[SP]J’ai lu: Galel de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Galel de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

galel

Nombre de pages:  136 pages

Maison d’édition: Slatkine

Date de parution (dans cette édition): 24 janvier 2022

4ème de couverture:

Paul, Jonas et Galel aiment la montagne. L’hiver, chacun mène sa vie en plaine; l’été, Jonas et Galel exercent comme guides. ils se retrouvent une fois par an à la Baïta, le refuge tenu par Paul. Un endroit de passage où ils vivent des moments aussi attendus que précieux. Où leur amitié est née. 
 
Dans un monde de rocaille et de silence, Galel déploie le talent brut de son auteure, étoile montante de la littérature romande.

Mon avis:

Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce roman, qui est du plutôt de type contemplatif. Mais pas de la contemplation ennuyante ou gnan-gnan. Quand Fanny Desarzens nous décrit les montagnes et la nature, on a l’impression d’y être. On sent l’air frais et vivifiant sur notre visage, on respire l’odeur des fleurs, l’humidité de la rosée du matin. Même les silences entre les différents protagonistes ont un écho dans la montagne.

Dans cette histoire, on suit donc trois hommes plutôt taiseux, perdus dans leur quotidien toute l’année mais qui se retrouvent chaque été, car deux d’entre eux, Galel et Jonas, sont guides de montagne et le dernier, Paul, tient un refuge, la Baïta, où les marcheurs peuvent s’arrêter pour manger et/ou dormir. 

Dans ce roman, tout en finesse et délicatesse, on ressent les émotions des personnages et leur attachement mutuel sans que les mots n’aient besoin de franchir la frontière de leurs lèvres. 

On sent qu’ils sont les repères du temps qui passe pour les autres, de la fuite du temps, qui abîme les corps et les âmes. Ils ont ce besoin de se retrouver chaque été mais ne se voient pas le reste de l’année. 

Galel est en quelque sorte la mascotte du trio. Rêveur, toujours un peu dans la lune et de bonne humeur, c’est un peu le ciment du groupe. Comme les deux autres, il ne se livre pas facilement et n’aime pas montrer ses faiblesses.

Et puis il y a Galel. Au début quand ils parlaient de lui, Jonas et Paul le surnommaient jeune Galel. Mais en fait il a presque le même âge qu’eux. Il est plus petit, c’est vrai, mais il pèse plus lourd. Il est trapu et il est plus solide qu’eux. Mais c’est lui qui a l’air doux. A côté de lui on voudrait décrire Paul en disant qu’il est costaud et on voudrait parler de Jonas en disant qu’il est sec. Galel est plus robuste que Paul et marche mieux que Jonas. Mais quand on pense à lui on pense: il est doux. Et en fait, le bon mot, celui qu’il faudrait utiliser pour parler de Galel, c’est réconfortant. 

Galel de Fanny Desarzens, page 36

J’ai trouvé leur amitié un peu maladroite mais tellement touchante. On sent que malgré tout, ils sont très solidaires et dépendent un peu des uns et des autres.

Vers le milieu du livre, on sent qu’il y a un basculement qui pourrait mener à un drame. Jusqu’au bout, on ne sait pas ce que l’autrice réserve à ses personnages. 

J’ai trouvé ce roman très bien écrit, les tournures de phrases sont poétiques et j’ai apprécié la plume de l’autrice. Le roman est écrit comme un seul et grand chapitre de 135 pages. Cela donne une impression d’urgence au roman, comme si on n’avait pas le temps de faire une pause entre les chapitres.

Son cours nombre de page fait qu’on le dévore d’une traite, complètement immergés dans l’histoire. 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman! A découvrir si vous aimez les histoires d’amitié et de montagne 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Brume rouge de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Brume rouge de l’auteur Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. On ne présente plus le procureur du canton de Neuchâtel!

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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brume rouge

Nombre de pages:  236 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 24 février 2021

4ème de couverture:

Qui veut tuer Greta Thunberg ? Un tueur en série sévit entre Paris et Genève. Ses victimes ont toutes un point commun, elles se prénomment Greta.

Chargé de l’enquête, le procureur Jemsen est empêtré dans une procédure disciplinaire : il a fait libérer une de ses proches, activiste écologiste. Très vite, le meurtrier est identifié. Mais son nom correspond à celui d’un petit garçon décédé de longue date. Un assassin fantôme. 
 
Une fable écologique aussi violente qu’efficace. Nicolas Feuz au sommet de son art.

Mon avis:

Le roman commence très fort avec une scène choc. Tout de suite, on comprend que les années d’écriture n’ont pas assagi le procureur Nicolas Feuz, bien au contraire 🙂

J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir le procureur Norbert Jemsen, que j’avais trouvé un peu absent dans le tome précédent. Dans cet opus, on est de nouveau centrés sur le duo Flavie (sa greffière)-Norbert et j’avoue que cela m’a beaucoup réjouis. De plus, j’ai adoré retrouver l’enquêteur Daniel Garcia déjà présent dans les premiers romans de l’auteur. Cet entrelacement entre les différents romans de l’auteur forment une grande fresque qui se complète au fur et à mesure et je trouve cela très intéressant. J’aime la cohérence entre ses différents romans, comme si les personnages continuaient à vivre entre chaque ouvrage. J’aime retrouver son univers, c’est un peu comme retrouver des amis

J’ai aimé comme d’habitude l’alternance passé-présent entre les différents chapitres. Ceux-ci sont d’ailleurs plutôt courts, comme d’habitude chez Nicolas Feuz. 

L’écriture est rythmée, nerveuse. Impossible de le lâcher avant la fin, je l’ai dévoré en deux sessions de lecture!

A chaque page on retient notre souffle en se disant … « non mais il ne va tout de même pas oser! » Ah mais si, il ose, et comment !! L’auteur va toujours plus loin dans le dérangeant et le « spooky ». De plus, il sème par ci par là de fausses pistes qui nous font partir dans tous les sens et jamais je ne me serais doutée de la fin!

La seule critique que je pourrais avoir est qu’il y a beaucoup de descriptions des lieux, ce n’était pas dérangeant pour moi qui connaît bien Neuchâtel et ses environs mais pour les lecteurs qui ne sont pas de la région, je pense que cela peut parasiter un brin le récit.

On découvre une autre facette de Norbert Jemsen car dans ce roman il a (enfin!) une compagne. Il se livre enfin un peu, laisse entrer quelqu’un dans son intimité, lui qui a du s’inventer une vie après avoir pris la place de son frère (qui était mort dans un attentat à Neuchâtel dans le premier tome de la saga, pour ceux du fond qui n’ont pas suivi). On sent qu’il commence à trouver à trouver un certains équilibre dans son travail (heureusement que Flavie est là pour compenser et corriger ses gaffes) et dans sa vie privée.  

De son côté, Flavie essaie de se remettre de tous les drames qui ont jalonné sa vie et de se reconstruire. Elle est comme d’habitude d’une aide précieuse à Jemsen pour l’aider dans son enquête sur le tueur qui massacre à l’arme lourde toutes les filles se prénommant Greta.

Bien entendu, impossible de nier le message écologique mais celui-ci n’est pas du tout moralisateur. Comme dans tout, les extrêmes ne sont jamais bénéfiques. 

Ce roman est un vrai page-turner qui nous happe dans une spirale infernale. Le final est à couper le souffle! Vivement la suite!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La papeterie Tsubaki + La République du bonheur d’Ogawa Ito

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des romans La papeterie Tsubaki et sa suite La République du bonheur de l’autrice japonaise Ogawa Ito que j’ai empruntés à la bibliothèque où travaille ma maman. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la papterie Tsubaki et la république du bonheur

Nombre de pages:  402 pages /  282 pages

Maison d’édition: Philippe Picquier

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2019 /  20 août 2020

4ème de couverture de La papeterie Tsubaki:

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir: elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues. »

Mon avis:

Ces deux romans m’ont vraiment dépaysée et m’ont fait voyager au Japon, pays que je rêve de visiter. J’ai décidé de ne vous faire qu’une revue pour les deux romans car comme il s’agit d’une duologie (du moins pour le moment) j’ai eu peur de vous spoiler en vous faisant deux revues distinctes et de plus, les deux romans suivent la même trame donc je n’ai pas trouvé utile de vous faire deux critiques.

On y suit donc Hatoko, une jeune femme célibataire qui a repris la boutique de calligraphie familiale après le décès de sa grand-mère, dite « l’aînée ». C’est cette grand-mère plutôt stricte et à la discipline de fer (même pour elle-même) qui l’a élevée suite à l’abandon de sa génitrice. On déroule au fil des romans le fil des souvenirs d’Hatoko avec sa grand-mère et on sent que malgré quelques ressentiments à son égard, elle a surtout des regrets de n’avoir pas su lui dire tout son amour et son admiration. 

Le métier de cette jeune femme est donc d’écrire des lettres pour le compte d’autres personnes, sur commande. J’ai aimé le fait qu’à chaque fois on trouve les lettres retranscrites telles quelles en Japonais, on peut y voir les différentes calligraphies qu’elles peut adapter selon les personnes à qui elle écrit et suivant l’émotion qu’elle veut transmettre à travers ses écrits. Tout est important: le papier employé, la plume ou le stylo utilisés, la façon d’écrire. Elle arrive à transformer son écriture pour que celle-ci colle au mieux avec la personnalité de la personne pour le compte de laquelle elle écrit. 

J’ai aimé le fait qu’elle fasse des parallèles entre les courriers qu’elle doit écrire pour des tiers et ses propres expériences de vie. Hatoko met tout son coeur dans son métier et est très méticuleuse. 

J’ai trouvé ces anecdotes de sa vie d’écrivaine publique très intéressante et un peu désuètes. J’ignorais totalement qu’il existait ce genre de métier à vrai dire! 

J’ai aimé voir l’évolution de l’héroïne au fil de ces deux romans, même si j’avoue avoir préféré le tome 1 qui était plus centré sur son métier tandis que le second était plus axé sur sa vie et son entourage. Les deux tomes se complètent plutôt bien finalement! Tous les personnages de ces romans sont plutôt attachants, en particulier la voisine d’Hatoko, une femme d’un certain âge, pleine de vie et à la vie amoureuse plutôt mouvementée. 

J’ai aimé la plume de l’autrice qui est plutôt poétique mais jamais ennuyante. Les descriptions des paysages et des lieux sont précises et on arrive très bien à se les représenter. Bon et puis inutile de vous dire que les protagonistes passent leur temps à manger des plats qui ont tous l’air plus succulents les uns des autres donc cela m’a fait monter plus d’une fois l’eau à la bouche!! Le rituel du thé est également très présent, un thé spécial et différent pour chaque occasion ou chaque état d’âme. J’ai trouvé ce parallèle entre la nourriture et les émotions très intéressant.

Dans ces deux romans on trouve de l’humour, de l’amitié, de l’amour mais également des moments plus mélancoliques mais sans jamais verser dans le pathos. C’est une lecture qui met plutôt de bonne humeur et donne du punch. 

Et bien entendu, je vais tout de même signaler que j’ai adoré les couvertures de ces deux romans et je trouve qu’en règle générale les éditions Picquier ont vraiment des visuels attirants et font un super travail éditorial. 

Si un troisième tome venait à sortir je pense que je le lirais également volontiers tant la plume de l’autrice a su m’emporter et me faire voyager sans quitter mon fauteuil.

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Bye Bye Blondie de Virginie Despentes

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Bye Bye Blondie de l’autrice Virginie Despentes qui trainait depuis bien trop longtemps dans ma pile à lire 😉 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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bye bye blondie

Nombre de pages:  342 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 18 août 2004

4ème de couverture:

« Une fille qu’on rencontre en HP n’est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences,
il pensait que c’était ça l’amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu’ils arrivent sur l’autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s’entraîner au fond. Il est temps de renoncer… »
Gloria a été internée en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Éric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu’elle ; ils se sont aimés comme on s’aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, à nouveau, leurs chemins se croisent.
Portrait d’une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d’un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.

Mon avis:

J’ai été de suite embarquée dans cette histoire, moi qui craignait un peu la plume de cette autrice dont j’avais beaucoup entendu parler mais sans jamais oser me lancer. 

Et bien j’ai été très agréablement surprise par cette histoire où l’on suit Gloria, jeune femme perdue, extrême dans toutes ses réactions, alcoolique et psychotique, qui retrouve des années après son premier amour Eric, qui entretemps, a fait fortune en devenant une star de la télévision. 

J’ai été touchée par la détresse de Gloria. On sent qu’elle a envie d’y croire encore malgré tout. De croire au prince charmant. De se sentir spéciale pour quelqu’un. Que quelqu’un croie en elle et ne la voit pas juste comme une looseuse alcolo qui n’a rien su faire de sa vie. 

C’est une jeune femme à fleur de peau, qui a tendance à laisser sa colère dicter toute sa vie. Il s’agit pourtant d’une personne intelligente mais qui se retrouve malgré elle victime d’un cercle vicieux d’autodestruction. Quand elle retrouve sa lucidité elle se dégoûte et recommence à boire… et à agir de manière impulsive et inconsidérée. C’est plus fort qu’elle.

Eric, de son côté, est une homme qui a réussi sa vie même si finalement la célébrité l’a laissé plutôt esseulé. Il n’a pas vraiment d’amis et sait que la plupart de ses connaissances ne seraient plus là s’il ne devait plus être célèbre. Il est plutôt secret. Retrouver Gloria des années après leur séparation est comme un bol d’air frais pour lui, même si Gloria n’est pas facile à vivre. Il veut prendre soin d’elle et qu’elle sorte de sa spirale infernale de violences en tous genres. 

J’ai aimé les personnages de ce roman que j’ai trouvés très attachants, leur rugosité les rends vrais. La plume est fluide, les mots bien choisis. C’est un roman dans lequel on plonge et qu’on ne peut refermer qu’après l’avoir terminé. Un hymne au passage à l’âge adulte et aux choix de vie que l’on peut faire durant ses années déterminantes…. ce roman nous apprend qu’il n’est – en principe – jamais trop tard pour changer son destin.

Une histoire triste et touchante qui m’a donné envie de lire d’autres livres de cette autrice!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: S’adapter de Clara Dupont-Monod

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman S’adapter de l’autrice Clara Dupont-Monod. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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s'adapter

Nombre de pages:  171 pages

Maison d’édition: Stock

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2021

4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire. Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires. La naissance d’un enfant handicapé racontée par sa fratrie. Un livre magnifique et lumineux.

Mon avis:

Un roman OVNI où se sont les pierres des murs entourant une maison qui prennent la parole et qui nous racontent la vie d’une famille dont le 3ème enfant est né lourdement handicapé. 

A partir du pronostic des médecins, on va suivre alternativement l’aîné et la cadette, qui  ne vivent pas du tout la présence de leur petit frère de la même façon. Puis, dans un dernier temps, on va suivre le petit dernier de la famille, né bien des années plus tard. 

Le fils aîné va tout d’abord avoir de la répulsion vis-à-vis de son petit frère puis il va ressentir le besoin viscéral de prendre soin de lui, comme pour s’excuser de toutes les mauvaises pensées qu’il a pu avoir à son égard. Il va presque s’oublier et ne pas avoir de vie sociale pour être le plus possible auprès de son petit frère et lui rendre la vie plus douce.

La fille cadette, quant à elle, ne veut rien savoir de ce frère diminué qui selon elle gâche tout, et qui a cassé la dynamique parfaite de leur famille. Elle regrette de ne plus pouvoir jouer autant avec son frère ainé – qu’elle adule – car celui-ci est accaparé de manière presque obsessionnelle par leur petit frère. Elle passe le moins de temps possible à ses côtés et essaie de s’échapper en voyant des amis dès qu’elle en a l’occasion.

Le petit dernier, qui n’a pas connu ce frère bien qu’il soit toujours présent par bien des manières, vit un peu mal le fait d’être celui qui est là pour réparer, pour remplacer le membre manquant de la famille. Choyé par ses parents, il a de la peine à trouver sa place dans la famille, il a l’impression d’usurper la place de son frère disparu. 

Parfois son père ébouriffait ses cheveux avec une tendresse alarmée, une brusquerie qui révélait une crainte, celle de le voir partir, comme s’il fallait le retenir, lui, le dernier, parce que avant lui il y avait eu la souffrance et après lui il n’y aurait rien. Il se tenait dans un entre-deux. Il était à la fois un nouveau départ et une continuité, une fracture et une promesse.

S’adapter de Clara Dupont-Monod, page 127

J’ai trouvé ces trois témoignages touchants à leur manière. On n’arrive très facilement à se mettre à leur place et à comprendre le pourquoi du comment de leurs sentiments, même les plus ambivalents, car ils sont si humains finalement. J’aurais aimé avoir également l’avis des parents mais je comprends que l’autrice voulait se concentrer sur le ressenti des enfants avant tout. 

Le fait que les narratrices soient des pierres ne m’a pas dérangée, j’ai trouvé que cela donnait une certaine distance au récit tout en lui insufflant une certaine aura magique. La plume de l’autrice est atypique et très poétique. J’ai aimé sa sensibilité. 

Un récit lumineux qui vous arrachera certainement quelques larmes et qui aborde des thèmes très forts comme l’handicap, le deuil et la résilience sans jamais tomber dans le pathos. 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


[SP]J’ai lu: Mamma Roma de Luca Di Fulvio

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Mamma Roma de l’auteur Luca Di Fulvio que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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mamma roma

Nombre de pages:  685 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 9 septembre 2021

4ème de couverture:

Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.

Mon avis:

J’ai adoré chaque page de cette petite brique où on ne s’ennuie pas une seule seconde tant chaque détail est important. On y suit principalement 4 personnages: Nella, une comtesse qui a adopté un orphelin, Pietro. Marta, une jeune femme qui vit la vie d’un cirque itinérant et qui a été prise sous son aile par le vieux Melo, un taiseux qui étrangement sait parler aux chevaux comme personne.

Le roman prend place en Italie et plus précisément à Rome où gronde la guerre civile entre les partisans de l’Italie libre et les états pontificaux. J’ai aimé en savoir plus sur cette période historique de l’Italie dont j’ignorais tout.

C’est au milieu de toute cette agitation que nos 4 protagonistes vont se retrouver à Rome, ville de toutes les promesses et de tous les nouveaux départs. 

Comme dans tous ses romans, Luca Di Fulvio sait insuffler un supplément d’âme à ses personnages, il arrive à leur faire prendre vie et on a vraiment l’impression de retrouver des amis à chaque fois qu’on se replonge dans le livre. On tremble pour ses héros, on se fait du souci pour eux. Je trouve sa faculté à nous intéresser à ses personnages tout-à-fait étonnante.

Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Il est poignant et passionnant. 

Pietro est un jeune homme très intelligent avec une sensibilité particulière. Il est très doué en photographie et sait capter l’essence même de chaque situation. Sa plus grande peur est de décevoir Nella, sa mère adoptive, qu’il admire plus que quiconque au monde. 

Marta, quant à elle, est une jeune femme indépendante et un peu sauvage, qui rêve de grandes causes et d’égalité pour toutes et tous. Elle a envie de compter, d’apporter sa pierre à l’édifice dans la « libération » de Rome. Elle adore celui qu’elle considère comme son père, Melo, qui l’a accueillie comme une fille au sein du cirque itinérant dont il fait partie. Elle est prête à prendre tous les risques pour ses idéaux.

Ses deux solitudes vont se rencontrer et s’apprivoiser peu à peu. 

Dans ce roman, on retrouve des thèmes qui sont chers à l’auteur comme la lutte contre les violences faites aux femmes et la volonté de trouver toujours une certaine grâce dans tous ses personnages, même les plus retors. (enfin certains sont vraiment irrécupérables quand même) Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, tout est nuancé.

Un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez les romans d’aventure, d’amour et d’amitié avec en bonus l’Histoire italienne en toile de fond. Brillant!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le dernier secret de Solenn de Royer

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit le dernier secret de l’autrice Solenn de Royer. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le dernier secret

Nombre de pages:  416 pages

Maison d’édition: Grasset

Date de parution (dans cette édition): 6 octobre 2021

4ème de couverture:

En 1988, Claire rencontre François Mitterrand.
Elle est étudiante en droit, il est président de la République.
Cinquante ans de vie les séparent.
Ils s’aimeront à huis-clos, jusqu’à la fin, en 1996.
Voici révélé le dernier secret du grand président.
A la fois récit amoureux et histoire d’un règne, ce livre exceptionnel mêle portraits, dialogues, souvenirs, déjeuners à l’Elysée, soirées, lectures, promenades sur les quais de la Seine, carnets, temps volé au temps.
Dans une langue magnifique et pure, au plus proche de ces deux êtres, comme un grand tableau au Louvre où se dessinent amour et mort, Solenn de Royer nous offre des pages intimes et politiques, qu’à votre tour vous n’oublierez jamais.

Mon avis:

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours été assez fascinée par les anciens présidents, ceux qui étaient en place quand j’étais petite. 

Dans ce récit, on suit donc Claire (prénom fictif), étudiante en droit et qui est pour le moins obsédée par le président de la République François Mitterrand. C’est une jeune femme à peine sortie de l’adolescence – bien que majeure – et lui est un homme déjà vieux. Elle fait tout pour le croiser et qu’il s’intéresse à elle. Elle s’impose peu à peu dans sa vie (pour son plus grand plaisir car comment ne pas être flatté de l’intérêt que peut nous porter une jeune femme de 20 ans quand on en a 50 de plus?). 

Ils ont des conversations interminables sur pleins de sujet. Une complicité intergénérationnelle pour le moins exceptionnelle. J’ai trouvé assez fou la facilité avec laquelle le président peut prendre du temps dans son emploi du temps chargé pour ses diverses maîtresses, il arrive toujours à se rendre disponible, au téléphone notamment, il prend tous les jours le temps de téléphoner à Claire. 

« Dire je t’aime, c’est une promesse. Je ne peux pas t’en faire. »

Le dernier secret, de Solenn de Royer, page 149

J’ai trouvé très belle la retranscription de leurs échanges. On sent leur attachement mutuel. Un amour plutôt sage charnellement mais très passionnelle à l’écrit et à l’oral. Claire a toujours besoin d’être rassurée, elle cherche un peu la figure du père qui va veiller sur elle et la cajoler. Elle rêve de grandes déclarations d’amour alors qu’il la couvre tous les jours –  en prenant du temps pour elle – de preuves d’amour. 

J’ai trouvé Claire plutôt autocentrée et un peu égoïste. Jamais elle n’a une pensée pour la femme de François Mitterrand. De plus, elle est jalouse de son autre maîtresse, Anne Pingeot, l’amour de sa vie. 

Je pense qu’elle est subjuguée par le pouvoir que représente le président et se sent valorisée d’être aimée par un homme de sa trempe. François Mitterrand, quant à lui, est également rassuré dans son rôle de mâle dominant en ayant plusieurs femmes bien plus jeunes que lui qui se pâment d’amour pour lui. J’ai aimé les scènes qu’ils passent ensemble chez elle, incognito, dans la plus grande simplicité, lui qui est habitué aux grands restaurants et à ce qu’on lui déroule le tapis rouge. Je pense que ça le changeait et lui faisait du bien, Claire le reposait dans un sens, même si son énergie le fatiguait également énormément. Elle le coupait de son rôle de président.

Ce livre se lit très rapidement et l’écriture est agréable.  Je n’ai cependant pas pu m’empêcher d’être un peu choquée par l’écart d’âge. Evidemment, il n’y a pas d’âge pour s’aimer mais quand même, comment tomber amoureuse d’un homme de cet âge quand on la petite vingtaine ? Comment peut-on se projeter dans une histoire d’amour dont on sait la durée limitée et sans vrai avenir commun possible ? Tout cet aspect-là est très romanesque finalement. Claire est totalement fascinée et subjuguée par François Mitterrand. Elle mendie presque son attention.

Une belle histoire d’amour, bien que triste, qui m’a fait envie de lire « Lettres à Anne » de François Mitterrand (même si je ne me suis pas encore lancée!) car ce président amateur de bonne littérature et à la culture immense m’a donné envie d’en savoir plus sur lui 🙂

 

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Seule en sa demeure de Cécile Coulon

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Seule en sa demeure de l’autrice Cécile Coulon. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

seule en sa demeure

Nombre de pages:  333 pages

Maison d’édition: L’Iconoclaste

Date de parution (dans cette édition): 19 août 2021

4ème de couverture:

« Le domaine Marchère lui apparaîtrait comme un paysage après la brume. Jamais elle n’aurait vu un lieu pareil, jamais elle n’aurait pensé y vivre.  » C’est un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid d’un riche propriétaire du Jura. Mais très vite, elle se heurte à ses silences et découvre avec effroi que sa première épouse est morte peu de temps après les noces. Tout devient menaçant, les murs hantés, les cris d’oiseaux la nuit, l’emprise d’Henria la servante. Jusqu’au jour où apparaît Émeline. Le domaine se transforme alors en un théâtre de non-dits, de désirs et de secrets enchâssés,  » car ici les âmes enterrent leurs fautes sous les feuilles et les branches, dans la terre et les ronces, et cela pour des siècles « .

Mon avis:

J’ai tout de suite été attirée par ce roman quand j’en ai entendu parler dans l’émission La Grande Librairie au moment de sa sortie. L’ambiance un peu glauque et angoissante était vraiment prometteuse. 

J’ai aimé la façon dont l’autrice décrit les lieux, on se croirait dans un roman d’horreur, et pourtant ça n’en est pas un. 

On sent la tension et le mal-être d’Aimée, notre héroïne, croître de jour en jour en même temps que la suspicion à l’égard de son mari et la crainte qu’il ne soit pas celui qu’elle pensait.

Son mari, Candre, riche et plutôt séduisant, est aux petits soins pour elle. Elle sait que sa précédente femme est morte peu de temps après leur mariage et Aimée commence à voir le mal partout. C’est vrai que Candre est parfois un peu mystérieux et distant à des moments. Cependant, j’ai trouvé qu’il était très prévenant avec Aimée et a une attitude plutôt moderne avec elle en lui servant son petit déjeuner. 

J’ai aimé les références évidentes au livre Rebecca de Daphné du Maurier (d’ailleurs Cécile Coulon en a parlé lors de son passage à La Grande Librairie). Un domaine qui a presque une âme, une ambiance pesante qui nous prend à la gorge. Aimée se sent très vite étouffée entre les murs du domaine et aspire à voir d’autres personnes que les domestiques de la maison et son mari. Elle est également en quête de vérité sur la première femme de Candre. Est-ce une mort naturelle ou un assassinat ?

Ici, il lui semblait que les hommes se ratatinaient sous les branches, que les arbres effleuraient la maison comme des animaux sauvages flairent une proie. Le sentiment de liberté qu’elle avait ressenti sur la route s’estompa, et le désir profond, impérieux, de se soumette à ce lieu la submergea.

Seule en sa demeure de Cécile Coulon, page 102

Emeline, une jeune professeur de musique va donc – suite à la demande faite à son mari – venir lui donner des cours de flûte et lui changer les idées. Elle sera la lumière dans son morne et monotone quotidien. Une amitié rétribuée mais salutaire pour Aimée.

J’ai aimé le personnage d’Aimée car je pense que comme elle j’aurais eu très vite des doutes sur l’honnêteté de mon mari. Elle se sent prisonnière et pense qu’on lui veut du mal. Cependant, elle a également des réactions de petite fille qui ne connaît finalement pas grand chose à la vie, tant ses parents l’ont toujours protégée. Son mari d’ailleurs est très respectueux dans leur intimité et lui donne le temps qu’il faut pour être prête, ce n’est pas un rustre, on sent qu’il a eu une très bonne éducation.

Et puis il y a Henria, la servante en chef, qui est présente au domaine depuis que Candre est tout petit. Elle l’a quasiment élevé, en même temps que son propre fils, Angelin. Celui-ci, muet, est très mystérieux. Il erre comme une ombre dans le domaine, ce qui inquiète encore plus Aimée. Je ris régit tout au domaine Marchèrent et entend bien que l’ordre et la discipline soit respectés. Elle est plutôt accueillante avec Aimée mais elle ne l’a laisse pas souvent seule, elle la surveille.  Ce huis-clos est vraiment étouffant.

Toute la construction des personnages est particulièrement ingénieuse. On n’arrive plus à distinguer les bons des méchants, l’autrice souffle le chaud et le froid pour nous perdre dans nos pronostics.

Le choix des prénoms est également plutôt  équivoque, je pense que l’autrice a bien dû s’amuser en nommant ses personnages, car ceux-ci ont tous une sorte de signification cachée sur la personnalité des différents protagonistes.

L’écriture est fluide mais très poétique, très détaillée aussi. Les descriptions ne sont jamais ennuyantes et servent le récit. La plume de Cécile Coulon, très à l’aise dans les histoires rurales, était déjà très belle dans une bête au paradis, mais dans celui-ci je trouve qu’elle est encore montée d’un cran.

Un roman qui a échappé de peu au coup de cœur car j’avais deviné la fin (même si elle est très bonne) mais qui a tout de même été une excellente lecture et que je garderai précieusement dans ma bibliothèque 🙂

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le fracas et le silence de Cory Anderson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le fracas et le silence de l’autrice Cory Anderson. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le fracas et le silence

Nombre de pages:  400 pages

Maison d’édition: Fleuve

Date de parution (dans cette édition): 7 octobre 2021

4ème de couverture:

C’est l’hiver, quelque part dans l’Idaho. Le ciel est noir et il fait un froid à fendre les os.
Jack, dix-sept ans, n’a plus d’espoir, plus d’avenir, personne sur qui compter. Hormis son petit frère Matty, pour lequel il serait prêt à se sacrifier. Depuis la mort de leur mère, leurs ressources sont de plus en plus réduites. Jack n’a plus le choix : pour éviter de devoir confier son frère à un orphelinat, il doit trouver l’argent sale qui a envoyé son père en prison.

Ava a le même âge. Sa vie n’est que solitude, secret, silence. Son père, qui lui a appris à n’aimer personne, à ne faire confiance à personne, est sur les traces du même butin que Jack. Quand le chemin des deux familles se croise, Ava doit faire face à un dilemme : garder les secrets de son père ou aider les deux frères à survivre…

Mon avis:

On est d’entrée plongés au coeur de la tourmente dans ce roman avec le suicide de la mère de Jack, adolescent de 17 ans et Matty, son petit frère. C’est Jack qui fait la macabre découverte et de suite il décide de partir avec son frère afin de ne pas finir aux services sociaux, leur père étant en prison. (je ne vous spoile rien, tout ça est expliqué dans les 3 premières pages). 

On va donc suivre en particulier Jack, qui va tout mettre en oeuvre pour prendre soin de son petit frère auquel il tient le plus au monde. Il veut qu’il se sente en sécurité. Bien évidemment, tout cela serait trop facile et on corse un peu le tout avec le butin du dernier casse de son père à retrouver, butin qui bien entendu est également activement recherché par le chef de la pègre locale, qui n’est autre que le père d’Ava, une jeune femme que Jack rencontre dans son lycée et qui a envie de leur venir en aide. 

Ava est une ado tiraillée entre son envie d’aider Jack et Matty et par la même occasion de trahir son père, pour qui elle n’éprouve que peur et mépris. Elle est courageuse et débrouillarde et n’hésite pas à prendre des risques pour ses nouveaux amis. 

Jack, de son côté, est un jeune homme intelligent et malin qui a l’habitude de pourvoir aux besoin de son petit frère, sa mère étant déjà démissionnaire avec de se suicider. Il est plutôt mal à l’aise avec les filles et n’a pas l’habitude d’interagir avec elles. Il est plutôt méfiant avec Ava.

Matty, quant à lui, est une petit garçon malicieux et très optimiste, il voit toujours le bon côté des choses et s’accommode de tout, pourvu que son grand frère soit à ses côtés. Il se prend tout de suite d’affection pour Ava.

J’ai adoré l’écriture de l’autrice qui nous embarque dès les premières pages et sait nous captiver de chapitres en chapitres, alternant les points de vue des personnages et l’histoire m’a passionnée. En gros, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde car la narration est vraiment bien menée mais rétrospectivement j’ai trouvé l’histoire un poil facile (mais là je fais ma pénible).

Les personnages sont tous plutôt attachants et on a envie que tout finisse bien pour eux, ils ont déjà enduré tellement de malheur.

Apparemment ce livre est sorti simultanément au rayon adulte et au rayon young adult et je comprends pourquoi. Même s’il traite de sujets sensibles, on ne rentre jamais dans le détail des violences perpétrées par les différents personnages, ce qui fait qu’il est adapté pour les ados également. 

J’ai aimé le rythme du roman qui fait qu’on le dévore d’une traite. Je m’attendais peut-être plus à un road trip, c’est le seul point négatif pour moi mais je m’étais peut-être montée toute seule le bourrichon. 

C’est néanmoins une jolie histoire sur les liens fraternels et la force de ceux-ci dans l’adversité. Une plume plutôt poétique que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. 

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Qu’à jamais j’oublie de Valentin Musso

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Qu’à jamais j’oublie de l’auteur Valentin Musso. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

qu'à jamais j'oublie

Nombre de pages:  320 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d’un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu’à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s’enfermer dans un mutisme complet.

Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n’a d’autre choix que de plonger dans le passé d’une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d’Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu’à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question…

Mon avis:

Dans ce roman, on suit Théo, un jeune homme dont le père est décédé lorsqu’il était tout petit, qui doit enquêter sur le passé de sa mère après que celle-ci ait brutalement attaqué à coups de couteau un homme alors qu’elle était en vacances dans le sud de la France.

J’ai aimé la construction particulière de ce roman, on commence par le feu de l’action pour revenir petit à petit sur les traces du passé de Nina, la maman de Théo, pour comprendre ce qui a pu la pousser à commettre l’irréparable. 

On remonte donc peu à peu dans le temps et plus Théo creuse dans le passé de sa mère et plus il fait des découvertes sur elle dont il ignorait tout. Ce qu’il va découvrir va donc changer complètement la façon de voir sa maman et également va remettre son propre passé et ses origines en question.

Ce roman, qui peut être appelé thriller psychologique (un peu comme le roman Celle qui brûle de Paula Hawkins), nous plonge dans les horreurs du passé d’une jeune femme dont personne ne voulait s’occuper. 

J’ai aimé cette plongée dans le passé et j’ai trouvé que l’auteur dosait bien ses effets. L’écriture est agréable et fluide. Théo voit petit à petit sa vie s’effondrer et j’ai trouvé que l’auteur ne le ménageait vraiment pas. Peut-on rester soi-même quand tout ce qu’on pensait acquis n’était en fait qu’une fable et  poudre aux yeux?

L’auteur sème des pistes et surtout les embrouille sans arrêt et j’avoue que cela a super bien fonctionné sur moi, je n’avais vraiment pas deviné la fin!

Cependant, même si j’ai passé un très bon moment de lecture, il ne fait pas partie des romans qui m’ont marqué et que je peux considérer comme un coup de cœur. D’ailleurs, quand j’ai fait un rapide bilan de mes lectures sur instagram pour le mois de janvier, je l’ai classé dans les lectures en demi teinte car en vrai je ne me rappelais pas vraiment de ce roman alors que je l’avais lu quelques semaines auparavant seulement. C’est cependant un excellent roman qui a su me surprendre jusqu’à la dernière page.

Une chose est sûre, dans la famille Musso, Valentin n’est vraiment pas en reste pour écrire de belles (enfin belles, façon de parler!) histoires 🙂 

Ma note: ♥♥♥(♥)