J’ai lu: Eteignez tout et la vie s’allume de Marc Levy

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Eteignez tout et la vie s’allume de l’auteur Marc Levy. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

éteignez tout et la vie s'allume

Nombre de pages: 216 pages

Maison d’édition: Robert Laffont / Versilio

Date de parution (dans cette édition): 22 novembre 2022

4ème de couverture:

 » Elle avait entendu l’histoire de gens
qui se sont rencontrés au bon et au mauvais moment,
de ceux qui se sont aimés jusqu’au bout,
de ceux qui ont aimé sans pouvoir le dire,
de ceux qui pensent  » au début j’ai tout raté  » et puis ensuite… « 

Mon avis:

Une jolie histoire entre une femme d’un certain âge (la soixantaine en tout cas, je suppose, mais ce n’est pas vraiment spécifié) et une jeune homme entre 20 et 30 ans. 

Ils vont se rencontrer lors d’une traversée en bateau et vont ensuite continuer à chercher la présence l’un de l’autre, irrésistiblement attirés comme des aimants. Cette relation naissante est plutôt touchante car les protagonistes se remettent beaucoup en question, ils doutent énormément.

Cependant les dialogues sonnaient un peu « bizarrement », personne ne parle comme ça à des inconnus, en déballant des propos philosophiques. 

De plus, j’ai trouvé que l’auteur avait placé beaucoup d’hasards heureux dans son livre. C’était néanmoins un roman qui remplissait à merveille son office, soit un livre qui redonne espoir en l’amour et ce à tout âge.

Un roman qui m’a fait du bien en fin d’année passée (c’est le dernier livre que j’ai lu en 2022) même s’il ne restera pas longtemps dans ma mémoire, j’ai largement préféré d’autres livres (l’horizon à l’envers par exemple) de cet auteur.

Ma note: ♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Une chambre à air de Naomi Cahen

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une chambre à air de l’autrice suisse Naomi Cahen que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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une chambre à air

Nombre de pages: 184 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 3 novembre 2022

4ème de couverture:

« J’ai une mission, un cap en tête et pour la première fois l’impression de me promener dans le monde. » Mon projet : Londres-Lausanne à vélo et en écriture pour entreprendre le deuil de ruptures amoureuses avec deux hommes au même nom, et recréer un espace en moi où fourmillent les mots. Une histoire à la croisée entre récit de voyage, journal intime et livre illustré.. 

Mon avis:

Un livre qui se lit très vite, l’écriture est fluide, le ton plutôt humoristique même si l’autrice y aborde des thèmes pas toujours très drôles. En effet, après avoir rompu avec son compagnon, l’autrice décide de partir à Londres et de revenir en Suisse en vélo, un sacré périple pour une jeune femme qui s’est toujours définie par ses relations amoureuses, sans jamais (ou presque) se retrouver seule face à elle-même.

Ce voyage lui permettra de se réconcilier avec elle-même, de se découvrir des trésors de volonté et de courage. Mais également de se recentrer sur sa vie, ses sensations et ses envies profondes.

Je comprends que la vie est trop. Que si l’on pouvait lâcher un peu de fardeau, de responsabilité, on le ferait. Qu’il y a trop d’informations à prendre en compte, trop de demandes, trop d’idéaux à poursuivre, qui se contredisent et s’entrechoquent et qu’à vouloir tout aborder on ne largue jamais les amarres. Donc on choisit ce qu’on garde, ce qu’on fout loin. Trop de poids risquerait de nous freiner, mais un porte-bagages vide c’est de la folie en roue libre.

Une chambre à air de Naomi Cahen, page 11

Ce voyage à vélo est comme un pèlerinage et lui permet de laisser derrière elle tout le stress et les émotions négatives.

Cependant, j’ai trouvé que parfois la narratrice partait un peu dans tous les sens ce qui  m’a un peu perdue en chemin.

Un roman « feel-good » (mais pas que) qui fait réfléchir à notre façon de voir les choses et d’appréhender nos peurs pour pouvoir les dépasser. Une autrice plutôt prometteuse!

Ma note: ♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: S’adapter ou mourir d’Antoine Renand

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du thriller S’adapter ou mourir de l’auteur Antoine Renand. 

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s'adapter ou mourir

Nombre de pages: 576 pages

Maison d’édition: Robert Laffont

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

Elle a 17 ans et s’est enfuie de chez sa mère pour se sentir enfin libre. Accompagnée de son petit ami, elle fait escale chez un homme rencontré sur Internet, devenu au fil du temps son confident. Alors qu’il pourrait bien s’agir du plus abject des monstres…
Il a 40 ans et est modérateur pour Lifebook, le plus important des réseaux sociaux. Sa mission : supprimer des vidéos interdites du fait de leur caractère choquant, sexuel ou ultraviolent.
Dans une société en constante évolution, les destins de ces deux êtres, si éloignés au départ, finiront par s’entrechoquer.
Leur alternative ? S’adapter ou mourir…

Mon avis:

C’est un thriller avec des scènes assez choquantes, il faut le dire. L’ambiance est glauque à souhait et le tout est assez dérangeant, nauséabond. Âmes sensibles s’abstenir!

On suit en parallèle deux personnages, une jeune fille qui s’est enfuie avec son petit copain et qui va aller se réfugier chez un gars rencontré sur le net qui va en fait se révéler être un grand malade et un pervers sexuel.

D’un autre côté, on suit un quadragénaire un peu paumé, ancien cinéaste qui vivote de petits boulots depuis l’avènement des séries Netflix et autres. Il va trouver un boulot en tant que modérateur chez un réseau social hyper connu et il devra toute la journée être soumis à des vidéos ou photos qu’il devra valider ou effacer du réseau en question. Cette accumulation de clichés et de vidéos d’une violence sans nom va vite le faire sortir de ses gonds et lui donner envie de faire justice lui-même. La noirceur de l’âme humaine est sans fond dans ce roman qui laisse peu d’espoir.

Si les sujets abordés étaient intéressants – même si parfois durs à lire (violences faites aux enfants, violences conjugales, maltraitance animale…) j’ai trouvé que finalement le livre tourne un peu en rond, il s’essouffle un peu à mi parcours alors qu’il avait bien commencé. J’ai trouvé certains passages un peu longs. De plus, le geôlier de la jeune fille devient un peu gnagnan vers la fin et cela m’a agacée qu’il retourne ainsi sa veste.

Le quadragénaire (dont je ne me rappelle plus le nom non plus) m’a un peu agacée car il oublie complètement son fils et vit comme un ado en colocation avec ses nouveaux collègues qui sont tous un peu dérangés. Il continue à s’enfoncer dans la déchéance, jusqu’au point de non-retour.

La fin un peu précipitée et « facile » m’a également un peu déçue. J’espère que « l’empathie » que j’ai dans ma pile à lire du même auteur, me plaira davantage!

Ma note: ♥♥(♥)

J’ai lu: La panthère des neiges de Sylvain Tesson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La panthère des neiges de l’auteur Sylvain Tesson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la panthère des neiges

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 12 août 2021

4ème de couverture:

« – Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. – Qui est-ce ? – La panthère des neiges. Une ombre magique ! – Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. – C’est ce qu’elle fait croire. « Sylvain Tesson, invité par le photographe animalier Vincent Munier, parcourt le Tibet oriental. Il apprend l’art de l’affût dans l’hiver et le silence. L’espoir et la tension affleurent. Et si la bête ne se montrait pas ?

Mon avis:

J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman et j’avoue que j’avais hâte de me lancer enfin dans un roman de Sylvain Tesson. J’ai jeté mon dévolu sur la panthère des neiges car à mes yeux elle représente la quintessence de l’animal sauvage et mystérieux.

Si l’auteur nous parle bien entendu de cette fameuse panthère des neiges, il aborde également le thème de la bêtise des hommes qui détruisent tout sur leur passage, annihilant toute vie sauvage. Cependant, je dois avouer que je n’ai pas toujours adhéré au style choisi.

Notamment, je dois quand même vous dire que certaines tournures de phrases m’ont un peu étonnée, comme celle-ci qui ouvre la première partie du roman: « Comme les monitrices tyroliennes, la panthère des neiges fait l’amour dans des paysages blancs. » En effet, je ne vois pas trop le rapport avec la panthère et j’ai trouvé ce parallèle un peu maladroit et pas vraiment drôle. Bon c’est peut-être moi aussi hein. Sinon, je trouve que l’auteur a un sens certain de l’autodérision et arrive à s’oublier pour sublimer son sujet.

J’ai aimé les descriptions des paysages, je pensais que la plume de Sylvain Tesson serait plus contemplative et je dois dire qu’il y  avait un juste mélange de contemplation et de pensées jetées en vrac, redonnant du rythme au récit.

On pouvait s’échiner à explorer le monde et passer à côté du vivant.

La panthère des neiges, de Sylvain Tesson, page 51

Bref, j’ai aimé voyager au Tibet pour en apprendre plus sur la panthère de neiges et j’ai aimé les anecdotes portant sur l’expédition menée par le photographe animalier Vincent Munier. Celui-ci fait montre d’une patience infinie envers Sylvain Tesson qui n’est pas vraiment préparé pour affronter le froid et la charge qu’il doit porter dans son dos, il le reconnait d’ailleurs lui-même.

Un roman passionnant malgré quelques petites faiblesses dont je ne lui tiendrai pas trop rigueur d’un auteur qui aborde des thèmes inédits et méconnus. Je lirai avec plaisir d’autres livres de sa plume à l’occasion.

Ma note: ♥♥♥♥

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J’ai lu: Les enfants endormis d’Anthony Passeron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les enfants endormis de l’auteur Anthony Passeron.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les enfants endormis

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Globe

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du sida dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.

Dans ce roman de filiation, mêlant enquête sociologique et histoire intime, il évoque la solitude des familles à une époque où la méconnaissance du virus était totale, le déni écrasant, et la condition du malade celle
d’un paria.

Mon avis:

Un récit poignant sur la genèse du virus du SIDA, depuis sa découverte en 1981 et les recherches dont il a été l’objet depuis lors.

On alterne donc les chapitres entre les moments où l’auteur revient sur l’historique de la maladie et les chapitres qui racontent sa famille et comment le fait que son oncle et sa tante aient été diagnostiqués séropositifs alors que cette maladie était encore si peu connue. Cette nouvelle a été comme une bombe qui éclate dans la famille. 

Chacun réagit différemment: le déni, la colère… et surtout, la honte. La honte que la famille soit pointée du doigt car l’un des leurs est touché par une maladie qui est surtout présente chez les homosexuels et les toxicomanes. Pour la grand-mère de l’auteur, il faut à tout prix cacher la réalité aux voisins et amis, il en va de sa réputation.

J’ai trouvé ce roman passionnant car on y apprend beaucoup de choses sur cette maladie dont on entend à vrai dire plus beaucoup parler de nos jours mais qui était à la une de tous les journaux dans les années 80-90.

Anthony Passeron porte un regard tendre et à la fois lucide sur sa famille. L’écriture est chirurgicale, factuelle. Aucune fioritures dans la plume de ce talentueux primo-auteur et je pense que la gravité du sujet ne s’y serait pas prêtée. 

Bref, ce livre se lit presque comme un roman policier, tant l’auteur arrive à faire monter la tension au fil des chapitres. J’ai trouvé ce roman passionnant et il m’a beaucoup touchée, certains passages sont vraiment durs à lire.

A lire de toute urgence et un auteur à suivre de très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Celui qui veille de Louise Erdrich

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celui qui veille de l’autrice Louise Erdrich.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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celui qui veille

Nombre de pages: 560 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 5 janvier 2022

4ème de couverture:

Dakota du Nord, 1953. Thomas Wazhashk, veilleur de nuit dans l’usine de pierres d’horlogerie proche de la réserve de Turtle Mountain, n’est pas près de fermer l’oeil. Il est déterminé à lutter contre le projet du gouvernement fédéral censé « émanciper » les Indiens, car il sait bien que ce texte est en réalité une menace pour les siens.
Contrairement aux autres jeunes employées chippewas de l’usine, Pixie, la nièce de Thomas, ne veut pour le moment ni mari ni enfants. Pressée de fuir un père alcoolique, insensible aux sentiments du seul professeur blanc de la réserve comme à ceux d’un jeune boxeur indien, elle brûle de partir à Minneapolis retrouver sa soeur aînée, dont elle est sans nouvelles.

Pour « celui qui veille », n’ayant de cesse d’écrire aux sénateurs dans le but d’empêcher l’adoption de la loi, quitte à se rendre lui-même à Washington, comme pour Pixie, qui entreprend le premier voyage de sa jeune existence, un long combat commence. Il va leur révéler le pire, mais aussi le meilleur de la nature humaine.

Inspirée par la figure de son grand-père maternel, qui a lutté pour préserver les droits de son peuple, Louise Erdrich nous entraîne dans une aventure humaine peuplée de personnages inoubliables. Couronné par le prix Pulitzer, ce majestueux roman consacre la place unique qui est la sienne dans la littérature américaine contemporaine.

Mon avis:

Ouvrir un roman de Louise Erdrich, c’est se faire directement embarquer dans son univers, suivre ses personnages tous plus attachants que les autres, avec lesquels on se sent bien. Malgré le fait qu’elle fait apparaître beaucoup de protagonistes, on arrive à s’attacher à chacun d’eux et à se soucier de leur sort.

S’inspirant de la vie et des luttes de son grand-père maternel, ce livre retrace le combat de tous les jours des indiens chippewas pour avoir le droit de conserver leurs terres alors que les américains veulent leur racheter leurs terre et leur louer des parcelles et évidemment ils ne sont pas d’accord car ils n’ont pas les moyens de payer un loyer, sur une terre qui de plus leur appartient depuis la nuit des temps.

Pour rassembler l’argent nécessaire à aller à Washington pour faire valoir leurs droits, chaque membre des chippewas va essayer de faire des petits boulots supplémentaires, on sent vraiment un gros mouvement de solidarité entre eux. De plus, j’ai aimé que les personnages de femmes soient un peu badass et soient toujours écoutées et respectées par les hommes de leur entourage.

A côté de cela, l’autrice aborde aussi pleins d’autres sujets comme le passage à l’âge adulte, l’amour, l’amitié et surtout, le sens de la famille qui est au centre de tout. Tous les personnages sont pris en sandwich entre les traditions et la modernité. J’ai aimé voir le mode de vie des chippewas que j’ai trouvé fascinant. Leurs croyances, leurs connaissances de la faune et de la flore, leur respect profond de la nature. 

Bref, un roman qui fait voyager, qui fait réfléchir à notre mode de vie citadin frénétique. Une parenthèse enchantée qui m’a vraiment beaucoup plu et même si les deux romans sont très différents, il m’a fait penser par bien des aspects à Betty de Tiffany McDaniels car on y retrouve le même retour à la terre et le respect des croyances ancestrales. Celui qui veille est un roman dont je me souviendrai longtemps et j’ai vraiment envie de me plonger dans les autres écrits de cette autrice passionnante et engagée. 

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Une journée d’automne de Wallace Stegner

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Une journée d’automne de l’auteur Wallace Stegner. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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une journée d'automne

Nombre de pages: 149 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 6 septembre 2018

4ème de couverture:

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être. Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.

Mon avis:

Une histoire plutôt tragique sur la fin programmée d’un mariage. Quand Margaret, mariée avec Alec, accueille sa petite soeur Elspeth dans leur foyer, elle est loin d’imaginer que celle-ci et son mari tomberont fous amoureux. 

Au fil des pages, on sent la tension sensuelle et sexuelle monter entre Alec et Elspeth, même si au début ils font semblant d’ignorer leurs sentiments en égard à Margaret qu’ils ne veulent pas faire souffrir. 

J’ai finalement eu pitié de Margaret qui n’arrive pas à quitter son mari car elle est malgré tout toujours amoureuse (ou du moins elle essaie de s’en persuader). Alec et Elspeth également, qui devront côtoyer la personne qu’ils aiment et qui les aime en retour sans pouvoir vivre leur amour au grand jour. Les trois sont malheureux alors qu’il aurait juste suffit de ne pas se soucier du regard des autres…. et de divorcer, mais à l’époque, cela ne se faisait pas, ce n’était pas socialement acceptable. De plus, malgré tout, Margaret aime profondément sa soeur ce qui rend la situation d’autant plus délicate.

C’est un roman qui se lit très vite, l’écriture est agréable et les ambiances bien décrites mais l’histoire est somme toute assez banale et téléphonée.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du conte arthurien L’Enchanteur pourrissant de Guillaume Apollinaire

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l'enchateur pourrissant

Nombre de pages: 96 pages

Maison d’édition: Libretto

Date de parution (dans cette édition): janvier 2018, première parution en 1909

4ème de couverture:

Première oeuvre achevée qu’Apollinaire destinait à la publication, L’Enchanteur pourrissant – dont la première version date de 1898, mais qui sera publié en 1909 – sera aussi sa seule incursion dans le monde arthurien. Issu des lectures désordonnées du poète qui découvrait à cette époque les romans médiévaux bretons et empreint de sa fascination pour le thème de l’enfant sans père, L’Enchanteur pourrissant est un texte fort et révélateur du talent baroque d’Apollinaire. C’est la rencontre entre Merlin et ce grand poète qui allait faire de L’Enchanteur pourrissant une des pierres les plus atypiques de l’édifice arthurien du XXe siècle.

Mon avis:

Ce livre est un ovni à la croisée entre la pièce de théâtre, le roman historique et un recueil de poèmes. L’auteur y aborde le mythe arthurien avec un humour mordant et beaucoup de sarcasme. 

J’ai eu parfois je l’avoue un peu de peine à le suivre dans ses délires mais j’ai aimé ce texte que j’ai trouvé poétique et touchant d’une certaine manière, avec cet enchanteur qui est mort et qui voit toutes les personnes ou créatures fantastiques qu’il a pu côtoyer durant sa longue vie venir se lamenter sur leur propre sort sur sa tombe.

On y comprend que finalement on vit et on meurt seuls, quelque soit notre degré de « célébrité ». 

J’ai aimé cette incursion de Guillaume Apollinaire dans le monde arthurien et je dois dire que j’aime vraiment sa plume, il faut vraiment que je me plonge dans ses poèmes!

Son écriture – bien que dans ce livre il emploie des termes médiévaux pour coller à la période – est plutôt moderne et fluide. On  sent que l’auteur est très ouvert d’esprit ce qui est une bonne surprise sachant l’époque à laquelle il a vécu.

Bref, un petit livre que je relirai avec plaisir dans quelques années!!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

J’ai lu: Storia – collectif

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Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Storia de 17 auteurs de thrillers. Les droits de ce livre sont reversés à l’association ELA pour le soutien aux enfants malades.

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storia

Nombre de pages: 409 pages

Maison d’édition: Hugo Poche

Date de parution (dans cette édition): 15 octobre 2020

4ème de couverture:

Blanche-Neige à Amsterdam, Pinocchio à Los Angeles, le Petit Chaperon rouge à Paris, Boucles d’Or qui tombe en panne là où elle aurait mieux fait de ne jamais s’arrêter, le Petit Bonhomme de pain d’épices en proie à un serial killer trop gourmand mais aussi Peau d’Âne, saint Nicolas, Poucet, Cendrillon et beaucoup d’autres : dix-sept auteurs de thrillers détournent les contes de fées, les légendes et les mythes de notre enfance au profit de l’association ELA.

Mon avis:

Moi qui ne suis pas particulièrement friande de nouvelles, je dois avouer que pour le coup j’ai trouvé la lecture de ce recueil vraiment agréable. En effet, même si certaines nouvelles sont clairement au-dessous (celle de Nicolas Beuglet ou de Christophe Dubourg par exemple), d’autres sortent vraiment du lot, comme la nouvelle « le joyeux Noël d’Otto » de Thomas Enger , « Dur à cuire » de Victor Guilbert ou encore « l’arbre de glace » de Mo Malo que j’ai vraiment trouvées bien menées. 

Globalement j’ai vraiment apprécié les plumes variées des auteurs et le changement de rythme entre chaque histoire. Le thème du recueil étant les contes, on retrouve parfois les mêmes histoires mais abordées différemment ce qui fait tout le sel de ces nouvelles.

J’ai aimé découvrir la plume d’auteurs dont je connaissais le nom mais pas le style. Je pense du coup me plonger (entre autres) dans les romans de Mo Malo prochainement 🙂 

Mon mari m’a offert l’opus 2022 donc je pense qu’il ne traînera pas trop longtemps dans ma pile à lire s’il est à la hauteur de son prédécesseur!! 

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: Impunité d’Hélène Devynck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du témoignage Impunité de l’autrice, scénariste et journaliste Hélène Devynck.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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impunité

Nombre de pages: 272 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition):23 septembre 2022

4ème de couverture:

Comme moi, plusieurs dizaines de femmes ont cru que l’époque rendait caduque notre condamnation au silence et possible celle de notre agresseur, l’un des hommes les plus connus de France.

Ça n’est pas ce qui s’est passé. On a été classées sans suite. Mais nos bulles de solitude ont éclaté. On s’est rencontrées, racontées, soutenues. On s’est fait la courte échelle pour surmonter les murs de découragement.

On a parlé plus haut, plus nombreuses.

H. D.

Mon avis:

Ce livre a été une claque pour moi. Je savais bien évidemment le sujet de ce livre avant de l’acheter mais j’en ignorais l’ampleur. J’ignorais que tant de femmes avaient été victimes de Patrick Poivre d’Arvor. Que la chaîne TF1 était forcément au courant mais couvrait son présentateur chouchou. 

Ce récit est centré sur Hélène Devynck bien entendu, car elle y raconte son histoire, son ressenti, sa honte, alors qu’elle est l’une des victimes et que ce n’est pas elle qui devrait se sentir honteuse ni coupable. Cependant, la société tend encore et toujours à être du côté de l’agresseur (présomption d’innocence) jusqu’à preuve formelle du contraire. Pas facile cependant de prouver quoi que ce soit quand on a enduré des attouchements et des viols sur son lieu de travail, qu’on s’est tu de peur de perdre son emploi peut-être ou simplement par honte, et que des années se sont écoulées avant que la vérité puisse enfin franchir la frontière de nos lèvres. Parfois il y a déjà même prescription. 

Hélène Devynck donne également la parole à de nombreuses autres femmes victimes elles aussi du présentateur vedette.

Le même schéma se répétait toujours et encore. Abus de pouvoir. 

Face à n’importe quel autre crime, c’est le criminel que la société exclut. Dès qu’il s’agit de crimes sexuels, c’est la victime qu’on condamne. Ici, à déserter ses ambitions professionnelles, sans penser une seconde que le responsable devrait partir. C’est dit avec bienveillance. C’est pire. 

Impunité, d’Hélène Devynck, page 55

Les mots de l’autrice sont forts, puissants. On ressent son assurance à travers ses paroles. Elle a su se reconstruire, donner un sens à sa vie, non sans mal. Elle a vaincu sa honte et le prouve en portant son témoignage et celui de nombreuses autres femmes à bout de bras.

Ce livre est un cri du cœur, une perche lancée à toutes les victimes de crimes sexuels. N’ayez plus peur. Vous n’êtes pas les coupables, mais les victimes. Parlez. Nous vous croyons.

A lire de toute urgence.

Ma note: ♥♥♥♥♥