[SP]J’ai lu: Le percussionniste d’Evelyne Rivat Métrailler

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Le percussionniste de l’autrice Evelyne Rivat Métrailler que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

le percussionniste

Nombre de pages: 144 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 1er juin 2022

4ème de couverture:

« Partir avec lui à l’aventure, seuls tous les deux. Le coffre chargé et le programme aux orties. Rouler vers l’inconnu et accueillir l’imprévu avec joie… » La complexité d’un handicap n’empêche pas la légèreté de l’existence. Evelyne Rivat Métrailler le prouve avec Le percussionniste, surnom donné à son fils Virgile. Elle nous invite à les suivre sur des chemins de traverse avec ce texte qui résonne comme une chanson pleine d’espoir.

Mon avis:

Un récit poignant, vrai, essentiel.

Evelyne Rivat Métrailler nous raconte son quotidien en tant que maman d’un enfant polyhandicapé, Virgile.

A travers ses mots, on perçoit tout l’amour qu’elle porte à son fils, son combat de tous les instants pour que sa vie soit la plus belle et la plus douce possible.

Personne ne gravira les échelons de la renommée pour avoir été la meilleure mère du monde. Aucune médaille ne garnira la poitrine généreuse de la maman qui a fait « tout juste » avec sa progéniture. 

La tyrannie du syndrome de la mère parfaite relatée en continu par les médias a engendré une génération d’angoissées de la réussite absolue. Alors qu’en réalité il y a juste un père, une mère qui avancent entre ombre et lumière et qui essaient de suivre la voie du cœur.

Le percussionniste d’Evelyne Rivat Métrailler, page 45

Elle doit faire face au regard et jugement silencieux des autres, jongler entre ses autres enfants et Virgile, qui nécessite une attention particulière et permanente. 

J’ai été extrêmement touchée par la plume de l’autrice, qui sait choisir les mots justes pour décrire des situation de son quotidien et retranscrire ses sentiments. 

Elle ne verse jamais dans le pathos et arrive toujours à trouver du positif en tout. Ce livre est un appel à la tolérance.

Une autrice à suivre de près!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Le big challenge d’Abigail Seran

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le big challenge de l’autrice franco-suisse Abigail Seran.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le big challenge

Nombre de pages:  96 pages

Maison d’édition: BSN Press

Date de parution (dans cette édition): 25 août 2022

4ème de couverture:

Nicolas, jeune quadra, papa et mari, après avoir constaté le chiffre indécent affiché sur la balance, calcule son IMC. Avec effroi, il se découvre largement en surpoids pour ne pas dire obèse. Il décide d’y remédier en secret et s’inscrit à un programme d’amaigrissement collectif peu élégamment intitulé «Le Big Challenge».

Mon avis:

J’ai bien entendu sauté sur ce nouveau roman (ou plutôt micro-roman) de l’autrice Abigail Seran dès sa sortie et je l’ai lu sitôt rentrée 😉 En effet, j’avais beaucoup aimé de sa plume « Une maison jaune » (2015) et « D’ici et d’ailleurs » (2020), donc j’étais très curieuse de découvrir son nouveau livre.

J’ai adoré suivre Nicolas, quadragénaire qui veut perdre du poids au mitan de sa vie. En effet, il veut être là pour voir grandir ses enfants et être en forme le plus longtemps possible. Il va alors se lancer un défi assez fou: participer à un challenge sportif sensé lui faire perdre du poids rapidement.

Commence alors une lutte de tous les instants pour Nicolas, plutôt bon vivant en temps normal.

Abigail Seran a su retranscrire parfaitement le dilemme qui se joue chaque jour dans la vie de Nicolas. Voir ses potes et faillir à son régime ou alors s’isoler un peu et réussir son challenge, même si son moral en prend un coup; c’est pour la bonne cause après tout.

Cette histoire se dévore comme un bon dessert (c’est un comble pour un livre sur les régimes) et m’a ravie en tous points. Les dialogues sont drôles et bien enlevés, les personnages ont l’air vraiment réalistes. Nicolas et sa femme, ça pourrait être nous, ou nos voisins, bref, des gens normaux, ce qui les rend d’autant plus attachants.

Savoureux!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les ailes collées de Sophie de Baere

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les ailes collées de l’autrice française Sophie de Baere. Il s’agit de son troisième roman.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les ailes collées

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: JC Lattès

Date de parution (dans cette édition): 2 février 2022

4ème de couverture:

« Sa poésie à Paul, c’était Joseph.  Et Joseph n’était plus là. » 

Suis-je passé à côté de ma vie ? C’est la question qui éclabousse Paul lorsque, le jour de son mariage,  il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans.
Et c’est l’été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts  flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son  existence et celle des siens.

Roman incandescent sur la complexité et la force des  liens filiaux et amoureux, Les ailes collées explore, avec une  sensibilité rare, ce qui aurait pu être et ce qui pourrait  renaître.

Mon avis:

J’ai été immédiatement charmée par la plume magnifique de Sophie de Baere que je découvrais avec ce livre. 

Dans ce roman, un bijou de sensibilité, on suit Paul, un homme qui va dire oui à la femme de sa vie. Le jour de son mariage, réapparaît Joseph, un ami d’enfance qu’il n’avait pas revu depuis 20 ans. 

Dès ce moment, Paul va commencer à remettre toute sa vie en question et on retrace chapitre après chapitre son adolescence solitaire dans une famille un peu guindée en société mais dysfonctionnelle dans l’intimité jusqu’à son passage à l’âge adulte.

On doit avoir l’air heureux quand on est beau et riche. 

Les ailes collées de Sophie de Baere, page 26

Le jour où il fait la connaissance de Joseph, un être libre et qui sait s’affranchir du regard des autres, il arrive enfin à se confier à quelqu’un. Ils vont très vite devenir inséparables. 

La vie va les séparer, laissant Paul vide et lui laissant le manque au ventre. 

C’est l’histoire de deux être qui vont s’aimer, envers et contre tout, liés par une attirance réciproque unique et presque magique. Une attraction à laquelle ils ne peuvent résister, même si pour la vivre ils vont tout ravager sur leur passage.

Un roman qui se lit d’une traite, tellement il est bien écrit. J’ai beaucoup pleuré en le lisant. J’ai trouvé le personnage de Paul très intéressant, je me suis très vite attachée à cet homme qui aime la femme avec qui il vit mais qui est irrémédiablement ébranlé de revoir son ami d’enfance.

Dès le début, on ressent que le drame guette, mais sans vraiment arriver à mettre le doigt dessus.

Sophie de Baere maîtrise parfaitement la tension tout au long de ce roman splendide et viscéral et ne nous laisse pas le choix de le lire très rapidement pour connaître le fin mot de l’histoire.

Inoubliable.

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La carte des confins (tomes 1 & 2) de Marie Reppelin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie la carte des confins de l’autrice française Marie Reppelin.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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la carte des confins tomes 1 et 2

Nombre de pages: 456 pages (tome 1) et 518 pages (tome 3)

Maison d’édition: Pocket Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021 (tome 1) et 7 avril 2022 (tome 2)

4ème de couverture (du tome 1):

Et si le plus terrible des pirates était une femme ?

Callie, une voleuse hors pair, est parvenue à s’emparer d’un compas marin enchanté. L’instrument permettrait de trouver la mystérieuse Carte des Confins, un monde au-delà du nôtre dont personne n’est jamais revenu.
Explorer les Confins, c’est la certitude d’entrer dans la légende et le désir le plus cher de Blake Jackson, jeune capitaine de L’Avalon, le bateau pirate le plus redouté des mers. Prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut, Blake va convaincre Callie de l’aider dans sa quête.
Devenus compagnons de route, le pirate et la voleuse s’apprivoisent et se dévoilent peu à peu. Mais le lourd secret que cache Callie pourrait bien ruiner leur seul espoir de mettre la main sur la fameuse Carte… et bouleverser à jamais leur existence.

Mon avis:

Quelle aventure! 

J’ai été de suite happée par l’intrigue du roman; des pirates, une histoire d’amour, un équipage attachant, une quête (presque) impossible… Tous les ingrédients étaient là pour que je passe un chouette moment de lecture et c’est ce qu’il s’est passé !

Les personnages étaient vraiment bien décrits et je me suis immédiatement attachée à eux. Callie, est une jeune femme mystérieuse mais faisant preuve d’un courage à toute épreuve. Elle est débrouillarde et n’a rien à envier aux hommes lors des combats auxquelles elles excelle de par sa rapidité et son agilité sans pareille. 

Blake, de son côté, est un jeune homme plus doux qu’il veut bien le montrer. Malgré son jeune âge, il est déjà Capitaine de son navire, L’Avalon, et est entouré d’hommes dévoués et prêts à mourir pour lui et son bateau. Il fonce souvent tête baissé et est impitoyable en combat.  Blake considère son Second, Bold, comme un père car celui-ci s’est toujours plus soucié de lui que son propre père – décédé quelques années avant le début du roman –  qui n’avait jamais réussi à lui montrer un minimum d’attention et d’affection.

On sait depuis le début qu’il y aura une histoire entre les deux personnages principaux, tous deux des cabossés de la vie. Cependant, l’autrice amène cette idylle d’une manière intelligente et pas gnangnan pour un sou. 

Les dialogues sont toujours teintés d’humour et les personnages pleins d’autodérision. 

J’ai aimé le choix de l’autrice d’alterner la narration entre Callie et Blake (et d’autres personnages plus rarement), ce qui fait qu’on comprend un peu mieux les choix de chacun et leur ressenti. 

De plus, j’ai apprécié le fait que la série se termine en 2 tomes, sans aucun temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, il se passe toujours quelque chose. J’ai pleuré à deux ou trois reprises tant j’étais à fond dans l’histoire et attachée aux personnages. Des personnages que j’ai d’ailleurs quitté à regret tant je me trouvais bien en leur compagnie!

Marie Reppelin a su inventer un univers haut en couleur, rempli de magie et de fantastique, mais avec un dosage parfait qui rend le tout très crédible. Le monde qu’elle a imaginé est riche et foisonnant, comme s’il continuait à exister entre les pages.

Une autrice à suivre de très très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Les refuges de Jérôme Loubry

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les refuges de l’auteur Jérôme Loubry.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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les refuges

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2020

4ème de couverture:

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette terre grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi-autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange. En quelques heures, la jeune femme se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Et pourtant, aucun d’entre eux ne quitte jamais l’île. Pourquoi ?

Mon avis:

Un roman à tiroirs assez dérangeant, l’auteur (que je découvre avec ce roman) manie le suspense avec brio.

Après l’avoir terminé, je dois dire que j’étais un peu déboussolée, je n’étais pas sûre de l’avoir apprécié. Avec du recul (je l’ai lu le mois passé), je me rends compte qu’il m’a marqué plus que je ne l’aurais pensé et que je m’en rappelle très bien, ce qui est plutôt rare, même après seulement un mois (je dois dire que je lis une dizaine de livres par mois, ceci explique cela). 

J’ai aimé l’ambiance poisseuse de ce roman. On sent tout de suite que quelque chose cloche sans arriver pour autant à mettre le doigt dessus. A chaque révélation, on se dit « mais oui bien sûr » mais je n’avais pas deviné la finalité du roman.

Les mécanismes d’écriture utilisés m’ont fait pas mal penser à Franck Thilliez et je dois avouer que cela m’a bien plu, même si j’ai été beaucoup moins perdue que dans le dernier roman de celui-ci, Labyrinthes (mais revenons à nos moutons).

J’ai été assez touchée par le personnage de Sandrine qu’on sent complètement perdue et au bord du pétage de plomb.

Certains passages sont vraiment durs à lire, j’ai été plus d’une fois prise aux tripes. 

Tout l’histoire est bien ficelée, j’ai aimé les chapitres alternant le passé et le présent. la vérité est terrible et m’a laissée pantoise. 

Si vous aimez douter de tout et vous faire avoir par un auteur talentueux, foncez! 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: la saga Blackwater de Michael McDowell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la série en 6 tomes (La crue, la digue, la maison, la guerre, la fortune et pluie) dont tout le monde parle: Blackwater de Michael McDowell.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: environ 250 pages par tome soit environ 1500 pages pour la saga complète (6 tomes)

Maison d’édition: Monsieur Toussaint Louverture

Date de parution (dans cette édition): d’avril 2022 à juin 2022

4ème de couverture du premier tome « La Crue »:

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Mon avis:

Quelle saga!

Cette fois-ci je dois avouer que cette série mérite vraiment le buzz qu’elle a pu faire sur internet ou dans les journaux. Blackwater, c’est une série en 6 tomes, parus à intervalles réguliers d’avril à juin 2022 chez la maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture. Il ne s’agit pas réellement d’une nouveauté car cette saga est sortie en 1983 aux USA, elle n’avait cependant pas été traduite en Français jusqu’à lors.

Le premier tome nous met tout de suite dans l’ambiance. Deux rivières, la Blackwater et la Perdido sont sorties de leur lit, inondant la ville de Perdido où vit (entre autres, bien évidemment) la riche famille Caskey, qui a une exploitation de bois. Il y a la cheffe de famille, Mary-Love, femme autoritaire et qui veut que le monde tourne comme elle l’entend, Sister, sa fille, vieille-fille qui s’écrase en permanence devant sa mère, comme si elle n’avait pas une volonté propre, et puis Oscar, le fils, qui essaie de trouver sa place dans la famille et dans l’entreprise. En dernier lieu, il y a James, le frère du défunt mari de Mary-Love, qui vit dans la maison d’à côté avec sa fille Grace, petite fille joyeuse et curieuse.

Quand Oscar, en quête de survivants de la crue, découvre Elinor, qui avait trouvé refuge dans un hôtel innondé, il tombe immédiatement sous le charme de cette mystérieuse jeune femme. Mais comment a-t-elle fait pour survivre alors que le niveau de l’eau était si haut ? Elinor ne va dès lors plus quitter Oscar et va essayer de se faire une place dans la famille, au grand dam de Mary-Love, qui la trouve beaucoup trop lisse pour être honnête. Effectivement, sous le couvert de sa grande beauté, Elinor est également pour le moins effrayante, car beaucoup d’aspects de son passé restent troubles et pour le moins étranges. 

Oscar passe de l’autorité de sa mère à celle de sa femme, en éternel second.

J’ai aimé voir les relations entre les personnages se faire et se défaire au fil des tomes. Les échanges qu’ils peuvent avoir entre eux sont savoureux et je dois avouer avoir eu un coup de coeur pour le personnage de Miriam, la première fille d’Oscar et Elinor, égoïste et opportuniste mais finalement terriblement attachante dans sa dualité entre son attrait pour l’argent et (presque malgré elle) son amour  pour sa famille.

Je ne peux pas dire que j’ai préféré un tome à un autre, tous les tomes sont bien équilibrés. On a un début, un milieu et une fin qui tiennent bien la route.

Vous aimerez cette saga si vous aimez les histoires de famille, d’amitié et d’amour, avec une pincée de terreur pour épicer le tout. L’auteur a su distiller avec brio un peu d’horreur dans chacun des tomes, installant une ambiance un peu lugubre et une épée de Damoclès sur la tête de tous les personnages. On sait qu’il va arriver quelque chose, on le sent, mais on ne sait pas encore à qui. 

D’ailleurs, l’auteur n’épargne pas ses personnages, à l’instar de G.R.R. Martin, donc ne vous attachez pas trop vite à eux 😉 

J’ai trouvé cependant qu’aucun aspect de l’histoire n’était négligé. Les rapports humains sont bien développés, l’univers dans lequel ils évoluent également. J’ai apprécié également que l’auteur rattache certains événements réels à l’histoire (la guerre, et donc un certain climat économique) ce qui apporte une touche de véracité au tout. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde et la plume (ou du moins sa traduction) de l’auteur est vraiment prenante.

De plus, je voudrais saluer le magnifique travail éditorial de la maison Monsieur Toussaint Louverture qui a su faire de ces 6 tomes des joyaux qu’on range avec bonheur et une certaine fierté dans notre bibliothèque. 

Un gros coup de cœur pour moi, une série parfaite à lire bien enveloppé(e) dans un plaid en écoutant tomber la pluie pour se fondre dans l’ambiance 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dewey de Vicki Myron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dewey de l’autrice Vicki Myron, avec la collaboration de Bret Witter

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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Dewey

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: pocket

Date de parution (dans cette édition): 20 juin 2013

4ème de couverture:

Par un matin d’hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après l’avoir réchauffé, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l’adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l’emblème de la ville de Spencer. Pendant 19 ans, Dewey, grand amateur de cheesebugers, d’ailes de poulet et fan de télévision, va révolutionner cette petite ville. Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d’affaires… et devenir le chouchou des médias, au point que les télévisionss du monde entier viendront le filmer. Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l’aventure extraordinaire de ce chat hors du commun.

Mon avis:

J’ai trouvé très touchant le récit de cette bibliothécaire, Vicki Myron, qui recueille un matin d’hiver un petit chat abandonné dans la boîte aux lettres de la bibliothèque de Spencer, où elle travaille. 

Elle va l’appeler Dewey Readmore Books. Ce chat, un mâle roux qui deviendra un grand matou par la suite, va très vite et très bien s’acclimater à sa nouvelle demeure. Il va également très vite trouver toutes les cachettes et les recoins de la bibliothèque pour jouer avec (ou rendre chèvres) les bibliothécaires, toutes raides dingues de lui. 

Bien entendu, ce chat va devenir une mascotte dans sa ville et même à plus grande échelle dans l’Etat et d’une manière nationale. 

C’est vrai que Dewey est un chat adorable, très câlin, qui sait s’adapter aux besoin des gens qui viennent le voir. Il est une présence réconfortante et très appréciés des petits et des grands, des bien portants comme des personnes dont la santé est fragile ou en situation de handicap. Dewey, comme tous les chats, ne fait pas de différence entre les personnes. Il sait se faire voir et caresser par les personnes qui en ont besoin. 

J’ai aimé toutes parties qui parlent du chat, j’ai trouvé son histoire très touchante, on sent que Vicki Myron était vraiment très attachée à lui, elle le considère comme un membre de sa famille. 

Cependant, j’ai trouvé que même si cela sert à décrire la situation économique de la ville au moment X, il y avait un peu trop de passages retraçant la vie et l’évolution de la ville. Finalement, même si cela faisait sens, j’ai trouvé que cet aspect-là était un peu trop présent dans le livre. Personnellement, j’étais surtout intéressée par les aventures de Dewey et peu par le déclin de certaines boutiques ou l’apparition de certaines usines dans la ville de Spencer. 

Vicki est également très attachante, jeune mère célibataire qui fait de son mieux pour travailler et s’occuper de sa fille, sans pour autant négliger son nouveau petit pensionnaire. Dewey va également lui donner une leçon d’humanité et va lui apporter beaucoup plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer en l’adoptant. 

« Personne ne comprit ce que j’avais traversé au cours de ces deux années, personne sauf Dewey. Lui semblait savoir que l’amour était constant, mais qu’on pouvait l’élever à un niveau supérieur quand c’était vraiment important. »

Dewey, de Vicki Myron, page 222

La fin m’a (sans surprise) laissée en larmes et j’ai trouvé que ce roman était une belle leçon de vie donnée par ce gentil félin. (qui en plus, est roux comme mon chat – voir photo 😉 ) Malgré quelques longueurs, cette histoire est un petit coup de cœur pour moi.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Le guerrier de porcelaine de l’auteur français et chanteur du groupe Dionysos Mathias Malzieu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le guerrier de porcelaine

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2022

4ème de couverture:

En juin 1944, le père de Mathias, le petit Mainou, neuf ans, vient de perdre sa mère, morte en couches. On décide de l’envoyer, caché dans une charrette à foin, par-delà la ligne de démarcation, chez sa grand-mère qui a une ferme en Lorraine. Ce sont ces derniers mois de guerre, vus à hauteur d’enfant, que fait revivre Mathias Malzieu, mêlant sa voix à celle de son père. Mainou va rencontrer cette famille qu’il ne connaît pas encore, découvrir avec l’oncle Emile le pouvoir de l’imagination, trouver la force de faire son deuil et de survivre dans une France occupée.

Il aura fallu plus de six ans à Mathias Malzieu pour écrire ce Guerrier de porcelaine, son roman le plus intime, où, alliant humour et poésie, il retrace l’enfance de son père et s’interroge sur les liens puissants de la filiation.

Mon avis:

Un joli « roman », écrit à auteur d’un enfant de 9 ans, dont la maman est morte en accouchant de sa petite sœur Mireille qui ne survivra pas non plus. Son père le confie alors à sa famille en Lorraine, encore sous le joug allemand. Commencera alors une nouvelle vie pour le petit Mainou, qui devra rester caché car il est là en clandestin. 

Il nous raconte alors comment il perçoit les choses, entre sa grand-mère qui fait preuve d’un courage exemplaire, son oncle romantique à souhait qui le prend sous son aile tel un fils. 

De l’amour, Mainou ne va pas en manquer, même si le vide laissé par le décès tragique de sa maman ne va jamais se combler. Grâce à son optimisme et son insatiable curiosité, Mainou va surmonter toutes les difficultés et va réussir à s’épanouir dans l’adversité. 

Ce livre a une saveur particulière car on sent l’attachement particulier qu’a Mathias Malzieu pour Mainou et pour cause; Mainou deviendra son papa bien des années plus tard et il retrace donc son enfance pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

La plume de Mathias Malzieu, que j’avais déjà adoré dans « la mécanique du coeur » et « journal d’un vampire en pijama », est encore une fois très poétique, avec une pointe d’humour (presque) toujours présente. Ses tournures de phrases sont fluides et il arrive à merveille à se mettre dans la peau d’un enfant, on sent que ce n’est pas forcé. Cela sonne juste. 

« Tu es morte cette nuit. le jour s’est levé quand même. Mireille ne l’a pas vu, et je ne verrai jamais Mireille. 

Papa n’a pas pris le temps de pleurer. Il faut remplir deux valises et deux cercueils. Le linge que tu as plié, avec l’odeur de ta lessive. Le parfum d’un fantôme. Le souvenir de tes pas dans un escalier. Il craque, cet escalier.

Moi, non. J’imite Papa. Il ferme les valises et les cercueils en fronçant les sourcils. Ses yeux se perdent au loin, mais il fait vite et bien. Mes yeux se perdent au loin et, au loin, je ne vois rien d’autre que du rien. »

Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu, page 15

Un livre qui se dévore, tant on a envie de connaître ce qu’il va arriver à Mainou et sa famille. On tremble pour eux, on prie à chaque alarme précédent un bombardement que tout se passe au mieux pour eux. J’ai ri aussi, beaucoup, tant la façon de s’exprimer de Mainou est savoureuse. J’ai également eu les larmes aux yeux plus d’une fois, notamment quand il aborde le sujet de sa maman ou de sa petite sœur qu’il ne verra jamais grandir.

J’ai trouvé également très intéressant d’avoir le témoignage d’un enfant qui a vécu la guerre et l’occupation de la France par les Allemands. 

Un roman à savourer car il se lit bien trop vite à mon goût!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Secrets d’écriture: Franck Thilliez, Le plaisir de la peur

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Secrets d’écriture: Franck Thilliez, Le Plaisir de la peur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le plaisir de la peur

Nombre de pages: 168 pages

Maison d’édition: Le Robert – Fleuve Editions

Date de parution (dans cette édition): mai 2022

4ème de couverture:

Le maître du thriller français nous ouvre les portes fascinantes de son imaginaire : traque des idées, construction des personnages, quête de l’angoisse, rien n’est laissé au hasard. Dans ce livre, Franck Thilliez raconte comment il transforme ses cauchemars en récits diaboliques. De quoi surprendre et captiver encore ses lecteurs qui remonteront les mécanismes implacables de la fabrique de la peur jusqu’au plaisir.

 » Écrire un livre, ce n’est pas assembler les centaines de milliers de pièces d’un Boeing 737 en suivant un protocole très précis. C’est imaginer les pièces à partir de rien, les construire de ses petites mains, les assembler sans plan et prier pour que l’avion vole. Possible qu’il décolle. Pas sûr qu’il atterrisse sans avoir perdu la moitié d’un réacteur. « 

Mon avis:

J’ai toujours été fascinée par les trucs et astuces des écrivains, métier qui me fait tellement rêver. J’ai d’ailleurs depuis des années « écriture, mémoires d’un métier » de Stephen King dans ma pile à lire et j’ai un peu peur de me lancer, comme si c’était sacrilège d’entrer dans la tête du King. Bizarrement, de par le fait qu’il est Français, j’ai trouvé (ça n’a peut-être aucun sens d’ailleurs) que ce documentaire écrit par Franck Thilliez était un peu plus abordable pour moi.

Entrer dans les pensées de Franck Thilliez le temps d’un documentaire passionnant (attention si vous n’avez pas lu la trilogie le manuscrit inachevé – il était deux fois et labyrinthes, vous pourriez vous faire spoiler quelques éléments en lisant ce guide) était vraiment intéressant et enrichissant. 

J’ai aimé comprendre comment il construisait ses récits, corrigeait certaines redondances dans ses phrases ou encore comment au fil du temps il a réussi à dépouiller son écriture d’un trop plein d’adjectifs inutiles lors des descriptions des lieux ou des personnages afin d’alléger son texte.

Ce documentaire est vraiment complet et je pense que s’il avait eu 200 pages de plus je l’aurais dévoré pareillement tant j’ai aimé lire Franck Thilliez nous conter sa passion pour son  métier.

« L’écriture me dévorait, elle essayait de me voler, jour après jour, des minutes supplémentaires pour que je reste à ses côtés. »

Franck Thilliez

J’ai trouvé certains passages plutôt touchants car on comprend que même après 20 romans, Franck Thilliez se remet encore et toujours en question, rien n’est jamais acquis, il faut toujours se renouveler. 

Bref, un documentaire qui m’a donné envie de recommencer à écrire des histoires, loisir que j’ai laissé tomber depuis l’adolescence… merci pour vos conseils M. Thilliez!

A lire et à offrir si vous avez envie de comprendre comment on imagine et écrit des histoires qui font frissonner 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre la petite boulangerie du bout du monde de l’autrice britannique Jenny Colgan.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

la petite boulangerie du bout du monde

Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Pocket

Date de parution (dans cette édition): 7 janvier 2016

4ème de couverture:

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?
Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…

Mon avis:

Je savais plus ou moins à quoi m’attendre en commençant ce roman. Une jeune femme qui quitte tout pour ouvrir (rayez les mentions inutiles) une librairie/une boulangerie/un salon de beauté…. on sait tous comment l’histoire va se dérouler!

Là il s’agit donc (comme le titre l’indique) d’une boulangerie – mais pas tout à fait! 

En effet, Polly décide de s’installer sur une île des Cornouailles, par choix financier car elle n’a plus un sous vaillant (qui dit encore ça !?)après la faillite de son entreprise et vivre dans ce village portuaire coûte bien moins cher que Plymouth.

Une fois installée chez une vieille femme acariâtre, propriétaire de la boulangerie du village, elle va faire la connaissance de marins mignons et d’un apiculteur américain plutôt canon, le tout en gardant toujours contact avec sa meilleure amie Kerensa, jeune femme magnifique à qui tout réussit (sauf les relations amoureuses). Là-bas, elle montrera ses talents de boulangère, faisant de l’ombre à sa logeuse qui voit d’un très mauvais œil cette petite jeune qui essaie de prendre sa place.

Même si certains aspects du roman étaient un peu cliché, j’ai eu un petit coup de cœur pour cette histoire (d’autant plus que j’étais en vacances au bord de la mer et du coup j’étais un peu dans l’ambiance). Polly est plutôt attachante, jeune femme un peu paumée qui essaie de reprendre sa vie en main, même si elle se trompe parfois. Les dialogues sont vraiment savoureux et je dois dire que l’autrice a le don pour créer une galerie de personnages hauts en couleur. Je n’ai pas trouvé l’héroïne nunuche et même si la fin est un peu téléphonée, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir le fin mot de l’histoire. 

C’est un roman qui fait du bien et qui donne le sourire.

Ce n’est cependant pas une simple histoire d’amitié et d’amour, on y trouve aussi des actes de courage et des deuils à surmonter, ce qui rend le tout vraiment plus profond qu’une simple romance et lui ôte un côté linéaire qui aurait pu être ennuyant.

J’ai vraiment hâte de retrouver Polly dans les deux tomes suivants; « une saison à la petite boulangerie » et  « un Noël à la petite boulangerie » que je vais essayer de lire d’ici à la fin de l’année.

Un bonbon à savourer ! 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)