[SP]J’ai lu: Une femme rousse à sa fenêtre de Claudine Houriet

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman une femme rousse à sa fenêtre de Claudine Houriet que j’ai eu la chance de recevoir de la part des Editions Plaisir de lire

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon Instagram.

une femme rousse à sa fenêtre

Nombre de pages:  200 pages

Maison d’édition: Plaisir de lire, collection d’aujourd’hui

Date de parution (dans cette édition): 24 août 2021

4ème de couverture:

Deux fillettes se cachent dans les buissons pour épier une femme rousse qu’elles admirent. Adulte, l’une d’entre elle est encore tourmentée par cette image qui l’obsède, malgré ses efforts pour étouffer cette fêlure sous le masque des apparences. 
 
Les souvenirs d’enfance, qui semblent pourtant anodins, peuvent-ils nous poursuivre tout notre vie?
 
Claudine Houriet nous offre un roman saisissant qui révèle la fragilité de l’existence.

Mon avis:

Ce roman est construit sur une double temporalité. D’un côté on suit Ivana, une femme sûre d’elle et indépendante, qui travaille dans le monde de la mode.

D’un autre côté, on suit l’enfance de deux sœurs, qui espionnent une femme belle et libertine qu’elles admirent. La plus petite des deux sœurs est très influençable et boit les paroles de son aînée. Elle essaie de se construire entre les mensonges et les coups bas.

Cette double temporalité donne un rythme intéressant au roman.

C’est un roman sur la découverte de la sensualité et l’éveil des sens. Il parle également des ravages de l’argent et du pouvoir (parfois malsain) qu’il donne aux gens qui en ont.

J’ai aimé le parallèle entre la femme affirmée qu’est Ivana et la petite fille qui se cherche. Le mystère entourant également la fameuse « femme à la fenêtre » m’a également intriguée.

La plume de l’autrice est fluide et très agréable. On est très vite plongés dans l’histoire. 

J’ai apprécié le fait qu’elle aborde des thèmes comme l’homosexualité et les personnes toxiques avec beaucoup de sensibilité et de tact.

Une autrice au style moderne que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir!

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Plaisir de lire pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: La carte des confins (tomes 1 & 2) de Marie Reppelin

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la duologie la carte des confins de l’autrice française Marie Reppelin.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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la carte des confins tomes 1 et 2

Nombre de pages: 456 pages (tome 1) et 518 pages (tome 3)

Maison d’édition: Pocket Jeunesse

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021 (tome 1) et 7 avril 2022 (tome 2)

4ème de couverture (du tome 1):

Et si le plus terrible des pirates était une femme ?

Callie, une voleuse hors pair, est parvenue à s’emparer d’un compas marin enchanté. L’instrument permettrait de trouver la mystérieuse Carte des Confins, un monde au-delà du nôtre dont personne n’est jamais revenu.
Explorer les Confins, c’est la certitude d’entrer dans la légende et le désir le plus cher de Blake Jackson, jeune capitaine de L’Avalon, le bateau pirate le plus redouté des mers. Prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut, Blake va convaincre Callie de l’aider dans sa quête.
Devenus compagnons de route, le pirate et la voleuse s’apprivoisent et se dévoilent peu à peu. Mais le lourd secret que cache Callie pourrait bien ruiner leur seul espoir de mettre la main sur la fameuse Carte… et bouleverser à jamais leur existence.

Mon avis:

Quelle aventure! 

J’ai été de suite happée par l’intrigue du roman; des pirates, une histoire d’amour, un équipage attachant, une quête (presque) impossible… Tous les ingrédients étaient là pour que je passe un chouette moment de lecture et c’est ce qu’il s’est passé !

Les personnages étaient vraiment bien décrits et je me suis immédiatement attachée à eux. Callie, est une jeune femme mystérieuse mais faisant preuve d’un courage à toute épreuve. Elle est débrouillarde et n’a rien à envier aux hommes lors des combats auxquelles elles excelle de par sa rapidité et son agilité sans pareille. 

Blake, de son côté, est un jeune homme plus doux qu’il veut bien le montrer. Malgré son jeune âge, il est déjà Capitaine de son navire, L’Avalon, et est entouré d’hommes dévoués et prêts à mourir pour lui et son bateau. Il fonce souvent tête baissé et est impitoyable en combat.  Blake considère son Second, Bold, comme un père car celui-ci s’est toujours plus soucié de lui que son propre père – décédé quelques années avant le début du roman –  qui n’avait jamais réussi à lui montrer un minimum d’attention et d’affection.

On sait depuis le début qu’il y aura une histoire entre les deux personnages principaux, tous deux des cabossés de la vie. Cependant, l’autrice amène cette idylle d’une manière intelligente et pas gnangnan pour un sou. 

Les dialogues sont toujours teintés d’humour et les personnages pleins d’autodérision. 

J’ai aimé le choix de l’autrice d’alterner la narration entre Callie et Blake (et d’autres personnages plus rarement), ce qui fait qu’on comprend un peu mieux les choix de chacun et leur ressenti. 

De plus, j’ai apprécié le fait que la série se termine en 2 tomes, sans aucun temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, il se passe toujours quelque chose. J’ai pleuré à deux ou trois reprises tant j’étais à fond dans l’histoire et attachée aux personnages. Des personnages que j’ai d’ailleurs quitté à regret tant je me trouvais bien en leur compagnie!

Marie Reppelin a su inventer un univers haut en couleur, rempli de magie et de fantastique, mais avec un dosage parfait qui rend le tout très crédible. Le monde qu’elle a imaginé est riche et foisonnant, comme s’il continuait à exister entre les pages.

Une autrice à suivre de très très près!

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP]J’ai lu: Au fond des yeux – s’observer pour mieux se connaître de Caroline Matteucci et Anne Payot

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Au fond des yeux – s’observer pour mieux se connaître des autrices Caroline Matteucci et Anne Payot que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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au fond des yeux

Nombre de pages: 160 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 1er juin 2022

4ème de couverture:

Riche de plus de vingt ans d’expérience de coaching et d’observation de l’humain, Caroline Matteucci propose ici une approche à la fois bienveillante et surprenante pour aller à la rencontre de qui l’on est vraiment. Spécialiste de la lecture et de l’analyse comportementales, et consciente de la réalité non ordinaire, elle présente des pistes pour accéder à notre autorité intérieure. Formée aux techniques du profiling, elle analyse tous les signaux émis par l’humain, notamment le langage corporel et les micro-expressions, pour amener l’autre à entrer en congruence systémique, c’est-à-dire à retrouver la cohérence entre ce qu’il pense, ressent, dit et fait. Vous voulez « vibrer qui vous êtes » ? Ce livre est fait pour vous !

Mon avis:

Pour appréhender ce livre comme il se doit, il faut déjà être ouvert au fait que nous n’avons pas réponse à tout. Que l’humain recèle de mystères et que certains sont doués de pouvoirs à peine croyables. 

J’ai aimé en apprendre plus sur la méthode de Caroline Matteucci, et ses explications étaient vraiment intéressantes. Les expériences décrites et les témoignages de ses proches étaient vraiment convaincantes. 

Cependant, pour ma part, même si je crois au surnaturel, au Secrets et aux rebouteux, j’ai trouvé qu’à des moments, cela allait peut-être un peu trop loin pour moi et mon esprit peut-être trop cartésien (ou étriqué?). 

Par contre, ce livre m’a donné des pistes pour être plus attentive à mes propres émotions et ressentis afin d’être plus en phase avec moi-même, même si j’aurais souhaité que cet aspect-là soit plus développé dans le livre.

Je pense que dans le cadre de son métier de profileuse pour la police, ce don qu’a Caroline Matteucci de voir « l’essence » des gens doit être bien utile.

Un livre pour le moins étonnant et passionnant, même si je n’ai pas adhéré à tout et que je n’y ai pas tout à fait trouvé ce à quoi je m’attendais. 

Ma note: ♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les refuges de Jérôme Loubry

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les refuges de l’auteur Jérôme Loubry.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les refuges

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: le livre de poche

Date de parution (dans cette édition): 2 septembre 2020

4ème de couverture:

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette terre grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi-autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange. En quelques heures, la jeune femme se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Et pourtant, aucun d’entre eux ne quitte jamais l’île. Pourquoi ?

Mon avis:

Un roman à tiroirs assez dérangeant, l’auteur (que je découvre avec ce roman) manie le suspense avec brio.

Après l’avoir terminé, je dois dire que j’étais un peu déboussolée, je n’étais pas sûre de l’avoir apprécié. Avec du recul (je l’ai lu le mois passé), je me rends compte qu’il m’a marqué plus que je ne l’aurais pensé et que je m’en rappelle très bien, ce qui est plutôt rare, même après seulement un mois (je dois dire que je lis une dizaine de livres par mois, ceci explique cela). 

J’ai aimé l’ambiance poisseuse de ce roman. On sent tout de suite que quelque chose cloche sans arriver pour autant à mettre le doigt dessus. A chaque révélation, on se dit « mais oui bien sûr » mais je n’avais pas deviné la finalité du roman.

Les mécanismes d’écriture utilisés m’ont fait pas mal penser à Franck Thilliez et je dois avouer que cela m’a bien plu, même si j’ai été beaucoup moins perdue que dans le dernier roman de celui-ci, Labyrinthes (mais revenons à nos moutons).

J’ai été assez touchée par le personnage de Sandrine qu’on sent complètement perdue et au bord du pétage de plomb.

Certains passages sont vraiment durs à lire, j’ai été plus d’une fois prise aux tripes. 

Tout l’histoire est bien ficelée, j’ai aimé les chapitres alternant le passé et le présent. la vérité est terrible et m’a laissée pantoise. 

Si vous aimez douter de tout et vous faire avoir par un auteur talentueux, foncez! 🙂 

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Les ravissantes de Romain Puértolas

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman les ravissantes de l’auteur Romain Puértolas.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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les ravissantes

Nombre de pages:  432 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 30 mars 2022

4ème de couverture:

Que s’est-il réellement passé en mars 1976 dans la petite ville de Saint Sauveur, en Arizona ?

C’est la question à laquelle tente de répondre le journaliste Neil Sheehan, confronté à une énigme qui divise la population : la disparition, sans mobile apparent, de plusieurs adolescents. Tandis que le shérif Liam Golden met tout en œuvre pour résoudre l’affaire, les mères des disparus accusent une communauté de marginaux qui s’est installée un an plus tôt dans les parages. Et pendant ce temps, d’étranges lumières apparaissent les nuits sans lune et la tension continue de monter entre les deux camps…

Comment démêler le vrai du faux ? À qui donner tort ou raison ? Distillant le doute, recoupant témoignages et informations réelles, Romain Puértolas invite le lecteur à mener l’enquête dans ce roman dont chaque page déjoue les certitudes.

Mon avis:

Rien à redire, la plume de l’auteur est toujours aussi addictive et ses intrigues toujours bien ficelées, même si comme souvent j’ai compris avant la fin du roman le pourquoi du comment. 

Là je dois avouer que j’ai un peu moins accroché qu’avec ses deux romans précédents que j’avais trouvé très drôle (la police des fleurs, des arbres et des forêts) et assez profond (sous le parapluie d’Adélaïde). 

Ici je n’ai retrouvé ni un sujet vraiment profond, ni la touche d’humour propre à l’auteur, même si la conclusion nous prouve encore un fois que c’est un sacré filou. 

Des adolescents d’une petite ville disparaissent et de suite, les soupçons se portent sur une communauté pacifiste qui a élu domicile juste à côté de ladite ville. 

Cette communauté est vue d’un mauvais oeil par les natifs de la ville car elle recueille des gens de tous horizons et surtout des personnes en réinsertion sociale suite à des délits.

Les mère des adolescents vont alors entrer en guerre contre cette communauté, forçant les forces de l’ordre à intervenir à leur tour. 

J’ai trouvé le roman plaisant à lire mais comme dit au début de l’article je ne l’ai pas autant aimé que les autres romans lus précédemment. J’ai eu de la peine à m’attacher aux personnages, qui étaient (trop) nombreux. 

Une lecture en demi-teinte pour moi, même si j’ai passé un bon moment de lecture, je ne vais pas en garder un grand souvenir. J’espère que son prochain roman me plaira davantage!

Ma note: ♥♥♥(♥)


J’ai lu: la saga Blackwater de Michael McDowell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la série en 6 tomes (La crue, la digue, la maison, la guerre, la fortune et pluie) dont tout le monde parle: Blackwater de Michael McDowell.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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Nombre de pages: environ 250 pages par tome soit environ 1500 pages pour la saga complète (6 tomes)

Maison d’édition: Monsieur Toussaint Louverture

Date de parution (dans cette édition): d’avril 2022 à juin 2022

4ème de couverture du premier tome « La Crue »:

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Mon avis:

Quelle saga!

Cette fois-ci je dois avouer que cette série mérite vraiment le buzz qu’elle a pu faire sur internet ou dans les journaux. Blackwater, c’est une série en 6 tomes, parus à intervalles réguliers d’avril à juin 2022 chez la maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture. Il ne s’agit pas réellement d’une nouveauté car cette saga est sortie en 1983 aux USA, elle n’avait cependant pas été traduite en Français jusqu’à lors.

Le premier tome nous met tout de suite dans l’ambiance. Deux rivières, la Blackwater et la Perdido sont sorties de leur lit, inondant la ville de Perdido où vit (entre autres, bien évidemment) la riche famille Caskey, qui a une exploitation de bois. Il y a la cheffe de famille, Mary-Love, femme autoritaire et qui veut que le monde tourne comme elle l’entend, Sister, sa fille, vieille-fille qui s’écrase en permanence devant sa mère, comme si elle n’avait pas une volonté propre, et puis Oscar, le fils, qui essaie de trouver sa place dans la famille et dans l’entreprise. En dernier lieu, il y a James, le frère du défunt mari de Mary-Love, qui vit dans la maison d’à côté avec sa fille Grace, petite fille joyeuse et curieuse.

Quand Oscar, en quête de survivants de la crue, découvre Elinor, qui avait trouvé refuge dans un hôtel innondé, il tombe immédiatement sous le charme de cette mystérieuse jeune femme. Mais comment a-t-elle fait pour survivre alors que le niveau de l’eau était si haut ? Elinor ne va dès lors plus quitter Oscar et va essayer de se faire une place dans la famille, au grand dam de Mary-Love, qui la trouve beaucoup trop lisse pour être honnête. Effectivement, sous le couvert de sa grande beauté, Elinor est également pour le moins effrayante, car beaucoup d’aspects de son passé restent troubles et pour le moins étranges. 

Oscar passe de l’autorité de sa mère à celle de sa femme, en éternel second.

J’ai aimé voir les relations entre les personnages se faire et se défaire au fil des tomes. Les échanges qu’ils peuvent avoir entre eux sont savoureux et je dois avouer avoir eu un coup de coeur pour le personnage de Miriam, la première fille d’Oscar et Elinor, égoïste et opportuniste mais finalement terriblement attachante dans sa dualité entre son attrait pour l’argent et (presque malgré elle) son amour  pour sa famille.

Je ne peux pas dire que j’ai préféré un tome à un autre, tous les tomes sont bien équilibrés. On a un début, un milieu et une fin qui tiennent bien la route.

Vous aimerez cette saga si vous aimez les histoires de famille, d’amitié et d’amour, avec une pincée de terreur pour épicer le tout. L’auteur a su distiller avec brio un peu d’horreur dans chacun des tomes, installant une ambiance un peu lugubre et une épée de Damoclès sur la tête de tous les personnages. On sait qu’il va arriver quelque chose, on le sent, mais on ne sait pas encore à qui. 

D’ailleurs, l’auteur n’épargne pas ses personnages, à l’instar de G.R.R. Martin, donc ne vous attachez pas trop vite à eux 😉 

J’ai trouvé cependant qu’aucun aspect de l’histoire n’était négligé. Les rapports humains sont bien développés, l’univers dans lequel ils évoluent également. J’ai apprécié également que l’auteur rattache certains événements réels à l’histoire (la guerre, et donc un certain climat économique) ce qui apporte une touche de véracité au tout. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde et la plume (ou du moins sa traduction) de l’auteur est vraiment prenante.

De plus, je voudrais saluer le magnifique travail éditorial de la maison Monsieur Toussaint Louverture qui a su faire de ces 6 tomes des joyaux qu’on range avec bonheur et une certaine fierté dans notre bibliothèque. 

Un gros coup de cœur pour moi, une série parfaite à lire bien enveloppé(e) dans un plaid en écoutant tomber la pluie pour se fondre dans l’ambiance 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Dewey de Vicki Myron

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Dewey de l’autrice Vicki Myron, avec la collaboration de Bret Witter

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

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Dewey

Nombre de pages: 320 pages

Maison d’édition: pocket

Date de parution (dans cette édition): 20 juin 2013

4ème de couverture:

Par un matin d’hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après l’avoir réchauffé, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l’adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l’emblème de la ville de Spencer. Pendant 19 ans, Dewey, grand amateur de cheesebugers, d’ailes de poulet et fan de télévision, va révolutionner cette petite ville. Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d’affaires… et devenir le chouchou des médias, au point que les télévisionss du monde entier viendront le filmer. Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l’aventure extraordinaire de ce chat hors du commun.

Mon avis:

J’ai trouvé très touchant le récit de cette bibliothécaire, Vicki Myron, qui recueille un matin d’hiver un petit chat abandonné dans la boîte aux lettres de la bibliothèque de Spencer, où elle travaille. 

Elle va l’appeler Dewey Readmore Books. Ce chat, un mâle roux qui deviendra un grand matou par la suite, va très vite et très bien s’acclimater à sa nouvelle demeure. Il va également très vite trouver toutes les cachettes et les recoins de la bibliothèque pour jouer avec (ou rendre chèvres) les bibliothécaires, toutes raides dingues de lui. 

Bien entendu, ce chat va devenir une mascotte dans sa ville et même à plus grande échelle dans l’Etat et d’une manière nationale. 

C’est vrai que Dewey est un chat adorable, très câlin, qui sait s’adapter aux besoin des gens qui viennent le voir. Il est une présence réconfortante et très appréciés des petits et des grands, des bien portants comme des personnes dont la santé est fragile ou en situation de handicap. Dewey, comme tous les chats, ne fait pas de différence entre les personnes. Il sait se faire voir et caresser par les personnes qui en ont besoin. 

J’ai aimé toutes parties qui parlent du chat, j’ai trouvé son histoire très touchante, on sent que Vicki Myron était vraiment très attachée à lui, elle le considère comme un membre de sa famille. 

Cependant, j’ai trouvé que même si cela sert à décrire la situation économique de la ville au moment X, il y avait un peu trop de passages retraçant la vie et l’évolution de la ville. Finalement, même si cela faisait sens, j’ai trouvé que cet aspect-là était un peu trop présent dans le livre. Personnellement, j’étais surtout intéressée par les aventures de Dewey et peu par le déclin de certaines boutiques ou l’apparition de certaines usines dans la ville de Spencer. 

Vicki est également très attachante, jeune mère célibataire qui fait de son mieux pour travailler et s’occuper de sa fille, sans pour autant négliger son nouveau petit pensionnaire. Dewey va également lui donner une leçon d’humanité et va lui apporter beaucoup plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer en l’adoptant. 

« Personne ne comprit ce que j’avais traversé au cours de ces deux années, personne sauf Dewey. Lui semblait savoir que l’amour était constant, mais qu’on pouvait l’élever à un niveau supérieur quand c’était vraiment important. »

Dewey, de Vicki Myron, page 222

La fin m’a (sans surprise) laissée en larmes et j’ai trouvé que ce roman était une belle leçon de vie donnée par ce gentil félin. (qui en plus, est roux comme mon chat – voir photo 😉 ) Malgré quelques longueurs, cette histoire est un petit coup de cœur pour moi.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du livre Le guerrier de porcelaine de l’auteur français et chanteur du groupe Dionysos Mathias Malzieu.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le guerrier de porcelaine

Nombre de pages:  240 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 12 janvier 2022

4ème de couverture:

En juin 1944, le père de Mathias, le petit Mainou, neuf ans, vient de perdre sa mère, morte en couches. On décide de l’envoyer, caché dans une charrette à foin, par-delà la ligne de démarcation, chez sa grand-mère qui a une ferme en Lorraine. Ce sont ces derniers mois de guerre, vus à hauteur d’enfant, que fait revivre Mathias Malzieu, mêlant sa voix à celle de son père. Mainou va rencontrer cette famille qu’il ne connaît pas encore, découvrir avec l’oncle Emile le pouvoir de l’imagination, trouver la force de faire son deuil et de survivre dans une France occupée.

Il aura fallu plus de six ans à Mathias Malzieu pour écrire ce Guerrier de porcelaine, son roman le plus intime, où, alliant humour et poésie, il retrace l’enfance de son père et s’interroge sur les liens puissants de la filiation.

Mon avis:

Un joli « roman », écrit à auteur d’un enfant de 9 ans, dont la maman est morte en accouchant de sa petite sœur Mireille qui ne survivra pas non plus. Son père le confie alors à sa famille en Lorraine, encore sous le joug allemand. Commencera alors une nouvelle vie pour le petit Mainou, qui devra rester caché car il est là en clandestin. 

Il nous raconte alors comment il perçoit les choses, entre sa grand-mère qui fait preuve d’un courage exemplaire, son oncle romantique à souhait qui le prend sous son aile tel un fils. 

De l’amour, Mainou ne va pas en manquer, même si le vide laissé par le décès tragique de sa maman ne va jamais se combler. Grâce à son optimisme et son insatiable curiosité, Mainou va surmonter toutes les difficultés et va réussir à s’épanouir dans l’adversité. 

Ce livre a une saveur particulière car on sent l’attachement particulier qu’a Mathias Malzieu pour Mainou et pour cause; Mainou deviendra son papa bien des années plus tard et il retrace donc son enfance pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

La plume de Mathias Malzieu, que j’avais déjà adoré dans « la mécanique du coeur » et « journal d’un vampire en pijama », est encore une fois très poétique, avec une pointe d’humour (presque) toujours présente. Ses tournures de phrases sont fluides et il arrive à merveille à se mettre dans la peau d’un enfant, on sent que ce n’est pas forcé. Cela sonne juste. 

« Tu es morte cette nuit. le jour s’est levé quand même. Mireille ne l’a pas vu, et je ne verrai jamais Mireille. 

Papa n’a pas pris le temps de pleurer. Il faut remplir deux valises et deux cercueils. Le linge que tu as plié, avec l’odeur de ta lessive. Le parfum d’un fantôme. Le souvenir de tes pas dans un escalier. Il craque, cet escalier.

Moi, non. J’imite Papa. Il ferme les valises et les cercueils en fronçant les sourcils. Ses yeux se perdent au loin, mais il fait vite et bien. Mes yeux se perdent au loin et, au loin, je ne vois rien d’autre que du rien. »

Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu, page 15

Un livre qui se dévore, tant on a envie de connaître ce qu’il va arriver à Mainou et sa famille. On tremble pour eux, on prie à chaque alarme précédent un bombardement que tout se passe au mieux pour eux. J’ai ri aussi, beaucoup, tant la façon de s’exprimer de Mainou est savoureuse. J’ai également eu les larmes aux yeux plus d’une fois, notamment quand il aborde le sujet de sa maman ou de sa petite sœur qu’il ne verra jamais grandir.

J’ai trouvé également très intéressant d’avoir le témoignage d’un enfant qui a vécu la guerre et l’occupation de la France par les Allemands. 

Un roman à savourer car il se lit bien trop vite à mon goût!

Ma note: ♥♥♥♥(♥)


J’ai lu: Paris-Briançon de Philippe Besson

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Paris-Briançon de l’auteur français Philippe Besson.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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paris-briançon

Nombre de pages:  202 pages

Maison d’édition: Julliard

Date de parution (dans cette édition): 6 janvier 2022

4ème de couverture:

Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit no 5789. À la faveur d’un huis clos imposé, tandis qu’ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l’intimité et la confiance naître, les mots s’échanger, et les secrets aussi. Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l’époque, des voyageurs tentant d’échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges. Ils l’ignorent encore, mais à l’aube, certains auront trouvé la mort.
Ce roman au suspense redoutable nous rappelle que nul ne maîtrise son destin. Par la délicatesse et la justesse de ses observations, Paris-Briançon célèbre le miracle des rencontres fortuites, et la grâce des instants suspendus, où toutes les vérités peuvent enfin se dire.

Mon avis:

Un cours roman qu’on lit un peu comme un compte à rebours car on connait plus ou moins déjà la finalité de l’histoire. Cependant, même si l’issue n’est pas une surprise, j’ai aimé le parti pris de Philippe Besson de nous faire connaître chaque passager. Personnellement, j’ai eu un petit faible pour Alexis, un jeune médecin qui a tendance à faire passer le bonheur des autres avant le sien et qui s’oublie dans le travail. L’auteur a une facilité et un certain talent pour nous faire nous attacher à tous ses personnages, on se soucie de leur devenir.

Que ce soit ce couple de retraités qui part se ressourcer dans leur petite maison de campagne, ces jeunes qui sont pleins d’espoir pour l’avenir, cette mère de deux enfants qui fuit un mari maltraitant ou des voyageurs solitaires, tous vont se rencontrer et leurs destins vont s’entremêler. Leur vie va changer à tout jamais suite à ce voyage en train. 

La plume de l’auteur est très belle, les phrases coulent toutes seules, formant une sorte de chant où toutes les voix des personnages se rejoignent.

(…) son attention est attirée par une forme dessinée sur la vitre sale. S’approchant du carreau, il se rend compte qu’il s’agit d’un cœur. Il trouve ça con. Il en est ému pourtant. Et juste après, il trouve ça con d’être ému.

Paris-Briançon de Philippe Besson, page 88

Certains passages sont comme suspendus dans le temps, une parenthèse dans la vie des protagonistes. 

C’est un roman qui se lit très vite, et qui nous prend aux tripes. Je dois avouer que c’est le premier roman de l’auteur qui a su me toucher, alors qu’il ne parlait finalement pas de lui. Etrangement, j’ai eu l’impression qu’il était plus sincère dans ce registre-ci, allez savoir pourquoi. Il a su doser adroitement le côté émotions et un certain suspense, formant un roman qu’on ne peut lâcher jusqu’à la toute fin.

Prenez place à bord du Paris-Briançon!

Ma note: ♥♥♥♥


J’ai lu: Secrets d’écriture: Franck Thilliez, Le plaisir de la peur

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du documentaire Secrets d’écriture: Franck Thilliez, Le Plaisir de la peur.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le plaisir de la peur

Nombre de pages: 168 pages

Maison d’édition: Le Robert – Fleuve Editions

Date de parution (dans cette édition): mai 2022

4ème de couverture:

Le maître du thriller français nous ouvre les portes fascinantes de son imaginaire : traque des idées, construction des personnages, quête de l’angoisse, rien n’est laissé au hasard. Dans ce livre, Franck Thilliez raconte comment il transforme ses cauchemars en récits diaboliques. De quoi surprendre et captiver encore ses lecteurs qui remonteront les mécanismes implacables de la fabrique de la peur jusqu’au plaisir.

 » Écrire un livre, ce n’est pas assembler les centaines de milliers de pièces d’un Boeing 737 en suivant un protocole très précis. C’est imaginer les pièces à partir de rien, les construire de ses petites mains, les assembler sans plan et prier pour que l’avion vole. Possible qu’il décolle. Pas sûr qu’il atterrisse sans avoir perdu la moitié d’un réacteur. « 

Mon avis:

J’ai toujours été fascinée par les trucs et astuces des écrivains, métier qui me fait tellement rêver. J’ai d’ailleurs depuis des années « écriture, mémoires d’un métier » de Stephen King dans ma pile à lire et j’ai un peu peur de me lancer, comme si c’était sacrilège d’entrer dans la tête du King. Bizarrement, de par le fait qu’il est Français, j’ai trouvé (ça n’a peut-être aucun sens d’ailleurs) que ce documentaire écrit par Franck Thilliez était un peu plus abordable pour moi.

Entrer dans les pensées de Franck Thilliez le temps d’un documentaire passionnant (attention si vous n’avez pas lu la trilogie le manuscrit inachevé – il était deux fois et labyrinthes, vous pourriez vous faire spoiler quelques éléments en lisant ce guide) était vraiment intéressant et enrichissant. 

J’ai aimé comprendre comment il construisait ses récits, corrigeait certaines redondances dans ses phrases ou encore comment au fil du temps il a réussi à dépouiller son écriture d’un trop plein d’adjectifs inutiles lors des descriptions des lieux ou des personnages afin d’alléger son texte.

Ce documentaire est vraiment complet et je pense que s’il avait eu 200 pages de plus je l’aurais dévoré pareillement tant j’ai aimé lire Franck Thilliez nous conter sa passion pour son  métier.

« L’écriture me dévorait, elle essayait de me voler, jour après jour, des minutes supplémentaires pour que je reste à ses côtés. »

Franck Thilliez

J’ai trouvé certains passages plutôt touchants car on comprend que même après 20 romans, Franck Thilliez se remet encore et toujours en question, rien n’est jamais acquis, il faut toujours se renouveler. 

Bref, un documentaire qui m’a donné envie de recommencer à écrire des histoires, loisir que j’ai laissé tomber depuis l’adolescence… merci pour vos conseils M. Thilliez!

A lire et à offrir si vous avez envie de comprendre comment on imagine et écrit des histoires qui font frissonner 🙂

Ma note: ♥♥♥♥♥