J’ai lu: Le dévouement du suspect X de Keigo Higashino

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le dévouement du suspect X de l’auteur japonais Keigo Higashino dont j’ai découvert la plume l’année passée avec son roman Le nouveau que j’avais beaucoup aimé.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

le dévouement du suspect X

Nombre de pages: 315 pages

Maison d’édition: Actes Sud, actes noirs

Date de parution (dans cette édition): 1er décembre 2011

4ème de couverture:

Professeur de mathématiques, Ishigami est amoureux de sa voisine, une mère divorcée. Mais son ex-mari a retrouvé sa trace, il la harcèle, et elle en vient à le tuer pour protéger sa fille. Ishigami, qui a tout entendu, voit là l’occasion de se rapprocher d’elle et lui propose son aide pour maquiller le crime.

Un corps est retrouvé au bord du fleuve. L’inspecteur Kusanagi, chargé de l’enquête, établit rapidement un lien avec la voisine d’Ishigami. Kusanagi consulte souvent son ami Yukawa, un brillant physicien aux impressionnantes facultés de déduction logique. Or Yukawa a côtoyé Ishigami à l’université. Il se souvient de sa remarquable intelligence, de ses intuitions fulgurantes, de sa personnalité énigmatique. Et aussi de la fameuse aporie mathématique qui les captivait tous deux : est-il plus difficile de chercher la solution d’un problème que de la vérifier ? Guidé par un sinistre pressentiment, le physicien engage avec le mathématicien une joute fascinante pour la vérité.

Au sommet de son art, Keigo Higashino compose un roman policier implacable où la froide ivresse de la déduction le dispute à la folle logique de la passion.

Mon avis: 

Si j’ai aimé la construction particulière de ce roman qui commence par un meurtre puis se termine par l’arrestation du (présumé) coupable, j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue un peu long et la fin un peu embrouillée.

Ce roman est un polar et non un thriller. Pas d’effusion d’hémoglobine ici mais bien un roman noir sur une femme harcelée et poursuivie par son ex mari et qui le tue par accident. Son voisin, épris d’elle et grand mathématicien, va décider de tout prendre en charge pour brouiller les pistes et aider la femme qu’il convoite. 

Cependant, il ne va pas penser à tout et quand l’un de ses anciens ami d’université, Yukawa, qui collabore avec la police, va commencer à lui poser des questions, il va devoir faire preuve d’encore plus de prudence et d’ingéniosité pour lui cacher les choses.

Ce roman est assez original car on connaît dès le début – plus ou moins – la vérité mais l’auteur arrive quand même à nous surprendre avec un petit twist assez orignal à la fin. 

Cependant, si j’ai aimé encore une fois le style de l’auteur (comme dans le nouveau que j’avais adoré), j’ai trouvé qu’on sentait que ce roman était plus « jeune », moins abouti que ce que l’auteur écrit à présent.

Je n’ai pas réussi à m’attacher mon personnage car l’auteur ne s’appesantit pas sur eux et leurs états d’âme. on survole un peu tous les protagonistes ce qui fait qu’on n’arrive pas à se projeter en eux, ce qui est bien dommage.

Bref, j’ai été un peu déçue de ce roman-ci et j’espère que les autres livres de cet auteur sauront me plaire davantage car j’aime les thématiques engagées qu’il aborde dans ceux-ci.

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: Victor de Claudie Gallay

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit Victor de l’autrice Claudie Gallay. J’aime particulièrement sa plume et étais curieuse de la découvrir non pas dans un roman mais dans un exercice plus personnel, le récit.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Victor

Nombre de pages: 192 pages

Maison d’édition: Actes Sud

Date de parution (dans cette édition): 12 octobre2022

4ème de couverture:

Je lui avais pris la photo des mains, j’avais regardé le visage de près. J’avais vraiment décollé, tout de suite, m’étais embarquée pour cet homme que je voulais merveilleux, sûrement un voyageur, évidemment un voyageur ! Il suffisait de regarder le portrait, le profil, il avait de l’étoffe, de la tenue. Adieu mes gueux, mes paysans, mes ouvriers ! Je tenais un artiste ! Prise en flagrant délit d’orgueil.
C’était de lui que je venais, toutes mes failles, mes forces. Un fil nous reliait, j’allais le dévider.

Mon avis: 

Un récit sur l’arrière grand-père de l’autrice, Victor, le père de son grand-père. Père que celui-ci a connu sur le tard, car il n’avait pas assumé sa paternité et la maman avait placé l’enfant à l’adoption. 

L’autrice va donc revenir en arrière et mener l’enquête, recouper l’histoire de chacun avec les documents qu’elle arrivera à trouver, d’une manière presque obsessionnelle. 

Il est presque viscéral pour elle de connaître l’histoire de son grand-père, alors que celui-ci se contente de la vie qu’il a eu, sans chercher à en savoir vraiment plus sur sa vraie mère (qui l’a abandonné et dont il a une piètre image) et son vrai père, connu sur le tard (ce héros, même si lui aussi l’avait abandonné tout bébé finalement). 

Je dis la maison de grand-père mais, en réalité, c’était celle de grand-mère, elle l’avait reçue en héritage de ses parents, mais on disait chez grand-père, et grand-mère laissait dire, sans doute parce que cela évitait de discuter et que ça faisait pareil au bout du compte. 

Mais ce n’est pas pareil. 

Ma famille était férocement patriarcale. Je suis née fille, je sais parfaitement comment ça se passe. 

Une domination silencieuse, insidieuse, dès la petite enfance. Les filles se marient jeunes, elles perdent leur nom, elles s’effacent, s’érodent, se soumettent, deviennent ombres. 

Et ainsi la maison de grand-mère devient celle de grand-père et personne jamais ne rectifie. 

Victor, de Claudie Gallay, page 40

Ce récit va également mettre le doigt sur l’inégalité de traitement entre une femme et un homme face à l’abandon d’un enfant. La femme sera toujours beaucoup plus critiquée que l’homme. En effet, selon la tradition, la femme se doit d’avoir l’instinct maternel tandis que l’homme est volage par nature et n’a pas envie/besoin de se poser. L’autrice se pose de bonnes questions, soulève des problématiques intéressantes. 

Comme à son habitude, la plume de Claudie Gallay a su me happer et j’ai lu ce livre d’une traite, même s’il ne s’agit pas d’un roman. 

Seul bémol, j’ai trouvé certains passages un peu flous car finalement, l’autrice doit un peu broder autour de ce qu’elle a découvert, sans certitude que c’est bien la réalité. Elle imagine la vie de cet arrière grand-père séducteur et fantasque, qui a eu mille vies.

Un récit qui m’a touchée car on sent que l’autrice est en quête de ses racines et on ressent tout l’amour qu’elle porte aux siens.

Ma note: ♥♥♥♥

J’ai lu: La diagonale des reines de Bernard Werber

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman La diagonale des reines de l’auteur Bernard Werber.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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la diagonale des reines

Nombre de pages: 480 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 28 septembre 2022

4ème de couverture:

Et si vous n’étiez qu’un pion dans leur jeu ?

Deux femmes, deux destins, deux visions opposées du monde.

L’une croit dans la force du groupe.

L’autre en l’individualisme.

Leur duel est inévitable… laquelle aura l’avantage ?

Des années 1970 à 2050, entre guerres, attaques terroristes et espionnage, elles vont s’opposer sans répit et sans merci. Leur terrain de jeu s’étend aux quatre coins de la planète, devenue un échiquier géant dont les humains sont les pièces.

Dans ce roman puissant, porté par deux héroïnes exceptionnelles, Bernard Werber ajoute l’art de la stratégie à ses thèmes de prédilection pour nous entraîner dans une aventure contemporaine fascinante et visionnaire.

Mon avis: 

Un roman qui m’a bien plu mais dont j’ai trouvé le trait un peu grossier.

L’écriture de Bernard Werber est dynamique, bien rythmée, on ne s’ennuie pas une seconde. Les chapitres sont entrecoupés comme à l’habitude de l’auteur par des passages de son encyclopédie du savoir relatif et absolu. 

Les personnages principaux, deux femmes qui vont se croiser durant toute leur vie après la fameuse partie d’échecs qu’elles vont jouer l’une contre l’autre et qui va très mal se terminer. Elles vont ensuite choisir des chemins drastiquement opposés et  vont se servir des pouvoirs et moyens mis à leur disposition pour se faire du mal par effet domino. 

Si ce roman m’a fait penser un peu à l’échiquier du mal de Dan Simmons, il est beaucoup plus soft que ce dernier et ne contient pas de surnaturel. De plus, tout va très vite, on passe d’une époque à une autre très rapidement. 

Les deux femmes sont presque des caricatures d’elles-mêmes tant elles n’ont pas vraiment de nuances. Elles restent fixés sur leurs idées et ne changent pas d’un iota de tout le livre, malgré les dommages collatéraux. Elles sont aveuglées par la haine qu’elles se vouent. 

Bref, un roman qui m’a fait passer un bon moment de lecture (et c’est le plus important!) mais malheureusement pas mon préféré de l’auteur. 

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: Le bureau des affaires occultes tome 2: le fantôme du vicaire d’Eric Fouassier

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le bureau des affaires occultes, tome 2: le fantôme du vicaire de l’auteur Eric Fouassier. J’avais lu le premier tome l’année passée et cela avait été un gros coup de coeur 🙂 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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le bureau des affaires occultes le fantôme du vicaire

Nombre de pages: 384 pages

Maison d’édition: Albin Michel

Date de parution (dans cette édition): 27 avril 2022

4ème de couverture:

Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où les apparences sont dangereusement trompeuses.

Mon avis:

J’avais adoré le premier tome et je dois dire que le second tome ne m’a pas déçue non plus! Toujours en quête du Vicaire, l’homme qui lui a fait tant de mal quand il était enfant, Valentin Verne dirige également le Bureau des affaires occultes, qui sert le plus souvent à démystifier des arnaqueurs qui se servent de biais comme la médiumnité ou les croyances populaires pour extorquer de l’argent à des innocents. 

La plume d’Eric Fouassier est hyper addictive, il sait distiller la bonne dose de suspense au bon moment afin que nous ayons toujours envie de lire un chapitre de plus. 

J’ai aimé le fait que Valentin Verne dévoile un peu ses failles car dans le premier tome, il ne laissait personne percer sa carapace et tenait peu ou prou tout le monde à distance. Cela le rend d’autant plus attachant, moins froid. J’ai également adoré retrouver sa verve sans pareille qui fait de certains dialogues des moments vraiment savoureux. 

L’intrigue est bien menée, et même si j’ai trouvé le Vicaire un peu caricatural, je n’ai pas boudé mon plaisir tant j’ai aimé l’ambiance sombre du Paris des années 1800.

Quelle joie de retrouver la jeune actrice Aglaé (rencontrée dans le premier tome) aux côtés de Valentin, elle sait le recadrer et le ramener à des choses plus légères. En bref, elle lui fait du bien (en tout bien tout honneur). D’ailleurs, Aglaé va entraîner Valentin dans une réunion de ce qui se veut être les prémices du mouvement féministe, un passage du roman que j’ai beaucoup aimé. 

– Que voulez-vous, les hommes ont tendance à se méfier des femmes intelligentes. Ils ne les apprécient guère. La plupart des femmes non plus d’ailleurs. 

– Tiens donc? Et pourquoi cela?

– Les uns comme les autres craignent au fond de voir ébranler un mode de société qui leur convient. Des siècles de patriarcat ont transformé chaque homme en un tyran potentiel et de nombreuses femmes en esclaves consentantes. 

Le bureau des affaires occultes, tome 2, le fantôme du Vicaire, d’Eric Fouassier, pages 58-59

Bref, l’auteur a su intégrer à son histoire – bien que se passant dans le passé –  des thématiques actuelles ce qui lui apporte une réelle plus-value.  

J’ai appris également des choses sur la « technologie » de l’époque et les découvertes qui étaient faites à cette période. 

J’espère de tout cœur que Valentin Verne reviendra dans un troisième tome car je pense qu’il n’a pas encore dévoilé tous ses secrets 😉

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Amok de Stefan Zweig

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du recueil de nouvelles Amok de l’auteur autrichien Stefan Zweig. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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Amok

Nombre de pages: 183 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 1966 sortie initiale en 1922

4ème de couverture:

Sur le pont du transatlantique qui doit le ramener de Calcutta en Europe, le narrateur est brusquement arraché à sa rêverie par la présence quasi fantomatique d’un autre passager, qui se décide, lors d’une seconde rencontre, à lui confier le secret qui le torture… « Amok […] est l’enfer de la passion au fond duquel se tord, brûlé, mais éclairé par les flammes de l’abîme, l’être essentiel, la vie cachée.»

Mon avis:

J’ai été totalement happée par la plume résolument moderne de Stefan Zweig dont je n’avais encore jamais rien lu. Quelle erreur!

Cet écrivain, décédé en 1942, a passé sa vie à écrire des livres sur des thèmes souvent boudés de la littérature de l’époque à savoir les femmes, les personnes porteuses de handicap, les maladies mentales, l’avortement, les violences conjugales… 

J’ai aimé ce recueil de nouvelles qui regroupe Amok (l’histoire d’un médecin obsédé jusqu’à la folie d’une femme mariée), lettre d’une inconnue (où un écrivain célèbre reçoit le courrier d’une femme complètement folle de lui et qui a vécu toute sa vie dans son ombre, sans qu’il ne s’en rende compte) et la ruelle au clair de lune (où un homme se confie à un autre à la faveur de la nuit lors d’une croisière).

Si l’amour et la folie sont les thèmes récurrents de ces trois courtes histoires, chacune à sa petite ambiance particulière.

La plume est fluide et comme dit plus haut, j’ai été estomaquée par les problématiques abordées dans ces histoires. Je pense que Stefan Zweig avait à cœur de disséquer les sentiments amoureux et savait pointer du doigt avec intelligence les faiblesses du genre humain. On sent néanmoins derrière ses mots une sorte de bienveillance, même si les nouvelles de cet ouvrage sont plutôt pessimistes.

Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans les livres de cet auteur talentueux, c’est en tout cas ce que personnellement je vais faire prochainement car j’ai fait l’acquisition de plusieurs de ses ouvrages. D’ailleurs, j’ai encore de longues heures de lecture devant moi car heureusement il a été très prolifique et tous ses livres me tentent énormément!

Et vous, avez-vous déjà lu Stefan Zweig ? Si oui, quel est votre livre préféré ?

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: L’homme du Grand Hôtel de Valentin Musso

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman L’homme du Grand Hôtel de l’auteur Valentin Musso.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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♥♥♥♥ = A lire absolument !

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l'homme du grand Hôtel

Nombre de pages: 368 pages

Maison d’édition: Seuil

Date de parution (dans cette édition): 3 juin 2022

4ème de couverture:

Et si vous vous réveilliez un beau matin en ne sachant rien de votre propre vie ?

Cape Cod, Massachusetts. Écrivain mondialement célèbre, Randall Hamilton se réveille dans la chambre d’un hôtel luxueux avec vue sur l’océan. Le problème, c’est qu’il ignore totalement pourquoi il s’y trouve et comment même il est arrivé là. Pire, il semble avoir tout oublié de sa propre existence, y compris le fait qu’il est l’auteur de plus de quarante romans.

Boston, Massachusetts. Vivant de petits boulots, le jeune Andy Marzano passe tout son temps libre à écrire des romans dans son studio. La tête pleine de rêves de gloire et de reconnaissance, il collectionne surtout les lettres de refus des agents littéraires. Conscient de son cruel manque d’inspiration, Andy s’ingénie à piller la vie de son entourage. Mais un jour il franchit la ligne rouge en séduisant une jeune comédienne, Abigaël, dans le seul but de se nourrir de leur relation et de servir son ambition. En voulant diriger les autres comme de simples personnages, il s’apprête à provoquer des drames irréparables…

Un auteur couronné de succès, un apprenti écrivain miné par les échecs : les deux hommes ignorent tout l’un de l’autre. Pourtant, leurs destins sont inexorablement liés et leurs routes ne tarderont pas à se croiser. Pour le meilleur, et surtout pour le pire.

Mon avis:

Il n’y a pas à dire, Valentin Musso a le chic pour nous emporter dans ses intrigues toujours bien léchées. Le rythme est soutenu, la plume fluide et vraiment agréable. Les pages défilent sans même qu’on s’en rende compte. 

Cependant, même si j’ai passé un bon moment de lecture, j’ai très vite trouvé le pourquoi du comment et la finalité du roman, ce qui m’a un peu déçue car j’aime bien quand l’auteur arrive à me surprendre, que je ne voie pas arriver le truc à mille kilomètres.

De plus, j’ai trouvé qu’il y avait certaines petites incohérences entre les différentes actions mais je ne peux pas vous en parler plus sans trop vous en dévoiler. 

Malgré quelques petites faiblesses, il s’agit tout de même d’un bon roman et j’ai trouvé excellentes les idées de l’auteur. 

J’ai trouvé très attachant le personnage de Randall qui se réveille un matin dans un hôtel et qui ignore qui il est alors que visiblement il est un écrivain très connu.

Comment réussir à vivre alors qu’on ne sait rien de celui qu’on est sensé être ? Peut-on se réinventer indéfiniment ?

Il vous faudra lire le roman pour avoir la réponse 🙂 

Ma note: ♥♥♥

J’ai lu: L’année de la pensée magique de Joan Didion

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du récit L’année de la pensée magique de l’autrice Joan Didion. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

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l'année de la pensée magique

Nombre de pages: 288 pages

Maison d’édition: Le Livre de Poche

Date de parution (dans cette édition): 18 novembre 2009

4ème de couverture:

Une soirée ordinaire, fin décembre à new York. Joan didion s’apprête à dîner avec son mari, l’écrivain John gregory dunne – quand ce dernier s’écroule, victime d’une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaie de se résigner à la mort de son compagnon et de s’occuper de leur fille, gravement malade. dans un récit sobre et sans complaisance, l’auteur raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, une expérience indicible – et sa rédemption par la littérature. Best-seller encensé par la critique aux États-unis, L’Année de la pensée magique, déjà considéré comme un classique, a été couronné par le national Book Award.

Mon avis:

Un livre fort et terrible sur le deuil auquel doit faire face Joan Didion à la mort par crise cardiaque de son mari, lors d’une soirée banale de décembre.

Après le choc ressenti et le ballet des « et si? », elle se force à donner le change, fonçant tête baissée dans les milles activités qui rythment son quotidien. 

De plus, Joan Didion enchaîne les malheurs car au même moment sa fille est hospitalisée dans un état plus qu’incertain. Elle se doit donc d’être doublement forte. Pour elle d’abord, pour sortir la tête de l’eau, mais également pour sa fille (qui est adulte et mariée), qui a besoin de tout son soutien et sa présence auprès d’elle.

Joan Didion va nous raconter ses journées entre les visites à l’hôpital et les moments où elle se repasse le film de sa vie conjugale, repensant à toutes les discussions qu’elle a pu avoir avec son mari avant sa mort, cherchant des signes annonciateurs du malheur.

Un récit poignant, parfois un peu dérangeant car Joan Didion voit les choses d’une manière très clinique, presque impersonnelle, je pense pour se protéger même si on ressent sa douleur dans les mots qu’elle choisit. Elle analyse et décortique toutes les phases du deuil (le déni, la colère, le chagrin, l’acceptation) pour mettre des mots sur ce qu’elle ressent.

Le chagrin du deuil, en fin de compte, est un état qu’aucun de nous ne connaît avant de l’avoir atteint. Nous envisageons (nous savons) qu’un de nos proches pourrait mourir, mais nous ne voyons pas au-delà des quelques jours ou semaines qui suivent immédiatement cette mort imaginée. Même de ces quelques jours ou semaines, nous nous faisons une idée erronée. Nous nous attendons peut-être, si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à ce que le choc oblitère tout, disloque le corps comme l’esprit. Nous nous attendons peut-être à être prostrés, inconsolables, fous de chagrin. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la client pas difficile qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures. 

L’année de la pensée  magique, de Joan Didion, page 231

Un livre qui fait réfléchir à la chance que nous avons d’avoir les gens que nous aimons à nos côtés. Il faut profiter de la vie car on ne sait pas ce qu’elle nous réserve.

Ma note: ♥♥♥♥(♥)

[SP]J’ai lu: Chesa Seraina de Fanny Desarzens

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Chesa Seraina de l’autrice suisse Fanny Desarzens que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine.

 ♥ = Bof bof, à éviter

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Chesa Seraina

Nombre de pages: 120 pages

Maison d’édition: Slatkine 

Date de parution (dans cette édition): 1er février 2023

4ème de couverture:

Une jeune femme se perd dans sa vingtaine. Un jour, des souvenirs lui reviennent ; ceux d’une enfance brisée par l’incendie de Chesa Seraina, sa maison. Le feu a fait disparaître la mémoire du lieu ; elle décide de reconstruire ce que les flammes ont anéanti. Remarquée grâce à son premier roman, « Galel » (Slatkine, 2022), Fanny Desarzens poursuit son chemin d’écriture avec une histoire qui dit l’importance de l’enfance et des liens familiaux, ceux dont on a hérité et ceux qu’on crée tout au long de la vie.

Mon avis:

L’écriture de Fanny Desarzens est pure, dépourvue d’artifices. Une plume brute mais excessivement belle, qui sait faire jouer la corde sensible mais qui est cependant toute en subtilité et délicatesse. 

J’avais déjà beaucoup aimé Galel (paru l’année passée il me semble) et voilà que l’autrice nous livre là encore une pépite. Le fait que la narration se fasse à la première personne du singulier nous rapproche encore plus du personnage principal en nous faisant entrer dans sa psyché. Cette histoire raconte une sorte de rite de passage à l’âge adulte.

La narratrice donc, une jeune femme dans la vingtaine qui, pour donner du sens à sa vie – et s’extirper de son quotidien qu’elle trouve étriqué et qui l’étouffe – se donne la mission de faire littéralement renaître de ses cendres la maison familiale détruite par un incendie. 

Est-ce pour revenir en enfance et retrouver le cocon tant aimé? Ou simplement s’accomplir en tant qu’adulte dans cette tâche ardue et donner un sens à son existence ? 

Elle entretient également une relation épistolaire avec son meilleur ami Jean, parti vivre au Canada où il a acheté une ferme. On ressent à travers leurs échanges qu’ils se manquent énormément, on sent également qu’il y a beaucoup de non-dits entre eux et très certainement des actes manqués. Ces deux taiseux vont finalement se raconter leur quotidien au gré de leurs lettres qui deviennent de plus en plus intimes au fil des mois qui passent.

Dans sa dernière lettre Jean me demande si je suis heureuse et à quoi ressemble ma vie. Alors j’ai réfléchi à mon monde. J’ai regardé autour de moi, partout où je pouvais, et je me suis dit qu’il était petit. Il a les limites que je lui ai données un jour. 

Chesa Seraina, de Fanny Desarzens, page 8

Les phrases sont plutôt courtes, vont droit au but. On est happés de la première à la dernière page, un peu comme en apnée. 

Un roman court mais puissant, une parenthèse enchanteresse que je ne peux que vous recommander!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: Les affinités sélectives de J. Courtney Sullivan

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les affinités sélectives de l’autrice J. Courtney Sullivan. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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les affinités sélectives

Nombre de pages: 552 pages

Maison d’édition: Les Escales

Date de parution (dans cette édition): 19 mai 2022

4ème de couverture:

À travers l’histoire d’amitié de deux femmes que tout sépare, cette comédie de mœurs incisive décortique les dynamiques de pouvoir et les privilèges dans le microcosme d’une petite ville américaine.

Après avoir vécu vingt ans à New York, Elisabeth, brillante journaliste et autrice auréolée de succès, s’adapte difficilement à sa nouvelle vie de jeune mère dans une petite ville. Elle passe ses journées dans sa maison, seule avec son enfant, et commence à déprimer. Plutôt que de s’atteler à la rédaction de son nouveau livre, elle perd son temps entre un groupe Facebook de mères new-yorkaises et le compte Instagram de sa sœur influenceuse.
Arrive Sam, l’étudiante qu’Elisabeth a engagée pour garder son bébé. La jeune femme est en plein bouleversement, préoccupée par les choix de sa vie affective et son avenir prometteur mais grevé par des prêts étudiants.
Les deux femmes se lient d’amitié, convoitant chez l’autre la possibilité d’une vie différente. Mais à mesure qu’elles se rapprochent, chacune prend conscience de ses propres privilèges et de la place qu’elle occupe dans la société.

Mon avis:

Gros coup de cœur pour ce roman où l’on suit d’un côté Elisabeth, autrice, qui, après avoir accouché d’un petit garçon, part s’installer avec son mari dans une petite ville alors qu’ils étaient habitués au tumulte de New York. De l’autre côté, on suit Sam, jeune femme en train de terminer ses études engagée comme baby-sitter par Elisabeth. 

Très vite, les deux femmes vont commencer à se confier l’une à l’autre, et chacune envie secrètement la vie de l’autre d’une certaine manière. Elisabeth envie la liberté et la jeunesse de Sam et l’infinités de choix qui s’offrent à elle et celle-ci aimerait être une femme accomplie et sûre d’elle comme Elisabeth. Elle aimerait elle aussi plus tard avoir un gentil mari, un beau bébé et une belle maison meublée et décorée avec goût et un poil d’ostentation. 

C’est une amitié un peu biaisée par bien des aspects car finalement chacune joue un peu le rôle qu’elle s’est assigné. Elisabeth dans sa bulle de pseudo perfection et qui tente vainement de se remettre à l’écriture après son congé maternité. Elle a l’impression que son nouveau rôle de mère la limite. Son mari, quant à lui, poursuit son rêve de d’homologuer un grill fonctionnant à l’énergie solaire ce qui fait que ce sont les économies d’Elisabeth qui font vivre le ménage. Malgré tout, Elisabeth essaie de sauvegarder les apparences, quitte à vivre au-dessus de ses moyens.

De son côté, Sam est partagée entre son amitié avec les femmes de la cantine de l’université avec lesquelles elle travaille occasionnellement et ses copines d’études issues des milieux plutôt aisés. Elle joue un peu sur les deux tableaux et essaie d’être appréciée de tout le monde, malgré quelques maladresses. Par ailleurs, elle fréquente un homme plus âgé qu’elle n’ose pas présenter à ses copines de peur de leur jugement. 

J’ai adoré le personnage d’Elisabeth, que j’ai trouvé très intéressant et auquel j’ai pu m’identifier un peu étant moi-même maman et dans la même tranche d’âge qu’elle. 

Les deux personnages principaux du roman ont en commun le fait de ne pas être sûres d’elles, de chercher l’approbation des autres pour exister, de plaire à tout prix. Elles jouent toutes les deux un jeu de dupes. Elles ne sont pas honnêtes envers elles-mêmes et sont trop dans le contrôle permanent de leur image.

Ce roman interroge sur la place des femmes dans la société, les femmes qui travaillent, qui étudient, les femmes au foyer et les inégalités sociales également. Plus qu’une satyre sociale, c’est aussi et surtout un grand roman sur l’amitié féminine et les trahisons et petites mesquineries qu’on peut s’infliger entre amies.

[Elisabeth] avait passé la fin de sa vingtaine et le début de sa trentaine à se demander si elle voulait des enfants. Pendant des années, elle avait espéré une explosion d’œstrogènes qui submergerait ses peurs et lui donnerait follement envie d’avoir un bébé. A la fin, elle n’avait pas trouvé la meilleure réponse, mais elle était capable de se livrer à un calcul simple. Le problème quand on choisissait de ne pas en avoir était que la porte finissait par se refermer. le problème quand on choisissait d’en avoir était que la porte ne se refermerait jamais.

Les affinités sélectives, de J. Courtney Sullivan, pages 225-226

C’est un livre qui m’a passionnée, et dans lequel j’ai mis énormément de passages en évidence tant certains passage ont résonnés en moi. Un énorme coup de cœur de ce début d’année!!!

Une pépite à découvrir d’urgence!

Ma note: ♥♥♥♥♥

J’ai lu: Omerta de R. J. Ellory

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Omerta de l’auteur R. J. Ellory. C’est un auteur dont j’apprécie particulièrement la plume.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

omerta

Nombre de pages: 587 pages

Maison d’édition: Sonatine

Date de parution (dans cette édition): 2 juin 2022

4ème de couverture:

Écrivain à la dérive, John Harper vient d’apprendre une nouvelle qui le bouleverse : son père, qu’il n’a jamais connu et croyait mort depuis longtemps, est bel et bien en vie. Il se trouve dans un hôpital de Manhattan où l’on vient de le transporter, à la suite de graves blessures par balles. John n’est cependant pas au bout de ses surprises : son père n’est pas n’importe qui, puisqu’il s’agit de Lenny Bernstein, l’un des pontes de la mafia new-yorkaise. Bien vite, John va découvrir que si son passé a été bâti sur des mensonges, son présent l’est tout autant. Pour démêler le vrai du faux, il va devoir se confronter à une énigme insoluble : quel genre d’homme est vraiment son père ?

Plongée saisissante au sein d’une mafia new-yorkaise agitée par les luttes intestines, Omerta est surtout un superbe roman sur la perte de l’innocence, l’apprentissage des désillusions et l’héritage lourd de conséquences qu’un père peut léguer à son fils. Un sommet d’émotion, par un des écrivains les plus talentueux du genre.

Mon avis:

Plus qu’un simple roman sur la mafia new-yorkaise, on parle surtout des liens du sang dans ce roman. En effet, John Harper, le personnage principal du livre, est un homme qui pense que ses deux parents sont morts alors que son père est toujours en vie mais il ignore tout de son existence.

John va donc quitter Boston, où il exerce – sans grande ambition ni motivation – le métier de journaliste, après l’appel de sa tante qui lui demande de venir de toute urgence à New-York. En effet, son père est l’un des parrains de la mafia new-yorkaise et est entre la vie et la mort à l’hôpital après qu’on lui ait tiré dessus. 

A partir de ce moment, John va devoir détricoter les fils de sa vie et comprend très vite qu’on lui a toujours menti sur sa famille et ses parents. Il tombe de très haut et franchement cela m’a fait vraiment mal au cœur pour lui!

John est vraiment attachant de par son intégrité et son envie de faire le bien. Il va cependant devoir se faire passer pour le digne héritier de son père ce qui ne sera pas une mince affaire étant donné qu’il ignore tout du milieu mafieux. Entre quiproquos, mensonges et magouilles, ce roman est vraiment savoureux.

J’ai trouvé toute l’histoire vraiment bien ficelée, l’auteur sait ménager son suspense et nous fait nous intéresser vraiment aux personnages. L’intrigue est passionnante et pleine de rebondissements.

R.J. Ellory sait doser parfaitement les moments d’action et les moments d’émotions, nous livrant un cocktail parfait. Le roman se lit d’une traite malgré ses 587 pages qui pourraient en rebuter plus d’un. 

Un roman maîtrisé de bout en bout et encore un coup de cœur de ma part pour un livre de cet auteur beaucoup trop talentueux! 😉 

Ma note: ♥♥♥♥♥