoria compte autant pour les enfants de son amant, et le fait que la femme légitime de celui-ci l’inclue ainsi à sa vie et à celle de ses enfants. Si j’étais à sa place, elle aurait pris un pied au fesses, oui! Non seulement elle s’incruste dans cette famille mais en plus elle impose ses idées et ses lois. Tout le monde craint ses colères. Au fil du roman, ça en devient agaçant!

Le moment le plus intéressant du roman est quand Giovanna se rend compte de l’hypocrisie de ses parents et commence à les voir tels qu’ils sont. Ses interrogations d’adolescente et son éveil au plaisir charnel sont également des passages qui m’ont beaucoup plu.

J’avoue être restée dans l’ensemble assez indifférente au destin de Giovanna et de son ambivalence entre son envie de grandir et s’émanciper et l’envie de rester la petite fille chérie de ses parents.

Comme dit plus haut, la fin laisse la porte ouverte pour une suite mais si c’est le cas je ne pense pas que je la lirai.

Ce n’est pas de loin pas un mauvais roman mais il n’était clairement pas pour moi!

Dommage…

Ma note: ♥♥

J’ai lu: La vie en chantier de Pete Fromm

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de La vie en chantier de Pete Fromm.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 5 septembre 2019

4ème de couverture:

Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d’insomnies, de doutes et de joies inattendus.

Mon avis:

J’ai acheté ce roman car ses thématiques (la paternité et le deuil) me parlaient et que j’en avais lu une bonne critique dans le magazine Elle. De plus, il était recommandé par François Busnel de la Grande Librairie du coup forcément, j’étais curieuse de le lire!

Au début, on rencontre donc Taz et Marnie – un jeune couple qui croque la vie à pleines dents – qui font l’acquisition d’une vieille maison qu’ils projettent de rénover ensemble, malgré leurs maigres moyens financiers.

Leur bonheur fait plaisir à voir et on envie leur relation qui semble si harmonieuse. Quand Marnie meurt après avoir donné naissance à leur petite fille, Midge, Taz est complètement désorienté, déboussolé. Ce n’était pas du tout ce qui était prévu.

On assiste ensuite au long deuil de Taz, complétement désemparé et démuni face à cette petite chose qu’est sa fille. Heureusement son meilleur ami est là pour l’aider ainsi que sa belle-mère qui l’aident à remonter la pente. La belle-mère m’a particulièrement touchée car malgré le fait qu’elle soit détruite par la mort de sa fille Marnie, elle va de l’avant et essaie d’aider du mieux qu’elle peut son beau-fils.

Comme il doit quand même travailler pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille (et un bébé coûte cher, c’est connu), il cherche une baby-sitter et tombe sur Elm, serveuse dans un bar, et décide de l’engager pour s’occuper de sa fille.

La jeune femme prend très vite une place énorme dans le cœur de Midge et fait peu à peu son nid dans la vie de Taz, sans ambiguïté aucune (au début tout du moins). Elle est là pour panser les plaies et offrir une présence féminine à Midge, tout en soutenant Taz dans ses tâches quotidiennes.

Elmo deviendra vite essentielle à l’équilibre un peu précaire de cette petite famille.

J’ai trouvé ce « retour à la vie » de Taz très beau et vraiment bien écrit… du désespoir du début, à la résignation et finalement l’acceptation qu’il ne reverra plus jamais sa douce Marnie mais que la vie doit malgré tout continuer… pour Midge bien sûr mais également pour lui.

J’ai adoré la plume fine et  sensible de Pete Fromm, j’ai littéralement dévoré ce livre en deux jours tant il m’a passionnée. Les personnages sont attachants et on se soucie vraiment de leur sort. Le sujet est triste mais on ressort de notre lecture émerveillé par la chance qu’on a d’être en vie et de pouvoir profiter des gens qu’on aime.

Un bijou.

(Et oui, j’ai acheté tous les autres romans de l’auteur haha)

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Fille de Camille Laurens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Fille de Camille Laurens.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 225 pages

Maison d’édition: Gallimard

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

FILLE, nom féminin
1. Personne de sexe féminin considérée par rapport à son père, à sa mère.
2. Enfant de sexe féminin.
3. (Vieilli.) Femme non mariée.
4. Prostituée.
Laurence Barraqué grandit avec sa sœur dans les années 1960 à Rouen. « Vous avez des enfants ? demande-t-on à son père. – Non, j’ai deux filles », répond-il. Naître garçon aurait sans doute facilité les choses. Un garçon, c’est toujours mieux qu’une garce. Puis Laurence devient mère dans les années 1990. Être une fille, avoir une fille : comment faire ? Que transmettre ?
L’écriture de Camille Laurens atteint ici une maîtrise exceptionnelle qui restitue les mouvements intimes au sein des mutations sociales et met en lumière l’importance des mots dans la construction d’une vie.

Mon avis:

Quel roman! Je n’avais il me semble jamais rien lu de cette autrice et je dois avouer qu’après n’avoir lu que du bien de ce roman un peu partout j’ai eu envie de me faire ma propre idée. Il est d’ailleurs assez rare que j’achète un livre et que je le lise directement (même si ça m’arrive de plus en plus) mais là je n’ai pas pu résister.

On suit donc la jeune Laurence Barraqué, jeune fille née dans une famille où le masculin est glorifié et dont la naissance (en tant que « fille ») déçoit un peu quand même.

Evidemment, le sujet me parlait, étant moi-même une femme bien entendu mais également car je suis maman de deux adorables petites filles. – Et non je n’ai pas envie d’avoir un 3ème enfant pour « essayer d’avoir un garçon » car je m’en moque, j’adore le fait d’avoir deux filles –  Apparemment le sujet « d’avoir un garçon » est encore bien d’actualité car on m’a déjà posé 20x la question depuis la naissance de ma seconde fille en juin dernier 😉

« C’est une fille (…) « 

C’est une nouvelle aussi parce que n’es pas la première. Ce n’est pas seulement une fille qu’on leur annonce. Une seconde fille – on préfère ne pas dire « une deuxième » car on n’envisage pas une suite (on a tort). Tu n’es pas seulement une fille. Ta sœur (tu vas bientôt le comprendre), ta sœur est née avant toi – c’est toi qui, en naissant, lui donnes ce nom de sœur, c’est toi qui vous baptises toutes deux de cet autre nom que fille, de ce nom commun de sœurs (elle n’en veut pas, ni toi ni personne). Ta sœur aînée à la grâce de Dieu, on l’a laissée venir sans trop barguigner. On l’a nommée Claude, quand même, pour dire à Dieu (on n’y croit pas) que bon, on attendait, on imaginait, on avait espéré… Toi, la deuxième, tu déroutes. « C’est encore une fille »: tu es une nouvelle décevante. On ne t’attendait pas. Ta sœur n’inaugurait pas le choix du roi, mais toi tu n’es même pas le choix de la reine. Tu n’es pas une princesse.

On y suit son mal-être d’être née malgré elle « dans le mauvais corps », ce « deuxième sexe » comme l’écrivait de Beauvoir. Depuis sa naissance à l’âge adulte, elle cherche sa place et essaie d’exister malgré tout, malgré son père qui, bien qu’aimant, l’a beaucoup blessée avec des propos maladroits et sexistes, tout comme les autres hommes qu’elle va rencontrer au cours de sa vie.

Il s’agit là d’un livre féministe qui donne un gros coup de poing sur la table du patriarcat.

Certaines scènes sont choquantes (par exemple, l’oncle qui abuse d’elle au vu et au su de toute la famille ou encore la doctoresse dont on détruit la réputation juste parce que c’est une femme) et surtout la condescendance avec laquelle les hommes traitent les femmes depuis des millénaires. Comme si une femme qui pense c’est rigolo un moment mais bon à un moment il faut redevenir sérieux et laisser parler ceux qui savent vraiment (sous-entendu les hommes bien sûr).

Un roman qui ne laissera personne indifférent (surtout pas les femmes) et à faire lire aux jeunes hommes d’aujourd’hui afin que la prochaine génération soit plus respectueuse et que les hommes et les femmes puissent (un jour enfin) vivre en parfaite harmonie sans rapports de force destructeurs.

Malgré le sujet grave et bouleversant, j’ai adoré la plume vive et drôle de l’auteure, je lirai ses autres livres avec grand plaisir.

Un excellent roman !

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Les petits soleils de chaque jour d’Ondine Khayat

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Les petits soleils de chaque jour d’Ondine Khayat.

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Nombre de pages: 224 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition):28 juin 2018

4ème de couverture:

Clélie vit une retraite paisible, après avoir fait le bonheur des clients de la boulangerie Destempes pendant plus de quarante ans. Mais à l’aube de l’été, Colline, la petite-fille de la maison, bouleversée par le divorce de ses parents, désespère et dépérit. Touchée par la détresse de cette enfant de neuf ans, Clélie lui propose de passer les grandes vacances avec elle et lui présente ses voisins et amis qui vont, chacun à sa manière, répondre à ses interrogations sur le sens de la vie, et l’aider à trouver sa place dans le monde.

Pour apprendre à se réjouir des petits soleils de chaque jour.

Mon avis:

Ce roman, qui m’a été prêté par ma maman, m’a beaucoup plu car je l’ai trouvé tendre et touchant. On y suit donc la petite Colline, neuf ans, effondrée par l’annonce du divorce de ses parents. Même si on père n’est jamais là et ne tient jamais ses promesses, elle refuse de voir la réalité en face et se referme comme une huître.

Clélie, ancienne employée de la boulangerie qui est aussi son amie et confidente va la prendre sous son aile le temps des vacances d’été et va lui faire rencontrer tous ses voisins qui vont l’un après l’autre aider Colline à s’apaiser et à trouver des réponses à ses questions.

L’espace d’un été, Colline mûrit énormément et apprend à s’ouvrir aux autres.

Ce roman feel good qui fait du bien au moral, un peu à la Agnès Ledig (mais sans le gros drame qui fait pleurer) on sourit souvent et on s’attache beaucoup à la petite Colline à qui j’ai eu envie de faire un gros câlin de réconfort.

Un joli roman sur les relations intergénérationnelles, qui arrive à nous faire croire que tout est possible quand on est entouré de gens aimants et prévenants et nous fait apprécier les petits bonheurs simples de la vie. Ce livre est une petite friandise que j’ai dévoré avec gourmandise!

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Seuls les poissons de Françoise Kerymer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de Seuls les poissons de Françoise Kerymer.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: 480 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition):24 octobre 2013

4ème de couverture:

À Paris, Marie ressasse des pensées solitaires. Alex, son mari, a rejoint Corfou pour se consacrer au piano, et ses filles ont leurs propres défis à relever. Sarah, mère célibataire, dirige seule l’entreprise familiale depuis la disparition de son compagnon. Quant à Elsa, son  » petit phare de l’autre côté de l’Atlantique « , elle a intégré une unité de recherche en médecine.
Mais le passé refait brutalement surface. Et de Paris à New York, de Corfou à la Bretagne, ce sont les vies de tous les membres de la famille qui vont soudain basculer.

Mon avis:

J’ai fait assez long pour entrer dans l’histoire tant j’ai été agacée par le personnage d’Elsa (la plus jeune fille) qui continue à cacher des choses à tout le monde et ne fait confiance à personne. Elle fait un peu son « caliméro » ce qui m’a un peu dérangée.

La vérité, c’est qu’Elsa se sent toute petite devant sa grande sœur qui domine sa vie, son monde et son avenir.

Dès le début du roman, on comprend que Gabriel, le chéri de Sarah, a disparu en mer, apparemment attaqué par des trafiquants. Toute la famille est bouleversée (à différents niveaux et pour des raisons différentes) par ce drame et essaient de se reconstruire. Mais Gabriel réapparait un an après à New-York et Elsa va s’occuper de lui dans le plus grand secret…(et surtout sans le dire à sa sœur Sarah qui a quand même eu un bébé avec!)

J’ai eu de la peine à comprendre Marie, la mère, libraire à Paris, qui souffre du départ de son compositeur de mari mais ne veut pas se l’avouer ni le rejoindre. Elle se laisse aller et dépérit. Lui-même commence un peu à déprimer mais ne fait rien pour changer cet état.. Du coup, toute la famille est dans une sortie de léthargie… Comme si la disparition de Gabriel avait tout fait éclater en morceaux. Mais il suffit d’un grain de sel, de rencontres et de retrouvailles pour que tout le monde retrouve son équilibre et sa place dans la famille.

J’ai aimé le fait que l’on suive les différents membres de la famille à chaque chapitre, et toujours à la première personne du singulier, un peu comme un journal, cela nous rend plus proche des personnages. Finalement, chacun a ses petits secrets et n’est pas vraiment honnête ni avec lui-même ni avec les autres.

Mention spéciale à Sarah, la jeune mère de famille qui se bat pour que son entreprise ne coule pas et éduquer seule le petit garçon qu’elle a eu avec Gabriel. C’est le personnage que j’ai le plus apprécié, elle est droite dans ses bottes et ne se laisse jamais abattre.

J’ai aussi beaucoup aimé la sœur de Marie, Anne, effondrée après le départ mystérieux de son amour Carlos mais qui retrouve le sourire (en tout bien tout honneur) grâce au talentueux Ahmed, l’un des élèves de son cours de sculpture. L’attitude zen d’Anne et sa façon d’être, forte, fragile et drôle à la fois m’ont vraiment plus.

J’ai également apprécié le personnage de Dave, ce professeur en psychiatrie qui essaie de séduire Elsa mais qui sait attendre son heure… tout en restant là pour elle.

Ce roman souffre de quelques longueurs ce qui fait qu’il y a un déséquilibre au niveau du rythme mais rien de grave, j’ai tout de même passé un chouette moment de lecture!

Ma note: ♥♥♥

[SP] J’ai lu: Les protégés de Sainte Kinga de Marc Voltenauer

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le 4ème roman de Marc Voltenauer, Les protégés de Sainte Kinga, paru aux éditions Slatkine & Cie.

Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment, j’ai adoré tous les romans de l’auteur, en particulier l’avant dernier, l’aigle de sang, qui m’avait vraiment époustouflée de par son intrigue fouillée.

La barre était donc mise très haute!

Nombre de pages: 537 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition):1er octobre 2020

Résumé:

En 1826, on suit le jeune Aaron Salzberg qui quitte sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel de Bex. Talentueux, il va très vite susciter la jalousie de certaines personnes haut placées…

De nos jours; une prise d’otages est en cours dans les mines de sel de Bex et c’est Andreas Auer (entre autres) qui est appelé à démêler cette affaire complexe. Parmi les otages figurent une classe d’adolescents ainsi que les adhérents d’un mouvement d’extrême droite raciste et homophobe.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré ce nouveau roman de Marc Voltenauer.

Tous les ingrédients sont là pour faire un bon polar : des personnages auxquels on s’attache (même les « méchants »), une intrigue bien ficelée et cohérente, un fond historique plus vrai que nature…

Cette fois-ci, l’intrigue ne tourne pas autour d’Andreas ni même de Gryon (même si nous y faisons des passages express 😉 ) car les mines de sel de Bex en sont le personnage principal. J’ai trouvé passionnant d’en apprendre plus sur le sujet et je dois avouer que cela m’a donné envie de retourner les visiter ! (j’y avais été quand j’étais enfant mais je n’en garde franchement aucun souvenir à part ce qu’on m’en a raconté)

En outre, j’ai beaucoup apprécié les passages se passant en 1826 où l’on suit le jeune Aaron Salzberg. Imaginer les mines à cette époque était super intéressant et j’ai trouvé vraiment chouette le passage avec Alexandre Dumas; je ne savais pas du tout que ce dernier était passé par la Suisse et surtout pas qu’il avait écrit un livre sur ses pérégrinations!

De plus, l’auteur fait la part belle aux collègues d’Andreas, Bakary (j’ai adoré ce négociateur si humain et sensible), Karine, Christophe et les deux nouvelles recrues Kinga et Mélaine.

Cette fois-ci, le compagnon d’Andreas, Mikaël, est presque absent de l’histoire, à part quelques petites interventions (il fait quelques recherches dans des archives). Il ne prend cette fois-ci pas pleinement part à l’enquête, très certainement car Andreas ne veut plus qu’il s’immisce dans des investigations qui pourraient se révéler dangereuses. J’espère néanmoins que le duo Mikaël-Andreas reviendra en force dans le prochain roman de l’auteur 🙂

On en apprend également un peu plus sur Adam, le neveu d’Andreas que j’ai trouvé très courageux et sensé durant la prise d’otages. Il fait confiance à son oncle Andreas et est sûr que celui-ci va réussir à le sortir de là, il ne perd jamais espoir et ne panique pas. Il représente bien les jeunes d’aujourd’hui que je trouve beaucoup plus ouverts au dialogue et dans l’ensemble plus tolérants. Il ferait un bon policier lui aussi 😉

Ce roman aborde des thèmes importants tels que le racisme et l’homophobie, des fléaux qui devraient avoir disparu de notre société depuis belle lurette. Marc Voltenauer ne se pose jamais en donneur de leçons mais nous fait réfléchir sur les persécutions que subissent certaines minorités. En effet, en voulant se débarrasser par la violence de monstres, n’en devient-on pas un nous aussi ? C’est la question que je me suis posée en fermant ce livre. Ce roman fait écho à l’actualité où toute revendication est toujours (ou du moins très souvent) liée à des actes de violence. Il est temps pour les êtres humains d’apprendre à fonctionner différemment…

J’ai donc trouvé ce roman incroyable tant par le fond que la forme, Marc Voltenauer bouscule les codes du genre et nous livre peut-être là son roman le plus personnel à ce jour.  Bref, ce roman m’a touchée et m’a passionnée, c’est un énorme coup de cœur!

A lire d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP] J’ai lu: Une fille hors pères de Sarah Baud

Hello tout le monde !

J’ai eu la chance de recevoir le premier roman de Sarah Baud, Une fille hors pères, paru aux éditions Slatkine cet été.

Sarah Baud n’est pas une inconnue car elle est renommée notamment dans les domaines du théâtre, de la danse et de la peinture. Du coup, je dois avouer que j’étais très curieuse de découvrir sa plume… et je n’ai pas été déçue!

Nombre de pages: 455 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 21 août 2020

Résumé:

Au Mexique, une petite fille est enlevée à l’affection de son père par une entreprise de trafic d’organes. En France, quelques semaines plus tard, une petite fille est retrouvée dans un torrent. Qui est-elle et comment est-elle arrivée là ?

Dans le district de Lémania, des années plus tard, une jeune femme, Nola, travaille pour un riche banquier et mène une double vie la nuit. Des attentats sont perpétrés dans ce haut lieu de la finance. En même temps, des cadavres vidés de leurs organes et remplis de paille sont découverts dans le lac…Stan Trézil, flic aux manières pas toujours très catholiques est mis sur le coup et va devoir démêler ce gros sac de nœuds … au péril de sa vie.

Mon avis:

L’histoire se passe dans le district de Lémania, un endroit qui n’existe pas en vrai mais qui se situe (d’après l’autrice 😉 ) en périphérie de Genève et serait une riche enclave emplie de banques et de gens de pouvoir. Un milieu pourri jusqu’à la moëlle en somme!

On suit en parallèle et au gré des chapitres Nola, jeune femme mystérieuse, Stan, policier un poil psychopathe et plus ponctuellement d’autres personnages, à plusieurs époques différentes. J’aime ce genre de narration qui fait qu’on reste toujours dans l’action, sans se lasser une seule seconde.

Nola est un personnage vraiment badass qui m’a beaucoup plu, elle n’a pas froid aux yeux, est volontaire et courageuse, à l’opposé d’une nunuche inutile. Au contraire, elle passe son temps à sauver les miches (vous me pardonnerez l’expression) des personnages masculins 😉 J’ai aimé le fait que le personnage principal soit une femme forte qui sait se débrouiller seule. J’ai toutefois pensé plus d’une fois que le trait était un peu forcé et les méchants un peu bêbêtes quand même de se faire avoir ainsi! Par bien des aspects, Nola m’a fait penser à un James Bond au féminin. (avec des méchants qui auraient mille fois l’occasion de la tuer mais qui préfèrent discuter ou la ligoter, lui laissant une chance de s’échapper). Nola se transforme au fil du roman car au début elle ne parle presque pas mais s’ouvre peu à peu, comme un papillon qui sort de sa chrysalide.

Stan Trézil, le flic, est un personnage très intéressant également car il est hanté par ses démons. Ses méthodes sont un peu choquantes pour un représentant de l’ordre mais donnent de bons résultats. Il tombe très vite sous le charme de Nola qui lui rappelle sa propre histoire et met tout en œuvre pour la protéger.

Cathal Brogden, le riche banquier pour lequel Nola travaille, est également un personnage qui m’a beaucoup plu car contrairement à ses congénères du milieu banquier et malgré le fait qu’il soit né avec une cuiller en or dans la bouche il n’est pas arrogant, et fait confiance à son assistante alors qu’au début du roman celle-ci ne parle quasiment pas et communique presque uniquement à l’écrit. Il se découvre une montagne de courage quand il s’agit de se lancer dans l’action pour sauver Nola, et n’hésite pas une seule seconde à se mettre en danger. Son côté gentleman m’a beaucoup plu également. Il n’a aucun geste déplacé envers Nola et attend que ce soit elle qui fasse le premier pas (ce qui encore une fois le différencie des riches qui pensent que tout leur est dû).

Finalement, Nola fait tomber tous les hommes de son entourage sous son charme, bien malgré elle. Son apparente fragilité due à son petit gabarit leur donne envie de la protéger alors qu’elle est finalement la plus apte à se défendre.

Tout la partie sur les trafics d’organes est assez effrayante car on sait que cela existe…

J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment bien pensée, j’ai été happée par l’histoire et ce dès les premières pages, ce qui est déjà admirable pour un premier roman!

En effet, il s’agit d’un thriller mais également d’une histoire de famille, d’une histoire d’amour et bien plus encore! A la fin du roman nous avons les réponses à toutes nos questions et je dois dire que c’est vraiment agréable car ce n’est pas toujours le cas dans les thrillers. Souvent des éléments restent flous ou carrément mis de côté mais ce n’est pas le cas ici.

L’histoire est complexe et fouillée, les personnages ont de la profondeur et on s’attache très vite à eux. Bref, j’ai donc découvert avec un énorme plaisir la plume de Sarah Baud et je peux dire que c’est un gros coup de cœur pour moi! 

Ma note: ♥♥♥♥♥

Un grand merci aux Editions Slatkine  pour l’envoi de ce SP!