J’ai lu: Celle qu’il attendait de Baptiste Beaulieu

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Celle qu’il attendait de l’auteur  et médecin Baptiste Beaulieu, auteur que j’avais découvert avec le roman toutes les histoires d’amour du monde qui m’avait beaucoup plu.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

celle qu'il attendait

Nombre de pages: 342 pages

Maison d’édition: Fayard

Date de parution (dans cette édition): 5 mai 2021

4ème de couverture:

Eugénie D déborde d’imagination et  de projets farfelus pour s’isoler d’un monde qui l’effraie. Elle sait les hommes prompts à arracher les ailes des femmes.
Joséphin, chauffeur de taxi mutique, est né dans un pays en guerre. Il charrie sa maigreur et sa méfiance des hommes. Pour oublier sa mélancolie, il tourne la terre sous ses mains à l’infini.
Leurs vies basculent quand ces deux empotés magnifiques se croisent sur un quai de gare.
Une rencontre improbable, une histoire d’amour hors du temps. 
Avec beaucoup de poésie et d’originalité,
Baptiste Beaulieu tisse le destin fantastique de ces deux êtres dont les fêlures se répondent comme par magie.

Mon avis:

Ce livre m’a fait vraiment du bien car il s’agit d’un roman d’amour mais totalement atypique. On en ressort comme vidé, mais heureux (mais un peu triste de quitter les personnages quand même).

On y suit donc Eugénie, jeune femme fantasque, qui créé des objets totalement farfelus. Elle vit au milieu de ses inventions originales et s’est refermée sur elle-même par peur des hommes et compense sa gêne et sa timidité par une exubérance à toute épreuve. 

Joséphin, quant à lui, est un jeune homme timide, taiseux. Il n’arrive à s’exprimer et à s’ouvrir aux autres que quand il fait tourner la terre pour créer des vases ou autres contenants. Cette activité le libère, le désinhibe. 

On alterne les chapitres suivant les deux protagonistes et on sent un narrateur plutôt présent, est-ce l’auteur ou une tierce personne ? On ne le saura pas !

Très vite, on comprend que ce roman va bien plus loin qu’une simple histoire d’amour. Il aborde des thèmes très durs mais de manière presque poétique, aérienne. On ne tombe jamais dans le pathos. 

Cette histoire est un hymne à la tolérance et à l’amour de soi et des autres. Elle a été écrite avec une sensibilité à fleur de peau propre à Baptiste Beaulieu qui sait tellement bien nous transmettre des émotions à travers ses mots, qu’il choisit toujours soigneusement. 

Ce roman vous fera voyager, alors que finalement, les personnages ne bougent pas beaucoup. Il vous fera rire, et pleurer aussi. 

J’ai refermé ce livre avec regret mais bizarrement avec une énergie folle et un sentiment d’urgence.

L’urgence de dire aux gens que j’aime que je les aime. 

Merci Baptiste Beaulieu pour cette histoire si touchante.

Un petit bijou!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le mystère de la main rouge d’Henri Loevenbruck

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Le mystère de la main rouge de l’auteur Henri Loevenbruck, qui est la suite directe de son roman précédent, le loup des Cordeliers dont je vous avais parlé l’été passé.

 ♥ = Bof bof, à éviter 

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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le mystère de la main rouge

Nombre de pages: 473 pages

Maison d’édition: XO Editions

Date de parution (dans cette édition): 22 octobre 2020

4ème de couverture:

Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

Mon avis:

J’avais beaucoup aimé le loup des Cordeliers donc j’avais très hâte de connaître la suite des aventures du jeune Gabriel Joly, de la jeune Laurette, du pirate Récif et de Théroigne de Méricourt. 

Alors je dois dire que niveau aventure j’ai été bien servie !! Ce roman ne nous laisse pas un instant de répit, on est pris en sandwich entre les moments narrant les événements et émeutes qui ont suivi la prise de la Bastille et l’enquête de Gabriel et ses acolytes à propos du fameux justicier encapuchonné et d’une mystérieuse confrérie de la main rouge. 

Etant donné que j’adore les romans historiques avec une pincée de romance, j’ai bien entendu adoré cette suite que j’ai trouvée plus abouti encore que le premier tome qui m’avait un peu perdue lors de certains chapitres historiques. 

Dans ce tome-là, Gabriel Joly prend beaucoup de risques pour découvrir la vérité et doit pas mal se reposer sur Récif et son réseau de pirates. J’ai également beaucoup apprécié en savoir plus sur la vie de ce pirate à qui on ne la fait pas.

Théroigne de Méricourt, quand à elle, montre encore une fois qu’elle est une femme forte à qui rien ne fait peur.  Elle arrive encore une fois à s’extirper des situations les plus délicates d’une agile et élégante pirouette. 

L’intrigue s’épaissit encore et même si la fin de ce 2ème tome m’a un peu attristée, j’ai vraiment hâte de lire le 3ème et dernier tome, L’Assassin de la Rue Voltaire, qui paraîtra en octobre 2021 aux éditions XO. Je pense qu’on y retrouvera un Gabriel Joly plus sombre que jamais et des méchants encore plus déterminés à nuire à nos héros. Inutile donc de préciser que je trépigne d’impatience!

Si vous aimez les romans épiques sur fond historique, foncez, cette série est pour vous!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Autant en emporte le vent (volume 2) de Margaret Mitchell

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du volume 2 du roman Autant en emporte le vent de l’autrice Margaret Mitchell. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

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autant en emporte le vent volume 2

Nombre de pages: 720 pages

Maison d’édition: Gallmeister

Date de parution (dans cette édition): 11 juin 2020

4ème de couverture:

1866. De retour à Tara, ravagée par la guerre, Scarlett O’Hara n’a que peu de moyens pour subvenir aux besoins de ses proches, y compris Ashley dont elle reste secrètement amoureuse. Acculée, elle retourne à Atlanta où elle recroise Rhett Butler, toujours persuadé qu’ils sont faits l’un pour l’autre. La laissera-t-il lui échapper cette fois ? Comment regarder vers l’avant quand la vie n’est que décombres ? Et que peut la morale d’autrefois face à l’argent d’aujourd’hui ? Scarlett devra faire des choix, et chacun de ses pas, aussi risqué soit-il, la mènera vers l’indépendance.

Mon avis:

J’avais lu le volume 1 de ce roman l’été passé et j’avoue que j’ai laissé passer un peu trop de temps pour finir enfin le volume 2 😉 J’ai tellement aimé l’univers que je n’avais pas envie de le terminer.

Ce roman m’a transportée, j’ai vraiment quitté son univers et ses personnages à regret. 

Dans le premier tome, on suit donc Scarlett O’Hara, jeune fille venant d’une famille aisée propriétaire d’une grande plantation de coton, Tara. Courtisée par de nombreux hommes, elle n’a cependant d’yeux que pour Ashley, plus âgé qu’elle et déjà promis à Mélanie, une jeune femme que Scarlett juge idiote et ennuyeuse au possible.

Par déception, Scarlett va épouser le frère de Mélanie et partir s’installer à Atlanta avec son nouveau mari. Mais la guerre de sécession éclate et les Yankees attaquent les sudistes, les hommes de Scarlett et de Mélanie vont devoir partir à la guerre, comme tous les hommes en âge de se battre. Scarlett va se retrouver veuve, avec un petit garçon à charge. Fuyant Atlanta, avec son petit garçon et Mélanie (qui entretemps a accouché – elle aussi – d’un petit garçon) elle va rejoindre Tara pour se mettre à l’abris et retrouver sa famille. Ashley rentre de la guerre et retrouve sa femme et son fils, ils restent tous trois à Tara. Pour ma part, j’ai trouvé que Scarlett passait vraiment de jeune fille à femme à la fin de ce premier tome car elle prend ses responsabilités et son destin à pleines mains pour s’en sortir. 

Le tome 2 commence donc au moment où Scarlett essaie de remettre à flots la plantation. Elle va cependant vite se rendre compte que l’argent manque et même si Ashley fait de son mieux, il est un piètre ouvrier de plantation et n’a aucun goût pour les chiffres, contrairement à Scarlett qui compte mieux que personne, chose qui  n’est pas vraiment bien vu pour une femme. 

Scarlett montre encore une fois qu’elle prend son destin à bras-le-corps et va tout faire pour arriver à ses fins. C’est une jeune femme courageuse et forte, mais également fourbe et égoïste. Au fond d’elle-même, elle aimerait pouvoir se reposer sur un homme mais n’en trouve aucun à sa hauteur. A part peut-être le capitaine Rhett Butler, si elle ne le détestait pas autant ? Et pourtant … il est le seul qui la comprend, le seul qui pourrait l’aimer pour ce qu’elle est, pour son intelligence et ses manières pas toujours très féminines. 

Rhett Butler, parlons-en ! Un homme qui se fiche des conventions, en avance sur son temps lui aussi, qui pense que les femmes sont beaucoup plus intéressantes quand elles ont une opinion 🙂 J’ai adoré ce personnage sarcastique et malin. Il fait dès le début de la saga une cour (plus ou moins) discrète à Scarlett mais celle-ci fait semblant de ne rien voir, pour son plus grand plaisir. Car on désire toujours ce qu’on ne peut pas avoir!

Mélanie, quant à elle, est la gentillesse et l’honnêteté même. Elle donnerait tout pour Scarlett car elle lui est redevable de lui avoir sauvé la vie en l’aidant à partir d’Atlanta avec son bébé. Elle ne voit que le positif de Scarlett, ce qui a le don d’agacer au plus haut point cette dernière. 

Ashley est le personnage que j’ai trouvé le plus fade de l’histoire, je l’ai trouvé mou et mélancolique d’une époque révolue. Il ne sait pas de débrouiller, n’a aucun sens pratique ni des affaires et n’arrive pas à assumer ses sentiments à l’égard de Scarlett car il ne veut pas blesser Mélanie. Bref, je l’ai trouvé sans saveur comparé à Rhett Butler 😉

J’ai vraiment adoré suivre Scarlett, la voir changer au fil du roman. Je l’ai trouvée très moderne et en avance sur son temps niveau droits de la femme 🙂 Quand elle voit que les choses ne sont pas faites à sa façon elle n’hésite pas à mettre la main à la pâte ni à manipuler ses proches pour obtenir ce qu’elle veut. 

Il y a vraiment un grand changement entre le début du volume 1 où les amis de la famille de Scarlett, des familles aisées, vivent un peu dans l’oisiveté des fêtes et des pique-niques et l’après-guerre où la plupart des jeunes hommes ont trouvé la mort, laissant leur famille dans la précarité la plus totale. Les deux volumes ont vraiment deux ambiances différentes. Le second tome est beaucoup plus grave et sombre que le premier (en tout cas que le début du premier).

C’était presque comme si les jours radieux d’il y avait cinq ans étaient revenus. Si elle fermait les yeux et ne voyait pas les robes usées et transformées et les bottes grossièrement réparées et les mules rapiécées, si les visages des garçons qui manquaient dans ce quadrille ne lui apparaissaient pas à l’esprit, elle pouvait presque se dire que rien n’avait changé. (…)

Tout ce qui appartenait à leur ancien monde avait changé sauf les anciennes formes. Les anciens usages perduraient, devaient perdurer, car les formes étaient tout ce qui leur restait. ils se cramponnaient de toutes leurs forces aux choses du passé qu’ils connaissaient le mieux et aimaient le mieux, les manières des classes oisives, la courtoisie, l’agréable désinvolture dans les contacts humains et, surtout, l’attitude protectrice des hommes à l’égard des femmes. Fidèles à la tradition dans laquelle ils avaient été élevés, les hommes étaient courtois et tendres et ils arrivaient presque à créer une atmosphère qui protégeait leurs femmes de tout ce qui était cruel et inconvenant à leurs yeux. Scarlett estimait que c’était là le summum de l’absurdité, car il y avait peu de choses, désormais, que même les femmes les plus cloîtrées n’eussent vu ou subi au cours des cinq dernières années. Elles avaient soigné les blessés, fermé les yeux des mourants, enduré la guerre et le feu et la dévastation, connu la terreur et la fuite et la faim. 

Autant en emporte le vent, volume 2, page 134-135

Bref, j’ai adoré l’écriture de Margaret Mitchell que j’ai trouvé plutôt moderne malgré qu’elle date de 1939 et je trouve très bonne cette nouvelle traduction par Josette Chicheportiche parue chez Gallmeister l’année passée. Les couvertures sont sublimes en plus 😉 

Un roman magnifique qui restera longtemps dans ma mémoire. Un classique inégalé et indétrônable.

 

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Le choeur des femmes de Martin Winckler

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman le choeur des femmes de l’auteur et médecin Martin Winckler. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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le choeur des femmes

Nombre de pages: 688 pages

Maison d’édition: folio

Date de parution (dans cette édition): 9 mars 2017

4ème de couverture:

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de « Médecine de La Femme », dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Mon avis:

Je pense que pour moi il y a un avant ce livre et un après. Ce livre est à mettre entre toutes les mains, tant féminines que masculines. 

Personnellement, j’ai trouvé ce roman d’une grande richesse tant émotionnelle que par son côté documentaire.. Ce roman m’a permis de comprendre que certaines choses qui m’étaient arrivées lors de mon premier accouchement (mais qui ne se sont pas reproduites lors du second bien heureusement, et je n’entrerai pas dans les détails ici car ce n’est pas le propos de cet article) n’étaient pas « normales ».  J’ai aimé également les explications des poses de stérilets ou d’implants contraceptifs. On sent tout le savoir médical de l’auteur Martin Winckler à travers ces passages. 

J’ai aimé suivre l’interne Jean Atwood, jeune femme sûre d’elle qui pense qu’elle va perdre son temps dans le service du Docteur Franz Karma. Elle qui pense tout savoir va devoir mettre sa fierté de côté et admettre que la théorie c’est bien beau mais ça ne vaut pas la pratique, et surtout l’écoute des patientes, chose qu’elle trouve ennuyante au possible. 

J’ai adoré tous les témoignages de femmes (fictifs bien entendu) insérés au fil du roman, on en apprend plus sur les patientes du Dr Karma et j’ai trouvé ces interludes très intéressants. 

Jean évolue énormément au fil du roman. Elle qui est pleine de préjugés va vite devoir les mettre dans sa poche pour être au plus proche de ses patientes auxquelles elle va très vite s’attacher. Moi-même qui ne lui trouvait rien d’attachant au début me suis surprise à apprécier de plus en plus ce personnage plutôt froid aux premiers abords.

Le Dr Franz Karma est quant à lui un sacré personnage, drôle, humble, tellement humain. Son seul désir est que ses patientes soient en confiance et se sentent écoutées et comprises. Un gros coup de cœur pour cet homme atypique.

Toute la galerie de personnages est savoureuse, comme les autres infirmières ou Aline, l’assistante du Dr Karma. 

Ce roman m’a vraiment bouleversée et malgré ses 688 pages je l’ai dévoré en moins d’une semaine. J’ai quitté ce roman et ses personnages à regret et j’avoue avoir dû faire une pause avant de commencer un autre livre tant celui-ci m’a exaltée. J’avais l’impression que rien ne serait à la hauteur après ce livre magnifique.

Je l’ai d’ailleurs tellement aimé que je me suis acheté son adaptation en bande dessinée et j’ai hâte de me replonger dans cette chouette histoire et pourquoi pas de la faire découvrir à mon mari 🙂

Le choeur des femmes est un roman qui fait du bien, vraiment.

Une pépite. Merci Dr Winckler !

Ma note: ♥♥♥♥♥


[SP] J’ai lu: Seule la haine de David Ruiz Martin

Hello à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du dernier roman de l’auteur neuchâtelois David Ruiz Martin, Seule la haine, réédité le mois passé aux éditions TAURNADA. (je vous avais déjà posté mon avis sur ce roman lors de sa première sortie chez une autre maison d’édition l’année passée)

J’avais adoré « je suis un des leurs » et son recueil de nouvelles « la face cachée de l’arc-en-ciel« (cliquez sur les titres pour lire ma chronique). J’avais donc très hâte de découvrir David dans un autre registre, le thriller, même s’il n’en est pas à son coup d’essai, vu qu’il avait déjà écrit « le syndrome du morveux » ainsi que « que les murs nous gardent » qu’il avait autopubliés (je les ai achetés mais ils sont encore dans ma pile à lire malheureusement, je vais essayer de les en sortir dans les prochains mois, promis!).

seule la haine

Nombre de pages: 252 pages

Editeur: TAURNADA

Date de parution (dans cette édition): juin 2021

Résumé:

Elliot, jeune homme de 15 ans, hypersensible et surdoué, dévasté par le suicide de son grand frère, séquestre le psychiatre de celui-ci dans son propre cabinet qu’il pense responsable de n’avoir pas su sauver son frère.  Le menaçant d’un pistolet chargé, il va lui raconter – au fil d’un après-midi puis d’une nuit qui semblent sans fin – ce qui a mené son frère au suicide et pourquoi il pense que le psychiatre, Larry Barney, doit payer.

Mon avis :

Vous n’aurez pas le temps de vous mettre gentiment dans le bain de l’histoire, vous serez violemment plongés dedans de force pour n’en ressortir qu’après 240 pages, essorés et exténués. Un huis-clos haletant, des chapitres courts, nerveux, une sorte de course contre la montre pour connaître la vérité sur le suicide de Simon, le frère d’Elliot. Larry Barney, le psychiatre, est pris en otage par ce gamin surdoué qui lui retourne le cerveau en quelques heures et le mène au point de rupture. J’ai trouvé ce roman fascinant car il montre comment nous pouvons manipuler les autres et qu’il faut se méfier de ce que l’ont voit sur les réseaux sociaux, les médias ou internet tout simplement.

Larry veut aider Elliot mais le jeune homme ne semble pas vouloir être aidé, il veut juste répandre son venin afin de plonger Larry toujours plus loin dans la folie et qu’il sombre dans une abîme sans espoir d’en ressortir.

Il est difficile de trop vous en dire sans vous dévoiler le dénouement et j’aurais trop peur de vous gâcher votre plaisir.

Sachez juste que ce roman va vous prendre à la gorge pour ne plus vous lâcher avant la dernière page. Vous allez tourner les pages à une vitesse folle, angoissés par la suite de cette histoire dramatique. Vous allez vous indigner avec Larry et trembler avec lui pour ses proches. Ce roman m’a prise aux tripes et fait ressentir un sentiment de mal-être comme celui qu’à dû ressentir Larry lors de sa séquestration. Une spirale folle dont on ne ressort pas indemne.

Tout le long du roman j’étais plutôt du côté du psychiatre mais sur la fin je n’en étais plus si sûre. Qui sont vraiment les méchants, après tout ? Ce roman va vous faire perdre vos repères…

Bref, vous l’aurez compris (du moins je l’espère!), j’ai adoré ce nouveau roman qui nous tient en haleine de bout en bout.

Je peux dire haut et fort que David Ruiz Martin mérite largement sa place dans cette grande famille qu’est le polar suisse et j’espère qu’il nous enchantera encore longtemps avec ses écrits.

Un auteur super talentueux dans tous les styles de romans que je vous invite à découvrir de toute urgence!

Ma note : ♥♥♥♥♥

Encore un grand merci à David Ruiz Martin pour sa confiance

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[SP]J’ai lu: les voisins de Fiona Cummins

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Les voisins de l’autrice Fiona Cummins que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie. Il s’agit de son 3ème roman après le collectionneur et l’ossuaire dont je vous avais parlé il y a quelques mois.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

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les voisins

Nombre de pages: 509 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 15 avril 2021

4ème de couverture:

Une nouvelle maison. Un nouveau départ. De nouveaux voisins: le rêve des Lockwood. 
L’Avenue, un coin de verdure dans une charmante petite station balnéaire de l’Essex, semble être le lieu parfait pour commencer une nouvelle vie.
Le jour de leur emménagement, ils tombent en pleine frénésie médiatique: un tueur en série vient de frapper dans les bois derrière l’Avenue. 
La police commence son enquête.
Et les voisins semblent cacher de lourds secrets.
Le rêve des Lockwood va rapidement virer au cauchemar.
Ils se mettent à surveiller tout le monde. 
Mais qui les surveille ?

Mon avis:

Encore une fois, Fiona Cummins a su créer une ambiance bien particulière dans son dernier roman.

On sent dès le départ que ce n’est pas une super idée de venir habiter dans ce quartier pour les Lockwood. 

Un tueur rôde et transforme ses victimes en poupées… Bien entendu, le vieux monsieur tenant le magasin de jouet et spécialiste en poupées personnalisées est de suite soupçonné mais vous vous doutez bien que cela serait bien trop simple et logique pour que ce soit lui le coupable… quoi que! 😉

C’est l’enquêtrice Wildeve Stanton qui va faire partie du groupe d’enquête même si ses collègues préféreraient qu’elle fasse une pause, la dernière victime en date étant son propre mari, policier lui-aussi. 

J’ai trouvé le personnage de Wildeve très attachant, elle se plonge dans l’enquête pour oublier que son mari est mort de la plus atroce des façons.  

L’ambiance est sombre, on sent que la famille Lockwood aurait mieux fait de rester où elle était et que cela va mal tourner. 

J’ai bien aimé les personnages des enfants Lockwood qui, nouveaux dans cette ville, font contre mauvaise fortune bon coeur et essaient de s’intégrer, même si (du moins pour l’adolescente de la famille) ils en veulent à leur mère de les avoir forcé à déménager et quitter leurs repères. 

L’autrice fait planer une ambiance malsaine sur la ville, on est sûrs qu’une chose affreuse va survenir à tout moment et on soupçonne tous les habitants du quartier de l’Avenue. D’ailleurs, ils ont tous des secrets et pourraient potentiellement tous êtes coupables. J’avoue qu’au début j’ai eu de la peine à me souvenir de tous les noms des voisins mais finalement j’ai bien réussi à situer tout ce petit monde. 

J’ai vraiment aimé la construction de ce roman. La tension qui monte de plus en plus. Certaines scènes m’ont fait un peu penser à des films d’horreur genre scream où tu penses « mais cours bordel! » et que les protagonistes font le contraire de ce qui serait bon pour eux. Les chapitres sont courts et on passe d’un voisin à l’autre à chaque chapitre. Petit à petit, la trame complète de l’histoire se dessine au fur et à mesure.

Bref, je me suis régalée, j’ai vraiment aimé ce roman qui avait un supplément d’âme avec cette nouvelle enquêtrice à fleur de peau et plus déterminée que jamais à trouver le tueur. Finalement c’est le fait d’avoir le cerveau occupé qui la « distrait » de son chagrin.

J’ai trouvé chouette que Fiona Cummins fasse un clin d’œil à un personnage de son roman précédent, « l’ossuaire ». On sent que l’autrice a créé tout un univers et je pense (et j’espère) que par la suite d’autres connexions se feront entre ses différents personnages. Dans tous les cas, j’espère retrouver Wildeve dans d’autres aventures.

Un excellent thriller avec des personnages attachants malgré leurs défauts, qui m’a tenue en haleine du début à la fin!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

[SP]J’ai lu: Heresix de Nicolas Feuz

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Heresix de Nicolas Feuz que j’ai eu la chance de recevoir de la part des éditions Slatkine & Cie.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

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heresix

Nombre de pages: 284 pages

Maison d’édition: Slatkine & Cie

Date de parution (dans cette édition): 20 mai 2021

4ème de couverture:

La nef de l’église de Saint-Thibéry n’a jamais été aussi pleine. Les policiers de l’Hérault enterrent l’une des leurs. La cérémonie est interrompue par une étrange procession. À la file indienne, six hommes énucléés cheminent avec un mot gravé sur le torse en lettres de sang : HERESIX…
Au Cap-d’Agde, la petite Maeva Tolzan disparaît…
Dans un train fantôme filant dans la nuit entre Béziers et Narbonne, Alexia fête ses 18 ans en compagnie du garçon qu’elle aime, mais les choses ne vont pas se passer comme elle le rêvait…
Sur fond de vengeance noire et de crime mafieux, les personnages du procureur Feuz s’épanouissent au soleil du Midi. Ils y trouvent une épaisseur nouvelle, une impunité différente.
Nicolas Feuz joue avec eux, se promène dans le temps – des cathares à nos jours –, enchaîne les retournements, perd le lecteur dans des culs-de-sac et livre, sur fond de brutalité sourde, un plaidoyer magistral contre les violences faites aux femmes.

Mon avis:

Le roman commence fort, avec une scène d’horreur, 6 hommes les yeux crevés qui entrent dans une église où la messe d’enterrement d’une gendarme a lieu. 

Il est vrai que Nicolas Feuz nous a habitué à des scènes assez sanglantes au fil de ses (maintenant) nombreux romans donc cela ne m’a pas trop choquée mais gardez à l’esprit si vous n’avez pas encore lu un livre du procureur Feuz (honte à vous d’ailleurs :P) que certaines scènes sont susceptibles d’heurter votre sensibilité. 

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un roman mettant en scène l’un de ses personnages récurrents mais d’un roman à part, et d’ailleurs qui ne se passe pas du tout en Suisse, contrairement à la plupart de ses romans dont les intrigues se passent du moins en partie dans notre chère Helvétie. Cette fois-ci, le roman se passe en France et plus particulièrement au Cap d’Agde et Béziers. 

Des hommes sont enlevés et un cadavre est retrouvé, catapulté à la manière des Cathares. En même temps, une petite fille de 3 ans disparaît et les forces de l’ordre de différents services vont devoir travailler main dans la main; Dominique Roustan, un policier, ainsi que deux gendarmes, Amélie Gasquet et Solange Darieussecq, qui ne voient pas d’un très bon oeil ce flic qui vient empiéter sur leur territoire.  J’ai bien aimé ce duo d’enquêtrice peu habituée à de telles violences. Elles sont complètement différentes mais à la fois complémentaires. 

Le style est fluide, nerveux. Les chapitres sont très courts et nous font passer d’un personnage à un autre et d’une époque à une autre dans un tourbillon étourdissant. Quand on pense avoir compris le truc, l’auteur fait un petit pas chassé et nous en remet une couche dans la complexité de son intrigue. 

D’ailleurs, le fait de passer d’une époque à l’autre est récurrent dans les romans de Nicolas Feuz car il jouait déjà avec l’histoire dans « les bouches » ou encore dans « l’ombre du renard » (entre autres). 

J’ai pour ma part beaucoup aimé les passages décrivant des faits se passant à l’époque des Cathares. Comme toujours, on ne comprend pas toujours tout de suite où l’auteur veut en venir mais pas de panique, toutes les pièces se mettent très rapidement en place. 

Comme à son habitude, l’auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait passer vraiment des sales (voire mortels) moments.

Ce roman aborde des thèmes graves comme le consentement et le viol…Un roman qui redonne le pouvoir aux femmes à qui on a fait du mal d’une manière ou d’une autre. (même si ce roman n’épargne personne)Je trouve bien que les thrillers d’aujourd’hui osent se positionner un peu par rapport aux événements dont on parle tous les jours dans les journaux. Cela donne un supplément d’âme au roman.

J’ai dévoré ce roman en 2 jours, j’aurais adoré qu’il soit plus long… mais le fait qu’il soit relativement court contribue aussi à ce sentiment d’urgence qui nous mène à un final qui m’a laissée sans voix. Même si j’ai vraiment apprécié tous les romans de l’auteur (je dois encore lire « Rentrez chez vous » et « le calendrier de l’après »), je pense que celui-ci est le plus abouti que j’ai lu jusqu’à présent.

Percutant et machiavélique, vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


Un grand merci aux éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce SP!

J’ai lu: 1991 de Franck Thilliez

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman 1991 de l’auteur Franck Thilliez. 

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

1991

Nombre de pages: 504 pages

Maison d’édition: Fleuve 

Date de parution (dans cette édition): 6 mai 2021

4ème de couverture:

La première enquête de Franck Sharko !

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien. L’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.
Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu’à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d’entrer en possession d’une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu’il a pu imaginer…

Mon avis:

Après avoir suivi durant des années les pérégrinations de Sharko et sa chérie Hennebelle, voici un retour aux origines avec la première enquête de Sharko qui comme son nom l’indique, se passe donc en 1991.

Ce retour en arrière est rafraîchissant car on découvre les débuts de Sharko, sa première enquête. Contrairement à plus tard, il est assez réfléchi, même s’il n’hésite pas à plonger dans l’action quand le besoin s’en fait ressentir. Je l’ai trouvé néanmoins plus cérébral dans cet opus-ci.

Nous sommes plongés dans le monde de la prestidigitation et du vaudouisme. Un univers nébuleux sur lequel Sharko n’a que peu de prises. Heureusement d’ailleurs qu’il peut compter sur ses collègues pour le sortir de situations pour le moins délicates ! Oui car bon, il est plus réfléchi que dans les enquêtes d’après mais il se fait quand même avoir comme un bleu à plusieurs reprises. 

J’ai aimé l’enquête, j’ai aimé les personnages découverts dans ce roman, l’entraide dans l’équipe de Sharko, les failles et fêlures de chacun font qu’ils sont tous intéressants. Florence en particulier m’a beaucoup touchée, faire sa place en tant que femme dans un métier dit d’hommes ça ne doit pas toujours être facile!

J’ai beaucoup aimé découvrir un Sharko plus jeune, passionné par son métier de flic. Un flic qui croit en la justice et veut faire le bien autour de lui pour rendre le monde meilleur. Il est tout juste sorti de l’école et a des principes et doit apprendre sur le terrain même s’il n’approuve pas toujours les méthodes de ses collègues plus vieux.

Un jeune homme également amoureux de sa petite amie Suzanne, qui accepte le fait qu’il se mette en danger tous les jours. J’ai bien aimé le fait qu’elle s’intéresse à son enquête et qu’elle essaie de se renseigner pour l’aider. Je n’ai pas lu train d’enfer pour ange rouge et je ne sais pas si ça explique pourquoi il n’est plus avec Suzanne (je crains le pire!) et j’avoue que les premières aventures de Sharko que j’ai lues sont assez lointaines dans ma mémoire dont je ne me rappelle plus si l’auteur fait mention d’une Suzanne ou pas :/ Même si plus tard, on retrouve un Sharko amoureux de Lucie Hennebelle, j’ai trouvé presque émouvant de découvrir l’un de ses premiers amours.

Le fait que le roman se passe en 1991 implique que les moyens pour la reconnaissance d’empreintes ou d’ADN n’étaient pas encore aussi avancés, ce qui rend toutes les procédures beaucoup plus longues et les enquêtes plus ardues voire archaïques quand on pense aux moyens qu’on a désormais. (bon ça ne résout pas tout non plus c’est clair)

Comme d’habitude, je me suis fait balader comme une débutante avec ce roman que j’ai dévoré sitôt acheté. Une jolie brique que vous ne verrez pas défiler, et c’est à ça que l’on reconnaît les bons romans 🙂 Vivement le prochain!

Ma note: ♥♥♥♥♥


J’ai lu: Apeirogon de Colum McCann

Hello tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du roman Apeirogon de l’auteur Colum Mc Cann dont j’avais lu « Zoli » il y a quelques années.

 ♥ = Bof bof, à éviter

♥♥ = Sympa, sans plus

♥♥♥ = Pas mal du tout , j’ai passé un bon moment !

♥♥♥♥ = A lire absolument !

♥♥♥♥♥ = Attention, gros coup de cœur !

Les (♥) représentent les demis 

L’image provient de mon instagram.

apeirogon

Nombre de pages: 512 pages

Maison d’édition: Belfond

Date de parution (dans cette édition): 20 août 2020

4ème de couverture:

Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.

Rami Elhanan est israélien, fils d’un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n’a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l’envie de sauver des vies.
Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.

Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l’histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une œuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d’un conflit infini. Porté par la grâce d’une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

 

Mon avis:

Ce livre est un chef d’œuvre. Un ovni littéraire qui m’a pris aux tripes. 

J’ai beaucoup appris sur le conflit (peut-on vraiment parler juste de « conflit » ??) israélo-palestinien grâce à ce livre.

Ce livre narre l’amitié impossible – et pourtant réelle – entre Rami, un israélien dont la fille a été tuée dans un attentat à la bombe et Bassam, un palestinien, dont la fille a elle aussi été tuée par les forces ennemies.

Le livre est fragmenté en 1001 petits chapitres relatant des faits dans le passé et le présent. L’auteur a également mêlé l’histoire des oiseaux migrateurs à l’histoire et des autres faits importants se passant dans le monde au même moment. J’ai trouvé les parallèles avec les oiseaux très bien trouvés et vraiment émouvants. Tout le contexte géopolitique est également disséqué. 

Ce roman est une fresque incroyable sur tous les événements s’étant passés en Israël et Palestine depuis la seconde guerre mondiale. L’auteur parle également des camps de concentration, de l’hypocrisie des hommes politiques et des différents artistes ayant un lien avec Israël ou la Palestine.

Bassam et Rami en vinrent à comprendre qu’ils se serviraient de la force de leur chagrin comme d’une arme.

Chapitre 160, première partie.

Un livre singulier dans la forme, qui m’a fait un peu penser à Illska, le mal, d’Eiríkur Örn Norđdahl car on y retrouvait également toute une série d’anecdotes liées de près ou de loin au sujet du roman. 

Bref, Apeirogon est un livre que je ne peux que vous recommander si le sujet vous intéresse car il est vraiment passionnant, une fois plongée dedans je n’ai plus pu le lâcher!

Brillant, à tous points de vue !

Ma note: ♥♥♥♥♥


Bilan de mes lectures des mois de mars et avril 2021

Coucou tout le monde !

Je reviens aujourd’hui pour vous présenter (enfin!) mes lectures des mois de mars et avril 2021. Comme j’ai beaucoup de retard dans ces bilans-ci et que j’ai déjà parlé de presque tous les romans lus, je voulais juste vous faire un petit point sur les bds/mangas lus ces deux derniers mois!

Toutes les images proviennent de mon instagram.

Mars 2021

Romans lus durant le mois: 9 (dont 3 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois : 4

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan mars 2021

Vous pouvez déjà retrouver sur le blog tous les articles consacrés aux romans lus durant le mois de mars 2021. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu le dernier tome paru (le 23) des aventures de Nelson le diablotin « totalement ingérable » de Bertschy, Plutôt léger mais trop drôle, j’apprécie cette collection que je me réjouis de faire découvrir à mes filles 🙂

Dans un registre plus sérieux, j’ai lu Blanc autour de Lupano et Fert, un roman graphique sur le racisme auquel doit faire face une enseignante blanche souhaitant n’ouvrir son école qu’à des fillettes noires pour leur éviter des brimades en classes  » mixtes ». Cependant, cela aura l’effet contraire et tout va vite dégénérer. Menaces, agressions, incendies… Un portrait triste et pourtant réaliste de la vie des noirs et de ceux qui voulaient les aider aux Etats-Unis en 1832. J’ai adoré le dessin qui accentue les émotions des textes. Une pépite!

J’ai également beaucoup aimé découvrir Le siècle d’Emma de Fanny Vaucher et Eric Burnand. On y suit donc Emma, suissesse née début 1900 et qui va s’émanciper au fil des années…. On suit également sa fille, sa petite-fille, son neveu.. dans des destins et des trajectoires différentes, ils dessinent une Suisse multiculturelle qui a beaucoup changé en une centaine d’année, jusqu’à la loi sur le vote des femmes en 1971. A découvrir si cette période vous intéresse!

J’ai lu également pas mal de mangas: Le tome 18 de Promised Neverland de Kaiu Shirai, la fin se précise !! Toutes les pièces du puzzle se mettent en place et j’avoue adorer les personnalités de tous les héros 🙂 Surtout Ray ♥ 

J’ai lu également le tome 4 de la petite faiseuse de livres de Mia. Maïn, plus attachante que jamais et de plus en plus malade, arrive enfin à produire du papier avec l’aide de son ami Lutz. C’est le début du commerce pour eux et l’histoire s’accélère! Un manga que j’ai beaucoup de plaisir à lire en amoureuse des livres que je suis.

J’ai également commencé une nouvelle série manga, Les carnets de l’apothicaires de Natsu Hyuuga où l’on suit une jeune femme, Mao Mao, arrachée à la rue pour servir à la cour de l’empereur chinois. Là-bas, elle va vite être remarquée pour ses talents de soigneuse et deviendra goûteuse de l’une des concubines de l’empereur… des dessins magnifiques et une histoire riche et intéressante, je dis oui ! Un gros coup de coeur !

J’ai également continué la série l’atelier des sorciers de Kamome Shirahama avec le tome 4, où les intentions de la confrérie du capuchon deviennent de plus en plus claires, faire du mal aux apprentis sorciers ou les faire travailler pour leur cause ! Tous les apprentis devront faire preuve de beaucoup de courage pour se sortir des pièges mis sur leur passage. On commence à avoir beaucoup d’action et ce n’est pas pour me déplaire ! Après quelques tomes de mise en place, nous voilà au cœur de l’histoire et j’ai hâte de commencer le tome 5 !

Avril 2021

Romans lus durant le mois: 7 (dont 1 SP et 1 emprunt bibliothèque)

Mangas lus durant le mois: 1

Bandes dessinées lues durant le mois: 3

bilan avril 2021la familia grande

Là encore, vous avez déjà eu presque toutes les chroniques de mes lectures du mois d’avril en article individuel, à part La familia grande de Camille Kouchner, l’histoire de sa famille et des abus dont a été victime son frère jumeau par leur beau-père. Dur à lire et plutôt choquant… je vous en reparlerai prochainement!

J’ai également lu le 3ème tome de Mortal Instruments, la cité de verre, de Cassandra Clare et je dois avouer avoir été heureuse de retrouver les personnages de cette saga. Clary prend de plus en plus d’assurances en ces pouvoirs de chasseuse d’ombres et va devoir s’impliquer énormément pour sauver la vie de ceux qu’elle aime.. Un tome très important de cette série et qui marque la fin d’un cycle et le début d’un autre! J’ai déjà commencé le tome 4 😉

Le dernier roman dont je ne vous ai pas encore parlé est Le dernier message de Nicolas Beuglet, une nouvelle série commencé par l’auteur, avec une nouvelle enquêtrice, Grace. J’ai beaucoup aimé son personnage un peu mystérieux et cette intrigue était à la hauteur de ses deux premiers romans (l’île du diable m’avait un peu déçue je l’avoue), Le cri et Complot. Je vous en reparlerai également bientôt plus en détail. 

Côté bandes dessinées, j’ai lu Peau d’homme de Hubert, dont j’avais lu la trilogie « Beauté » en début d’année. Ici on suit une jeune femme, Bianca, destinée à un mariage arrangé avec un jeune homme, Giovanni dont elle ne connaît rien. Héritant par sa marraine d’une « peau d’homme » lui permettant de se déguiser et de se faire passer pour un garçon qui se nomme Lorenzo, elle va se rapprocher de son promis afin de pouvoir apprendre à le connaître. Comme dans Beauté, Peau d’homme se passe dans le passé, au moment de la Renaissance, mais en Italie cette fois-ci.  J’ai beaucoup aimé l’histoire qui m’a beaucoup touchée. Dans cette bande dessinées on parle de sexualité et plus spécialement d’homosexualité, qui était plus que tabou à cette époque. Un bijou!

J’ai bien évidemment lu le dernier Guy Delisle, Chroniques de Jeunesse. Guy Delisle est un écrivain que j’apprécie énormément. Ses dessins ne sont pas forcément mes préférés (à l’image de Riad Sattouf) mais j’aime beaucoup son travail, son humour et sa façon de raconter les choses. Là on le suit dans son job d’été à la fabrique de papier où est employé son père. Une plongée dans le grand bain du travail en équipe et les réalités de la vie pour lui qui ne rêve que de pouvoir vivre de sa passion (le dessin)…  J’espère qu’il écrira une suite pour nous raconter ses débuts en temps que dessinateur!

Le dernier roman graphique que j’ai lu est Ne m’oublie pas d’Alix Garin. On y suit une jeune femme qui décide de faire sortir sa grand-mère atteinte d’Alzheimer de son EMS afin de l’emmener revoir sa maison d’enfance comme elle le réclame souvent. Une jolie histoire sur les souvenirs que l’on peut avoir des gens qu’on aime et la tristesse quand ces personnes ne se souviennent plus de nous. Un roman graphique tendre et triste à la fois. 

Et puis côté manga j’ai lu le tome 19 de The promised Neverland de Kaiu Shirai qui est l’avant-dernier de la série !! La tension est à son comble pour Emma et ses amis… arriveront ils à faire ployer les monstres et à stopper l’exploitation des fermes d’enfants servant de bétail à ces derniers ? J’ai vraiment trop hâte d’être en juin pour avoir entre mes mains l’ultime tome de cette série que j’ai trouvée formidable!

Et vous, qu’avez-vous lu le mois passé?

A tout bientôt 🙂

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